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01.12.2014

BIENVENUE

BIENVENUE


SUR LE PETIT MUSEE WEB

DE


SERGE LAMA

 

 

 

Toute la carrière et l'actualité de Serge Lama au travers de nombreux documents classés par années

 

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30.11.2014

Tournée anniversaire 2013-2015

 

Serge Lama est en

 tournée en France et dans les pays francophones

jusqu'en Avril 2015



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VOIR LES DATES ICI

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Vient de paraître ce livre aux éditions Flammarion

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 - Près de 300 textes dont des inédits

- Un prologue écrit par Serge Lama

- Des anecdotes sur l'écriture de ses plus grandes chansons

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01.03.2014

2 Avril 2015: Printemps de Pérouges

Serge Lama en concert le 2 Avril 2015 dans le cadre du festival du Printemps de Pérouges

 

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C’est une programmation plus «élargie» qu’a souhaité concocter Marie Rigaud Bernollin la directrice du «Printemps de Pérouges», pour cette édition. Une 19e «saison».......

 

Intarissable, Marie poursuit l’éloge de «ses» artistes invités, en l’occurrence, de Serge Lama qui rejoint pour la première fois le festival : «Il est, dit-elle, un monument de la chanson française. Il a semé dans notre mémoire collective des dizaines de mélodies et de tubes. Qui ne se souvient de «Je suis malade», «Les ballons rouges», «Une île», «Les petites femmes de Pigalle», «Femmes, femmes, femmes» etc. C’est d’ailleurs ses 50 ans de carrière qu’il propose d’égrener au Centre International de Saint-Vulbas. Une tournée anniversaire avec, sur scène, un bel ensemble de cordes pour un florilège amoureux, un répertoire remarquable, une voix, une présence… Un spectacle souvenirs et émotions. »

(Extrait d'un article de Lyon people du 11 Mars 2015)

26 au 29 Mars 2015: Olympia

Serge Lama a retrouvé la scène de l'Olympia du 26 au 29 Mars 2015,

4 concerts complets

 

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Photo Pascal

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Photo Patrick

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photo Patrick

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24 Mars 2015:Mot de Serge

Le message de Serge avant les 4 concerts à l'Olympia

Dans une inconscience totale, je suis rentré le 11 février 1964 dans le temps des « premières fois » et subrepticement mais inéluctablement, le 11 février 2003 à Bercy, je suis rentré dans celui des « dernières fois ». Rien ne prouve que je ne ferai plus l’Olympia, cette salle mythique, d'ici ma fin de carrière, mais rien ne prouve le contraire non plus, d'autant plus que le Palais des Congrès est véritablement ma salle, celle qui m'a non pas sacré mais consacré tête d'affiche. J’y ai réuni près de 700 000 spectateurs, record qui tient toujours. Alors peut-être hésiterai-je après mon prochain disque et si Dieu me donne encore la force de me produire sur scène aux alentours de 2017, à refaire l’Olympia.


Je vais vivre à fond ces quatre soirées qui m'attendent présentement, avec le coeur empli de « si jamais ». Il y aura donc une émotion supplémentaire. J'ai d'ailleurs rajouté une chanson qui n'était plus au programme « J'arrive à l'heure » car c'est un sujet que mes confrères relativement âgés craignent. Moi pas, j'ai à peine aimé mon enfance et assez peu ma jeunesse, je ne suis pas si mal à l'aise que ça dans mon âge, et comme je suis un tireur de bilan et que j'aime cette chanson, raide mais pas triste, alors je l'ai réintroduite.


A propos de mon prochain disque je vais le soigner, le dorloter, le peaufiner mot par mot, d'abord comme un artisan et ensuite, si le Dieu des mots le veut comme un artiste, puis comme un interprète. Tout cela m'envahit de beaux projets ponctués de belles angoisses, mais le désir que j'ai de vous est inextinguible. Je vous dois tant que je tiens à vous rembourser jusqu'au dernier centime.


Alors vive aujourd'hui et vive demain, mes très chers amis.


Serge Lama

21 Mars 2015: Ouest France

Interview publiée dans Ouest France le 21 Mars 2015

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LIRE

1968:45 tours Régine

En 1968 Serge Lama signait un titre "L'amour à contre coeur" sur une musique d'Emile Stern sur ce 45 tours de Régine

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28 Octobre 2003:Duo 30 tubes

Dans cette émission de Jean Pierre Foucault consacrée aux duos de légendes, hors concours nous pouvions voir pour la première fois le duo virtuel sur 'Je suis malade" chanté par Serge Lama et Dalida

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10 Mars 2015: Sud Ouest

Compte rendu du concert donné à Arcachon le 6 Mars 2015 et publié dans le journal Sud Ouest

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Arcachon : un Serge Lama épatant

 

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L’Olympia d'Arcachon était complet, jusqu’aux strapontins du balcon, vendredi soir, pour le concert de Serge Lama. Le chanteur séduit toujours même avec un mal de gorge


À 72 ans, plus de cinquante ans de chansons, et autant de « tubes » même s'il déteste le mot, le chanteur séduit toujours autant.

Certes, une vilaine laryngite le trahissait parfois. Il s'en est excusé dès le début : « Je me soigne le mieux possible. Je n'ai pas voulu annuler, j'ai préféré chanter, je ne sais pas si j'ai eu raison ». Les applaudissements nourris, les cris d'amour lancés du balcon, les chansons reprises en chœur, spontanément ou à sa demande, sont la meilleure des réponses.
Serge Lama, même avec sa voix « Malade », reste émouvant (« Les Ballons rouges », « L'Enfant d'un autre »), truculent (« Les P'tites femmes de Pigalle »), militant avant l'heure (« L'Algérie »), toujours épatant (« Mon ami, mon maître »).

« Le Chanteur… celui qui boîte » repose parfois sa voix et récite parfois ses chansons, joliment « colorisées » par Sergio Tomassi, à l'accordéon. On mesure alors toute la poésie ou la profondeur des textes

Il prend aussi le temps de plaisanter : « Je suis Bordelais, je passais mes vacances ici. On peut pas appeler ça la mer à Arcachon, c'est le Bassin, l'eau n'est pas là tout le temps, ça va ça vient, il faut arriver au bon moment ». Des « Ouh ouh » sympathiques lui répondent. Et il enchaîne avec « le temps de la rengaine ».

Il flatte même le public de l'Olympia lorsque le parterre puis le balcon, chacun son tour, reprendre « D'aventure en aventure » : « C'était en rythme, ce n'est pas tous les soirs… et puis ça m'aide à chanter ».

« Je t'aime à la folie… »
Merveilleusement accompagné par son « bouquet de splendeurs », comme il nomme, Elise au violoncelle, Akémi, Léa et Camille aux violons, Ysabelle au piano, Serge Lama fait aussi applaudir Laurent Chapot dont « l'opéra de lumière » embellit la scène et le concert.

La salle chante plus doucement « Je t'aime à la folie… la vie » : « On a besoin de le dire tout le temps à la vie qu'on l'aime à la folie », répète le chanteur. Même si c'est au chanteur que le public semble s'adresser. Un public qui aurait bien continué à entonner cinquante ans de chansons qu'il connaît par cœur. Mais la voix est fatiguée. Surtout pour chanter « Une île ».

Serge Lama accepte un rappel. Il offre « Le Chanteur » a capella. Bluffant. Et seul l'accordéon l'accompagne pour « Je suis malade » qu'il finit sans micro. Comme un ultime clin d'œil. Mine de rien, la voix revient, envoûtante et puissante. Le public applaudit encore et encore. Et s'en va à regret avec les notes et le souvenir d'un merveilleux concert.

10 Mars 2015: Bretagne actuelle

Interview de Serge Lama 

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Serge lama : « Le Vatican est une entreprise comme une autre »

Pour son jubilé de carrière, Serge Lama a réuni l’intégral de ses chansons dans un volume de 700 pages. Parfois croquantes et rieuses, tantôt poignantes et sérieuses, elles y sont toutes. Les mots semblent une véritable terre de mission pour leur auteur et, « même si la chanson n’est que de l’art mineur », nous dit-il, « je peux vous affirmer qu’elle vous use le cœur ». Serge Lama, rencontre exclusive avec un homme de paroles.

Jérôme Enez-Vriad : Vous dites à propos de certaines chansons « qu’elles vous sont tombées dessus ». Comment se construit un texte dans la tête de Serge Lama ?
Serge Lama : Ce sont des fulgurances nourries d’un ensemble de phrases qui tout à coup m’apostrophent. Après un premier jet déjà très abouti, je reprends le texte quelques semaines ou plusieurs années après. Je ne m’impose aucune limite de temps. L’impératif du « dos au mur » avant une entrée en studio oblige parfois la réécriture ou l’écriture d’un texte en urgence, mais c’est une autre dynamique et tout peut aller très vite, d’un bon, d’un trait, comme si l’on me poussait à le faire de l’extérieur.

Croyez-vous en l’inspiration ?
SL : Je crois au travail avant tout, même si je considère parfois que certains textes me sont « donnés ».

« Certains textes me sont donnés », que je rapproche d’une autre phrase du livre : « Je n’ai d’idéalisme que pour ce qui me dépasse, appelons-ça Dieu. » Ces derniers temps, beaucoup de choses « explosives » se font au nom de Dieu …
SL : Dieu est dangereux quand on s’en sert mal. Je suis chrétien mais de moins en moins catholique. Le Vatican est une entreprise comme une autre qui, du temps de l’Inquisition, gérait les affaire de Dieu de la même façon que ceux qui aujourd’hui gèrent celles d’Allah. Dans tous les cas de figures, la guerre au nom de Dieu est inacceptable.

Claude Nougaro écrivait tous les jours, Charles Aznavour attache beaucoup d’importance à cette régularité, et vous ?
SL Nougaro et Aznavour, auxquels il faut ajouter Brassens qui était un véritable paysan de la chanson. Cela dit, oui, la régularité génère une dynamique d’inspiration et de résultat. C’est exactement la même chose que l’astreinte quotidienne du danseur à sa barre. Les auteurs doivent plier leur plume à leur dévotion et à leur ordre. Les gens qui ne travaillent pas n’arrivent à rien. Jamais.

Ecrivez-vous sur la musique ou, à l’inverse, les compositeurs travaillent-ils sur vos paroles ?
SL : Certains m’apportent des musiques sur lesquelles je travaille, c’est le cas avec Alice Donna ; d’autres ont besoin d’un texte ou d’un début de texte pour composer, je pense à Yves Gilbert. Il existe néanmoins une différence entre le parolier qui écrit sur une musique existante, et l’auteur sur le texte duquel on greffera la musique ensuite ; car écrire sans la musique prête à des élans plus littéraires qui imposent ensuite de reprendre l’ensemble pour le simplifier et le délimiter différemment.

Vous avez toujours soutenu qu’une chanson « commence à A et termine à Z ». Pour autant, de grands textes ne respectent pas cette règle…
SL : L’image de la chanson qui commence à A et termine à Z, est une phrase de mon ami Charles Aznavour, il faut rendre à César ce qui lui appartient. Vous savez, une chanson est bonne à partir du moment où elle touche les gens. Les miennes suivent effectivement un schéma classique proche du réalisme, avec un début et une fin, mais il n’existe pas de loi absolue.

J’ai cherché si vous aviez écrit sur la Bretagne, sans rien trouver…
SL : Ah, la Bretagne ! Pays de peintres davantage que de chansonniers. Je connais surtout le Morbihan du côté de Quiberon, un peu de soleil suffit à accentuer le moindre relief, c’est magnifique. J’ai toujours comparé la Corse à une Bretagne en couleurs, ce qui ne veut pas dire l’inverse, que la Bretagne serait une Corse en noir & blanc, mais la Bretagne a tout l’arc-en-ciel dans ses nuances de gris, y compris le caractère de ses habitants. (Sourire)

Vous êtes un homme d’opinions mais y faites peu référence dans votre travail…
SL : Il y en moyenne une chanson engagée par disque mais elles ne sont pas frontales. C’est le cas avec Des éclairs et des révolvers, ou dans Au Chili comme à Prague. Je fais toujours le choix de ne jamais prendre partie, j’expose simplement des faits, même si, au fil des sujets traités et de l’angle choisi, on peut se faire une idée de mes convictions et obédiences.

« Sans la musique, l’histoire n’est pas très gaie », écrivez-vous. On a malgré tout le sentiment que Serge Lama est un homme qui sait rire et s’amuser. Je pense, entre autre, à la chanson Le gibier manque et les femmes sont rares…
SL : (Rire) Mes chansons « à boire » sont parfois construites sur des refrains pas vraiment distingués, je vous l’accorde, elles évoquent cependant toujours un drame. Les petites femmes de Pigalle, par exemple, raconte l’histoire d’un pauvre type fait cocu par son épouse ! Femmes, femmes, femmes, évoque deux amis en peine d’amour, réduits à courir la gueuse. Elles ont été prises à contre-pied par les compositeurs, ils en ont fait des morceaux burlesques, mais ce sont essentiellement des critiques sociales où la gaudriole est un antidote au désespoir.

Vous êtes aujourd’hui l’un des rares à citez Georges Steiner [spécialiste de la théorie du langage]. Que pensez-vous de l’appauvrissement du langage au bénéfice de l’image ?
SL : Les générations vieillissantes ont souvent la nostalgie de la précédente. Talleyrand disait : Qui n’a pas connu le XVIIIème n’aura pas connu le bonheur de vivre. Paul Valery aussi est mort triste du monde qui l’entourait. Le XXème siècle a remplacé Dieu par la science, et le XXIème s’engage dans le processus inverse. L’appauvrissement du langage me rend triste sur la forme : la beauté de la langue, et pessimiste sur le fond, car ne plus avoir « les mots pour le dire », c’est laisser la place aux idoles et au pré-pensé. L’actualité en témoigne. Hélas !

Votre livre est né par défaut d’une autobiographie dont vous ne souhaitiez pas. Y en aura-t-il malgré tout une un jour ?
SL : Si Dieu me prête vie, oui. Au moins pour remercier la maison Flammarion du blanc seing qu’elle m’a accordé autour de cet intégral. Il me faut en revanche trouver une idée novatrice, quelque chose de moins traditionnel, à ma façon, qui me convient et me ressemble.

En 1976, Shirley MacLaine reprend La chanteuse à vingt ans. Pour la remercier, vous lui faites livrer mille roses. A qui aimeriez vous les offrir aujourd’hui ?
SL : A ma femme.

Si vous aviez le dernier mot, Serge Lama.
SL : Il ne tient qu’à chacun de nous que les belles choses durent encore longtemps.

Propos recueillis par Jérôme Enez-Vriad – Mars 2015
Copyright JE-V & Bretagne Actuelle

 

10 Mars 2015: Concerts reportés

Attention les concerts de Nantes et Villeparisis sont reportés respectivement aux 14 et 16 Avril 2015

 

REPORT DES DATES DE NANTES ET VILLEPARISIS

Victime d’une laryngite violente, j’ai chanté dans un état déjà catastrophique il y a trois jours, mais là je me vois contraint de reporter les dates de Nantes et Villeparisis car je ne tiens plus en équilibre et cela serait trop de responsabilités vis à vis de tout le monde et surtout vis à vis du public de Nantes qui m’a toujours été fidèle et auquel je serai fidèle à mon tour dès mon rétablissement, ainsi qu’à celui de Villeparisis dont je vais un peu retarder la date.
Merci de votre compréhension, vous me connaissez, ce n’est pas mon style mais à l’impossible nul n’est tenu.

Pardonnez-moi et pardon surtout à ceux qui se sont déplacés de loin, ils auront une chanson supplémentaire la prochaine fois.

Serge Lama

10 Mars 2015: C'est au programme

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Dans l'émission C'EST AU PROGRAMME sur France 2
Présentée par Sophie Davant
 
le 10 Mars à 9 h 55
Reportage sur Serge Lama dans la rubrique "Les femmes de leur vie" de Danièle Moreau

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13 Aout 1965: Chansons pour vos vacances

Etait diffusé en 1965 dans une émission intitulée "Chansons pour vos vacances" ce titre de Serge Lama "Ils viendront"

 

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photo D.R.

 

 

1 Mars 2015: Réaction de Serge

Réaction de Serge Lama suite à la polémique suscitée par la dernière chanson des enfoirés signée JJ Goldman

 

A propos de Jean-Jacques Goldman

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Je voudrais essayer de ne pas me laisser emporter par une plume aisément pamphlétaire. Non, simplement parler du bon homme Goldman, de l’honnête homme, au sens du 18ème siècle. Je le connais peu, je ne peux donc pas me prévaloir d'être ni son ami, pas même son copain. Simplement, j'ai participé à un certain nombre de Restos du coeur, j'ai observé un homme exemplaire tant dans son comportement que dans la qualité humaine qu'il mettait à guider n'importe lequel d'entre nous, star ou débutant, sur le bon chemin, dans tel ou tel numéro. Il s’adresse à vous toujours avec une délicatesse, une politesse extrême, en tenant compte des susceptibilités de chacun dont son regard omniprésent a pris la mesure. Tous les grands jouent souvent aux petits chefs, lui, jamais. Il est responsable ; son humilité, alliée sans doute à une certaine timidité, n’est pas feinte et pourtant je vous assure que quand on y regarde de plus près, on ressent que ça bout parfois à l'intérieur.

 Un panel de français l'a nommé depuis deux ans homme de l'année, ça prouve que le peuple, qu'il ne faut pas confondre avec la foule, a du bon sens et de la reconnaissance.

 Jean-Jacques, depuis les années quatre-vingt, offre sa plume aux plus démunis, aux oubliés de la société, à ceux qui marchent seuls, aux petites vieilles qui jettent des miettes sur leur balcon pour nourrir les pigeons, puis se noient dans leur télévision. Il a depuis longtemps choisi son camp, quitte à sacrifier une écriture qu'il aurait pu hisser vers un ton plus littéraire, je sens qu’il en avait les capacités. Il a écrit pour être compris par ceux à qui il s'adresse. C'est un noble sacrifice car Jean-Jacques a de la fierté et peut-être même de l’orgueil.

Il y a de la rigueur du saint chez Jean-Jacques par les choix drastiques qu’il a fait dans sa vie. Une discipline qu’il s’applique à lui-même tous les jours. Sa vigilance n’est jamais prise en défaut et le peu qu'il se hasarde à dire, il le pense sans détour.

 Quand Brassens, interprété par Maxime Le Forestier, proclame qu’il veut « mourir pour des idées mais de mort lente », Goldman se fâche tout rouge à la télévision et dit tout haut qu'il y a des idées dont il pense qu’elles méritent qu'on meure pour elles. Et pourtant Dieu sait que ces deux-là (j’ai bien connu Brassens) auraient été vraiment faits pour s'entendre. Georges était un véritable anarchiste, Jean-Jacques peut-être plus un révolutionnaire, mais leur premier soin, à l'un comme à l'autre, est de se borner à ne pas trop emmerder ses voisins et chacun à sa manière, d’écrire une « chanson pour l’Auvergnat ». Pour ma part, je pense qu’il est aussi nécessaire de vivre pour des idées.

 Voilà, Jean-Jacques est pour nous la goutte d'eau de l'espoir. Oh ! Elle est ténue, mais dans ces moments difficiles que nos sociétés traversent, on l'accueille avec joie et bienveillance.

 Hommes de gauche, et même d’extrême gauche, comment avez-vous eu le culot de taxer de réactionnaire un homme de cet acabit ; un homme dont on est fier quand il vous serre la main ou vous fait avec pudeur un petit compliment.

 Les Restos du coeur est la dernière grande émission populaire qui peut s’apparenter à ce que furent les Carpentier dans les années soixante, soixante-dix. Beaucoup de rythme, beaucoup de joie, beaucoup d’émotion, en bref, de la variété.

Si Jean-Jacques quittait les Restos, rien ne serait plus pareil.

 Pour dire un mot sur la chanson de cette année : la jeunesse se bat tous les jours dans des combats difficiles, chômage etc. et dans beaucoup de cas la vieillesse tente de l’aider, bien qu’une grande partie de cette dernière survive avec des retraites misérables, je le constate un peu partout dans la France que je traverse.

Ce qui est certain, c’est que la situation en elle-même n’est pas simple. Il faut unir les anciens et les modernes, dans un combat unitaire, et pour les mêmes valeurs. La liberté, la volonté de l’espoir et un rien d’utopie.

Jean-Jacques c’est le rameau de la paix et de l'espoir, qu'il tend, aussi mince soit-il.

 Traiter Jean-Jacques de réactionnaire et de la part de son propre camp, s'il en a un, est une honte.

 Quelle pitié ! Quel désespoir ! Quelle insulte pour les français qui l'ont choisi !

 Et pardonnez-moi, pauvre France !

 Serge Lama