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01.10.2016

9 Décembre 2017: La provence .com

Au Dôme de Marseille le 8 Décembre 2017

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Marseille : Serge Lama, comme un parfum de nostalgie

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Ils sont de la même génération, ont partagé le même métier et se sont croisés à maintes reprises sur la route des tournées. Hier, au Dôme, Serge Lama avait la gorge nouée quand il a évoqué la mémoire de Johnny Hallyday, à qui un hommage national est rendu aujourd'hui. "Ce soir, ma corporation est en deuil, lâchait le chanteur dès l'entame de son concert. Je pense que Johnny Hallyday n'aurait pas voulu une minute de silence. Alors, je vous demande une minute de bravos." Inutile de préciser que le public lui a obéi chaudement, sans se faire prier. Tout de noir vêtu, un bouc façonné à la manière d'un mousquetaire, l'artiste a déroulé le fil de sa vie et de ses chansons pendant plus de deux heures, faisant flotter un parfum d'émotion et de noirceur dans la salle. Sur scène, ce sont neuf musiciens et choristes qui l'accompagnent, avec un quatuor à cordes exclusivement féminin.

Juste après avoir chanté son émouvant Je débute, tiré de son dernier album (Où sont passés nos rêves) évoquant son trac de débutant en tant qu'artiste, Serge Lama a donc remonté le fil de ses années passées, renouant avec ses anciens succès couchés sur de nouvelles orchestrations. Plus lyriques, plus lisses. Aux arrangements plus léchés. Ses fans ont eu droit à quelques grands classiques comme La chanteuse a 20 ans, Les ballons rouges, Mon ami mon maître, plus quelques nouveautés signées Pascal Obispo, Christophe Maé, Calogero, Julien Clerc ou Maxime Le Forestier.

Même si sa voix est moins puissante et aérienne dans les aigus, l'émotion est toujours intacte dans son interprétation, avec cette façon personnelle et très théâtrale de faire vivre ses sentiments. Il fallait avoir le coeur bien accroché, hier, pour ne pas sombrer dans une franche déprime. Mais comme dirait le poète, les chants désespérés restent quand même les plus beaux.

Philippe Faner

8 Décembre 2017: La provence.com

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Plus de cinquante ans de carrière et toujours un trac de débutant comme il le confie dans sa chanson Je débute, aux paroles bouleversantes de sincérité

Après avoir sorti un album Où sont passés nos rêves dans un style sobre et émouvant qu'il affectionne, Serge Lama est reparti pour une nouvelle tournée. Accompagné de ses musiciens l'artiste interprète ses standards en y ajoutant quelques nouvelles chansons qui devraient, selon lui, "s'inscrire dans la durée". Plus de cinquante ans de carrière et toujours un trac de débutant comme il le confie dans sa chanson Je débute, aux paroles bouleversantes de sincérité.

Ce spectacle que vous présentez est-il différent de celui qui consacrait vos 50 ans de scène ?
Serge Lama : Il est très différent. Il y a les anciennes chansons qui sont incontournables et les nouvelles qui marchent très fort. C'est un spectacle total avec à la fois du grand spectacle et des moments intimistes. On est nombreux sur scène avec neuf musiciens. Ce qui est important, c'est d'arriver à trouver un équilibre. Entre le pas trop et le pas assez. On a chanté à Toulouse récemment, c'était formidable.

L'album qui donne son nom à la tournée contient une chanson qui s'intitule "Je débute". Est-ce vraiment l'impression que vous ressentez aujourd'hui ?
Tout à fait. Vous savez, je n'ai pas l'habitude de tricher. Le fond de ma chanson La chanteuse a 20 ans contient la stricte vérité. On s'aperçoit que ça n'a pas changé. C'est une solitude, une angoisse extrêmement forte, même si elle est différente de celle de mes débuts. C'est un trac plus profond, le trac de celui qui est aujourd'hui conscient de ce qu'il fait. Quand on a 30 ans, on s'en rend moins compte.

C'est un trac plus existentiel, qui vous touche en profondeur...
Oui, là, on ne se sent pas du tout embarqué par la gloire et le succès. Il faut tout réprouver, tout recommencer à zéro tous les soirs. Je vous assure que chaque ville est un combat pour moi. Cela demande beaucoup de concentration.

Pourquoi ne vous contentez-vous pas de faire des disques si la scène vous fait tellement souffrir ?
Faire des disques sans faire de scène, cela n'a aucun sens pour moi. C'est sur scène que les chansons prennent vie. Je pense par exemple à ma chanson Je suis malade.

Y a-t-il des chansons anciennes que vous abordez de manière différente sur le plan vocal ou instrumental ?
C'est certain qu'on chante de manière différente avec le temps. On a beaucoup plus de maturité avec l'âge. Quand j'avais 25-30 ans, j'étais beaucoup plus exubérant. On essaie après, d'en sortir la substantifique moelle, d'en extraire le coeur.

On a l'impression que vous avez toujours la même voix en vous écoutant. Avez-vous une recette particulière pour la conserver intacte ?
Je ne fais rien de particulier. C'est un don qui me vient de ma famille. Mon père chantait. J'ai eu une voix un peu dans le même registre. J'étais baryton Martin, je suis devenu baryton. Je pense que je lui ai piqué des trucs sans même m'en rendre compte.

Pourriez-vous écrire aujourd'hui "Les p'tites femmes de Pigalle" sans vous attirer les foudres de mouvements féministes ?
Il y a beaucoup de chansons que je ne pourrai plus écrire aujourd'hui. Comme Ferré, Brassens ou Brel, s'ils étaient vivants.

Est-ce une situation qui vous inquiète ?
On a l'impression qu'il y a deux files aujourd'hui, avec les hommes d'un côté et les femmes de l'autre. C'est assez grave, en fait, ce qui se passe.

Regrettez-vous l'époque de vos débuts ?
C'était une époque de liberté totale. On est peut-être allé trop loin dans un sens. Mais il faut dire qu'à l'époque, on était très conservateurs. On est sans doute passé d'un excès à l'autre.

Vous avez fait appel à la fine fleur de la chanson pour ce dernier disque avec Francis Cabrel, Calogero, Julien Clerc... Était-ce un rêve que vous aviez en tête depuis longtemps ?
Oui et j'aurai dû le faire depuis longtemps. Et bizarrement je suis assez timide pour faire ce type de démarche.

Faut-il voir derrière votre titre "Où sont passés nos rêves" un constat d'amertume ?
C'est un constat sur l'échec du XXe siècle avec l'effondrement de toutes les idéologies. Il doit y avoir beaucoup de coeurs désespérés un peu partout.

Le chanteur que vous êtes est-il là pour redonner de l'espoir ?
Un peu d'espoir mais aussi pour mettre le doigt là où ça fait mal. C'est curieux mais quand on dit parfois certaines vérités aux gens, ça leur fait du bien.

Avez-vous la nostalgie d'une certaine époque ?
La nostalgie ne sert à rien. Il faut continuer d'avancer. L'auteur que je suis a réussi à prendre sa place depuis une vingtaine d'années. Il y a aussi, je pense, une adéquation entre l'auteur et son interprète. À l'époque, les gens ne savaient même pas que j'écrivais. Contentons-nous de vivre normalement, sans trop regarder le passé.

Pratique : ce vendredi au Dôme (4e) à 20h30. Tarif : 53/60€.

Propos recueillis par Philippe Faner

8 Décembre 2017: Nice Matin

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Serge Lama: "Le public c’est notre oxygène, il nous dit qu'il nous aime"

Après trois ans d’absence, le chanteur des "P'tites femmes de Pigalle" est de retour sur scène et avec un coffret CD + DVD, composé par treize noms de la chanson française. Avant son concert ce vendredi 8 décembre à Marseille, et ce samedi 9 à Nice, il nous en parle dans le magazine Week-End du groupe Nice-Matin, en kiosque ce vendredi.

Ils sont venus, ils sont (presque) tous là. D'accord La Mamma n'est pas venue mais il y a quand même Francis Cabrel, Julien Clerc, Christophe Maé, Bénabar, Patrick Bruel, Carla Bruni, Maxime Leforestier, Salvatore Adamo, Gérard Lenormand, Pascal Obispo, Calogero, Davide Esposito et Yves Gilbert. Tous ont mis en musique les textes de Serge Lama.
Et force est de constater que, après plus de cinquante ans de carrière, Serge Lama arrive à nous surprendre avec cet album Où sont passés nos rêves. Et ce n'est pas un petit album puisqu'il compte vingt-deux titres! Cela n'existe quasiment plus aujourd'hui dans notre société où l'on adore et jette vite à la poubelle ou aux oubliettes.
Il y a Casablanca, chanté en duo avec Carla Bruni. Magnifique. Et puis Le Souvenir, Golgotha, L'Arbre de Noël... Serge Lama a bien voulu nous parler de cette œuvre chorale mais aussi de lui, de sa vie et des coups qu'elle lui a donné.

 
Vous avez réussi là un bel album...
Oui je le pense. D'abord il y a des compositeurs qui ont fait évoluer un petit peu les musiques: mes textes sont toujours les mêmes mais si vous les donner à des compositeurs qui ont une autre veine musicale ça change la couleur et je m'en rends compte sur scène où les chansons font un tabac.
De toute ma longue carrière je n'ai jamais vu que des chansons nouvelles connaissent un tel succès.

Pourquoi avoir attendu trois ans avant de sortir un nouvel album?
Aujourd'hui on ne peut plus sortir un album tous les ans ou tous les deux ans comme on le faisait dans le passé.
Il y a trop d’embouteillages dans les radios d'autant plus que cette année tout le monde a sorti un album! Et on a beaucoup de mal à passer à la radio.

Le décès de votre femme en novembre 2016 ne vous a-t-il pas aussi perturbé?
Évidemment que cela compte dans ma vie personnelle. Mais les chansons étaient déjà faites même si on en a rajouté cinq nouvelles, ce qui donne un album de vingt-deux chansons.
Le décès de Michèle, ma femme, ne guérit pas et je ne sais pas si ça se guérit. Car c'est quarante-sept ans de compagnonnage.
Son décès m'a marqué de façon différente que celui de ma première fiancée qui était morte dans un accident de voiture. À l'époque, j'avais 21 ans, ça été violent, ça été terrible, cette fois-ci c'est différent mais ça a été terrible aussi.
Ma vie est marquée par des choses brutales. Il m'arrive des choses brutales en permanence: la mort de mes parents aussi a été brutale. C'est comme ça.
Il y a des gens qui ont certainement des vies bien pires que la mienne.

Mais, à chaque moment difficile, vos amis étaient là pour vous réconforter. Lors de cet accident de voiture que vous évoquiez, Barbara vous a écrit une chanson...
Non pas pour moi. Une petite cantate c'était pour Liliane, ma fiancée, qui était morte dans l'accident et qui était une amie de Barbara.
Liliane travaillait à l'Écluse où Barbara chantait et que j'ai connu l'année où elle est devenue une star.
À Bobino, avec Brigitte Fontaine et Boby Lapointe on assurait la première partie puis Barbara chantait huit chansons et venait ensuite la vedette qui était Brassens.
C'est à ce moment-là que Barbara est devenue une star.

Votre carrière a commencé avec D'aventures en aventures?
Oui c'est ça. J'étais un chanteur connu mais qui ne faisait pas encore venir du monde. Il y a eu aussi Superman.
En vedette américaine, je faisais des tournées avec Enrico Macias, Alain Barrière... et puis est arrivé le disque magique: Je suis malade. Il y a huit ou neuf tubes sur cet album.
C'était en 1973 et, là, je suis passé de l'autre côté du miroir après avoir ramé pendant trois ans.

Dans Je suis malade vous vouliez parler des coups qui ont marqué votre vie?
Pas du tout. J'avais rencontré Michèle [qui a disparu il y a un an comme évoqué précédemment, ndlr], elle était mariée avec un directeur de village du Club Med et elle m'avait promis qu'elle ne quitterait pas la France.
Mais comme elle avait un enfant, elle a dû finalement partir.
J'ai été tellement désemparé que j'étais complètement cassé. J'ai demandé à Alice Dona de m'écrire une chanson où il y aurait "Je suis malade" au refrain.

Ce dernier album, comment est-il né? C’est vous qui êtes allé chercher tous ces compositeurs?
Oui pour la plupart d'entre eux. J'avais déjà une relation avec Cabrel qui traînait depuis un petit moment et puis il a fini par trouver une musique pour une chanson qui, au départ, était pour lui et que j'ai finalement chantée.
Du coup ça m'a donné du courage pour appeler Julien Clerc qui m’a dit: "Envoie-moi des textes, s’ils m'inspirent je te fais les musiques".
Et il m'en a écrit deux dont celle du titre de l'album, Où sont passés nos rêves. Calogero m'a envoyé un SMS car il voulait faire partie de l'album et il m'a écrit la musique de la chanson Le Souvenir.

Il y a également un beau duo avec Carla Bruni?
Carla Bruni a un talent fou: elle fait des chansons pour Julien Clerc et pour plein de gens d’ailleurs mais aussi pour elle-même. Elle a un vrai talent d'auteur et de compositeur.
Mais comme elle est mariée à un politique, elle a cette ombre-là, fatidique, qui est sur elle. Mais elle a le droit d'aimer un homme.
Ce n'est pas un problème pour elle car elle le gère très bien mais c'est un problème pour sa carrière.

Donc Où sont passés nos rêves est un CD autobiographique composé avec des amis?
Les textes sont de moi. Je les écris depuis le début de ma carrière, j'ai toujours écrit, j'ai d'ailleurs commencé à l'age de 11 ans car je suis un homme de mots.
Ce qui a changé dans cet album c'est que cet ensemble de compositeurs disparates si on peut dire, a donné une sorte d'éclatement à mon album.
C'est vrai que mes chansons sont toujours un peu autobiographiques mais, en réalité, je raconte la vie des gens à travers une vie qui semble être la mienne.
Parce que ce n'est pas ma vie, c'est celle des autres, de ceux qui sont dans la salle. Je chante aussi des choses que je n'ai pas forcément vécues.

Dans cet album il a une chanson intitulée L'Idole. C’est bien sûr Johnny... (1)
Je l'ai écrite il y a trois, quatre ans et j'avais envoyé la première partie à Johnny et il m'a simplement répondu: "Je suis ému".
Étant donné la situation actuelle, je ne chante pas la chanson sur scène parce que ça serait mal interprété. Avec Johnny, on a vécu notre parcours ensemble même si je suis l'antithèse de Johnny: moi je suis classique et lui a toujours été à la pointe de la modernité.
Je l'admire, c’est l'un des derniers chanteurs qui me file la chair de poule.

Qui dit nouvel album dit tournée. Vous retrouvez le public qui a dû vous manquer?
Le public, pour des gens comme moi, nous manque toujours car c'est notre oxygène. Il est là pour dire qu'il nous aime et qu'il a besoin de nous.
Là je vois à quel point c'est fort et c’est vrai. On a fait quatre concerts pleins à Pleyel et c’est merveilleux.
Je sens tout cet amour et, à mon âge, on a besoin d’être nourri par cela car il n’y a rien d’autre qui nous motive: si on n’intéresse plus les gens, autant arrêter. Mais là, rien ne me pousse à arrêter, tout me pousse à continuer.

Vous avez aussi un nouveau look. Vous portez un bouc désormais, pourquoi?
Quand j'ai arrêté ma dernière tournée, organisée pour mes soixante-dix ans, je ne me suis pas rasé, par fainéantise.
Une barbe a poussé et comme je n'avais rien de spécial à faire je l'ai gardée.
Après j'ai été voir une barbière à Paris qui est une pointure et on a trouvé ce compromis qui m'a tout de suite plu car ce bouc prolonge ma tête et ça convient parfaitement avec mon visage.

Parlez-nous enfin d’Alba le petit sapin, votre petit cadeau de Noël?
Dans le CD il y a une chanson qui s'appelle L'Arbre de Noël dont Francis Cabrel a fait la musique.
Quelque temps après avoir écrit cette chanson, ma collaboratrice m'a apporté un manuscrit qui était un conte sur Alba, le premier arbre de Noël.
C'était merveilleux et j'ai contacté mon éditeur pour qu'il le publie. Et donc est sorti ce livre-disque: Luana Santonino, l’auteur du conte, lit son texte et il est accompagné de la chanson interprétée par Francis et moi.

(1) Cette interview a été réalisée avant le décès de Johnny Hallyday, le 6 décembre.

7 décembre 2017 : Tapis rouge – France Bleu Azur

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Très courte interview avant le concert de Serge Lama à Nice.

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REPLAY

5 Décembre 2017:Maritima info

Interview audio de Serge Lama avant le concert au Dôme de Marseille le 8 Décembre 2017.

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6 Décembre 2017: Paris Match

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Serge Lama : "Johnny Hallyday était le monstre sacré de ma génération"

Propos recueillis par Caroline Rochmann
 

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Photo D.R.

Le chanteur Serge Lama se souvient de Johnny Hallyday, «un être multiple à mille facettes.»

«Lorsque j’ai appris ce matin la mort de Johnny, j’ai pleuré. C’était un être tellement vivant ! Sa vie, personne ne pouvait la suivre. En même temps, c’était un taiseux. Quelqu’un de très secret et mystérieux. Un être multiple à mille facettes.

 

Johnny était la star. L’amour des Français depuis près de 60 ans. Le seul à m’épater encore, le dernier des artistes français, hormis Aznavour maintenant artiste international – à me donner le frisson. C’était le dernier monstre sacré de ma génération.

Johnny et Jean d' Ormesson , l’intellectuel et le chanteur populaire, sont morts à 24 H d’intervalle. Ils me font penser à Jean Cocteau et Edith Piaf qui eux s’étaient éteints le même jour, à quelques heures de différence.

Dans mon dernier album, sorti fin 2016, je lui avais consacré une chanson : L’idole, parce que je ne trouvais pas normal que personne ne lui ait consacré un hymne. Pour écrire cette chanson, j’ai voulu me mettre dans sa tête. Comme il m’avait souhaité mon anniversaire à l’occasion de mes 50 ans de carrière, je lui avais envoyé la première partie du texte alors en gestation. Il m’avait répondu « Je suis ému » «.

Johnny,jusqu'à sa rencontre avec Laetitia,était très seul.Il était né dans une solitude dont il ne pouvait pas se débarrasser et dont personne ne pouvait le guérir. En fait, il avait peur du noir et il lui fallait toujours quelqu’un pour parler. Les copains étaient des empêcheurs de solitude même si une fois partis, la solitude était toujours là.  C’était quelqu’un qui n’ouvrait pas sa boite. Qui restait fermé. Il portait énormément de choses en lui qu’il ne divulguait pas.

Il n’a pas eu de carrière linéaire, a eu bien des hauts et beaucoup de bas mais rebondissait toujours. La preuve en est qu’à 50 ans, il a soudain vendu plus de disques que durant toute sa vie. Une vie qu’il Il a eu la chance de terminer en lumière, au sommet de son soleil.

Johnny Hallyday avait plus que du talent, c’était un génie du mouvement.

Il n’avait peur de rien ni de personne. Il  avait  bousillé au moins trente voitures  dans sa vie en se sortant toujours lui-même  indemne de chaque accident .

Je trouve que cette mort lente ne lui correspondait pas. Je l’aurais imaginer s’envoler d’une façon plus fulgurante comme dans un accident de moto par exemple. Cet homme-là avait tout essayé. C’était un personnage hors du commun qui ne pouvait pas partir d’une longue maladie. 

6 Décembre 2017:Mot de Serge Lama

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[SALUT L'ARTISTE]

Je me suis réveillé très tard et cette nouvelle m'a laissé sur le carreau, sans voix mais pas sans larmes. On vient de perdre le plus grand chanteur populaire français, ayant déjà perdu, la veille, le dernier intellectuel des lumières.
On avait fini par croire qu'il était éternel, et c’est vrai puisqu’il le reste au fond de nos cœurs.
Beaucoup de français partiront au travail le cœur très lourd en fredonnant "Que je t'aime !"

Salut l'artiste

Serge

5 Décembre 2017:Radio classique

Serge Lama sera ce soir 5 Décembre l'invité culture de Patrick Poivre D'Arvor sur Radio Classique .

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LIEN VERS LA RADIO

Choisir l'émission du 5 Décembre

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2 Décembre 2017:Le figaro

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28 Novembre 2017:La voix du Nord

Serge Lama en concert au Zenith de Lille le Mercredi 29 Novembre 2017

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Lille

Serge Lama au Zénith : «Le Nord, c’est le meilleur public du monde»

 

28 Novembre 2017: Mot de Serge

Un mot de Serge Lama après les concerts salle Pleyel

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(c) Photo Giancarlo Gorassini / Bestimage

 

« 4 jours à Pleyel », ça sonne comme le titre d'une comédie musicale et c'est d'ailleurs ce que ce fut ; quatre jours de lumières, de musiques, de merveilleux, car ce spectacle est magique, autant pour vous que pour moi. C'est une fête de larmes, de sourires, d'émotions. C'est du moins ce que j'ai ressenti, une sorte d'enchantement, « l'appel au moi dormant ».

J'ai découvert mes nouvelles chansons en même temps que vous, ce qu'elles avaient de neuf et ce qu'il me fallait gérer à l'intérieur d'elles, de souffrances et de joie.

LE SOUVENIR de Calogero est une mélancolique promenade que pas à pas vous avez faite avec moi. Vous avez visité BORDEAUX sur la musique d'Obispo, vous avez vu que le héros ruiné de MAIS J’ T’EN VEUX PAS, « musiquée » par Julien Clerc ne s'en sortait pas si mal. Et bien d'autres surprises dont la plus impressionnante est, sans doute, la remise à neuf de mes anciens titres par mon fidèle ami Sergio Tomassi. J'ai été moi-même bluffé chaque soir par la qualité de ce que j'entendais, ébloui par les éclairages de Laurent Chapot, par ma mise en abîme sur le grand écran. Tout a été un miracle de chaque instant...

Je n'attends plus qu'une chose, revivre cela sur la scène de l'Olympia pour l'anniversaire de mes 75 ans en février prochain. J'espère que vous avez la même impatience que moi ! Tant de bonheur exige tant de travail, de doutes domptés, de certitudes confirmées, celles bien sûr de votre fidélité et, je le crois, de votre affection. Merci à tous de m'avoir ouvert en grand les portes du paradis.

Rendez-vous en février dans la plus belle salle du monde et partout ailleurs, au hasard des fringantes villes de notre beau pays.

Serge

25 Novembre 2017:Je suis musique

Grande interview de Serge Lama dans "Je suis musique"

 

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LIRE L'INTERVIEW ICI 

27.11.2015

27 novembre 2017 - Les tchatcheurs - France bleu Vaucluse

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Le 27 novembre 2017, Serge Lama est l'invité mystère de France bleu Vaucluse avec les Tchatcheurs.

 

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REPLAY

 

 

25.11.2015

25 Novembre 2017:Le point

Novembre 2017 Serge Lama à Pleyel pour 4 concerts

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Serge Lama "comme un débutant" salle Pleyel, avant une tournée

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J'entends les instruments qui s'affûtent. De la salle j'entends le tumulte. Je débute et j'ai peur...": à 74 ans, malgré plus de cinquante ans de carrière, Serge Lama est de retour sur scène "comme un débutant" jusqu'à dimanche soir, salle Pleyel à Paris, prélude à une tournée.

"Depuis toujours, à chaque concert, je suis un débutant, avec l'impression de recommencer à zéro. Ce n'est pas une histoire que je raconte parce que ça fait bien", confie à l'AFP l'interprète et auteur de "Une île", "D'aventures en aventures" et des "Petites femmes de Pigalle".

"Tous les soirs, il y a une peur qui monte doucement, plusieurs heures avant, et de plus en plus. La scène me sauve de mon tract, pas immédiatement des fois...", ajoute-t-il.

"On ne peut pas être rassuré dans un métier comme le nôtre. D'ailleurs, ce n'est pas un métier, plutôt une vocation pour moi. Camus, que j'adore, disait qu'on ne peut pas être heureux quand on travaille", ajoute Serge Lama.

Le "débutant", qui a fêté son jubilé en 2013, chante pour la première fois de sa carrière Salle Pleyel,,où il décroche plusieurs ovations debout.

Après quatre soirs à guichets fermés, Serge Lama retrouvera L'Olympia, sa salle fétiche, en février pour une semaine, dans le cadre d'une tournée d'une cinquantaine de dates.

Le chanteur est accompagné sur scène d'un quatuor à cordes, d'un accordéoniste, d'un guitariste, d'un percussionniste et de deux choristes masculins, pour un concert presque intimiste de deux heures, égrenant ses grands succès mais aussi sept chansons nouvelles dont "L'Eau de la vie" sur une musique de Christophe Mahé.

Il signe d'autres collaborations avec la jeune génération, notamment Calogero.

"Notre succès est fragile"

Avec "Lettre à mon fils", il égratigne Bachar El-Assad, Kim Jong-Il ou Donald Trump en faisant projeter leurs visages en fond de scène. Celui du président américain reste ostensiblement de longues secondes alors que Serge Lama enchaîne aussitôt avec "Les petites femmes de Pigalle" : "Un voyou..., un voyou m'a volé la femme de ma vie...".

"Trump est un voyou dangereux qui peut devenir un dictateur à n'importe quel moment !", dit-il à l'AFP.

"Les chansons doivent faire réfléchir, mais pas seulement. Être engagé tout le temps, c'est suspect. J'exprime souvent des ras-le-bol universels. Je ne connais pas beaucoup de grands succès qui ne soient pas mélancoliques", ajoute Serge Lama.

"Nous, les artistes, avons la grande chance de faire ce que nous aimons. Mais notre succès est fragile. J'ai besoin de cette relation privilégiée sur scène avec le public. Je souffre suffisamment physiquement pour que l'on soit certain que j'aime ça", confie-t-il encore.

Plusieurs accidents l'obligent à chanter quelques chansons assis et sa démarche est parfois difficile.

Après "D'aventures en aventures", "L'Algérie" ou "Les Ballons rouges", il transforme les 2.000 spectateurs de Pleyel en choristes a cappella avec "Je t'aime à la folie". La voix est intacte, ses musiciens délivrant de nouvelles orchestrations renouvelant chaque titre.

"Vous avez raison de l'aimer à la folie, la vie... Elle en a bien besoin !", lance Serge Lama, à la dernière note.

       © 2017 AFP