30.05.2008

30 mai 1979 : double album Palais des Congrés 1979

30 mai 1979 : sortie d'un troisième double album en public enregistré au Palais des Congrès la même année( soixante-dix représentations, trois cent mille spectateurs qui vaudra a Serge Lama de figurer dans le livre des records).



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15.04.2008

Serge Lama à Top Club A2

Le 15 avril 1979, Serge Lama est l'invité de Guy Lux dans son émission Top Club A2 spéciale Georges Brassens. Serge Lama y interprète La Marche nuptionale.

 

31.03.2008

Serge Lama en couverture de Télé 7 Jours

Serge Lama était à la une de Télé 7 jours le 31 mars 1979

09.03.2008

Pourquoi il bat le record des Beatles

Article de Jean Cau paru dans PARIS MATCH le 9 mars 1979

medium_parismatch79.2.jpgVisage taillé à coups de serpe d'un Bonaparte paysan. Ressemblance entretenue? Oui ou non.

Aucune importance. Mèches raides. (oeil noir. Nez busqué et pointu. Voix macho aux reflets métalliques, comme dorée parfois et moirée d'une douceur à poigne. Traîne la patte et boitille à la suite d'un accident. D'où mélange Bonaparte + grognard + pirate arpentant le pont de son rafiot. D'où impression aigle blessé mais qui s'arrache et vole et plane. D'où séduction accrue.

Trente-six ans. Origine périgourdine, né à Bordeaux, élevé à Paris. Chanteur populaire. Rien que chanteur. Fou de chansons. Volonté de fer. Confiance -  en soi - de bronze. Aucune vanité. Orgueil du travailleur, Bête rugueuse de music-hall. Chante au Palais des Congrès, chaque soir. Et, chaque soir, 3 700 spectateurs. Marches louées. Et chaque soir, public vaincu, terrassé, emballé (comme un mec « emballe » une gonzesse), caressé, soulevé, maté, secoué, aimé, gagné. Et chaque soir, pendant trois mois qui verront défiler plus de 300 000 personnes de tous âges. sexe, poil, plume et condition. Et chaque soir, mon pote, plus de 200 000 F de recette. Et huit millions et demi de location dans les caisses avant la première. Et sept millions de disques vendus. Et plus de deux cents galas par an.

Célibataire. Vit à l'hôtel. Fait quoi de son pognon ? Moitié au fisc ;  l'autre se dévalue. Pas ses oignons. Imprésario éberlué par cet animal. Me dit, dans la loge bourrée de peuple où l'animal dédicace à tour de patte : «Vous étiez dans la salle ? Vous avez vu ? Chaque jour c'est comme ça. C'est magnétique. Ça passe. C'est comme Hitler, Castro, Nasser ou Khomeiny. » Khomeiny? Pourquoi pas? L'imprésario: « Il fait plus à Paris que les Beatles à la grande époque, à Londres ». Il répète les chiffres. Incantation. En pleine forme, la bête dédicace.

Nom d'état civil, Serge Chauvier.

On va souper? D'accord. On franchit un barrage de fans. Une mémée, alerte comme tout : « Oh ! mon petit Serge ! Bravo, mon petit Serge ! J'ai quatre-vingt quatre ans. » Elle est soulevée, la mémée minuscule, et embrassée.

Dédicaces. On plonge dans la bagnole. Quelle soirée ! Oh ! c'est chaque soir comme ça. Il a l'habitude. « Je vis pour ça... ».

Nom de guerre : Serge

Serge prend son petit déjeuner au lit : jus de pamplemousse et café crème. Pour les trois mois de son tour de chant au Palais des Congrès il a loué une chambre au 7e étage de l'hôtel voisin, le Méridien. Il aime discuter avec le patron dans les petits bistrots du quartier. Lama. Quelle santé ! Une santé non pas « paysanne », citadine. Il adore la ville, le béton, les autos, le néon. Il me dira que là est la foule et qu'il adore la dévorer et être mangé par elle. Il a toujours vécu dans la ville, à Paris, dans des arènes de ciment et de lumières.

Et ça lui est venu comment cette envie, ce besoin de chanter, de crier? Il raconte, en mangeant du sanglier aux pâtes fraîches, et en sifflant du rouge, que ça lui est venu, voyons voir ça, au berceau. « A dix ans, ensuite, je chantais devant mon armoire à glace des chansons que je composais. Tout un récital. Je faisais mes comptes de chansons. J'avais mes 45 et 33 tours imaginaires. Je saluais, je chantais, je m'applaudissais et même je me sifflais. Je me bruitais mon spectacle.» Hérédité ? Ça se peut. Le père, Georges Chauvier, poussait ça et là la chanson d'opérette. C'était pas la .gloire, la gloire. On vivait dans une chambre d'hôtel minable et la mère lavait chaussettes et chemises dans le lavabo. Un jour, elle en a eu sa claque et a dit au père que l'opérette c'était très bien à condition de ne pas en abuser. Et papa, désolé, a cessé de roucouler, sur les planches, et a choisi un vrai turbin. Représentant. Quelque chose dans ce genre. Serge avait douze ans. Sûr, sûr de l'orteil au cheveu en passant par la tête et le cœur qu'il réussirait là où le paternel n'avait que modérément réussi. « J'allais à  l'Olympia voir Bécaud, Brassens, Aznavour. Un jour, je serais à leur place. Aucun doute. Aucun. C'est pas le talent, même s'il vaut mieux en avoir qui est premier, c'est la volonté. J'en avais à revendre. Je ne supporte pas l'adversité. Elle m'excite.»

II me dit que lorsqu'il a eu son terrible accident d'auto, en 65, dans un virage près d'Aix-en-Provence... A ses côtés, morts sa fiancée et le frère d'Enrico Macias. Et lui, mort-vivant, cassé en cent morceaux. « Je  n'ai jamais douté. Je remontais le moral des toubibs. » Est-ce qu'il a gardé des séquelles et souffre encore ? « Je n'en sais rien. Je ne m'occupe pas. Les gens ont peur de la maladie, de la souffrance, de la vieillesse. Moi non. J'ai été vieux à vingt ans, pendant des mois et des mois, à causé de cet accident. Alors, j'ai ma vieillesse derrière moi. »

II dit qu'un tour de chant, pour lui, « c'est un combat », qu'il faut être toujours «derrière une chanson ». « Le public ne se trompe jamais. S'il sent que  tu n'es pas derrière ta chanson, il décroche. En revanche, si tu y vas comme Piaf, s'il sent qu'un bout de femme pas belle y croit, à.ses bateaux, à ses légionnaires et à ses filles de joie, alors il part à fond. » Et lui, est-ce qu'il y croit à la vie, à la mort, à l'amour, à la solitude, à l'amitié, à tout ce bazar qu'il chante ? « Absolument. Dur comme fer. J'écris mes textes, je les chante. J'y crois. » Et la chanson, c'est quoi, pour lui ? « Des émotions simples. Des  mots que tout le monde comprend. La technique change mais pour un chanteur populaire, tout est pareil. Les grandes émotions, vous savez, sont éternelles. Les hommes, les femmes, l'amour, la mort, le plaisir, etc. Ça se phrase, du côté des intellectuels mais, en réalité, ça ne bouge pas. L'âme humaine, c'est du costaud. Sinon, vous chantez une saison. Pour durer, dans le cœur populaire, faut pas bouger. Piaf, Chevalier, Brassens, les plus grands, pendant des dizaines d'années, c'est toujours la même chose.Ils ne bougent pas d'un pouce. »

Je lui dis que son imprésario l'a comparé à Khomeiny et il rit : « Vous voyez, hein ? A force de chanter pendant 78 ans la même chose, il a foutu un empire en l'air, le barbu. Sauf que ses chansons nous mettent dans la merde, non ? » Oui. Et  sauf que celles que l’ayatollah Lama, chaque soir, versent à ras bord l'amour, la vie, la mort, l'amour de la vie, la mort des amours et des « trucs qui ne bougent pas » au cœur du brave peuple. Vive Lama ! Lama au pouvoir ! Qu'est-ce que je dis ? Je suis fou ou quoi ? Pardon. Ma soirée Lama a dû me déranger. Excusez-moi.

04.01.2008

Chez nous du 4 janvier 1979

Article publié dans Chez Nous du 4 janvier 1979. Une double page et une couverture.

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02.01.2008

Trois mois au palais des congrés

Article de Paul Giannoli publié dans JOURS DE FRANCE n°1257 en janvier 1979

medium_jourdefrance79.2.JPGOn ouvre la double pochette du disque de Serge Lama comme les deux battants  d'une porte découvrant un chemin vers le vert pays des souvenirs. Cet album de vingt-trois chansons nouvelles s’appelle «Enfadolescence». Un joli mot, un mot inconnu, un mot rêvé et inventé par Lama. De sa belle écriture qui dessine les phrases, il l'explique ainsi : « l'Enfadolescence, c'est, entre chien et loup, l'âge où se dessinent en pointillés les courbes inéluctables de nos vies. » Avec leurs bords dentelés « comme dans le temps », quelques photos le montrent bébé nu, garçonnet aux cheveux mal coiffés, adolescent  flou, enfin homme d’aujourd’hui. Ces visages successifs, panneaux indicateurs de la route qu'il a suivie, le racontent mieux qu'un long discours… pour qui saurait discerner les rêves, les ambitions, les doutes et les certitudes qui au long des années passèrent dans ses yeux.

Ce regard a toujours été tellement intense qu'on doit pouvoir y lire très tôt « Palais des Congres » en lettres étincelantes. Telle était la puissance de l'imagination de Serge Lama qui s'est « vu » sur la scène du Palais des Congrès, longtemps avant qu’on songe à le construire. Il ne jure pas qu'il l'appelait Palais des Congres, mais dans les images fabuleuses qu'il rêvait, il s'agissait d une salle immense, d'une sorte de nef plantée dans Paris et habitée par un océan fait de milliers de vagues, de milliers de fauteuils. Il y en a presque quatre mille au Palais des Congres : ils seront tous occupés, chaque soir, pendant trois mois. Au total plus de trois cent cinquante mille spectateurs, c'est-à-dire  la  population d’une qrande ville française. Comme si Nice se vidait pour aller l'applaudir.

Qu'on appelle cela défi, qu’on appelle cela pari, exploit ou performance, c'est une affaire de vocabulaire et aucun des termes choisis ne pourrait réussir à exprimer ce que Serge Lama éprouvera chaque soir en entrant sur cette scène, aussi grande qu'une salle. Il est déjà détenteur de presque tous les records accessibles à  une vedette de  la chanson et il lui faut bien accepter, lui  le  poète,  que  l'insaisissable  se traduise en chiffres : 7 millions d'albums vendus, 8 millions de spectateurs qui l'ont applaudi en France, c'est-à-dire des refrains gravés pour des dizaines d'années dans la mémoire de ceux qui les écoutent et dont ils accompagnent la vie. Maître de tous ces sommets. Lama s'était fixé comme but de conquérir un inacessible pic et comme il n'en existait pas, il l'a créé : «Je chanterai pendant trois mois au Palais des Congrès.»

Personne ne l'avait fait avant lui, qui osera le tenter après? La location a été ouverte au mois de juillet et des dizaines de milliers de places sont déjà louées. Lorsque, vêtu de blanc ou vêtu de noir, il s'avancera dans la lumière. Lama aura déjà une certitude : on l'aime. Il ne lui restera qu'à faire aimer ses vingt-trois nouvelles chansons.

 Les femmes quitteront le Palais des Congrès avec ces vers dans le cœur :

Mais toi c'est pas pareil,
 C'est du soleil,
 Toi c'est différent,
 C'est le printemps ".

 Les adolescents s'en iront en murmurant des bribes de la chanson
 « Le Café du Lycée » :
 « J'voudrai s lui dire
 Qu'elle m'a mis la peau du cœur à nu
 Que je lui voue un amour éperdu. »

Ceux qui n'ont plus vingt ans se répéteront ces paroles douces-amères :
 « Les gens. comme nous ne savent pas
 Ce qui fait avancer leurs pas...
 Seul, tout seul, tout le monde est seul. »

Quel couplet, quel refrain séduira les enfants dont les préférences sont si souvent incompréhensibles aux adultes? La vérité est certainement qu'ils aiment Tout Lama parce que, comme eux, il a des alternances de grossièreté et de délicatesse, de sensibilité et de cruauté, de réalisme et de délire. Ils savent tous qu'il les a compris en chantant : « Je n'ai pas eu de ballon rouge ». Ils sont toujours les premiers (comme le montre notre couverture) à sauter sur la scène pour lui donner des fleurs en échange des fleurs dont il a semé ses chansons.
Plantant son drapeau éclatant de couleurs au sommet de ce pic extraordinaire, « Trois mois de Palais des Congrès », il sera « le chanteur le plus haut » de France et cette ascension réussie couronnera son ambition. Tous les petits Lama imprimés sur la pochette du disque auront un sourire, ce sera leur façon d'applaudir le grand Lama qui les a continués sans les trahir.

Petit Poucet d'un nouveau genre, il jetait des cailloux devant lui pour s'inventer une route. Des cailloux qui brillaient,, car il les avait pris en 1954 sur la façade de l'Olympia où éclataient les noms des vedettes du moment. S'il se trouvait sur le boulevard, c'était parce qu'il allait chercher son père, chanteur d'opérettes au théâtre des Capucines et qui, un jour, renonça  à  cette  carrière  pour devenir représentant. Mais les feux de la  rampe étaient au cœur du jeune Serge. Ils devinrent un incendie. Il était riche de centaines de chansons qui ne demandaient qu'à s’élancer et ce fut cet inoubliable 11 février 1964 :  ses  débuts  à l'Écluse ». Petite scène, mais prodigieux tremplin qui avait déjà lancé BreI, Devos, Ferré, Marceau et  Barbara. A son tour, Serge Lama fut projeté vers le succès. Un grand trait noir zébra brutalement la belle histoire : un accident d'automobile. Des mois de clinique, des opérations en série, des souffrances. Un trou noir de deux ans. Pourtant, la flamme veillait et ce qu'il y a d'indomptable chez Lama se battit: il triompha de la mort, il décida de ne pas être infirme et ne le fut point. (De ce drame, il ne reste qu'une plaisanterie : « Je mesure 1,80 m sur un pied et 1,79 m sur l'autre », avec un rire ouragan.).

Un nouveau Lama venait de naître de l'autre et comme dans un film de science-fiction, il était devenu  un superman « bionique » auquel rien désormais ne pourrait résister. Il s’éleva dans un bruit de réacteurs, alla de succès en triomphe, d'exploit en performance, bouscula les hit parades et les palmarès, étonna, choqua parfois, séduisit, emporta les coeurs et les esprits dans un tourbillon. Sa trajectoire passe par le Palais des Congrès, cette base où il fut le premier artiste à avoir le courage de chanter il y a quatre ans.

Ce grand vaisseau que domine un gigantesque mât étoilé de fenêtres porte donc son empreinte. Pendant quatre-vingts jours, il en sera  le commandant superbe et le vent fera un bruit de bravos. En secret, il a pourtant attaché une petite barque au flanc du grand vaisseau : c'est à bord que, dans le silence des nuits,  il  partira  à  la  rencontre  de nouvelles îles. Il a sa boussole dans le cœur.


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19.10.2007

Serge Lama dans Paris Match

Article publié dans Paris Match le 19 octobre 1979.

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28.09.2007

28 septembre 1979 : Cleveland

A Cleveland, Ohio, la troupe américaine qui avait créé Brel is alive and well and living in Paris monte un spectacle tiré des chansons de Serge Lama et le fait tourner dans plusieurs villes des États-Unis.

Le metteur en scène Joseph J. Garry Jr, qui a découvert par hasard les disques de Serge Lama, a mis trois ans pour monter Images, une histoire d'amour proche de Jules et Jim au cours de laquelle s'enchaînent vingt-cinq chansons traduites et adaptées. C'est ainsi que Les petites femmes de Pigalle devient I go to see all the girls of Pigalle, Charivari est traduit par Love is such a revelation et Je suis malade adapté en I can't go on.

Le 28 septembre 1979, le soir de la Première, Serge Lama est applaudi.

26.09.2007

26 septembre 1979 : PALMARES

medium_palmares_de_la_chanson_79.JPGLe 26 septembre 1979, Serge Lama participe a une émission de Guy Lux, le "Palmarès 1979" sur Antenne 2.

Voici l'émission présentée dans le magazine Télé Star : palmares_de_la_chanson_79.JPG

22.09.2007

Serge Lama en couverture de Télé Star et de Télé Magazine

Serge Lama a fait la une de 2 magazines télé du 22 au 28 septembre 1979, voici les couvertures :

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