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01.10.2016

13 Octobre 2017: La nouvelle gazette

"La nouvelle gazette " un journal Belge nous propose une interview de Serge Lama.

 

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7 Octobre 2017: Mag, supplement journal Sud Ouest

Le supplément week end du journal Sud Ouest consacrait sa couverture et plusieurs pages à Serge Lama avant sa venue en concerts dans son pays natal les 20 et 21 Octobre au Pin Galant à Merignac.

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23 Septembre 2017:La dernière heure

Interview dans le journal Belge "La dernière heure"

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18.01.2015

18 janvier 2017: Le huffington Post

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LES BLOGS

Le moment que j'ai partagé avec Serge Lama

Nous avons passé un bon moment à évoquer avec une commune passion Baudelaire, Apollinaire, Mallarmé, Aragon, Hugo, Proust, Sartre, Camus ... oubliant pour quelques instants notre chagrin.

D'abord on me fît dire que Serge Lama était souffrant... Aussitôt son plus beau chant (Je suis malade) se mit à pleurer en moi, d'autant que j'étais pareillement dans la douleur d'un deuil. Mais puisque le poète consentit à ouvrir sa porte à une poétesse, nos premières phrases échangées furent pour nos disparus adorés: son épouse (partie en octobre), mon père (est parti en septembre)...

Un peu nostalgique, le nouvel album de Serge Lama lui ressemble et le rassemble en autant de thèmes existentiels qu'il sait traiter avec une sensibilité touchante et vraie, autant dans l'écriture que par l'interprétation: l'amour bien sûr (Je serai là adressée sans doute à la compagne d'une vie et d'autant en plus déchirante qu'il ne savait pas alors qu'elle partirait avant lui, mais aussi Un p'tit cœur qui demande pardon tout en tendresse et délicatesse aux amoureuses d'un soir), la mémoire (Le souvenir à quoi répond en tragique diapason Le clocher d'Elseneur), la politique (Où sont Passés nos rêves sur les révoltes de jeunesse qui résonne avec la litanie des monstres de l'Histoire, "de Neron à Pinochet", dans Lettre à mon fils), et puis la blessure tenace de la pauvreté (Quand on est pauvres) qui nous rappelle par delà les ans Les Ballons rouges de ses débuts de chanteur populaire. Plus loin, après une ode à sa ville natale Bordeaux et une autre à la mythique Casablanca, le dernier titre de l'album Les Adieux des artistes surprend par son humour et son humilité.

Humilité qui surprend aussi quand le grand Serge Lama évoque avec gratitude tous ces "musiciens prestigieux" qui ont accepté de composer sur ses paroles: Adamo et Bruni, Cabrel et Bruel, Le Forestier et Lenorman, Calogero et Obispo, Esposito et Clerc, Benabar et Maé, à côté du fidèle compagnon de route Yves Gilbert. "Je n'osais pas les appeler et leur demander..." avoue-t-il sincèrement, en face à de quoi on ne peut que lui rappeler sa grandeur et la fierté qu'il devait inspirer à tous ces artistes de collaborer avec lui.

Dans cet appartement d'un beau quartier de Paris, tout près de la petite chambre d'hôtel où le petit Serge a grandi dans une famille modeste mais grâce à son père tournée vers la vie d'artiste, les murs regorgent de livres et de tableaux. Et nous passons un bon moment à évoquer avec une commune passion Baudelaire, Apollinaire, Mallarmé, Aragon, Hugo, Proust, Sartre, Camus ... oubliant pour quelques instants notre chagrin.

A la fin du conte, la petite fille qui avait reçu autrefois un disque de Serge Lama de la main de son papa, s'en va avec son recueil de chansons* dédicacé et le secret désir de continuer la conversation avec cet émouvant chanteur français que jamais elle ne pouvait imaginer rencontrer un jour...

Roxane Bellini Ecrivain et journaliste culturelle

10.01.2015

10 janvier 2017 : Nous Deux

Interview de Serge Lama dans le magazine Nous Deux en Janvier 2017

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21.12.2014

21 Décembre 2016: L'express

Dans l'express du 21 Décembre 2016

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08.12.2014

8 décembre 2016: Platine

Serge Lama était interviewé pour le magazine platine N°212 de Décembre 2016,Janvier-Février 2017

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04.12.2014

4 Décembre 2016:Journal du dimanche

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Très beau portait de Serge Lama dans le journal du dimanche du 4 Décembre 2016.

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29.11.2014

29 novembre 2016 : La libre.be

Article paru dans la presse belge 

INTERVIEW > CHARLES VAN DIEVORT

Serge Lama : "Sur le plan personnel, je suis dévasté"

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Où sont passés nos rêves est le 24e album de Serge Lama. Et c’est une grande réussite.

Fin octobre, Serge Lama a perdu son épouse victime d’un AVC. Une perte qu’il vit très difficilement. Mais cela ne l’empêche pas d’être de retour avec un nouveau disque intitulé "Où sont passés nos rêves" . Un album studio salué par la critique et par le public. À 73 ans et pour la première fois, Serge Lama n’a pas travaillé avec ses compositeurs habituels, il a convié ce que la chanson française fait de mieux : de Francis Cabrel à Bénabar en passant par Adamo, Calogero et Julien Clerc.

Votre nouvel album est salué par tout le monde. Certains vont jusqu’à dire que c’est le meilleur. Ça vous fait plaisir ?

"On dirait qu’une fée est passée et a dit : ‘Cet album sera parfait’. Je ne sais pas le succès qu’il connaîtra, mais quoi qu’il arrive, il est extraordinaire. Il est unique par les compositeurs prestigieux qui y sont représentés, parce qu’il est réalisé d’une manière magnifique et parce que le résultat est formidable. Mais je pense avoir fait d’autres albums très forts également. Je pense à Rouge sur lequel figure Je suis malade, et à Napoléon. Je classe ce nouveau disque avec ces deux-là, ni devant ni derrière. À égalité."

Pour la première fois, vous n’avez pas travaillé avec vos compositeurs habituels mais avec le gratin de la chanson française. Comment ça s’est fait ?

"Il y a dix ans que je pense à ce disque, mais depuis ce qui s’est passé avec Michel Berger (ils devaient faire un album ensemble mais la mort de Michel Berger en a décidé autrement, NdlR) et mon manque de chance, je me disais que personne serait intéressé. Le simple fait qu’ils aient accepté d’y participer est un miracle. Ils ont écrit des musiques sur mes textes et tout ce qu’ils m’ont envoyé était fantastique du premier coup. C’est magique, ça n’arrive jamais ! La force de cet album est qu’il est porté par une diversité d’inspiration musicale faramineuse et inattendue. Les plus grands compositeurs des quarante dernières années sont là. Il y a Julien Clerc que j’admire au-delà de tout. On cite souvent Goldman, Berger et Balavoine, mais le plus original, c’est lui. J’ai aussi une admiration folle pour Cabrel et son style. Et pour Maxime Le Forestier."

Allez-vous poursuivre dans cette direction ?

"Avec tous les sujets et les chansons que j’ai dans mes cartons, j’ai de quoi faire deux ou trois disques. Mais malheureusement, je pense que ça ne se fera pas parce qu’on arrive à la mort du disque. Je le dis avec beaucoup de tristesse mais le genre qui s’appelle la chanson est en train de disparaître."

Ça signifie que vous raccrochez ?

"Je vais encore faire un disque. Et si Dieu me prête vie, mon rêve serait de rechanter avec ma voix d'aujourd’hui, les 50 chansons les plus importantes de ma carrière pour en faire un coffret. Il y a des chansons de mon répertoire qui seraient rajeunies si je les chantais aujourd’hui. Est-ce que ma maison de disques me suivra, ce n’est pas certain… Aujourd’hui, les radios ne passeraient plus Je suis malade . Une chanson lente qui dit "Je suis malade" à quinze reprises en 4 minutes, elle ne passe pas. Même pas en rêve !"

Vous verra-t-on sur scène pour défendre cet album ?

"Avec tous les événements que j’ai vécus, je suis très prudent sur les choses de l’avenir. Mais normalement, je pars en tournée en septembre. Et j’ai plutôt de bonnes sensations, à moins que d’autres événements catastrophiques se produisent en France ou en Belgique."

"Le métier me sert de cache-misère"

Serge Lama n’en fait pas un mystère, le décès à 71 ans de son épouse Michèle Chauvier le laisse dévasté. Et ce n’est pas le succès de son nouvel album qui atténuera sa peine. "La disparition de Michèle, je ne l’ai pas encore enregistrée, confie-t-il. Je l’ai subie. J’ai été à son incinération. J’ai pleuré. J’ai fait tout cela instinctivement, comme un animal. Mais l’homme lui-même, je sais qu’il sera blessé longtemps. Le métier me sert de cache-misère dans une certaine mesure, mais la misère ne s’enlève pas en faisant un beau disque. Ce n’est pas avec ça qu’on arrive à compenser une telle catastrophe humaine. Je suis un être humain comme les autres et je le vis avec beaucoup de difficultés. Mais je ne peux pas me poser en martyr parce qu’il y a tellement de gens qui vivent la même situation que la mienne. Regardez ce qui est arrivé au Bataclan… en un seul soir !"

25.11.2014

25 Novembre 2016: France dimanche

Petit article qui fait écho à la chanson du dernier album "Quand on est pauvre"

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21.11.2014

21 Novembre 2016:Sud Ouest

Dans le journal Sud Ouest un article sur Serge Lama et sa chanson "Bordeaux"

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"Au bord de la Garonne belle, j'ai fait mes premiers pas d'oiseau , plus tard il m'est poussé des ailes , mais mon enfance c'est Bordeaux". Au dessus du piano et des cordes, la voix grave, ainsi commence "Bordeaux"deuxième titre du nouvel album de Serge Lama. La première de l'artiste sur la ville qui l'a vue naître et où il a passé les sept premières années de sa vie. Quatre minutes où il s'adresse à elle avec nostalgie et tendresse.

" Trente cinq ans que je cherche au fil d’essais aux références trop littéraires" explique Lama dans son appartement du boulevard de la Tour Maubourg dans le 7 ème arrondissement de Paris. " Bordeaux déjà ça ne sonne pas comme Toulouse par exemple. Je n'ai pas la prétention d'avoir fait un chef d’œuvre comme la chanson de Nougaro, mais je suis fier d'avoir trouvé.

L'inspiration arrive alors qu'il prépare un album particulier. Lama sollicite des poids lourds de la chanson pour habiller ses textes. Cabrel, Clerc, Le Forestier, Benabar ou encore Carla Bruni sont au générique. Et Pascal Obispo, "Il travaillait sur un de mes textes et me dit au téléphone "Mais t'es pas de Bordeaux aussi toi ?" raconte Lama. Je raccroche et j'écris de suite les premiers vers de la chanson. J'avais le chemin. Un aboutissement aussi pour Obispo"Il est mon ami mon maître , il m'a permis enfin d'écrire une chanson sur Bordeaux"

LE GRAND THEATRE EN 2014

Le 11 Février 1943,Serge Chauvier nait rue frère mais ses parents rejoignent vite la rue Gustave Danflou où "papa m'emmenait à bicyclette à l'école du cours Saint Louis"chante t'il."C'est la période de ma vie où j'étais relativement heureux car je ne connaissais pas la lucidité ajoute l'auteur. Et d'évoquer sa découverte à Lacanau de l'océan,à l'age de 5 ans. Cette sensation de puissance et de beauté mêlées..un éblouissement.

Aujourd'hui Serge lama revient à Bordeaux au gré de ses concerts. La dernière halte dans le cadre de la tournée anniversaire de ses 70 ans a eu un goût très particulier. "On m'a offert le droit de chanter au Grand Théâtre, là où mon père chanteur lyrique et premier prix ne l'a jamais pu"s'étonna t'il encore. "Sur la porte de ma loge était écrit le nom de mon père, Georges Chauvier. Inoubliable ". En ce mois de janvier 2014 il avait pu se balader plus longtemps dansnla ville et affirme sur les derniers vers de "Bordeaux" . Au bout du dernier train, je finirai mon existence à Bordeaux , le cœur près des miens" Alors ? Je n'ai pas encore pris ma décision mais c'est possible.

 

 

17.11.2014

17 Novembre 2016:Ciné revue

  Double page dans la revue Belge ciné revue.

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15.11.2014

15 Novembre 2016:Le télégramme

Publié dans le Télégramme, presse bretonne.

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N'allons pas au delà de superlatifs que certains prendraient pour de la bienveillance au regard des états de services de cet auteur-interprète éminent de la chanson de qualité. Et pourtant ! Cet album à coeur ouvert de Serge Lama pique plein centre en sa cible émotive. Vraiment ! D'où l'évidence de voir les « collègues » compositeurs du métier, complices et amis pour la plupart, concernés par sa force d'écriture intemporelle. Pour preuve : Francis Cabrel (en duo sur « l'Arbre de Noël »), Julien Clerc, Pascal Obispo, Adamo, Maxime Le Forestier, Patrick Bruel, Gérard Lenorman, Calogero, Christophe Maé, Carla Bruni (en duo sur « Casablanca ») et consorts, ont tous été été bluffés. Comme nous le sommes par ces textes qui nous prennent aux tripes comme un miroir du rétro en restituant notre propre vécu, heureux parfois, souvent fataliste, mais rarement désabusé.

Et s'il fallait placer en exergue « celle-ci plutôt qu'une autre », avançons « Lettre à mon fils » et sa litanie « non exhaustive » de noms des pires dirigeants meneurs de foule et massacreurs au nom de leur mégalomanie. Maxime Le Forestier ne pouvait impliquer ses notes ailleurs que sur ces lignes plus que jamais actuelles.



11.11.2014

11 Novembre 2016: Le Parisien

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Serge Lama : « Je n'ai jamais eu confiance en moi »

A 73 ans, l'auteur-interprète sort un grand disque qui réunit des compositeurs prestigieux comme Calogero, Pascal Obispo, Julien Clerc, Patrick Bruel ou Francis Cabrel.

Il a maigri et rajeuni ! » La pochette du nouvel album de Serge Lama provoque souvent cette réaction. C'est vrai qu'il fait penser à Al Pacino dans « Heat » avec son élégant bouc et ses cheveux libérés. Comme quoi, à 73 ans, on peut encore changer d'image. Et après un demi-siècle de carrière, on peut vivre un nouvel âge d'or avec de nouvelles chansons. « Où sont passés nos rêves » en compte dix-sept, qui nous entraînent dans un voyage en première classe, porté par des mélodies sur mesure et des textes de haut vol, où Lama se livre comme rarement.

D'où vient ce nouveau look ?

Serge Lama. Pris par l'enregistrement de ce disque, je ne me rasais pas. Et des gens ont commencé à me dire que cela m'allait bien. Je suis allé voir une barbière à Paris. Elle m'a proposé ce look qui semble plaire à tout le monde.

 

Comment avez-vous réussi à réunir Cabrel, Bruni, Clerc, Calogero, Obispo, Bruel, Le Forestier, Maé, Bénabar... ?

 

A l'exception de Calogero, qui m'a appelé, c'est moi qui leur ai proposé. Je ne pensais pas qu'ils me diraient oui. J'avais commencé un album avec Davide Esposito et un jour Cabrel m'appelle pour me dire qu'il a trouvé une musique sur « les Muses », que je lui avais envoyée il y a longtemps. Ça m'a donné envie d'appeler Julien Clerc, puis j'ai croisé Carla Bruni. A un concert, j'ai pris mon courage à deux mains : « Madame, je prépare un disque... »

 

Serge Lama n'ose pas aller voir Carla Bruni...

Mais c'est la vérité (il sourit). Je suis très timide, je n'ai jamais eu confiance en moi. Sans Obispo, je n'aurais pas réussi à écrire sur ma ville d'origine, Bordeaux. J'essayais depuis trente ans. Le « Toulouse » de Nougaro me complexait.

Tous mettent vos textesen valeur...

Cela me touche beaucoup parce que les gens ne savent pas trop que j'écris. J'écris tous les jours, depuis que j'ai 11 ans et demi, mais les gens ont toujours voulu voir en moi le chanteur. Je me considère d'abord comme un auteur avant d'être un chanteur. C'est pour cela que je publie ce livre, L'intégrale de mes chansons (NDLR : aux Editions Flammarion). Et je remercie Bob Dylan. A travers son prix Nobel, on a tous reçu, les auteurs, notre petite part de reconnaissance. La chanson est enfin un genre reconnu.

 

Dans « l'Idole », vous remerciez aussi Johnny Hallyday...

Des gens autour de moi étaient contre, mais j'y tenais. Si quelqu'un devait écrire sur ce mec qui fait rêver les Français, cet aventurier, c'était moi. Il est beaucoup plus intelligent que les gens ne pensent, car il a l'instinct de l'intelligence. C'est le dernier chanteur qui me fait sortir les poils. Il fallait lui dire tant qu'on est vivant.

 

Vous auriez aimé être Johnny ?

Non, être une star, ce n'était pas pour moi. J'aurais pu à un moment, mais cela demandait des sacrifices que je n'étais pas prêt à payer, mettre toujours les bons habits, les bonnes lunettes... Je suis un chanteur populaire, cela me convient.

 

Quand vous chantez « Quand on est pauvre, c'est pour toujours », c'est autobiographique ?

Oui, j'ai grandi dans une famille très modeste, voire pauvre. Un sou était un sou. Nous avons vécu dans le quartier parisien où je vis aujourd'hui (NDLR : près des Invalides), mais à quatre dans la moitié de mon salon. Aujourd'hui, je suis aisé, mais je me sens toujours rapporté dans les milieux riches. J'ai connu bien des honneurs, mais à chaque fois, je sentais une distance chez les gens, dans leur politesse. Ils vous invitent un peu comme un clown.

 

Pour reprendre le titre de l'album et d'une chanson, où sont passés vos rêves ?

C'est la seule chanson que j'ai écrite sans ratures. Parce qu'elle vient du plus profond de moi. Le XXe siècle a été épouvantable. On a vu s'écrouler tous nos rêves, le communisme, le capitalisme, la démocratie... Je n'ai jamais voté, car j'ai toujours eu l'impression d'être manipulé. Ce n'est pas citoyen, je sais, mais il n'y a personne qui me fasse rêver.

 

« Ma femme était une sainte »
 

Il n'a pas voulu annuler son interview, malgré la disparition brutale de sa femme une semaine plus tôt. Michèle Lama est décédée à 71 ans d'un AVC dans leur résidence secondaire du Loir-et-Cher. « Dans les périodes où tout va bien, il m'arrive toujours une catastrophe, soupire-t-il. Ma fiancée meurt en 1965 dans un accident de voiture, mes parents, dans un accident en plein triomphe de ma comédie musicale « Napoléon » et maintenant Michèle... Comme si on me prenait toujours d'une main ce que l'on me donne de l'autre. »

 

Ils se sont rencontrés en 1969 à Chamonix. « Nous avons vite fait logement à part car Michèle était très indépendante, explique-t-il. Et moi, j'avais une vie de patachon. C'est moi qui ai fait le forcing pour que l'on se marie, pour notre fils Frédéric. Le mariage a eu lieu en 1991. Regardez les photos, c'était une princesse et moi un paysan mal dégrossi... Une sainte qui a tout accepté des fautes commises dans mes années de feu. Depuis quinze ans, notre amour s'était transformé en tendresse. Mais elle gérait toujours ma vie, mes affaires. Il était hors de question de divorcer, tant nous tenions à notre lien. Elle était sans ego et sans égale. »

 

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Sur son album

Sur Bordeaux

Sur sa femme Michele

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