20.06.2008
Lama : coup de chapeau au général
Chantal VAN TRI publiait un article dans le magazine Télé Star n°193 du 14 juin 1980.
C'est un Serge Lama en grande forme qui nous accueille pendant l'enregistrement du «Numéro Un » que vous verrez ce soir (20.30 - TF1).
Il arrive tout droit de sa maison de campagne, où il s'est accordé une semaine de vacances pour se reposer à la fois des nombreux galas qu'il a donnés cet hiver et de l'enregistrement de son nouveau trente-trois tours qui sortira à la rentrée.
«A partir d'aujourd'hui, je commence un régime non seulement pour être en forme pour l'émission des Carpentier, mais aussi pour ma tournée d'été qui débutera le 15 juin », dit-il.
Un bon moyen pour tester le succès de ses nouveaux titres et surtout « De France ». Une chanson hommage au général de Gaulle, qui soulève déjà de nombreuses polémiques.
Pourquoi de Gaulle?, «Parce que c'est un grand que personne n'a réussi à remplacer. En affirmant cela, je dis tout haut ce que soixante quinze pour cent des Français pensent tout bas.»
L'idée du texte lui est venue il y a deux ans à la suite d'un débat politique qu'il avait suivi à la télévision. « Tout le monde s'envoyait de Gaulle à la face : ça m'a mis en rogne. J'ai voulu lui rendre un coup de chapeau parce que son ombre continue à nous gouverner ». Cela dit, Serge se défend d'avoir fait une chanson politique. « Je ne vote pas, je n'appartiens à aucun parti. Je ne suis même pas au courant de la carrière du général de Gaulle... Simplement, il a une auréole comme Tito, comme le pape aussi... »
A propos du pape, on découvre avec surprise sur l'autre titre du 45 tours, un Ave Maria qui débute dans la plus pure tradition religieuse mais à la fin duquel Serge avoue « J'ai perdu la foi... »
Élevé dans la religion catholique, il avoue qu'il a effectivement perdu la foi à treize ans. « A cause des curetons» précise-t-il. Ce qui ne l'empêche pas d'ajouter: «Je suis un mystique d'aucune religion. En fait, je suis dans le doute, c'est un sentiment très religieux ça!». En revanche, Serge croit à l'existence d'une force supérieure : « Par exemple, dit-il, j'ai parfois le sentiment que quelqu'un prend la plume à ma place quand j'écris... »
Un « quelqu'un » dont l'inspiration ne tarit pas, puisque Serge noircit sans relâche les pages de cahiers d'écolier qu'il affectionne. Fidèle à son habitude, il fait un habile mélange des textes anciens et nouveaux. « La recette ne varie guère, dans chaque album, je mets deux ou trois chansons toutes fraîches à côté de celles qui dorment depuis trois ou quatre ans chez moi. » Et ça marche, puisqu'à chacune de ses tournées, le chanteur fait salle comble.
Lama sera de retour à Paris le 15 août, quelques jours avant la sortie de son album dont il aura tout juste le temps de faire la promotion avant l'arrivée d'un autre disque, uniquement instrumental celui-là, réalisé par Lorin Maazel, le célèbre chef d'orchestre américain.
« C'est un grand événement pour moi, mais je n'y suis pour rien. Lorin Maazel est venu par hasard m'entendre au Palais des Congrès l'année dernière. Il a aimé. Et avec le grand orchestre de Cleveland qu'il dirige, il a enregistré la musique de douze de mes chansons. »
Le disque sortira dans le monde entier, et ce n'est pas tout. Noureev, entre autres danseurs, est intéressé par le projet. Il créera un ballet, sur les musiques de Lama, et ce ballet sera enregistré sur film vidéo.
Est-ce la porte ouverte sur l'Amérique ?
« Pas encore, poursuit Serge, pour l'instant je ne suis connu qu'à Cleveland où, l'année dernière, un metteur en scène a monté un spectacle de mes chansons interprétées en américain par des artistes locaux, sous le titre d'«Images ». Mais il ne faut pas se leurrer, chaque ville américaine est un fief, qu'il faut gagner une à une. »
Et Serge n'envisage de faire une carrière internationale qu'à la condition que cela ne nuise pas à sa carrière française.
« Je ne veux pas m'éloigner de la France plus de trois mois par an. Je suis Français, j'ai atteint l'objectif que je m'étais fixé dans mon pays. J'y vis heureux. Je n'ai pas l'intention d'aller m'installer ailleurs. »
Cela ne l'empêche pas de suivre des cours d'anglais avec assiduité. « Ça m'est indispensable parce que je rencontre de plus en plus d'étrangers et que tout le monde parle anglais. »
II est vrai aussi que depuis son passage à l'Albert Hall de Londres, les Britanniques lui demandent un disque... Tout comme nos voisins allemands d'ailleurs. « Mais j'ai étudié l'allemand en classe et je suis sûr que mon accent est meilleur qu'en anglais !»
De toute façon, jusqu'au milieu de l'année 1981, son agenda est complet. A la fin de l'automne il commencera à répéter entre deux tournées le spectacle qu'il donnera au Palais des Congrès dès janvier 1981. Pour trois mois, comme l'année dernière.
L'arrivée du couple Carpentier met fin à la conversation. « Le « Numéro 1 » se déroule dans un décor de casino, ajoute Serge, où je cherche la femme idéale.»
De la pure fiction, peut-être puisque, depuis quelques mois, on murmure qu'il a trouvé la femme idéale sous les traits d'une célèbre comédienne italienne...« En fait, je suis un homme tout seul qui ne peut pas le rester tout le temps. J'ai trouvé une femme merveilleuse, mais je ne suis pas prêt de m'enchaîner à un si « haut niveau»... En tout cas, je suis très heureux. »
06:45 Publié dans 1980, La presse des années 1980 | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : serge lama
14.06.2008
14 juin 1980 : numéro 1 Serge Lama
Le 14 juin 1980, Maritie et Gilbert Carpentier proposait sur TF1 un NUMERO 1 SERGE LAMA.
Le magazine Télé Star présentait l'émission dans son numéro 193 :
14:00 Publié dans 1980, La presse des années 1980, Serge Lama à la télévision, Un jour dans la vie de Serge Lama | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : serge lama
10.06.2008
Serge Lama en couverture de Télé Star
06:45 Publié dans 1980, La presse des années 1980 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : serge lama
11.01.2008
SUPER TELE
ARTICLE SIGNE NORBERT LEMAIRE ET PUBLIE DANS SUPER TELE DU 11 AU 18 JANVIER 1980.
Question à cent francs : Qui va-t-on rencontrer quand on voit arriver Alice Dona ? Réponse facile : Serge Lama.
Depuis bientôt dix ans, ils sont complices et amis. Samedi prochain, dans le « Numéro 1 » que Maritie et Gilbert Carpentier consacrent à la créatrice de « La Nana 77 », Serge Lama sera une fois de plus, et bien évidemment, l'invité d'honneur de l'émission. Une fusion Explosive
Rien de plus normal en fait que cette « liaison » puisque l'on peut affirmer à coup sûr que sans Serge, Alice ne serait pas vedette et, réciproquement, que sans Dona, Lama ne serait pas star. Car l'interprète des « P'tites femmes de Pigalle » a connu la consécration avant la compositrice de « La chanteuse a vingt ans », son explosion, autant discographique que scénique, date de sa rencontre avec Alice.
Se produisant dans les cabarets et vendant, bon an, mal an, quelques milliers d'albums, Serge Lama a dû attendre 1971, date à laquelle Alice Dona lui a concocté plusieurs musiques du disque « Je suis malade », pour connaître la consécration à l'Olympia et transformer ses 33 tours de vinyl en or massif.
C'était un prêté pour un rendu puisque cinq ans plus tard Serge Lama a remis Alice Dona sur les planches. Presque de force. Un retour en vérité, car en 1963, elle était avec « Les garçons » et « Mon train de banlieue » l'égale de Sheila, Sylvie Vartan, Françoise Hardy et autres idoles en herbe issues de la génération spontanée des « yéyés ». Et, durant une bonne douzaine d'années discrètes, mais non moins prestigieuses, Alice Dona a élevé son fils Emmanuel et Raphaële sa fille, sans tambour ni trompette, mais avec toutefois un piano, composant pour les autres, dont Serge principalement, des musiques qu'elle ne pouvait chanter car l'étiquette « minette » lui collait encore à la peau.
Alice Dona Femme et musique
Avec Serge Lama, Alice Dona a confectionné plus de cinquante tubes, et il fut son détonateur. Tous deux avaient dans leurs tiroirs des chansons dont aucun artiste français ne voulait. Trop réaliste, disait Mireille Mathieu, trop intellectuelle, répondait Sheila. Serge poussa donc Alice à les chanter elle-même.
Pendant trois ans, il l'emmena en tournée avec lui et, vu qu'il « bourre » toutes les salles, Alice Dona est aujourd'hui l'une des chanteuses les plus connues de France. Des succès comme « l'Antistar » l'ont hissée au sommet de l'affiche et désormais, après son passage, en début de saison à l'Olympia, Alice Dona peut revendiquer le titre de vedette à part entière.
Pour son «Numéro 1 » Alice Dona chantera bien évidemment des textes de Serge Lama mais aussi des titres comme « De la tendresse », « Mon mec à moi », « L'homme aux bras fermés », ou « Je suis femme et musique » que lui ont écrit Jean-Loup Dabadie, Claude Lemesle et Pierre Delanoé.
Des chansons qui racontent des histoires de femmes. Pas M.L.F. pour autant. Des femmes-femmes - des femmes-objets, des femmes-fans, des femmes-salopes (sic).
En fait des femmes comme les aiment les hommes à femmes. Comme les adore Serge Lama. On n'en sort pas !
06:40 Publié dans 1980, La presse des années 1980 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Serge Lama
18.12.2007
Serge Lama dans VSD en 1980
Vers la fin de l'année 1980 (date précise inconnue), VSD consacrait sous la plume de Jean-Pierre ENARD une double page à Serge Lama.
Il donne 300 représentations par an et, l’été, 700 000 spectateurs viennent le voir
Serge LAMA
On l’appelle le forçat du gala
Par Jean-Pierre Enard
Trois cents soirs par an, Lama chante. Forçat du gala, il sillonne la France du nord au sud, s’arrêtent un jour ou deux dans chaque ville. Sauf à Paris, où il a rempli l’année dernière durant trois mois le Palais des congrès. Exploit qu’il compte bien renouveler à compter du 15 janvier prochain. De lui-même, il déclare :
- Je suis le Hinault du tour de chant. Moi, ce n’est pas le genou, mais la voix. Je me demande comment je tiens.
Aucun autre chanteur français n’a aujourd’hui ce contact permanent avec son public. On parle pourtant peu des tournées de Lama. Elles ne provoquent pas d’émeutes comme celles de Johnny ni de rassemblement de minettes en folie comme pour Sardou. Mais à la fin de la tournée, Serge Lama a été vu par 700 000 personnes dans les théâtres et les arènes ou sous son chapiteau. Alors, comment ça se passe, une tournée Lama ?
D’abord, avec le moins de surprise possible. Lama n’est pas de ces artistes dont on peut attendre le meilleur ou le pire. Comme certaines marques de vins, son show est garanti de qualité constante. Tous les soirs, à la même heure, il pousse les mêmes notes et accomplit les mêmes gestes devant, serait-on tenté de le dire, le même public. Un public composé à 70% de femmes. Pas des groupies, ni des mesdemoiselles Age tendre. Des femmes entre vingt-cinq et soixante quinze ans pour qui Serge Lama c’est un peu le cousin célibataire dont on imagine les frasques et envers lequel on se sent toutes les indulgences.
- Au début, j’avais aussi un public d’hommes, explique Lama. Maintenant, les femmes les empêchent de venir. Elles les laissent à la maison pour garder les gosses et elles viennent entre elles. Ou avec leurs mères.
Femmes dans la salle, femmes dans les coulisses. Quelques fans, qui le suivent de ville en ville. Quelques malignes qui réussissent à forcer un service d’ordre plutôt débonnaire. Mais ici non plus, il n’y a aucun débordement d’aucune sorte. Elles sont là, cela leur suffit. Et si le chanteur explique « que ce ne sont pas les occasions qui lui manquent », il ajoute aussi qu’il s’en méfie « car ces choses-là sont mauvaises pour les cordes vocales ».
- De toute façon, dit-il, je me garde des femmes. Il y en a peut-être une qui parviendra à me mettre le grappin dessus mais ce sera difficile.
Méfiance qui remonte loin, à son enfance et à sa mère.
- Mon père était chanteur d’opérette, à Bordeaux. C’est là que je suis né. En province, il n’était pas question pour lui de faire carrière. Nous sommes montés à Paris. Nous avons vécu pauvrement dans une chambre d’hôtel, en banlieue, à trois. A trois et demie, même, car souvent ma grand-mère habitait avec nous. Ma mère n’arrêtait pas de dire à mon père qu’il devait renoncer à son métier. Il a cédé juste au moment où ça commençait à marcher un peu mieux pour lui. J’avais douze ans. Ce jour là, j’ai décidé que moi, je serais chanteur. Envers et contre tout.
Lama le reconnaît volontiers, rien n’a été facile pour lui. D’abord, il a dû lutter contre sa mère qui l’a obligé à entrer dans une école de publicité.
- A dix-sept ans, j’en ai eu marre. J’ai quitté la famille. J’ai fait des tas de métiers inutiles puis j’ai été appelé en Algérie, pour faire la guerre. A mon retour, j’ai été engagé à l’Ecluse, un cabaret rive gauche. J’ai vite gagné ma vie en chantant. Mais je ne réussissais pas à devenir une vedette.
Ouis, il y a eu le fameux accident de voiture. Lama en garde des cicatrices et l’obligation de porter une bottine à tige, pour soutenir le mollet. Mais il a bien failli demeurer paralysé à vie.
- Je suis resté couché durant deux ans. J’en suis sorti par la seule volonté. Et grâce à l’aide de Marcel. Marcel, c’est son ami, c’est son maître. Un écrivain de romans populaires qui a aujourd’hui soixante-dix ans. Il a recueilli Lama chez lui.
- Je le connaissais depuis tout petit. C’était un ami de la famille. Il m’a aidé, c’est vrai, mais surtout il m’a communiqué sa philosophie. Il m’a donné le sens du temps. J’ai appris qu’on ne pouvait pas tout réaliser en un instant. J’ai trente-sept ans. Je ne suis vedette que depuis huit ans. Mais je sais que les années à venir travaillent pour moi et que je deviendrai bien plus important encore.
Une journée de Lama en tournée, c’est réglé comme du papier à musique. Il se lève vers une heure, prend son petit déjeuner en regardant les informations à la télévision, puis pendant une heure ou deux, il fait de l’anglais.
- Ils me demandent, là-bas. Je vais commencer par faire un disque. Mais je suis l’homme d’une seule chose à la fois. Je me fixe un but et je ne le quitte pas de l’œil jusqu’à ce que je l’aie atteint. Apprendre l’anglais en tournée, c’est un effort très contraignant. D’autant plus que je pense à mon tour de chant à la rentrée. Je ne peux pas en même temps écrire de nouvelles chansons et travailler mon anglais.
Il traîne un peu jusqu’à quatre, cinq heures de l’après-midi, lisant ou regardant la télévision. Le tour de France, par exemple, le passionne. Il voit une ressemblance entre l’effort quotidien des coureurs et sa vie.
Puis, Simone Marouani, sa secrétaire, vient le chercher. Il est l’heure de gagner la ville suivante. Généralement, les étapes sont courtes : cent cinquante kilomètres au plus. On s’arrange pour arriver sers sept heures sur les lieux du spectacle. Tous les jours, Lam répète avec ses musiciens. Ici aussi, la tournée de Lama se distingue des autres. Le chanteur emploie très peu de monde : six musiciens, cinq ou six techniciens, toujours les mêmes depuis des années. Cela crée une ambiance familiale. En été, pendant les vacances, il y a du reste des gosses qui viennent suivre leur père pendant quelques jours. La femme du guitariste promène son bébé parmi les câbles, les projecteurs et les immenses baffles. Tout cela se passe avec gentillesse, bonne humeur, sans excès ni de colère, ni d’enthousiasme.
- J’ai très peu de monde avec moi. Cela explique que je sois un des rares chanteurs qui fasse des bénéfices avec ses tournées. Je demande quatre vingt mille francs par soir. Je règle les musiciens, les techniciens, le matériel et le transport… Une fois les impôts payés, il me reste six mille francs net.
Ce qui, au bout de l’année, représente une véritable fortune à laquelle il faut ajouter les ventes de disques et les droits d’auteur puisque lama écrit tous les textes de ses chansons.
- Je n’ai pas changé de vie depuis que je suis une vedette. Je ne dépense rien. Je n’ai pas de voiture. D’ailleurs, je ne sais pas conduire et je n’ai pas envie d’un chauffeur. J’ai une maison de campagne qui n’a rien de luxueux et un appartement de 110 m² près des invalides. Et encore, j’ai attendu de pouvoir le payer comptant pour l’acheter.
Alors que fait-il de son argent ? Rien. Il le place à la banque, dans un compte bloqué. D’abord parce qu’il se méfie des impôts qui ont frappé lourdement bon nombre de ses amis. Et ensuite parce qu’il ne veut pas d’habituer à un train de vie qu’il n’est pas sur de pouvoir mener longtemps.
Il dit cela et, en même temps, il éclate de ce rire homérique qui le secoue tout entier et impose le silence autour de lui. C’est cela, Serge Lama. Un mélange d’économie paysanne et une démesure qu’on devine un peu forcée. Malgré son admiration pour Brel ou pour Piaf, Lama demeure à l’opposé de ces deux grands parce qu’il est avant tout un prudent. Aussi l’imagine-t-on volontiers buveur et ripailleur. Pas du tout. Il observe un régime très strict. Le plus souvent, il retourne à l’hôtel après son tour de chant où l’attend un casse-croûte léger. Parfois, dans certaines grandes villes, il s’offre un bon repas avec sa troupe. C’est relativement rare. Et il n’est pas de ceux qui épluchent les guides gastronomiques pour trouver le restaurant où il faut aller. Lui, il serait plutôt du genre bistrot pas cher et sympa. Dans ces cas là, il s’autorise à forcer un peu sur la bouteille.
- Toujours du vin, Jamais d’alcool.
Et il discute avec les copains. De tout. Du métier, bien s^r. Des femmes, avec lesquelles il ne cesse d’être en guerre. De politique.
Le chanteur refuse les étiquettes. Il se défend d’être giscardien ou chiraquien. Mais il vient d’inscrire à son répertoire une chanson sur de Gaulle où il explique qu’il y a dix ans que « papa est parti » et que c’est « aujourd’hui la chienlit… »
- Je dis que nous avons besoin d’un chef pour unir le pays. Nous ne sommes pas gouvernés. Je suis patriote et je n’ai pas honte de le crier.
Si on lui fait remarquer que ces théories peuvent mener assez loin et qu’après tout, Hitler et Staline étaient aussi des chefs, il s’emporte. Mélangeant les problèmes de la politique avec ceux de sa profession, il se met en colère contre ceux qui louent Charlebois et les Québécois tout en se moquant un peu de lui quand il chante « papa ». D’ailleurs, il a déjà trouvé mieux que « papa », mieux que tous les autres. Avec le plus grand sérieux, il déclare :
- Moi, je voudrais être le pape.
En attendant, il y a la question, la fameuse, celle que tout le monde se pose : et Sophia Loren ? Lama s’échappe dans un éclat de rire :
- C’est une très bonne amie. Mais c’est comme à la douane : je n’ai rien à déclarer.
06:45 Publié dans 1980, La presse des années 1980 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Serge Lama
06.10.2007
6 octobre 1980 : Souvenirs attention danger
6 octobre 1980 : sortie de l'album « Souvenirs... Attention... Danger », onze nouvelles chansons dont les musiques sont toujours signées Alice Dona (Le dimanche en famille, Je m'sens tout petit ) ,Tony Stéfanidis (Le lit d'Isabelle, Souvenirs... attention...danger) Yves Gilbert (Ballerine, Stéphanie au violon, La vieille et le brocanteur ), Jean-Claude Petit (Mon dada c'est la danseuse, Une vie basses calories ) et Claude Perraudin (Un tempo d'autorail).
06:50 Publié dans 1980, CD, DVD, Vinyle et Vidéo, Un jour dans la vie de Serge Lama | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Serge Lama
23.04.2006
Serge Lama pompiste
Voici quelques photos de Serge Lama en pompiste dans le Film ALORS HEUREUX des frères Jolivet.
08:35 Publié dans 1980, Documents sur Serge Lama, Serge Lama comédien | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Serge Lama
22.04.2006
Serge Lama au cinéma
En 1980, Serge Lama a joué un petit rôle de pompiste dans un film dont voici l'affiche :

08:40 Publié dans 1980, Documents sur Serge Lama, Serge Lama comédien | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Serge Lama



Web.World-Online.Biz





