02.08.2009

2 août 1969 : Serge Lama dans la semaine radio télé

Article de Bernard Delmont publié dans la SEMAINE RADIO TELE n°31 - du 2 au 8 août 1969

medium_SEMAINE_RADIO_TELE_69.2.JPG« Ce que j'ai à dire, j'entends le dire avec le minimum de mots... et c'est ce qui me complique l'existence.

Quelques couplets, c'est bien court. Il  faut  donc  les  travailler,  les  reprendre, les polir, éliminer le mauvais pour garder le bon. C'est une obligation  dont  certains  s'accommodent fort bien. Le fâcheux, en ce qui me concerne, c'est que, lorsque je remets l'ouvrage sur le métier, j'ai beaucoup de mal à retrouver l'état d'esprit exact qui était le mien lors du premier jet... »

Ces confidences de Serge Lama, qui datent de deux ans, n'expliquent pas seulement ses méthodes de travail, mais aussi, la qualité de sa production. Les bons auteurs l'ont formé, Baudelaire, Mallarmé, Verlaine, Rimbaud, Apollinaire sont toujours à portée de sa main et, poète, il a le souci  de la forme. Ce n'est plus très à la mode, mais c'est bien sympathique.

Et il faut croire que ce n'est point si  sot, puisque Serge Lama (26 ans) compte aujourd'hui parmi ses interprètes des vedettes telles que Juliette Gréco (Quand tu reviendras. L'esclave),  Régine  (L'amour  à  contrecœur),  Marie Laforêt (Qu'y a-t-il de changé ?),  Corinne Marchand (La caverne d Ali-Baba, Le repas du guerrier),  Zizi  Jeanmaire  (D'aventure en aventure) et quelques autres.

Serge Lama est né à Bordeaux le 11 février 1943, mais il était très jeune quand il arriva à Paris, où son père, le baryton Georges Chauvier, venait tenter sa chance. Sans grand succès. Bien  que  premier  prix  du Conservatoire de Bordeaux, Georges Chauvier ne décrocha jamais mieux qu'un engagement dans une revue aux Capucines. Le soir, le petit Serge allait le chercher à la sortie du théâtre. Et, en l'attendant, il regardait, songeur, « la maison d'en face », la façade   brillamment   illuminée  de l'Olympia. Il avait déjà décidé qu'il serait artiste, lui aussi. Un soir, il avait douze ans, voyant le nom de Constantine flamboyer sur le fronton de l'Olympia, il devait dire : « Moi aussi, je chanterai. Mais là ! ».

Georges Chauvier finit par abandonner l'opérette pour la représentation (qui lui apporta des satisfactions  plus  substantielles),  mais  le petit Serge réussit à vivre son rêve.

Pas aussi vite qu'il l'aurait souhaité, naturellement. Ses études terminées, il fut d'abord dessinateur publicitaire, employé de banque, ouis...  soldat. Ses occupations variaient, mais non ses loisirs : il les occupait a écrire des chansons. Il en avait trois cents dans sa valise le jour où il fut rendu à la vie civile.

Il choisit les meilleures et s'en fut « auditionner »  à  l'Ecluse, où le regretté Léo Noël (de qui le flair était à peu près infaillible) l'engagea tout de suite. Bientôt, Serge Lama était considéré comme « un jeune d'avenir ». Encouragé par Georges Brassens,  par Renée Lebas, il savait profiter de leurs conseils et se débarrassait vite de ses défauts de débutant enclin « à en faire trop ».

Il se classait premier des Relais de la  chanson et faisait à Bobino ses premiers pas sur une grande scène.

Et puis, un jour d'août 1965, ce fut le drame. Près d'Aix-en-Provence, au cours d'une tournée, un stupidemedium_B_1969.JPG accident d'auto, dans lequel Jean-Claude Macias, le frère d'Enrico, devait trouver la mort et dont Serge sortait en piteux état : la mâchoire fracturée, les deux jambes brisées, la rate éclatée, etc. Quatre mois d'hôpital, cinq opérations en un an et demi, vingt-six mois d'immobilisation...

Cette épreuve, Serge la supporta avec un courage exemplaire. Ses médecins ne lui avaient pas caché qu'il ne remarcherait vraisemblablement jamais. Il ne se résigna pas. En janvier 1966, encore couché sur un brancard, il enregistrait quatre chansons (Dis, Pedro - On n'est pas né  pour ça - Les plages blanches – Avec leurs lèvres rosés). Et, le 23 octobre, s'aidant encore d'une canne, il créait Les ballons rouges sur la scène de l'Olympia. Il dut beaucoup penser, ce soir-là, au petit garçon d'autrefois.

Quelques mois plus tard, il remportait à Bobino un véritable triomphe.

Il était vedette.

Il l'est resté et tout porte à croire que son public s'élargira encore. Il « défend » ses chansons avec fougue et, si certaines de ses œuvres ressemblent parfois (un peu trop, au gré de certains) à des pamphlets, l’humour  ne lui est pas étranger.

II  fait  actuellement  « la  tournée des plages » — on le verra à la TV dans Eté-Magazine, le 11 août — et sa production ne se ralentit pas : Girl - Et puis on s'aperçoit – T’as grandi et Comme elles étaient belles comptent parmi les succès de l'été...

14.07.2009

1969 : Serge Lama à la rose d'or

Serge Lama a remporté le concours de la rose d'or en juillet 1969 avec "Une île". Patou a trouvé une dédicace de Serge Lama sur le site de la Rose d'Or : http://www.rose-dor.fr/index.htm

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06.03.2009

6 mars 1969 : Grand prix du disque Charles Gros

Le 6 mars 1969, Serge Lama reçoit avec Michel Delpech et Julien Clerc, le grand prix du disque de l'académie Charles Gros.

16.01.2009

16 janvier 1969 : Les ballons rouges

16 janvier 1969 : sortie de l'album "Les ballons rouges".



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15.01.2009

15 janvier 1969 : Music album

6ecd7a7ca76f0003cd0f88019c063f5e.jpgLe 15 janvier 1969 est diffusée l'émission MUSIC ALBUM avec pour invité Nino Ferrer. Serge Lama est également à l'affiche, il chante Les belles de mai et d'aventure en aventure.


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