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01.10.2017

9 Octobre 2018:Article LCI

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Charles Aznavour devait accompagner Emmanuel Macron en Arménie pour le XVII ème sommet de la Francophonie.

Un hommage lui sera rendu lors d'un concert public organisé sur la principale place d'Erevan. Concert donné par des artistes arméniens ou francophones comme

Zaz, Angelique Kidjo ,Michel Legrand, Serge Lama..

 

ARTICLE DE LCI

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MUSIQUE - Le déplacement d'Emmanuel Macron en Arménie sera marqué jeudi par un concert en hommage au chanteur décédé le 1er octobre à 94 ans. Le président français fera le déplacement avec plusieurs artistes, dont Zaz et Serge Lama.

Emmanuel Macron avait prévu de s'y rendre en compagnie de Charles Aznavour. Après la mort de ce dernier, le 1er octobre à l'âge de 94 ans, le voyage présidentiel en Arménie à l'occasion du 17e Sommet de la francophonie va prendre la forme d'un dernier hommage au chanteur français, célébré dans le monde entier. 

Le grand concert prévu jeudi soir, auquel Charles Aznavour devait initialement participer, sera l'occasion de cet hommage en présence de nombreux dirigeants politiques. Auparavant, Emmanuel Macron devrait se rendre le matin au Mémorial du génocide arménien, puis, à la mi-journée, au centre Charles-Aznavour à Erevan, créé par la fondation éponyme que le chanteur avait lancée en 1988, après le tremblement de terre qui avait durement frappé la population. Une visite suivie d'un déjeuner avec la famille de l'artiste. 

 

Zaz, Lama et bien d'autres

Pour cet hommage musical prévu à partir de 19h30, plusieurs artistes se succéderont sur scène, dont la chanteuse Zaz, ou encore le chanteur Serge Lama et le pianiste d'Aznavour. Participeront également à ce concert la chanteuse béninoise Angélique Kidjo, l'Américaine Melody Gardot, ainsi que le compositeur Michel Legrand, qui avait enregistré avec Charles Aznavour, et l'auteur-compositeur André Manoukian, qui avait lui aussi collaboré avec l'artiste. Au programme : un répertoire folklorique, puis international, pour finir plus spécifiquement sur l'hommage à l'oeuvre de l'artiste d'origine arménienne. 

 

Lors de ce déplacement, Emmanuel Macron devrait être accompagné des ministres de la Culture, de l'Europe et de la Défense. Le Sommet de la francophonie accueillera également le Premier ministre canadien Justin Trudeau et celui de la Belgique, Charles Michel, ainsi qu'une quarantaine de dirigeants de pays francophones. 

 

1 Octobre 2018:Le point.fr

 

EN DIRECT. Serge Lama : « Je perds mon père dans le métier »

Charles Aznavour, dernier des géants de la chanson française, est mort dans la nuit de dimanche à lundi, à l'âge de 94 ans. Le monde lui rend hommage.

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Serge Lama au "Point" : "Il m'a tout appris"

 

      "Je suis très triste. Je perds mon père dans le métier", nous explique Serge Lama. "Il m'a tout appris, tout expliqué quand j'avais 21 ans et que je commençais à percer. Il m'a dit qu'il fallait tout désirer et tout vouloir", se souvient le chanteur dont Aznavour avait écouté le premier disque et avait prophétisé : "Vous irez loin." "Le texte avait une grande importance pour lui. Pour Charles, l'auteur comptait plus que l'interprète. Il aimait aussi la jeunesse. Il allait vers les jeunes chanteurs - il avait repéré par exemple très tôt Renaud. Quand j'ai fait l'Olympia en 1973, il m'avait envoyé une lettre manuscrite de deux pages où il me disait : Ça y est, vous y êtes", se remémore Serge Lama. Sa chanson préférée ? "Sa jeunesse". "Écrire cette chanson à 32 ans, c'est magnifique."   

 

24.07.2016

24 Juillet 2018:Ouest France

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Festival de Poupet. Juliette hors du temps, Serge Lama envoûtant

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Juliette puis Serge Lama se sont produits sur la scène du théâtre de Verdure pour une soirée où le temps semblait s’être figé. Pourtant, pour le chanteur, c’était bien la dernière date de sa tournée… Sans savoir s’il remontera un jour sur scène.

Petit voyage dans le temps au niveau du public de Poupet. Après la journée dédiée aux enfants ce dimanche, la génération venue applaudir Serge Lama et Juliette était toute autre. Au théâtre de verdure, il était bien question de temps. Le temps qui passe, mais aussi le temps qui s’arrête pour laisser un monstre sacré de la chanson française fasciner Poupet.

Juliette n’aime pas la chanson

Juliette, elle, semble hors du temps. Avec ses lunettes rondes, sa bonhomie et ses bouclettes, la chanteuse a débarqué sur la scène sous les applaudissements d’un public encore assis. "Je vais vous chanter une chanson de moi, qui parle de moi et interprétée par moi". Le ton est donné.

Car Juliette, c’est une artiste complète. Formidable musicienne qui fait rouler ses doigts sur le piano, interprète hors pair et… Comique assumée. Vous avez loupé la soirée de l’humour de Poupet ? Séance de rattrapage. Chaque intermède est délicieux. Entre l’évocation d’une chanson universelle qui marcherait aussi bien à l’époque de l’Égypte antique qu’au temps de l’homme Néandertal (mimes à l’appui), ou un cours improvisé sur les neurotransmetteurs (oui, oui), Juliette est déchaînée. Face à elle, un public amusé, qui la regarde avec des yeux aussi rond que ces binocles qu’elle arbore fièrement.

Loin de se cantonner à un rôle de clown de service, Juliette sait aussi jouer la carte de l’émotion. Et dans les deux registres, le public est conquis. Sa force : la scène pendant plus d’une heure sans se lever une seule fois de son piano. "Je n’aime pas la chanson", clame-t-elle dans un de ses refrains. On dément. Elle aime la chanson, et la chanson l’aime… Comme le public qui lui réserve une ovation chaleureuse à la fin de sa prestation.

La dernière de Serge Lama

Le pas lent, Serge Lama fait son entrée sur la scène du théâtre de verdure. Ses plus de 50 ans de carrière pèsent sur un corps qui apparaît usé. "Ça n’a jamais été mon truc de swinguer", lâche-t-il amusé. Mais Serge Lama est de ceux capables de faire passer tellement chose rien que par sa voix d’exception. Et les capacités vocales, elles, sont intactes. Intense et puissant, Serge Lama envoûte le public de Poupet dès les premières notes.

Taquin, il ne manque pas de titiller le public dès que celui-ci manque de réactivité pour reprendre l’un de ses refrains. Un changement de vêtements, le temps d’enfiler une veste rouge, et c’est reparti. "Regardez, j’ai choisi deux choristes hommes pour faire plaisir à la majeure partie de mon public", lance le chanteur si apprécié par les femmes. C’est réussi. Le public est conquis. Mais surtout grâce aux succès qui s’enchaînent. "Oui, je préfère le terme succès plutôt que tubes. Les tubes, c’est fait pour soufflé dedans !" Quand une légende parle, on écoute.

Une légende qui a peut-être fait son dernier tour de piste hier soir sur la scène vendéenne. Si Poupet était bien la dernière date de sa tournée, une seule chose nous dira si Serge Lama remontera un jour sur scène… le temps

17.07.2016

17 Juillet 2018: L'indépendant et midi libre

Suite au concert de Carcassonne était publié dans l'indépendant et dans midi libre édition de Carcassonne cet article.

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26.04.2016

26 Avril 2018:Journal de Saone et Loire

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Serge Lama : « La scène est à la fois un cocon et une arène »

En cinquante ans de carrière, il a écrit certaines des plus belles chansons françaises qui vous serrent le cœur et les tripes et vous rendent nostalgique aussi. Et pourtant malgré le succès, Serge Lama avoue avoir peur encore chaque soir avant d’entrer en scène

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Comment nourrissez-vous depuis cinquante ans l’envie d’écrire des chansons ?

« Écrire est un besoin viscéral pour moi, j’ai encore et toujours besoin d’écrire. Je n’ai pas la patte pour écrire un roman mais pour des choses que l’on peut chanter. J’écris en revanche chaque jour sans avoir un endroit privilégié pour cela, dans une gare sur mon téléphone, je note des phrases qui me sont venues, des idées nouvelles et puis le reste suit. Écrire est pour moi comme une sorte d’enquête. Une chanson est pour moi une suite logique de faits, je lui fais dire ce qu’elle a à dire. »

Vous avez sorti un nouvel album mais j’imagine que dans votre tour de chant à Mâcon, il y a aura de vieilles chansons que le public réclame ?

« Évidemment, il sera impensable de ne pas interpréter Je suis malade ou l’Algérie , si je ne les chante pas, je me fais insulter_rires. J’ai, il est vrai, avec moi un paquet de chansons que le temps rend incontournables. Je chante donc les tubes au début et à la fin et au milieu j’interprète de nouvelles chansons comme Bordeaux ou le Sourire que j’ai envie de défendre, de les faire entendre car ce nouveau disque est merveilleux, il est baptisé Où sont passés nos rêves  ? »

Justement parlez-nous de la chanson Bordeaux qui figure sur votre nouvel album

« J’ai cherché longtemps une telle chanson, depuis l’âge de 35 ans à vrai dire. C’est en parlant au téléphone à Pascal Obispo que j’ai eu une sorte de déclic, je lui ai dit tu es également de Bordeaux et le texte est venu d’un coup… Au bord de la Garonne… et une phrase en a entraîné une autre. La musique a ensuite été tout aussi rapide à écrire pour Pascal. Je ne prétends pas avoir écrit le Toulouse de Nougaro mais je sais que la chanson est bonne. »

Avez-vous douté à un moment de votre carrière ?

« Évidemment car si on n’a pas le doute et la peur, il manque quelque chose, sans, je serai probablement un chanteur différent. Pour moi, chaque jour est un événement comme vivre est un événement quotidien. Ce métier que l’on fait est difficile mais je l’aurai fait de toute façon même si je n’avais pas été payé pour le faire. »

Êtes-vous nostalgique ?

« Oui, mes chansons le disent. J’ai été pris longtemps pour un clown mais derrière le rire, il y a le drame, avoir perdu la femme que j’aimais à 20 ans, l’accident de voiture, la souffrance. J’ai été vu comme un amuseur national mais les Petites femmes sont un accident. J’ai du mal à écrire des chansons drôles. À l’époque, mon rire essayait de masquer ma détresse, c’était un rire de défense. Je riais pour montrer aux gens que j’étais en vie. »

Serge Lama, où sont passés vos rêves ?

« Je me pose les mêmes questions que se posent les gens, sur les idéologies, le rêve d’un monde meilleur. Les choses me semblent de pire en pire, j’essaye de mettre les gens en face de leur propre conscience sur les trafics, les réfugiés qui fuient leur pays pour ne pas mourir, il faut arriver à trouver des solutions à tout cela. »

Que représente la scène pour vous ?

« Un cocon, une arène aussi. J’éprouve des sentiments très divers à ce propos entre la peur d’entrer en scène et la tristesse quand le concert prend fin. »

 

20.04.2016

20 Avril 2018:Journal de Saone et Loire

Serge Lama sera en concert au Spot de Macon le 28 Avril 2018

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Longtemps la puissance de sa voix a fait de l’ombre au talent d’auteur de Serge Lama. Mais quand on écrit un chef-d’œuvre tel que le « 15 juillet à cinq heures », comment ne pas être considéré comme l’une des plumes les plus subtiles de la chanson française ? Julien Clerc qui a participé au dernier album de l’artiste Où sont passés nos rêves ? , le décrit si justement comme un « écrivain de chansons ». Sur ce nouvel opus, Serge Lama s’est aussi entouré de Cabrel, Calogero, Obispo, Carla Bruni, Maé, Bénabar, Bruel qui donnent de part leurs univers musicaux, à ses mots, une résonance nouvelle

Bordeaux, Le souvenir, Quand on est pauvre, sans oublier le tendre Un p’tit cœur  sur un sujet délicat et rare, autant de bijoux ciselés qui font tanguer le cœur. L’artiste s’amuse aussi des Adieux des artistes sur une musique enjouée de Bénabar. Heureusement pour le public, l’heure n’est pas aux adieux pour lui. Serge Lama débute, tel est le titre de son spectacle ! « Depuis mon tout premier concert, je débute. Ça n’a jamais cessé depuis. Plus le temps passe plus j’ai le trac, car je suis conscient que ce n’est pas normal de chanter seul devant des milliers de personnes, et pourtant j’ai du mal, en fin de spectacle, à quitter le public », confie l’artiste qui fête ses 55 ans de carrière.

Entouré de huit musiciens et d’écrans vidéo, Serge Lama mêle sur scène, nouveaux titres et monuments : La Chanteuse à 20 ans, Les ballons rouges, Chez moi, D’aventure en aventure, L’Algérie, Je suis malade et d’autres surprises toutes aussi belles… Pourtant dans Je débute , le chanteur doute encore « Allez vous me mettre K.O ?/ Suis-je assez fort ?/ Suis-je assez beau ?/ Ai-je mérité vos bravos ? » Qui n’a jamais vu Serge Lama en concert prive son cœur d’une brassée d’émotions.

01.04.2016

Avril 2018:Supplément au Dauphiné Libéré

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1 Avril 2018: Causeur.fr

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Serge, Hervé, Nana et les autres : c’est dans les vieux chanteurs qu’on fait les meilleures tournées

Lama, Vilard, Adamo, Mouskouri et Lenorman remplissent les salles à plus de 70 ans

29.03.2016

29 Mars 2018:Supplément au journal de saône et loire

Serge Lama chantera le 28 Avril 2018 au spot de Macon. Voici une interview donnée au journal de Saône et Loire

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28.03.2016

28 Mars 2018:Gala

Deux doubles pages dans le magazine Gala sur Serge lama, son fils Frédéric et sa belle fille Léa.

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23.03.2016

23 Mars 2018:La voix du Nord

Serge Lama était en concert au Scénéo de Saint Omer le 22 Mars 2018.

Compte rendu dans la voix du Nord.

 

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Serge raconte sa vie en chansons, Lama rejoint l’Olympe à Sceneo

19.03.2016

19 Mars 2018:Soirée pour la recherche en Physiologie

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Le 19 Mars 2018, Serge Lama participait à la soirée de Gala de bienfaisance de la Fondation pour la recherche en physiologie. Soirée donnée à l'Hotel Georges V à Paris en présence de nombreuses personnalités comme Anne Roumanoff,Ségolène Royal, David Douillet,PPDA, Michel Drucker, Guy Bedos....

 

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Photo D.R.

Article dans Paris Match du 5 au 11 Avril 2018

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17.03.2016

17 Mars 2018:Nord Eclair

Le 16 Mars 2018 Serge Lama chantait à Troyes au théatre de champagne

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Maintenant le chanteur a 20 ans

04.03.2016

4 Mars 2018:Le point

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Serge Lama : « Balzac est le Depardieu de la littérature »

 

À LIVRES OUVERTS. Le chanteur, qui a fêté ses 75 ans, revient pour « Le Point » sur ses goûts littéraires et convoque Albert Camus, Alexandre Dumas et Mallarmé.

Propos recueillis par
 

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« La littérature, c'est tout pour moi. Elle m'a tout appris : à écrire, à être curieux, à aimer. »Cette confession faite lors d'un récent entretien ne pouvait que nous pousser à creuser un peu plus loin les goûts littéraires de Serge Lama. Rendez-vous a donc été pris chez le chanteur. À peine arrivé à son domicile, le voilà parti dans la célébration de la Correspondance d'Albert Camus et Maria Casarès, un « ouvrage majeur », qui trône sur un guéridon. Camus, Balzac, Flaubert, Baudelaire, Melville sont convoqués par l'artiste de 75 ans qui, à sa manière (la chanson gaie, mélancolique ou triste), a su aussi manier les mots. Avec un regret : ne jamais avoir écrit un livre. Entretien avec un homme de paroles.

Le Point : Quel livre lisez-vous en ce moment ?

Serge Lama : La Correspondance inédite (1944-1959) entre Albrert Camus et Maria Casarès. C'est absolument fabuleux. Casarès possède une très jolie plume, il n'y a pas de lyrisme excessif. Quand elle décrit ses vacances en Bretagne, on a l'impression d'être avec elle, on voit et entend les vagues. Cette femme a une force de vie extraordinaire. Quant à Camus, il écrit avec simplicité. On sent que lorsqu'il pense une œuvre, c'est un travail colossal. Je le rapprocherais de Saint-Exupéry. Ce sont deux êtres remplis de désespoir et une richesse intérieure. Quand on lit Terre des hommes, on voit bien cet enchantement désespéré. J'ai relu Le Petit Prince. Si l'ouvrage s'adresse aux adultes, ça va. Mais si ce sont les enfants qui lisent ça, c'est grave. C'est tout de même un livre qui se termine par un suicide.

Quels genres littéraires appréciez-vous particulièrement et lesquels détestez-vous ?

J'aime la littérature dans sa globalité, même les polars (les San Antonio, par exemple, car Frédéric Dard est un auteur magistral). J'ai lu les 150 premières pages d'Ulysse de James Joyce, je n'ai pas pu terminer. Je donne toujours 100 pages à un livre pour me convaincre. Ce livre est le symbole de ce que je n'aime pas : on fait de la littérature pour gens qui font de la littérature. Je n'aime pas le Nouveau Roman, à part le premier roman de Michel Butor. Alain Robbe-Grillet, que j'ai rencontré dans une émission de télé, m'avait même confié qu'il avait suivi cette piste du Nouveau Roman, car c'est ce qui marchait.

Quel votre écrivain fétiche ?

C'est infernal comme question. Je dirais Albert Camus et ce n'est parce que je lis actuellement sa correspondance. Il a marqué mon adolescence et il me faisait du bien – contrairement à Sartre, qui me semble démodé. Comme je le disais, Camus a une force noire à l'extérieur et une force brillante et généreuse à l'intérieur. Ensuite, vous avez Flaubert (on sent le travail dans son écriture, mais c'est merveilleux), Stendhal (qui lui a une liberté d'écriture fulgurante), Hugo, bien sûr, et Dumas qu'on oublie très souvent – pourtant Vingt ans après est un chef-d'œuvre.

 Quel livre vous a le plus chamboulé ?

Assurément Moby Dick. Selon moi, Herman Melville est le plus grand écrivain du monde – qui plus est quand on lit Pierre et les ambiguïtés. Moby Dick, c'est une Bible. Vous pouvez le lire à tout moment de votre vie. Il n'y a pas un ou deux niveaux de lecture, il y en a une dizaine. C'est magique. On présente ce livre comme un ouvrage pour enfants – à cause de la chasse à la baleine –, mais c'est plus profond que cela. Dans un autre registre, Les Liaisons dangereuses m'ont fasciné.

Le livre que vous relisez régulièrement ?

Je ne relis pas beaucoup de livres, je préfère découvrir de nouveaux ouvrages. J'ai terminé Les Portes de la perception, d'Aldous Huxley (auteur du Meilleur des mondes, NDLR), c'est mystique !

 

Houellebecq a un point commun avec Godard : il met des points sur des i que les gens ne voient pas

 

La confidence inavouable : quel classique vous est tombé des mains ?

Il y en a beaucoup. J'ai déjà mentionné Ulysse. Je pourrais dire aussi Les Travailleurs de la mer, de Victor Hugo qui penche du côté de Jules Verne. Belle du seigneur a failli être un de ceux-là, mais finalement j'ai été pris. J'étais au bord du gouffre, au bord de le lâcher, mais Albert Cohen m'a harponné.

Le classique que vous avez honte de ne pas avoir lu ?

Il y en a beaucoup. On a beau lire, on ne peut pas tout lire. Je dois avouer que je n'ai pas lu Sainte-Beuve.

Balzac ou Zola ?

Balzac. Émile Zola est tombé dans le piège de beaucoup d'auteurs : le système qu'il a mis en œuvre l'a broyé. Même si Nana, l'Argent ou Germinal sont des chefs-d'œuvre, beaucoup de ses livres sont démodés. Les gens qui ne lisent pas beaucoup garderont de Zola, c'est terrible à dire, son « J'accuse », un article de presse. Zola n'a pas la force de Balzac. Balzac, jusqu'à son nom : Honoré de Balzac, c'est un géant. Il y a un souffle incroyable. C'est le Depardieu de la littérature. Les Illusions perdues, c'est magistral. Il touche à tous les genres, il a épuisé sa vie avec de l'encre.

Quel est l'auteur contemporain que vous préférez ?

Je lis peu les auteurs contemporains, mais je dirais Houellebecq. Un peu comme tout le monde. Il parle des choses d'aujourd'hui.Quand son dernier bouquin (Soumission ,NDLR) a été détruit par les médias, je me suis demandé pourquoi. C'est un livre qui dit les choses. Certes, ce n'est pas un styliste, mais sa force n'est pas là. Il a un point commun avec Godard : il met des points sur des i que les gens ne voient pas. Si on devait résumer, Houellebecq est le Godard de la littérature.

Votre personnage de roman favori quand vous étiez enfant ?

Nemo dans Vingt mille lieues sous les mers. Je trouve du tragique dans ce personnage. Je pense que Jules Vernes a d'ailleurs a été un auteur muselé avec des éditeurs qui le contraignait à écrire des romans d'aventures alors qu'il avait une part sombre en lui.

De quel personnage êtes-vous tombé amoureux ?

Valmont (Les Liaisons dangereuses, NDLR) pour des raisons qui ne sont pas tellement obscures (rires). Et le capitaine Achab (Moby Dick, NDLR). Il y a dans l'entêtement et la vengeance destructrice d'Achab quelque chose qui m'attire. Il n'y a pas de femme dans mon « panthéon », car la littérature est assez masculine : on trouve peu d'héroïnes féminines extraordinaires. On ne tombe pas amoureux d'Emma Bovary...

 

Finalement, tous les livres nous enseignent que nous ne sommes pas éternels et nous apprennent comment vivre avec ça

 

Vous avez écrit des textes érotiques parus dans un recueil Sentiment, sexe et solitude. Quel roman est le plus excitant ?

Quand j'étais jeune, tout m'excitait (rires). Quand je dis dans Les Ballons rouges, « Je lisais le marquis de Sade/Et j'aimais déjà les divans », ce n'est pas une invention. Les grands du lycée me le faisaient lire.

Lisez-vous en tournée ?

En tournée je ne peux rien faire, à part chanter. Je lis donc entre deux tournées ou deux enregistrements.

Quelle est la dernière chose importante que vous ayez apprise dans un livre ?

Finalement, tous les livres nous enseignent que nous ne sommes pas éternels et nous apprennent comment vivre avec ça.

 

L'œuvre d'Hugo contient tous les grands poètes : un poème, c'est du Verlaine, un autre c'est du Baudelaire. Il était tous les poètes en même temps

 

En 2012, vous avez sorti un album La Balade du poète. Aimez-vous la poésie ?

On ne peut pas vivre sans poésie. Ça se butine. Je lis par exemple en ce moment un ouvrage de Verlaine. Je prends ce que je veux, quand je veux. Victor Hugo en poète, il est extraordinaire. Gide avait raison quand il répondait à la question « Quel est le plus grand poète français ? » : « Victor Hugo, hélas. » L'œuvre d'Hugo contient tous les grands poètes : un poème, c'est du Verlaine, un autre c'est du Baudelaire. Il était tous les poètes en même temps.

Baudelaire ou Rimbaud ?

C'est Baudelaire, car c'est mon univers. Il m'a nourri. Rimbaud écrit : « Ô que ma quille éclate ! Ô que j'aille à la mer ! » Il a fait éclater la quille et est allé à la mer. C'est un révolutionnaire. J'aime le Rimbaud en vers. Je n'apprécie pas la poésie en liberté (rires).

Quel poème pourrait faire une belle chanson ?

Le Bateau ivre pourrait être une belle œuvre, très lyrique.

Quelle chanson peut être considérée comme une œuvre littéraire ?

Les chansons sont-elles des ouvres littéraires ? Ce serait assez prétentieux de dire que la plus belle chanson de tous les temps est au même niveau que, par exemple, ces vers de Mallarmé : « La chair est triste, hélas ! et j'ai lu tous les livres/Fuir ! là-bas fuir ! Je sens que des oiseaux sont ivres/D'être parmi l'écume inconnue et les cieux ! » À choisir, je dirais « Le Temps » de Léo Ferré, « Sa Jeunesse » de Charles Aznavour et « La Chanson des vieux amants » de Jacques Brel.

Que comptez-vous lire prochainement ?

J'ai un paquet de livres qui m'ont été offerts à mon anniversaire (il montre une pile de livres). J'en ai pour un moment. Je déguste Le Livre de l'intranquillité de Fernando Pessoa. Je lis dix pages et j'arrête, car je ne veux pas me le gâcher. Dans cette pile, j'ai le Livre amoureux du soir, de Brigitte Kernel. Déjà, le titre donne très envie. J'ai aussi un ouvrage de Francis Jammes. Mais une chose est sûre : je vais souffrir quand j'aurai terminé la Correspondance entre Camus et Casarès. Je vais ressentir un grand vide.