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01.12.2017

BIENVENUE

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SUR LE PETIT MUSEE WEB

DE


SERGE LAMA

 

 

 

Toute la carrière et l'actualité de Serge Lama au travers de nombreux documents classés par année.

 

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01.11.2017

Nouvel album et dates de la tournée

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Nouvel album composé par les plus grands noms de la chanson française (Francis Cabrel, Julien Clerc, Calogero, Pascal Obispo, Carla Bruni, Salvatore Adamo, Christophe Maé, Maxime Le Forestier, Bénabar, Patrick Bruel, Gérard Lenorman, Yves Gilbert & Davide Esposito), sur des textes écrits par Serge Lama

 

Les dates à partir d'octobre 2017.

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  Découvrez ce nouveau titre "Je débute"

 

 

- Près de 300 textes dont des inédits - Un prologue écrit par Serge Lama - Des anecdotes sur l'écriture de ses plus grandes chansons

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01.10.2017

17 Février 2018:Le figaro

Petit article dans le Figaro sur le concert du 11 Février

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16 Février 2018:Mot de Serge Lama

Un mot de Serge Lama au lendemain des Olympia de Février 2018

 

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La victoire de la chanson

Que de roses, de champagne, de mots, que d'amour pour cet Olympia de mes 75 ans. Je ne peux hélas vous serrer tous ensemble sur mon cœur, mais pourtant le cœur y est, car on ne peut pas rester insensible à tant de preuves d'amour diverses. Cet Olympia, grâce à vous, restera gravé sans doute plus que tout autre dans mon cœur. J'ai lutté tous les soirs pour sortir le meilleur de moi, je crois y être parvenu. Je ne suis pas un homme qui marche à l'économie, mais là j'ai passé toutes les bornes du raisonnable.

Vous êtes des amours, j'ai senti monter vers moi vos fleuves de tendresse qui arrosaient abondamment l'aridité de mon Afrique. Je vous en suis reconnaissant car vous le savez, je suis né avec au cœur une grande solitude étayée par un ennui insondable, et vous avez su briser cette dure corne qui me vient de loin pour m'éclabousser de tendresse et de reconnaissance. De tels moments sont précieux. Je vous l'ai dit cent fois mais je vous le redis, sans vous je ne suis rien et, comme dans le film, sans vous "mon nom est personne".

Je sais que vos moyens sont modestes et cependant vous me comblez. Cela est beau comme l'espérance, comme tout ce qui donne foi en l’humanité. Dans ce temps sans églises, les salles de concerts sont les nouveaux temples. Vous avez su y venir, y prier et me donner la force d'être ce que je puis encore.

Je vous suis tellement reconnaissant aussi de l’accueil que vous avez fait à Marie-Paule Belle. Marie-Paule est une grande artiste, ne l’oubliez jamais ; allez la voir dans ses spectacles. Autant que moi elle a besoin de vous : si elle vous propose des rendez-vous répondez présents. Je l’aime comme si c’était ma sœur, je l’ai vue se construire, et grâce à vous je l’aie vue rebondir. Il ne faut pas que ça s’arrête là.

Je vous aime et ce n'est pas un mot écrit sur du sable.

Serge

 

Le bouquet de 75 roses , le champagne, et les cartes  avaient été offert par une petit groupe de fans de la page facebook "les amis de Serge Lama".

Une petite délégation était là le 11 Février

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14 février 2018 : Passion classique Pierre Arditi – radio classique

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Les invités d’Olivier Bellamy ont tous un point commun : la passion de la musique. Dans l'émission Passion classique, ils partagent les mélodies qui ont marqué leur existence, et dévoilent, à l’écoute des airs entendus, une part intime et souvent méconnue de leur personnalité.

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Le 14 février 2018 Pierre Arditi est l’invité de Passion classique. Il propose comme madeleines musicales, la chanson Celui de Marie-Paule Belle et Une île de Serge Lama à la suite de sa présence au concert de l’Olympia du 11 février 2018.

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EXTRAIT

podcast

16 Février 2018:Message de Marie Paule Belle

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Photo perso

Merci Serge pour ces 5 jours qui changent ma vie et que je n’oublierai jamais ! Merci à ton public qui m’a offert un tsunami d’amour !!!...Merciiiii à toute ton équipe ( je ne peux les citer tous ) avec qui j’ai partagé toutes mes émotions , chaque jour , et même des secrets !!...
Merci à Gilbert COULLIER qui a concrétisé ta demande de me voir avec toi à l’Olympia!!....
Merci à Michel MILETTI ,mon manager,si attentif au moindre désir et si efficace !!...Merci à Mine VERGEZ et à l’atelier du Moulin Rouge pour ce splendide costume !!...Merci à Carole JOUSSET pour son sublime maquillage et à Léo SAN qui est le seul à mettre ses doigts dans mes cheveux et qui les fait danser!... Et puis en amont merci à Dalila,à mon équipe Yann LEMETRE et William PREIN, enfin à Luana SANTONINO capitaine de ce vaisseau formidable qui m’a fait voyager dans le passé et qui me conduit vers l’avenir !!!!.... En route pour de nouvelles aventures !!!

11 Février 2018:La montagne

Une petite interview de Serge dans le journal "La montagne" a propos de son passage à l'Olympia.

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Serge Lama, encore et toujours

« L’Olympia…, mon rêve de gosse »

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Il a écrit et chanté quelques-unes des plus belles chansons de ce que l’on évoque comme la variété française. Il est encore aujourd’hui à l’Olympia, salle mythique. Serge Lama.

Dans la foulée de son vingt-quatrième album studio – Où sont passés nos rêves – avec des compositeurs comme Francis Cabrel, Julien Clerc, Pascal Obispo ou Bénabar, Serge Lama est de retour sur scène. En tournée, et actuellement à l'Olympia, le mythique Olympia.

« L'Olympia c'était mon rêve de gosse ; j'ai voulu chanter pour passer à l'Olympia, depuis l'âge de onze ans. Je ne pensais qu'à ça tous les soirs en m'endormant, c'est ainsi que j'ai construit ma volonté, mon ambition. je voulais faire l'Olympia » !

Et lorsque vous avez vu votre nom en lettres rouges sur la façade ?

J'avais vingt-neuf ans. J'étais dans un taxi, j'ai demandé au chauffeur de tourner autour jusqu'à ce que je lui dise d'arrêter. J'étais fasciné.

« Je débute »

C'était hier, et pourtant, comme vous le chantez, "vous débutez", encore ?

Eh oui, je débute…, parce que quoi qu'il en soit, malgré ce que les autres appellent l'expérience je ne me sens pas investi d'un savoir particulier. J'ai une connaissance de la scène, bien sûr, mais je peux vous dire que tous les soirs j'ai peur. Toute la journée, avant d'y aller, je suis extatique. Je ne peux rien faire d'autre qu'attendre le soir.

Vous êtes…. Il y a quelque chose en moi qui m'interdit de m'intéresser à autre chose qu'à ce que je dois faire le soir.

 Une manière de vous concentrer peut-être ? Une manière longue, même si je ne suis pas comme Barbara, je n'arrive pas à huit heures du matin.

Puis une fois que j'y suis, il se passe un truc. Je deviens un autre… Mais bon, c'est pour ça que je dis que je débute dans cette chanson de mon dernier album, même si ce n'est quand même pas tout à fait normal pour un mec de mon âge !

Un mec de votre âge, comme vous le dites, qui a écrit et chanté parmi les plus belles des chansons, qui a plus de 50 ans de carrière, mais qui a toujours du mal à aborder les autres, les Cabrel, Obispo pour leur demander de composer pour lui.

Mais je n'ai de recul sur rien, je ne peux m'admirer moi. Je suis fier de ma carrière, les gens sont tellement gentils avec moi, mais malgré cela je me place toujours, non, pas en-dessous, mais…
En fait, je suis né admirateur, je place tellement haut les gens que j'aime que je me dis qu'ils n'en ont rien affaire de moi. Le déclencheur pour cet album ça a été Julien. je lui ai envoyé un message pour lui demander s'il pouvait faire quelques musiques… À partir de là j'ai eu un peu moins peur…

Justement, cet album tient une place importante dans le "tour de chant actuel".

Je lui donne une place très importante même. Le public attend les classiques, mais cet album est tellement fort qu'il y a sept titres qui font un triomphe en live.

Au-delà de l'exercice même, que représente l'écriture aujourd'hui pour vous ? C'est un acte quotidien déjà. J'écris tous les jours, parfois 3 ou 4 chansons. Vous verriez mes dossiers, c'est… Ma théorie, c'est de ne pas arrêter, si tu arrêtes, le temps que le truc revienne, de manière naturelle, c'est parfois très compliqué. Pour que les muses descendent il faut que la plume soit prête.

La théorie
de l'écriture quotidienne

Julien Dodon

 

9 au 14 Février 2018: L'Olympia

Olympia du 9 au 14 Février 2018

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Serge Lama retrouvait la scène de l'Olympia et fêtait ses 75 ans le 11 Février 2018.

Fait exceptionnel, il y avait  une première partie assurée par son amie Marie Paule Belle.

 

 

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Photo perso

 

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Dans la salle le 11 , quelques personnes connues, parmi eux, Bernard Cazeneuve, l’ex-ministre de l’Intérieur puis Premier ministre, fan de longue date du fameux interprète des « Petites femmes de Pigalle » et de « Je suis malade », Patrick Bruel, Christophe Mae et son épouse Nadège, Vincent Niclo, Daniel Guichard, Pierre Arditi et son épouse Evelyne Bouix, les comédiennes Mathilde Seigner, Sylvie Testud, Chantal Lauby , François-Xavier Demaison, Daniel Russo, et l’ex-champion de boxe Jean-Claude Bouttier.

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Joyeux anniversaire

 

Pour clôturer cette magnifique soirée , Serge Lama a demandé a Marie Paule de revenir chanter "Celui" , celui vous le comprendrez c'est Serge.

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Photo Patrick

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Photo Patrick

13 Février 2018:Journal télévisé de 13h de TF1

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TF1 au journal télévisé de 13h présentait un petit extrait de la prestation de Marie Paule Belle à l'Olympia en première partie de Serge Lama.

VIDEO ICI

10 Février 2018:Journal télévisé de 13h TF1

Un reportage chez Serge Lama au JT de 13h de TF1. Serge nous apprend qu'il va bientôt être grand père.

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VIDEO

9 Février 2018:Le point

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 Serge Lama : « Je me considère comme un écrivain raté »


ENTRETIEN. Le chanteur va fêter ses 75 ans à l'Olympia. Retour sur plus de 50 années de carrière et sur une œuvre qu'il estime incomprise.


Propos recueillis par Florent Barraco

 

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Il fut dans les années 1980 « Napoléon », qu'il célébra dans une comédie musicale et dans la chanson « Une île ». En 2018, à la veille de ses 75 ans, c'est plutôt Napoléon III qui nous reçoit. À quelques encablures des Invalides, où le « petit tondu » repose, Serge Lama, moustache et bouc soignés, se prépare à remplir l'Olympia pour cinq dates. Après cinquante ans de carrière, le malentendu Lama persiste. Lui voudrait qu'on l'admire pour son œuvre, ses textes poétiques, son « 15 juillet à 5 heures ». Une partie du public et des critiques ne le voient qu'en chanteur populaire qui vante « Les Petites Femmes de Pigalle » ou « reste seul avec son désespoir » (« Je suis malade »). Une incompréhension qui marque le chanteur, lequel souhaite que soit reconnue l'entièreté de son « œuvre ». Entretien.

Le Point : Vous allez fêter vos 75 ans dimanche à l'Olympia, dans un spectacle qui s'appelle Je débute. Débuter sans cesse, est-cela le secret pour durer ?

Serge Lama : Il faut prendre chaque événement qui se présente comme si c'était une nouvelle aventure. Un peu comme les explorateurs qui partaient sans savoir où ils allaient. Bien sûr, je connais mon public, il est fidèle et vient à mes concerts. Mais je continue d'écrire de nouvelles chansons que j'essaie d'imposer dans mon tour de chant, même si les gens n'aiment pas ça. Les gens n'écoutent plus les nouvelles chansons et n'ont plus l'attention nécessaire. C'est l'époque. Quand j'allais voir Brel, je n'étais qu'une oreille et que des yeux. J'attendais les chansons nouvelles comme le Messie. Je pourrais chanter éternellement « Je suis malade » ou « Les Ballons rouges » sur scène, le public serait heureux. Mais je ne veux pas. À l'Olympia, il y aura cinq chansons de mon nouvel album.

« La littérature est tout pour moi. Elle m'a tout appris : à écrire, à être curieux, à aimer. »

Justement, dans «  Les Muses » , vous écrivez : « Au clair de la lune mon âme à zéro/Plus rien dans la plume, rien dans le stylo/Depuis que les muses soudain se sont tues. » L'inspiration est-elle toujours aussi présente ?

La page blanche est une angoisse inimaginable quand on est auteur, même si on arrive à se renouveler en abordant de nouvelles thématiques. Je suis très à l'écoute de ce que font les jeunes. J'essaie de comprendre et de découvrir. Et j'évite de dire que, de mon temps, c'était mieux. J'écris tous les jours. Finalement, une chanson, c'est deux phrases : « Je n'ai pas eu de ballons rouges/Quand j'étais gosse dans mon quartier. » Ensuite, c'est parti. Je suis un peu comme le commissaire Maigret qui fait une enquête. Pourquoi je n'ai pas eu de ballons rouges ? Car « Dans ces provinces où rien ne bouge/Tous mes ballons étaient crevés ». Le premier couplet est terminé. Il faut laisser reposer. Puis on y revient, on entre dans le dur et on se bat mot par mot.

Quelle place la littérature occupe-t-elle chez vous ?

C'est tout pour moi. Elle m'a tout appris : à écrire, à être curieux, à aimer. Quand j'étais petit, je lisais énormément. Mes parents devenaient fous, car je ne travaillais pas beaucoup à l'école – sauf en français –, mais je lisais beaucoup de livres. Des livres qui me dépassaient. Quand vous lisez à 12 ans Les Cahiers de Malte Laurids Brigge, de Rainer Maria Rilke, vous ne comprenez pas, mais ça vous pénètre comme l'eau s'infiltre partout.

Yann Moix écrivait dans nos colonnes en 2015 à votre propos : « Je le crois chanteur, évidemment, mais poète d'abord : une manière de monstre, un écrivain qui se risque à chanter. » Est-ce une bonne définition ?

Je me considère plutôt comme un écrivain raté. J'ai loupé ma vocation à cause de mon père. Il n'a pas réussi à devenir chanteur. Je me suis donc senti investi d'une mission de réussir à sa place. Sinon, je serais devenu écrivain. Il y a quelque chose en moi qui n'est pas satisfait : j'aurais aimé écrire un beau livre. Je pense en avoir les armes. J'ai écrit à partir de 11 ans et demi : des poèmes, des drames, des tragédies et des chansons. La chanson est la forme extrême de la nouvelle. J'ai sorti un recueil de mes chansons (Un homme de paroles. L'intégrale de mes chansons, Nldr), qui a d'ailleurs plutôt bien fonctionné à mon grand étonnement. J'ai été obligé de lire mon « œuvre » et j'ai été surpris de la solidité du package. Mes chansons sont très littéraires. Il y a des effractions comme « Femmes, femmes, femmes » ou « Les Petites Femmes de Pigalle » mais elles sont tout de même très écrites. Dans ce métier, on pense qu'une chanson gaie est facile à faire. Elles ont seulement l'air faciles. J'ai 15 titres qui ont créé un personnage et marqué ma carrière. « Superman », « C'est toujours comme ça la première fois », « Femmes femmes femmes » ont finalement masqué mon œuvre qui est composée de chansons tristes, mélancoliques ou qui parlent de sujets surprenants.

Dans « Star », vous chantez : « Entre le noble et le vulgaire/Tu devras choisir ta frontière. » Avez-vous mal placé le curseur, ce qui expliquerait l'incompréhension ?


Quand j'ai débuté, mes premières chansons étaient « D'aventures en aventures » et « À 15 ans ». Les gens disaient : « Il a du talent, mais c'est un chanteur triste. » Du coup, comme il y a une obligation dans ce métier, celle de réussir, je me suis mis à écrire des chansons gaies, comme « C'est toujours comme ça, la première fois ». Il s'agissait de chansons à boire comme celles qu'écrivait Brassens. Et, dans les chansons joyeuses et fétardes, il faut une once de vulgarité. Dès que je faisais le moindre écart, on me tapait dessus. J'ai eu les féministes sur le dos à cause de ces vers : « Elle avait, oh, un tout petit cerveau /Quand le ciel était clair, j'y voyais des bateaux /Mais une fille, hé, quand on l'a dans la peau /On ne se soucie pas trop du cerveau (Le Lit d'Isabelle, NDLR). » À Brassens, on ne lui disait rien. J'ai une quarantaine de chansons qui ont été des succès, mais le temps trie les chansons et on garde plutôt celles qui sont gaies et joyeuses. Il y a un malentendu. Je suis malheureux qu'on ne me juge que sur ces titres.

« Déjà dans les années 1970, il y avait la pression des féministes. »
Des titres comme « Le gibier manque et les femmes sont rares », « Les Petites Femmes de Pigalle » ou « French Nana » pourraient-ils exister aujourd'hui en pleine époque #BalanceTonPorc ?

« French Nana », je reconnais que c'est une très mauvaise chanson. J'ai dépassé les limites. « Le gibier manque » est un titre drôle, mais c'est un malentendu. Quand j'étais petit, je m'étais rendu à une partie de chasse. Les chasseurs revenaient avec leur gibier et il y avait une ambiance étrange. Pour moi, c'est une critique sociale quand je dis « il chante pour faire gai ». Ils ne sont pas heureux, mais ils font semblant. De toute façon, mes chansons ont été mal comprises. Quant à la pression des féministes, c'était déjà le cas à l'époque. J'avais même écrit, en 1977, « Messieurs, je hisse le drapeau de la libération de l'homme ». Cela devenait n'importe quoi : on nous reprochait d'être des hommes.

La chanson française est-elle trop sérieuse aujourd'hui ?

Sans doute, mais c'est l'époque. On attend toujours des chansons de Ray Ventura (« Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ») ou de Charles Trenet. Mais l'époque est plus triste. La chanson est un miroir de l'époque. Aujoud'hui, il y a quelque chose de gris qui n'incite pas à faire des chansons très gaies. Cependant, j'envisage, si Dieu me prête vie, d'en faire dans un prochain album. J'ai envie de revenir à la tradition de la chanson de revue (« Femmes femmes femmes »), que j'ai tant aimée. Tout le monde prend un ton sérieux et bien pensant, car on ne peut plus rien dire. On se censure. Il y a une paranoïa générale.

« Je pense que Napoléon ressurgira. J'en suis très fier. »

Souhaitez-vous que la jeune génération de chanteurs reprenne vos chansons comme elle a pu le faire pour Johnny, Renaud ou Jean-Jacques Goldman ?

C'est en projet. J'y pense sérieusement. J'ai des copains, dont Patrick Fiori, qui frappent à la porte et qui me disent : « Des jeunes aiment tes chansons. » Il paraît que Soprano ou les BB Brunes veulent reprendre mes titres. À mon âge je vais peut-être me laisser faire, car cela peut permettre de faire découvrir mes chansons à un nouveau public.

Que voulez-vous que l'on retienne de votre œuvre ? 

Je n'ai aucun pouvoir là-dessus. La postérité décidera ce qu'elle pourra... Je pense que « Napoléon » ressurgira. J'en suis très fier. C'est tout de même une œuvre sous-estimée aujourd'hui, mais qui peut-être revalorisée par un événement. Il y a quelques mois, un jeune a fait un spectacle à Orange en reprenant mes chansons (Napoléon symphonique) et ça a été un succès phénoménal. Mon fils ne jure que par « Napoléon ». Même si cela m'a marqué politiquement. On a considéré que j'étais un chanteur de droite alors que je ne le suis pas.

De quelles chansons êtes vous le plus fier ?

« Je suis malade », « Les Glycines », « L'Enfant d'un autre », « Mon ami mon maître », « La Fiancée ». J'aimerais bien faire un tour de chant avec sept tubes, qui seraient comme des repères, encadrant beaucoup de chansons anciennes peu connues.

9 Février 2018:LCI

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Reportage sur Serge Lama avant les concerts à l'Olympia sur la chaine d'information LCI

 

8 Février 2018: BFM

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Petite vidéo diffusée sur BFM TV ce 8 Février

 

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VOIR LA VIDEO

4 Février 2018: 20h30 Le grand entretien

Serge Lama était  Dimanche 4 Février 2018 l'invité de Laurent Delahousse dans le grand entretien qui suit le journal télévisé d’antenne 2

 

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REPLAY