03.03.2009
3 mars 2009 : La Voix du Nord
Article publié dans la voix du Nord le 3 Mars 2009 suite au concert d'Arras le 1 er Mars
Serge Lama, entre mots gais d'hier et maux dits d'aujourd'hui.
On l'a connu pétillant avec un rire détonnant ; acteur-chanteur un tantinet coquin par ses coups de plume. Il l'est toujours. Mais s'il joue avec les mots comme naguère, aujourd'hui il met aussi ses maux en notes. Ciselés comme des émaux dont les couleurs vives auraient viré au pastel.
Les cicatrices apparaissent sans fard. Comme si des années durant elles s'étaient cachées dans les jupons de ces Femmes, femmes, femmes qui ont tatoué sa chair à fleur de peau. Ce fut d'ailleurs le premier titre lancé par Serge Lama, dimanche, au Casino. Un clin d'oeil d'hier pour tourner la page et passer désormais à L'Âge d'horizons, du nom de son dernier album. L'artiste s'y dévoile. Autrement...
La complicité. Serge Lama la cultive toujours. Avec ce public qui a attendu plus de deux heures devant un Casino souffrant de plus en plus du temps qui passe. Avec ses deux musiciens, accordéoniste et guitariste qui habillent les mélodies d'arrangements subtils et s'appuient parfois sur la vaillance d'une boîte à rythme pour donner la cadence. Le nouveau cru Lama est épuré. Pas d'artifices, mais de l'émotion sur chaque couplet, de la gaieté pour les refrains, de la passion dans les silences. Et le show man enquille les titres avec la gestuelle des grands du music hall. Ses fans, fans, fans attendent les chansons cultes ? Il les offre en ami et en maître. Invite ses ouailles à redécouvrir L'Algérie ; à faire un détour chez ce Corse de Napoléoné qui l'avait fait partir en campagne musicale ; à se souvenir de Marie la Polonaise avant... de se jeter dans les bras des P'tites Femmes de Pigalle.
Entre deux, Serge Lama distille ses nouvelles compositions, ses nouveaux textes. De ceux qu'on écoute et qu'on entend. Qui gaillardement étripent ou prennent aux tripes. Qui rendent guillerets ou pensifs. D'où qu'on parte, c'est vrai qu'on ne tient pas les cartes. Les Hommes et les femmes ? une balade entre amitié et amour. Et puisqu'il a conté la gaudriole, un petit coucou aux Objets hétéroclites pour jeux de dames solitaires. Et le Casino devient son Chez moi, avec un choeur à mille voix qui fait flancher l'artiste. L'invite à revenir sur les planches, la main sur le coeur, comme sur Une Île. Il terminera sur un dernier verset a capella. De Je suis malade bien entendu et bien attendu. Pour guérir, la scène reste sa meilleure potion...
MARCO VERRIEST
07:00 Publié dans 2009, La presse des années 2000 | Lien permanent | Commentaires (4)
3 mars 2006 : LA DERNIERE HEURE
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Article d'Estelle Aubert publié dans le journal LA DERNIERE HEURE le 3 mars 2006 |
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Le chaud show de Serge Lama Le monstre sacré de la chanson française fait fondre son public
C'est plus qu'un spectacle que propose Serge Lama, qui a fait un petit crochet en Belgique, mercredi et jeudi soir à Liège et à Ciney. C'est une soirée fraternelle, un grand moment de détente, en chansons bien sûr. Et pourtant, sur scène, ils sont deux: le monstre sacré de la chanson française et un accordéoniste, Sergio Tomazzi. «Certains qualifient cela de minimaliste, intimiste, confidentiel. Nous, on ne qualifie pas. Notre travail a été conçu avec amour!» L'amour. Le thème de prédilection du séducteur qui rend les femmes belles, belles, belles et chante: «Efficace et pas cher, c'est Lama que j'préfère!». Entre deux vannes, il chante les chansons qui ont fait son succès de 1964 à aujourd'hui: Ne t'en fais pas, L'Algérie, Dans les usines, Mon ami mon maître, Les jardins ouvriers et, évidemment, D'aventures en aventures. Il ne se contente pas de chanter, il fait aussi chanter le public et propose un jeu sur la chanson Je t'aime à la folie: le public commence par chanter tout doucement et de plus en plus fort à mesure que le chanteur recule vers le fond de la scène. Il fait le clown, courbé en deux pour mieux entendre les premiers fredonnements. «Les photos sont normalement interdites, mais là je vous conseille d'en faire une: ce sera bientôt une photo collector!» Voilà deux ans que Serge Lama a fêté ses 60 ans et ses 40 ans de carrière. Deux ans qu'il est en tournée dans toute la France. Entre rires, causettes et chansons, le spectacle s'achève. Mais personne n'est dupe car deux chansons cultes manquent encore: Femme, femme, femme et Je suis malade. Pour cette dernière, il termine en beauté, sûr d'obtenir un triomphe. Serge Lama entame le premier couplet tranquillement, seulement accompagné par l'accordéon, et termine a cappella avec la puissance dramatique qui s'impose. Triomphe. |
06:50 Publié dans 2006, La presse des années 2000 | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : serge lama
02.03.2009
Mars 2009 Chorus
Un très gros dossier sur Serge Lama était publié dans la revue Chorus du printemps 2009
17:47 Publié dans 2009, La presse des années 2000 | Lien permanent | Commentaires (0)
01.03.2009
1 Mars 2007:La nouvelle république
En concert à Tours le 21 Mars 2007
Serge Lama en toute intimité
Sur un air d'accordéon
Entamée en 2004, la tournée de Serge Lama, « Accordéonissi-mots », attaque sa troisième année, pour le plus grand bonheur des fans toujours nombreux à venir applaudir l'artiste. Avec une musique dépourvue de tout artifice, cette tournée a été conçue pour laisser la place à la voix et à l'accordéon.
Car « Accordéonissi-mots », c'est d'abord l'histoire d'une rencontre inédite entre deux Serge : Tomassi, accordéoniste virtuose, accompagnateur de Barbara et de Juliette Gréco, et Lama, merveilleux interprète de chansons telles que « Je suis malade » ou « Une île ».
« Accordéonissi-mots, c'est un spectacle qui a la prétention de ne pas en avoir, explique Serge Lama. Il est assez différent d'un spectacle classique car il est composé de chansons mal aimées que j'aime, mêlées à des chansons que le public aime... Et que j'aime aussi ! »
Un concert intime où l'émotion est renforcée par la connivence exceptionnelle qui unit Serge Tomassi et Serge Lama. L'accordéon de l'un semblant répondre à la voix de l'autre. « Ce spectacle est une vraie rencontre, celle de l'instrument le plus singulier, le plus complexe et le plus populaire à la fois, et d'une voix, de notes, de mots », insiste le chanteur .
16:46 Publié dans 2007, La presse des années 2000 | Lien permanent | Commentaires (0)
1er au 3 mars 2000 : Théâtre Saint Denis à Montréal
09:32 Publié dans 2000, La presse des années 2000 | Lien permanent | Commentaires (0)
2003 : CD Live :un jour, une vie
Sortie du double CD "un jour une vie", enregistrement live du concert anniversaire de Bercy le 11 février 2003.
Le magazine PLATINE présentait l'album

(en duo avec Isabelle Boulay) - Je t’aime à la folie - Femme, femme, femme - Un jour, une vie - Je suis malade - Marie la polonaise - Les ballons rouges.
06:45 Publié dans 2003, CD, DVD, Vinyle et Vidéo, La presse des années 2000 | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : serge lama
28.02.2009
28 Février 2002:Le progrès
Et d'aventures en aventures...
Après quarante ans de carrière mouvementée, Serge Lama revient au fronton de l'actualité discographique et scénique. Avec une formule simplifiée, en forme de contre-pied radical.
Serge Lama a intégré sa carrière en voulant réussir là où son père, chanteur d'opérette aux côtés de Bourvil et de Guétary, avait échoué. Cette détermination a commencé en 64 à l'Ecluse avec Barbara, puis à Bobino devant Brassens. C'est ici qu'Eddy Marouani découvre cette voix grave et puissante, ces textes à la fois gouailleurs et pathétiques à l'instar d'un Brel, quelque part entre Piaf et Maurice Chevalier. Désinvolte et émouvant, Lama campe plusieurs personnages à lui seul et profitera du regain de faveur de la chanson à textes après la déferlante yéyé.
Après son terrible accident de voiture en 1965 et la mort de sa compagnie la pianiste Liliane Benelli, il va doucement mais sûrement se reconstruire, aidé entre autres par son compositeur Yves Gilbert. Dès 68, l'album "D'aventures en aventures..." augure une succession d'énormes succès, alternant chansons entraînantes ("Les p'tites femmes de Pigalle", "Femme femme femme"...) et chansons tristes. Alice Dona va participer à son tour à sa "décennie prodigieuse", jusqu'en 75 où Serge entre dans le Livre des Records avec plus de 300 000 spectateurs au Palais des Congrès. Dix ans de tournées puis une pause au début des années 80 avant la comédie musicale Napoléon, rôle qui lui collera à la peau. L'opportunité de se tourner début 90 vers le théâtre et la télévision, de 94 à 98.
Le revoici comme à ses débuts, accompagné d'une formation réduite, sans piano, qui fait la part belle à l'accordéon. Un trio minimaliste qui pour la première fois a dû lui apprendre à changer sa façon de chanter. Et à la clef, un nouvel album "Feuilles à feuilles", comme un contre-pied radical, réalisé par Nicolas Montazaud, percussionniste et architecte sonore de Nougaro. Très acoustique, éminemment classique dans sa facture et pourtant aux sonorités bien actuelles, il offre avec "une voix nue sur des rythmes", quelques-uns des plus beaux textes de sa pourtant très riche carrière.
MICHEL CLAVEL
21:32 Publié dans 2002, La presse des années 2000 | Lien permanent | Commentaires (0)
28 Février 2000: RFI
Un Lama au Québec
La tournée d'un trèfle à quatre cœurs
Québec
28/02/2000 -
Et c'est bien de l'amour qui enveloppait la triste et sans âme salle Albert Rousseau à Sainte-Foy, jeudi 24 février dernier. Certes, on était loin du spectacle avec les 55 musiciens de l'Orchestre Symphonique de Québec qu'il avait donné en janvier 97, mais plus proche de l'univers intime de l'artiste. Un petit bout du monde comme une étroite rue d'un quartier populaire où la tristesse rencontre la joie, la colère, les doutes et les regrets. Un microcosme où la poésie vient panser les blessures et donner des ailes aux amoureux. Vingt-six fois, il a chanté des chansons qui sont autant d'histoires parfois drôles, souvent tristes mais toujours mues par l'amour. C'est d'ailleurs le séducteur, l'homme à femmes que le public est venu voir et entendre et "ELLES" n'ont pas été déçues. Serge Lama reste fidèle à sa réputation. Comment résister à un homme qui en chantant "La serveuse" caresse avec une sensualité presque gênante une chaise devenue l'ennemie public n°1 d'une assistance morte de jalousie. Il n'y a que lui pour rendre une femme jalouse d'une chaise.
Ce climat intimiste, ce show presque acoustique s'est révélé être un succès. Ponctuant ses chansons de quelques annotations personnelles, Lama a enchaîné les succès comme "Superman", "Chez moi" ou "Femmes, femmes, femmes". Mais si Serge Lama a fait un show sur le ton de la confidence, il n'était pas question que cela ait un air de "déjà entendu". D'où de nouveaux arrangements tantôt jazzy ("Le dimanche en famille") ou reggae ("Superman", "Toi c'est pas pareil") voire même un peu rock. Ce sont d'ailleurs ces orchestrations qui suscitent le plus de commentaires chez les critiques des grands quotidiens de la capitale québécoise au lendemain de la première. Pour certains, elles dénaturent l'âme des chansons, les dépouillent de leur magie alors que d'autres saluent l'audace de l'artiste de vouloir rafraîchir son répertoire.
L'ambiance n'était peut-être pas aussi enlevée que lors du spectacle symphonique au Capitole mais le but n'était pas le même non plus. L'accent était mis sur l'émotion et elle n'a pas fait défaut une minute et cela en grande partie grâce à trois musiciens multi-instrumentistes qui sont pour beaucoup dans le succès de ce Serge Lama cru an 2000.
La tournée du trèfle à quatre cœurs (Lama et ses trois musiciens) se poursuit partout au Québec.
15:56 Publié dans 2000, La presse des années 2000 | Lien permanent | Commentaires (0)
Février 2002 : Chorus
06:45 Publié dans 2002, La presse des années 2000 | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : serge lama
27.02.2009
27 Février 2007:La voix du Nord
RENCONTRE / DEDICACES au Furet (librairie) à Lille

Serge Lama, les mots sans musique
« - Le voilà, il est là. - Celui avec la veste rouge ? - Non, noire. - Ah, je l'ai pas vu... ! » Un peu perturbées, les deux dames qui guettaient avec avidité l'arrivée de Serge Lama. (Rassurons-nous, il n'a pas vraiment changé).
Du monde, hier au Furet, pour cette rencontre avec le chanteur, non pour un nouveau CD ou un spectacle mais un petit livre un peu étonnant Sentiment, sexe, solitude (Anne Carrière, 14,50 E). Un recueil de textes de prime jeunesse tournant autour de quelques thèmes parfaitement résumés par le titre. Des petites choses dont quelques-unes pourraient peut-être devenir des chansons « à condition de les retravailler », convient-il.
Autrefois grand lecteur de Baudelaire, Verlaine ou Sade, Serge Lama explique avoir longtemps gardé pour lui ces « choses intimes où la part autobiographique est évidemment déformée, sublimée, fantasmée par l'artistique. Mais bien évidemment, je n'ai pas vécu tout ça ! ». Grand éclat de rire. « Sans doute ai-je dû attendre la soixantaine pour considérer que je n'avais plus de permission à demander, que je pouvais me permettre d'appeler un chat, un chat ».
Le tapage qu'ont pu déclencher ces quelque 120 pages de rimes d'un intérêt relatif, convenons-en, ne laisse pas d'étonner le chanteur qui n'est certes pas tombé de la dernière pluie, connaît bien son monde - le showbiz - et parle devant son public sans forfanterie.
Son personnage - « mon rire énorme a augmenté un grand malentendu, je suis plutôt du genre triste » -, le métier - « il ne faut pas rencontrer le succès trop jeune, 30-35 ans c'est bien, sinon ça peut poser de gros problèmes » -, la vie comme elle va - « l'accident dans lequel j'ai perdu la femme que j'aimais se rappelle à moi tous les jours, je marche par miracle du Saint-Esprit depuis quarante ans... », les restrictions des libertés - « dans quelques années, un tel livre ne pourra plus se publier, et nous en serons tous responsables, tout le monde se censure, on veut plaire à tout le monde... »
Le livre se termine sur cette phrase : « Sur ma pierre tombale/J'aimerais qu'on installe/ Une boîte aux lettres. » Explication en forme d'un tonitruant éclat de rire : « Pour avoir des nouvelles d'en-bas !
Serge Lama sera en concert au théâtre Sébastopol le 2 avril, à 20 h 30.
13:21 Publié dans 2007, La presse des années 2000 | Lien permanent | Commentaires (0)















