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23.12.2009

23 Décembre 2006: Les 5 ans de la star academy

Lors de cette émission anniversaire pour les 5 ans de la Star Ac , Serge Lama retrouve Jenifer avec laquelle il avait déjà chanté 'd'aventures en aventures' en duo lors de la première saison en 2001.


 

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07.12.2009

7 décembre 2006 : VOIR

 

Article de Francis Hebert publié le 7 décembre 2006 dans VOIR (Quebec)

 


Le pornographe

 

Serge Lama achève sa longue tournée québécoise à Montréal. Moment idéal pour aller voir l'éclatant Accordéonissi-mots, dans lequel le chanteur est seul avec un accordéoniste sidérant.

Serge Lama entame son nouveau récital avec Les Ballons rouges, une vieille chanson qui claque comme un fouet, corrosive et nostalgique, lyrique, superbe. L'auteur-interprète y cite le marquis de Sade, qu'il admire, et termine ainsi, orgueilleux, limite agressif: "J'ai rien d'mandé/Je n'ai rien eu/Mais j'ai fait ce que j'ai voulu". C'est l'instant où l'auditeur retient son souffle, médusé par la puissance.

Joint à sa chambre d'hôtel montréalaise, Lama explique la genèse de cette chanson fondatrice: "J'ai eu un accident très grave en 1965, j'avais 22 ans. Les Ballons rouges, c'est un peu la chanson de la remise debout. Je l'ai écrite pendant mon accident et je l'ai enregistrée après. Avec ce ton, on pourrait parler d'agression, d'affirmation de soi-même. On sent quelqu'un qui veut conquérir parce qu'il a été terriblement blessé. C'est une de celles que j'ai le plus chantées." L'artiste au bout du fil a un ton posé, une voix grave. À des kilomètres du chanteur que l'on a vu la veille au Gesù: "Sur scène, je suis toujours en train de faire le comique, car le public en a besoin. En réalité, là où j'excelle, je pense, aussi bien dans l'écriture que dans l'expression théâtrale, c'est dans le drame. Je ne dirais pas que je suis triste, pas noir, mais gris, entre deux tons. Je suis un mélancolique, un nostalgique. Dans mon spectacle, il y a quatre-vingt pour cent de chansons tragiques." Depuis quarante ans, le parolier fabrique des perles noires tout en donnant l'illusion

aux gens d'être un bon vivant, un amuseur public. Dans ses meilleurs moments, on perçoit chez lui des échos de Jacques Brel, une puissance poétique évocatrice. D'ailleurs, Lama a consacré tout un disque à l'oeuvre de Brel en 1979. Il chante aussi quelques vers de Paul Verlaine (Voici des fleurs, des fruits).

Grand lecteur de poésie, Lama a un projet qui lui tient particulièrement à coeur: "En janvier, je vais sortir un recueil de poèmes, que j'ai écrits depuis vingt ou trente ans, sous le titre de Sentiment, sexe, solitude. Il y a des choses qu'on ne peut pas dire dans les chansons, comme le sexe. J'ai été contraint très souvent de me censurer, d'enlever des couplets parce qu'autour de moi, on me disait que je ne pouvais pas dire ça. Il y a des choses presque porno!"

Si l'auteur est une part essentielle chez Lama, il n'oublie pas la nécessité de faire des spectacles: "Dans mes textes, il y a une forme de thérapie psychologique. La scène est complémentaire, mon corps en a besoin."

C'est pour cette raison qu'il traîne son dernier récital, Accordéonissi-mots, à travers tous les coins du Québec et de la France. Une formule légère, avec seulement l'accordéoniste Sergio Tomassi, qui lui permet d'aller dans les petites villes. Des milliers de spectateurs passent un bon moment pendant que le chanteur y glisse en douce des petites tragédies humaines.


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15.11.2009

15 Novembre 2006: La chanson française pour les nuls

Extrait du livre "La chanson française pour les nuls", de Bertrand Dicale Page consacée à Serge Lama.

 

 

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LES REVANCHES DE SERGE LAMA

Quand Pierre Perret invente de jolies tournures pour raconter qu’il détrousse les filles, il est un autre chanteur qui y va carrément et ne s’embarrasse pas de métaphores. Et entre deux tournées chez les p’tites femmes de Pigalle, il lui arrive même de se prendre pour Napoléon, SERGE LAMA, n’est pas un tiède. En effet, grosse voix, grosses mains, gros rire, grands gestes quelque part entre le voyageur de commerce et un personnage des tableaux de Bruegel.

SERGE CHAUVIER est né à Bordeaux, le 11 février 1943, il est le fils d’un chanteur lyrique qui n’a jamais connu le succès. Quand il a sept ans, la famille déménage  à Paris et son père abandonne la carrière d’artiste pour une place de représentant en bières.

A 17 ans, il rencontre Marcel Gobineau, régisseur du théâtre des capucines. Celui-ci l’accueille quand il fugue, en rébellion contre ses parents. Marcel Gobineau devient le maître spirituel de Serge, lui donne le goût de l’histoire et de la chanson (ce sera à lui que sera dédié : Mon ami, mon maître). C’est sous son influence, qu’il prend la décision de devenir vedette de music-hall.

Il débute en 1964, le jour des ses 21 ans, à l’écluse le cabaret où trônait Barbara. Premier 45 tours quelques mois plus tard et très vite un nom dans le métier, mais en août 1965, il est victime d’un effroyable accident de voiture ; la pianiste Liliane Benelli et son régisseur Jean-Claude Macias (le frère d’Enrico) sont tués sur le coup et les médecins lui annoncent qu’il ne remarchera jamais. Mais, toujours soutenu par Marcel Gobineau, il s’arrache à son lit, s’acharne à sa rééducation, et remarche sans béquilles.

Deux ans après son accident, il revient à la scène en assurant la première partie de Nana Mouskouri à l’Olympia malgré les séquelles de ses blessures et une claudication qu’il dissimule quand s’allument les projecteurs.

Dès lors, sur scène, chaque soir, c’est « un sprint et un match de boxe », en même temps, dit il en ajoutant « Aucun chanteur de ma génération n’a autant chanté que moi ». Car c’est     un goinfre de scène et qui donne, deux cents ou trois cents concerts par an. La gloire survient, énorme, en 1973, avec « JE SUIS MALADE ». Dès lors, rien ne l’arrête, il mène ses concerts sa vie avec la même énergie débordante, envahissante, orgueilleuse.

SERGE LAMA ose quelque chose que personne n’ose avant lui : la fierté du perdant, le lyrisme du désastre moral, les envolées de l’homme ordinaire qui s’invente un destin de Don Juan. On le trouve d’un masochisme parfois complaisant (dans JE TE PARTAGE, par exemple : « je lécherai avec ma bouche les endroits que les autres touchent, et tant pis si ça fait scandale que je sois plusieurs dans ton ventre ». On trouve un peu vulgaires ses consolations (j’suis content, j’suis content, j’sui cocu, mais content, je m’en vais voir les p’tites femmes de Pigalle), on s’inquiète de son intérêt pour les très jeunes filles (viens laisse un peu tomber tes poupées –chez moi). Dans une chanson française qui n’aime le cochon que bien rose et poli, il fonce comme un mufle de sanglier. Les bien-pensants trouvent en lui un frère en fantasme.

La plupart du temps, sur des musiques d’Alice Dona ou d’Yves Gilbert, ils racontent vie et rêveries d’un homme obsédé par les femmes, mais aussi souvent vaincu que vainqueur (d’aventure en aventure 1968 – superman – chez moi 1974  - je t’aime à la folie 1975 – les p’tites femmes de Pigalle 1975 – Tarzan 1977 -  femme, femme, femme 1978) et il convoque aussi un des plus grands mythe français en incarnant Napoléon sur scène pendant trois ans, un million de spectateurs le verront se coiffer du célèbre bicorne.


 

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03.11.2009

3 novembre 2006 : Le Soleil

Article de Régis Tremblay publié dans LE SOLEIL (Quebec) le 3 novembre 2006.

 

serge lama

 

Un accident catastrophique et deux traversées du désert, l’une au sens propre et l’autre au figuré. Mais grâce à son appétit de vivre et sa soif de succès, Serge Lama est toujours là, après 40 ans de carrière. Pour un temps, on l’avait rangé sur la tablette des gloires passées. Mais le voici toujours aussi émouvant, truculent et conquérant. Serge Lama sera au Capitole, les 13 et 14 novembre.

« En plus de mes grands succès, je vais faire une chanson écrite à 12 ans, et vous ne verrez pas la différence : c’est le même fond de sauce ! Chacun a certaines choses à dire, et elles ne changent guère au fil des ans. Je dirais même qu’en vieillissant, on se rapproche de sa vérité. Je l’avoue, quand j’étais jeune, j’en rajoutais un peu ! » reconnaît Serge Lama, en entrevue.

Quoi qu’on dise, qu’on fasse ou qu’on chante, on a rendez-vous avec le destin.

« Il y a trois ou quatre trucs qu’on doit faire dans sa vie ; il y a des carrefours qu’on ne peut pas éviter », ajoute Lama, qui ne pourra jamais oublier ce 12 août 1965, alors qu’il était victime d’un terrible accident de voiture. Sa femme, Liliane Benelli, en meurt. Lama, lui, est physiquement anéanti. Ses premiers succès, comme D’aventure en aventure, il les enregistre sur une civière. Il lui faudra un an pour remarcher.

C’est donc à une morte qu’il s’adresse dans son émouvante composition D’aventure en aventure : « Jamais,medium_le_soleil_-_novembre_2006.2.JPG jamais, je te le jure, je n’ai pu oublier ton corps... » Quatre décennies plus tard, la tragédie a forcément laissé des traces physiques et psychologiques chez Serge Lama : « Je souffre depuis 40 ans. Ça m’a enlevé mon trop-plein d’énergie. J’ai toujours été quelqu’un d’excessif, et cet accident m’a peut-être empêché de m’engloutir dans les excès. Tout compte fait, je vois du positif dans ce coup du sort... »

Le fait est que cet accident désastreux n’aura pas empêché Serge Lama de mener une brillante carrière et une vie très remplie.

Les années 70 seront les années Lama, semées de titres comme Superman, Une île, Femmes, femmes, femmes, Les Ballons rouges, Les P’tites Femmes de Pigalle, Je suis malade et, bien sûr, D’aventure en aventure.

Presque las de ce ronron berceur, Lama se lance dans l’écriture et la réalisation d’une vaste entreprise, au début des années 80. Sa comédie musicale Bonaparte (personnage qui offre une frappante ressemblance avec le chanteur) connaîtra un succès populaire durable.

Mais reprenons du début. Serge Chauvier naît à Bordeaux en 1943. Son père Georges tente de faire carrière dans la chanson, malgré les réserves de sa femme. En 1950, le Bordelais monte à Paris avec femme et enfant. Serge a sept ans et il voit avec consternation son père abandonner son rêve pour gagner sa vie dans le commerce. « Un jour Papa a vendu de la margarine/Pour que maman puisse chanter dans sa cuisine », écrira Serge, beaucoup plus tard.

Les traversées du désert

Cet épisode donnera au fils la ferme volonté de venger le père. Mais auparavant, Serge devra aller se battre en Algérie. Pendant plus d’un an, il apprendra à se battre et à survivre au milieu du Sahara. Première traversée du désert, à l’âge de 18 ans.

Son deuxième passage à vide surviendra à 41 ans, en 1984, après la mort de ses deux parents, encore dans un accident de voiture. Ce n’est qu’au tournant du millénaire que Lama revient en force, avec des chansons comme Si tu le veux, Quand est-ce qu’on fait l’amour ? et Moi je rends les femmes belles...

« J’ai beaucoup chanté pour les femmes, qui venaient à mes spectacles sans leurs maris. Si les hommes ne venaient pas, c’est que leurs femmes les en chassaient ! Dans les années 70 et 80, au plus chaud de ma popularité, les hommes m’en voulaient un peu pour cet état de choses. Mais quand ces mêmes femmes ont vieilli, elles ont commencé à emmener leurs hommes... Mais cela n’a rien changé à ma façon de chanter ! ».


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30.10.2009

30 octobre 2006 : LE QUOTIDIEN

Pour le journal LE QUOTIDIEN de Montréal, Serge Lama se confie à Isabelle Labrie le 30 octobre 2006

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Quand il songe à une tournée du Québec, Serge Lama se rappelle de noms de villes qui sont presque des titres de chansons. Parmi ceux-ci, Trois-Rivières, Rivière-du-Loup, Baie-Comeau et... Chicoutimi, qui "avec ses trois i, sonne très bien".

Après plus de six ans d'absence, l'auteur-compositeur-interprète fera une incursion dans la région au début du mois de novembre, d'abord au Palais municipal de La Baie le 3, puis à l'Auditorium d'Alma le 4. Il présentera le spectacle "Accordéonissi-mots", qu'il a eu largement le temps de roder au fil d'une tournée qui l'a mené aux quatre coins de la France de même qu'à Québec et Montréal, il y a deux ans. Il se retrouve sur scène avec l'accordéoniste Sergio Tomassi.

"Je voulais un spectacle qui soit transportable facilement et transformable autant pour des salles de 250 places que de 2000. Il a été conçu pour des lieux humains. Mais je ne suis pas seul. Nous sommes deux complices qui ont développé un partenariat, nous jouons de la connivence et le concept est moins minimaliste qu'il en a l'air", raconte Serge Lama, en entrevue téléphonique à partir de Montréal. Dans un communiqué sur ce sujet, il écrit même poétiquement que "c'est la rencontre de deux âmes, l'une fait jaillir des papillons rien qu'en titillant les boutons de son accordéon, l'autre tente de leur inventer des fleurs... Et tout cela pour engendrer encore et encore de l'amour".

S'il a choisi de se déplacer dans toutes les régions du Québec, à l'image de ce qu'il a fait en France, c'est pour avoir la chance de rencontrer un public qui n'aurait sans doute pas pu se rendre dans les grands centres pour l'entendre. Il leur propose donc un tour de chant mettant en vedette ses plus grands succès, ceux que les gens connaissent depuis des années, qui se fredonnent toujours, comme Les Ballons rouges, Je suis malade, D'aventure en aventure. Il les livre toujours avec un plaisir renouvelé, sans lassitude, malgré les années.

"Les chansons à interprétation ne sont pas fatigantes car il y a toujours possibilité de trouver quelque chose à aller chercher. C'est le cas d'Algérie, de l'Enfant d'un autre, des Ballons rouges. Ce sont les chansons plus rigolotes qui peuvent être plus fastidieuses. Mais il y a des piliers qu'il est impensable de ne pas offrir", souligne le chanteur français.

Avenir

Si cette formule lui convient, Serge Lama confie qu'il aimerait dans l'avenir monter un autre spectacle, qui lui permettrait de faire connaître des compositions de son répertoire qu'il qualifie de "mal aimées", de même que de nouvelles chansons : "Dans un tour de 26 chansons, il faut mettre huit piliers mais après, il est possible d'échantillonner en faisant connaître des compositions comme Les Saumons ou Les Poètes, moins connues mais intéressantes. C'est ce que je veux faire la prochaine fois".

Mais en attendant, il se concentre sur le concert Accordéonissi-mots qui, comme il l'écrit sur la pochette de l'album du même nom enregistrée au Théâtre Marigny de Paris "est un spectacle qui a la prétention de ne pas en avoir".

 

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18.10.2009

18 octobre 2006 : Le Droit

 

 Article d'André Magny publié le 18 octobre 2006 dans le journal LE DROIT (Quebec).

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Serge Lama ou l'homme "Plus que parfait"

 

medium_G_2006_2.jpgEt maintenant, le chanteur a 60 ans... bravissimo !

"Une chanson, c'est trois mots qui tombent amoureux de trois notes." C'est Lama qui l'a dit, hier soir, à la salle Odyssée. Lui qui en a tant créées. Ce chanteur de trois fois 20 ans qui chante, pour le paraphraser, avec cette voix forte qui n'appartient qu'à lui, mais, surtout, avec ce personnage qui sait être à la fois un brin taquin, dragueur, cabotin, tendre et poétique.

Avec quelques éclairages tout en finesse, une prise de son parfaite - assurée d'ailleurs par le fils de Pierre Roche - et un seul musicien, l'accordéoniste, voire l'homme-orchestre Sergio Tomassi, Serge Lama avait promis, avec Accordéonissi-mots, un spectacle "les yeux dans les yeux". Le Bordelais a tenu promesse. Largement.

Créant, avec son public, une ambiance à la fois intime et rigolote, le chanteur français a interprété plus d'une vingtaine de ses plus grands succès, tels Les Ballons rouges, Chez moi, Superman, Je t'aime à la folie, avec, ici et là, quelques titres moins connus comme Les Jardins ouvriers.

Brillantissime

Brillantissime dans l'enchaînement des textes en intercalant tantôt quelques réflexions sur sa vie, tantôt quelques strophes davantage récitées que chantées, Serge Lama a montré tout son savoir-faire dans l'art de l'interprétation.

Plus de détails dans notre édition du mercredi 18 octobre


 

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17.10.2009

17 Octobre 2006: Le messager

Serge Lama: 40 ans de chanson!

 

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En spectacle à guichets fermés à la Salle Jean-Grimaldi

L'incomparable Serge Lama est au Québec jusqu'à la fin de l'année pour présenter son spectacle Accordéonissi-mots. Il s'arrêtera à la Salle Jean-Grimaldi du Cégep André-Laurendeau de LaSalle le vendredi 27 octobre, à 20h.

 

Serge Lama, qui a d'abord connu le succès au Québec, dit-il toujours aussi fièrement, ne peut passer à côté de son premier public fidèle après 40 ans de carrière. Avant LaSalle, Lama sera passé par Terrebonne, Joliette, Longueuil, L'Assomption, Granby, Drummondville, Gatineau, entre autres, pour rencontrer et charmer encore une fois ses admiratrices... et admirateurs.


Le célébrissime chanteur se dit chanceux et privilégié d'être encore là, de faire encore son métier. "C'est une grande chance pour un artiste de ma génération de pouvoir durer. Quand on est un personnage public, on est constamment exposé. Il faut composer avec cela. J'y arrive."

En cette année du 40e anniversaire de sa carrière, Lama continue de présenter ce spectacle qu'il a conçu avec l'accordéoniste Sergio Tomassi. Un show porté par le seul instrument de Tomassi, musicien appelé "accordéorchestre" tant il réusit à reproduire à lui seul les sonorités de tous les instruments grâce à la magie de la technologie. Depuis, Accordéonissi-mots, le spectacle, est devenu un disque lancé en avril dernier.

À guichets fermés!

Après son passage très remarqué à l'émission télévisée Tout le monde en parle (TLMEP), en septembre dernier, à la Société Radio-Canada (SRC), Serge Lama a marqué des points; de telle sorte qu'il donnera son spectacle à guichets fermés à la Salle Jean-Grimaldi.

Lama présente douze nouvelles chansons qu'il dit "en mixture permanente" dans son tour de chant, en plus de ses incontournables classiques qu'il ne pourrait évidemment pas escamoter... Au total, c'est une trentaine de chansons qu'interprète Lama avec toute sa sensibiité, son émotion, son intensité, et toute sa théâtralité, en s'assurant de la complicité de ses fans qui connaissent par coeur les paroles de ses nombreux succès... "Une formidable leçon de ce qu'il faut bien appeler l'art d'interpréter. Voilà l'artiste populaire dans toute sa noblesse, qui m'a ravi, ému, contenté et impressionné", écrivait le critique du quotidien Le Devoir, Sylvain Cormier, en 2004, lors du premier passage du chanteur au Gésu avec son nouveau spectacle.

La tournée québécoise de Serge Lama se poursuit jusqu'au 25 novembre et se terminera à Gaspé avant que l'artiste — tant aimé, tant prisé par son charme et sa simplicité malgré la gloire et le rayonnement international — rentre à Montréal pour fouler la scène du Théâtre du Gésu, du 29 novembre au 10 décembre.

Lama retournera ensuite en France où l'année 2007 sera marquée pour lui par le lancement d'un livre, un condensé de textes et de pensées écrits au fil des années et qu'il collige depuis plus de dix ans pour enfin les publier. Une vie peu commune, un destin des plus singuliers pour lui qui, notamment, a perdu ses deux parents et une femme qu'il aimait beaucoup dans des accidents de la route et qui a lui-même survécu à une longue maladie. L'hôpital a été pour lui un lieu d'inspiration. Serge Lama, c'est l'image de la résistance, de la durée, de l'éternité, peut-être?

11.10.2009

11 octobre 2006 : Le Courrier Laval

Serge Lama chante le 22 octobre 2006 à Lavallois (Quebec). Benoit Leblanc pour le Courrier Laval annonce le concert dans le journal du 11 octobre.

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Serge Lama se réinvente en duo

Accompagné d'un accordéoniste usant de magie technologique, Serge Lama revisite son répertoire et surtout son public québécois, le temps d'une tournée de 31 villes en deux mois, dont un arrêt lavallois le 22 octobre.

Sur une scène dénudée, pas d'invités surprise, que le chanteur et ses classiques! Le succès qu'il a écrit pour lui-même, ceux qu'il a composés pour les autres. Un seul musicien est à ses côtés, mais tout un, l'accordéoniste Sergio Tomassi, qui métamorphose son instrument tantôt en violon, tantôt en piano.

«À la fin du concert, tout le monde ne parle plus que de l'accordéon!», confie avec humour un Serge Lama, qui tourne ce spectacle depuis déjà trois ans.

«Au départ, on avait pourtant peur de ne pas tenir la route, seulement deux sur scène. J'ai voulu penser un spectacle minimaliste, avec ma musique mise à nu, où je serais à découvert. Les gens me touchent de près, je leur appartiens», souligne le chanteur, qui vit principalement à Paris.

Des milliers de chansons

Quand il porte un regard sur sa carrière, Serge Lama avoue adorer écrire pour autrui.

«C'est que je ne sais pas qui je suis, écrire pour les autres me libère un peu de ça. Je dois m'évader de moi pour m'écrire des chansons», note l'artiste né à Bordeaux, en février 1943.

Poésie érotique

Parallèlement à la chanson, Serge Lama poursuit aussi sa carrière d'auteur de petits recueils poétiques, entre romantisme et érotisme bien cru. Le prochain sera lancé en février 2007.

Collège Dawson

À peine les pieds posés sur le sol du Québec, le chanteur a été confronté aux événements du Collège Dawson. Un type d'histoire dont il prévoit déjà la récurrence.

« Aujourd'hui, si t'es pas une star, t'es rien. Ce statut de vedette est survalorisé. Certains êtres n'ont que ces moyens violents pour faire parler d'eux », observe-t-il.

Serge Lama se produira à la Salle André-Mathieu, 475, boul. de l'Avenir, dès 20h, le dimanche 22 octobre.

 

 


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06.10.2009

6 octobre 2006 : La voix de l'Est

Serge Lama répondait à Michel Tassé dans la VOIX DE L'EST (Québec) du 6 octobre 2006.

 

medium_voix_de_l_est.jpgIl y a de ces spectacles qui sont plus que des spectacles, qui doivent être considérés comme des événements. Et c'est à un de ces événements que le public granbyen est convié, ce soir, avec la venue au Palace de Serge Lama.

Oui, le grand Lama est en ville. Vrai que sa dernière visite est plutôt récente (on parle de mars 2003) et que la soirée en question avait été sauvée par une interprétation magistrale de Je suis malade en rappel. Mais voilà, Granby ne reçoit pas à tous les jours la visite d'un géant de la chanson francophone, un artiste qui a vendu plus de 30 millions d'albums.

Et si on se fie à la quinzaine de minutes d'entrevue qu'on a réussi à arracher à Serge Lama plus tôt cette semaine, l'homme est toujours aussi heureux de revenir au Québec.

«Je chante en français et le Québec, c'est le prolongement de ce que je fais en France et en Europe, a-t-il dit en route vers un spectacle à Longueuil. Pour moi, vous savez, donner un concert en Belgique, en Suisse ou au Québec, c'est la même chose... si ce n'est que le voyage est un peu plus long. Venir au Québec, c'est naturel, c'est normal. Et j'aime ça.»

 


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28.09.2009

28 septembre 2006 : L'Assomption

medium_lama_2005.jpgLe 28 septembre 2006, Serge Lama commence une tournée au Canada qui se terminera en décembre. Voici ce que l'on peut lire sur le site du Théâtre Hector-Charland de l'Assomption où sera donné le premier concert

 

 

 

 

 

SERGE LAMA
Accordéonissi-mots

 

Jeudi 28 septembre 2006 à 20 h - SUPPLÉMENTAIRE

 

Serge Lama est de retour à L’Assomption avec son spectacle intimiste porté par un seul instrument, l’accordéon de Sergio Tomassi. Près de deux heures de pur bonheur en toute simplicité avec un artiste de grand talent qui nous offre ses plus belles chansons. Il a séduit tout le monde lors de son dernier passage montréalais et c’est maintenant à votre tour de vous laisser séduire! (Spectacle présenté à L’Assomption en septembre 2004

26.09.2009

26 septembre 2006 : Michel Jasmin

medium_jasmin.JPGLe mardi 26 septembre 2006, Serge Lama était l'invité au Québec de Michel Jasmin.

 


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25.09.2009

Serge Lama sur Fréquence Libre

medium_radio_canada.4.gifSerge Lama était le 25 septembre 2006 l'invité de FREQUENCE LIBRE sur la première chaîne de RADIO CANADA

 

serge lama

 

Le chanteur qui aime la poésie

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Accordéonissi-mots, une tournée en duo avec l'accordéoniste Sergio Tomassi qui dure depuis trois ans déjà. Parallèlement, le chanteur publiera dans peu de temps un premier recueil de poésie où il aborde les thèmes de la sensualité et de l'érotisme. 
 
La tournée prendra-t-elle fin un jour? « Comme De Gaulle, il faut savoir arrêter au bon moment, admet Serge Lama. Quand on m'a demandé de continuer, j'ai accepté du bout des lèvres. Je de la difficulté à dire non. » Le Bordelais d'origine apprécie la liberté que lui permet son duo avec Sergio Tomassi. « À deux, on est dans l'humeur du moment. On fait ce qu'on veut », assure-t-il. 
 
Son recueil de poèmes, qui ne porte pas de titre pour le moment, a trouvé son éditeur et sera sur les tablettes dès que possible. Il comprend des poèmes très courts où le chanteur-séducteur explore toutes les facettes de l'amour, parfois dans des mots très crus. « J'ai longtemps censuré les textes de mes chansons pour qu'elles conservent cette dimension universelle. Le format littéraire me permet de taper un peu plus fort. » 
 
Serge Lama se prononce aussi sur la poésie française, sur la durée de ses chansons, sur ses duos avec des femmes, sur l'appauvrissement de la compréhension des mots en France, et sur sa relation avec le Québec, où il a donné son premier concert comme tête d'affiche.

 
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25 septembre 2006 : Le Nouvelliste

serge lama

Trois-Rivières

medium_nouvelliste.2.JPGOn l’a vu dimanche dernier sur le panel de l’émission Tout le monde en parle, on le verra vendredi sur les planches de la salle J.-Antonio-Thompson de Trois-Rivières et le 28 octobre à Shawinigan. Serge Lama en a pour trois mois à parcourir ainsi le Québec, sur la route de son spectacle Accordéonissi-mots. Il nous arrive avec plus de 300 représentations dans le corps, et il en est le premier surpris. «On était parti pour quatre mois et ça fait quatre ans maintenant. On est toujours surpris par un succès et souvent, on ne peut pas comprendre. Le mystère demeure.»

Comme le nom de son spectacle l’indique, l’accordéon y prend une place de choix en présence du virtuose en la matière, Sergio Tomassi. «L’accordéon me permet beaucoup plus de possibilités sur le plan des orchestrations. J’ai abandonné le piano il y a une dizaine d’années. Il me faisait trop de concurrence», dit-il.

«L’accordéon me permet de moins pousser ma voix, d’être plus peinard sur scène. C’est un instrument de peintre, qui donne des couleurs différentes.»

L’accordéon se colle d’ailleurs aisément aux notes nostalgiques qui peuplent une belle portion de l’univers de Serge Lama. Sauf que depuis peu, c’est un tout autre espace de création qui est devenu son terrain de jeu puisqu’il s’apprête à publier un recueil de poèmes érotico-romantiques, dit-il.

Le chanteur estime que son projet devrait prendre vie l’an prochain. Mais jusque-là, il ne se commettra pas sur scène.

Dans son entourage, on aimerait bien qu’il tente la lecture d’un ou deux poèmes sur scène, mais l’auteur s’y refuse. «On peut dire des mots extrêmement crus par écrit mais oralement, c’est plus difficile. Les mots prennent une autre connotation et ça passe un peu moins bien. Ce sont deux langages bien différents. Je ne veux pas choquer pour choquer.»

Ce projet chemine depuis un bon moment déjà, et s’est révélé davantage par le biais des messages-textes envoyés par téléphone cellulaire, les «textos» comme on les appelle en France. «Il y a beaucoup de chansons où je me suis censuré. Trop ceci, trop cela... Toutes ces choses, je les ai toutes balancées en poèmes. Le «trop», je le balance par écrit.»

C’est donc par «texto» qu’il a écrit des bribes de son nouveau matériel à ses proches, avec des retours rapides et unanimes. «Envoie-moi, envoie-moi, je n’entendais que ça», rigole-t-il. «Alors j’ai tout collecté ce qui était érotico-porno et voilà. Je me demande comment les gens vont prendre cela...»

Au Québec, il connaît son public et estime que la réception pourrait y être plus facile. «Les femmes québécoises sont plus sensibles à la matière érotique», considère-t-il, s’expliquant le tout par un passé judéo-chrétien. «Ce pays a longtemps été enfermé dans des contraintes religieuses. Il y a eu explosion et ça se ressent, même en spectacle», dit-il. D’ailleurs, sur ce, il raconte une fois de plus cette anecdote qu’il trimballe depuis un bon moment dans ses bagages, concernant une admiratrice qui avait soudoyé un employé d’hôtel pour gagner sa chambre. «Au Québec, je retrouvais une femme dans mon lit alors qu’en France il fallait que je quémande lorsque j’étais célibataire...»

Or, il est un autre trait des Québécois qui le rejoint particulièrement., «Au Québec, on aime le langage direct et c’est mon langage», dit-il. Mais ici comme ailleurs, Serge Lama fait le même constat. «On est en train de perdre les mots», observe-t-il. «Chez les jeunes, on apprend de moins en moins la langue, le vocabulaire.»

Tant et si bien d’ailleurs que la perception que les gens ont de lui a changé radicalement au fil des ans, remarque-t-il. «Dans les années 1970, j’étais considéré comme un chanteur populaire et 35 ans plus tard, je suis presque devenu un chanteur littéraire, un intellectuel. C’est que le niveau de culture a baissé. Parce que Internet, parce que le langage est zappé...» Et sur ce, «je ne suis pas optimiste. C’est comme pour la déforestation», dit-il. «Mais en revanche, je crois qu’il y a tout un autre langage qui entre en scène et dans lequel on retrouvera des génies dans le domaine.»

Pour le moment, lui ne s’arrête pas. «J’écris tout le temps, à chaque jour. Je suis malade de la plume. J’écris des trucs en vers, que je perds. J’écris partout, sur des bouts de journaux, que je perds aussi.» Et au-delà de l’égarement, la complexité est doublée par sa rapidité. «J’écris vite, sur l’inspiration, et je ne peux plus me relire par la suite», sourit-il. «C’est l’avantage des textos!»

Il s’y retrouve alors tout en poésie, mais en plus de ce recueil, un autre projet le tenaille, du côté de la comédie musicale, dit-il. Et comme il nous l’avait donné en 1981 avec Napoléon, son intérêt s’est posé encore une fois sur un personnage historique. «Je la traîne depuis 10 ou 15 ans cette idée», laisse-t-il tomber, prudent quant à la concrétisation de ce projet. Car à court-terme, c’est plutôt un 32e album qui lui est réclamé.

À 43 ans de son entrée dans le monde artistique, les projets s’accumulent toujours et, pour lui, le renouvellement se fait de soir en soir, et indépendamment du matériel, dit-il. Le fait de chanter une même chanson depuis 30 ou 40 ans n’y changera rien. «Il n’y a pas de truc. Tous les soirs sont nouveaux. Tous les jours, vous êtes neufs, car dans la tête on n’est jamais le même. Tant qu’on est vivant, on change.».

 
 

 

RechercheWeb

24.09.2009

24 septembre 2006 : La Presse

Serge Lama, intello malgré lui

 

Article de Jean Beaunoyer publié dans La Presse (journal Québecois) le 24 septembre 2006

 

medium_G_sept_06.jpgSerge Lama est de retour au Québec, pour une longue tournée. Pas moins de 46 spectacles le mèneront de L’Assomption, le 28 septembre, jusqu’à Gaspé, le 25 novembre, avant qu’il s’installe au Gesù, à compter du 29 novembre. Lama a déjà présenté à Montréal et à Québec, à l’automne 2004, ce spectacle intimiste intitulé Accordéonissi-mots, accompagné par l’accordéoniste Sergio Tomassi. En Europe, c’est près de 400 concerts qu’il a déjà donnés avec ce musicien qui transforme son instrument en piano, en orgue ou en synthétiseur

Mais pourquoi Serge Lama, qui a rempli les plus grandes salles avec la superproduction Napoléon et qui a donné ici et en France des concerts avec des orchestres symphoniques, a-t-il eu l’idée de présenter un spectacle aussi dépouillé.
« On a fait trois fois le Zénith à Paris avec Accordéonissi-mots et il y avait 4000 personnes dans la salle, répond Lama. Mon producteur aurait bien aimé poursuivre parce que c’était payant. Mais ce n’est pas le but du spectacle. Moi, je ne suis pas un homme d’argent. Nous vivons actuellement une époque où l’argent compte beaucoup. Les artistes sont devenus des hommes d’affaires, avec des attachés-cases et des agendas, qui préfèrent aller chanter dans trois salles de 10 000 places et retirer le maximum en peu de temps. Moi, ce n’est pas dans ma nature ; je ne suis pas de cette génération-là. Je n’aime pas dire que je fais du show-business. Je fais dans les variétés ou du music-hall, mais pas du business.

Je gagne bien ma vie, mais le plaisir est dans la rencontre du public. L’argent vient après.

À 63 ans, Serge Lama qui a connu tous les triomphes dans la chanson francophone avec, notamment, trois millions d’albums vendus de Je suis malade, peut mesurer le chemin parcouru et parler de nouvelles valeurs.

« À mes débuts, j’étais classé chanteur populaire comparé à Claude Nougaro, par exemple. Trente ans plus tard, je suis devenu un intello, un littéraire, parce que les gens n’apprennent plus les mots. Les jeunes ont moins de vocabulaire et les mots disparaissent. Mais il n’y a pas que le français, toutes les langues s’appauvrissent pour entrer dans l’ordinateur. On communique par e-mail avec des mots réduits, des phrases sans verbe parfois. Je crois que les jeunes attendent un art nouveau qui sera fait de sons, d’images et de peu de mots. Il ne faut pas être malheureux de ces changements. Il suffit de prendre le meilleur parti et de l’adapter à ses besoins. »

Lama a toujours défendu la langue française en la chantant dans tous les pays francophones et en écrivant des chansons devenues des grands classiques, qui auraient pu être traduites en d’autres langues.

« Charles Aznavour, qui m’aime beaucoup, m’a toujours encouragé à faire une carrière internationale. Mais je suis très français et je travaillais beaucoup. Je ne suis pas très doué pour l’anglais et il me disait de tout arrêter et d’étudier la langue pendant trois mois. Selon lui, j’avais tout ce qu’il fallait pour réussir aux États-Unis... Il m’en a voulu de ne pas avoir essayé chez les Américains. »

Maintenant, c’est trop tard, selon lui. Il n’a plus l’âge et les Américains sont encore plus protectionnistes. Pire encore : « La langue française est en perte de vitesse. Il
n’y a pas cette volonté politique en France de répandre la langue. De la défendre comme vous le faites depuis si longtemps ici. Quoique j’ai remarqué un changement. Les vendeuses parlent plus souvent en anglais qu’avant. Ce n’est plus comme à l’époque du référendum. »

Mais ça, c’est une autre histoire, fort complexe. Signalons plutôt, pour clore cet entretien, un projet assez inattendu de Serge Lama, qui lancera un livre érotique en France, en janvier prochain. Des poèmes libertins, des textes courts parfois hard, parfois romantiques. Et d’aventure en aventure, Lama s’embarque dans un nouveau projet... cette fois littéraire.