05.04.2009
5 Avril 2003:Salle Wilfried Pelletier - Montréal
Serge Lama était en Concert à Montréal, salle Wilfrid Pelletier - Place des Arts les 4 et 5 Avril 2003
La Presse du 5 avril 2003
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En tournée au Québec, le chanteur de 60 ans partage ses joies et ses souffrances.
En tournée au Québec, Serge Lama s'arrête à la Place des Arts, ce soir et samedi. À 60 ans, le chanteur évoque ses joies et ses souffrances.
De Chauvier à Lama
«À partir du moment où j'ai changé de nom, à 20 ans, tout est allé mieux dans ma vie, j'ai commencé à être bien dans ma peau», affirme Serge Lama, né Serge Chauvier, le 11 février 1943. «Pendant mes 40 ans de carrière, j'ai fait des compromis. Désormais, j'ai décidé que je ne ferai que ce que je voudrai», déclare Serge Lama.
Odeurs de coulisses
«J'ai toujours voulu faire ce métier», lance le chanteur qui, adolescent, a voulu «venger» son père qui avait abandonné la carrière de chanteur aux débuts des années 50. «Grâce à mon père, j'ai été élevé dans le music-hall, j'ai vécu dans les paillettes, d'où ces chansons futiles qu'on me reproche comme Les petites femmes de Pigalle.
Fatalité de la ferraille
Août 1965. Un accident d'auto broie ses os et son âme. La femme de sa vie, la pianiste Liliane Benelli, meurt à ses côtés. «Cette femme mythique m'a révélé l'amour. Presque toutes mes chansons comme D'aventures en aventures parlent d'elle», dit Serge Lama, qui se dit victime d'une «fatalité de la ferraille», car il a aussi perdu ses parents dans un accident de voiture, en 1984. Le même jour à presque 20 ans d'écart avec son propre accident. Éprouvé par la vie, Serge Lama déclare «l'envie de chanter, de monter sur scène est restée intacte.»
Lama et les femmes
«Les femmes ont beaucoup compté dans ma vie. C'est Dalida qui a lancé Je suis malade, c'est Zizi Jeanmaire qui a lancé D'aventures en aventures. J'ai beaucoup écrit pour Nana Mouskouri et Marie-Paule Belle, qui sont de grandes amies. J'admire Diane Dufresne pour sa voix, la folie qu'elle a, en plus du talent. Elle devrait avoir le même succès international que Bjork», estime Serge Lama.
Du sexe et de l'âme
Serge Lama souhaite faire un disque de duos avec des chanteuses qu'il aime et qu'il admire, les Isabelle Boulay, Linda Lemay ou encore Lara Fabian, qui a chanté Je suis malade avec lui en 1995, alors qu'elle était inconnue en France. «La scène, c'est du sexe et de l'âme. Sinon, ça ne fonctionne pas», dit Lama, qui recommande aux artistes de chanter «jambes écartées, bien campées sur le sol».
Le plus récent disque de Serge Lama, Feuille à feuille, est disponible au Québec depuis 2002.
Radio Canada du 6 avril 2003
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Cent chandelles et deux jumelles pour Lama
par Philippe Rezzonico - Journal de Montréal
Il est de ces chiffres beaux, ronds et nobles tout à la fois. C’était indiscutablement le cas, hier soir, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts pour le retour de Serge Lama.
Pour l’occasion, le chanteur français faisait coup double, célébrant 60 années de naissance et 40 ans d’une carrière qui l’aura mené sur les plus grandes scènes francophones du monde.
Curieusement, il n’a pas retenu la sélection gargantuesque (36 chansons) de son spectacle-événement livré le 11 février dernier (le jour de ses 60 berges) à Bercy, mais il a plutôt offert, à une omission, un ajout et une inversion près, les 27 mêmes sélections que lors de son passage de l’été dernier dans le cadre des FrancoFolies.
Déçu ? Pas du tout. En tournée depuis un an, le spectacle était cette fois rodé au quart de tour, bénéficiait d’une balance de son impeccable et d’un jeu de lumière plus sidérant que jamais.
Depuis qu’il a délaissé le piano, Lama, le chanteur, n’a jamais été si émouvant. Appuyé seulement par l’accordéon de Sergio Tomasi durant Je voudrais tant que tu sois là, il est touchant. Soutenu par la riche et discrète rythmique de Nicolas Montazaud lors de L’Algérie et Une île, il est déchirant. Et, durant le rappel, quand il offre une version bouleversante de Je suis malade, la terminant a cappella – et sans micro –, il redonne à cette pièce toute sa puissante évocatrice.
Seconde vie
Mais Lama, qui est souvent sombre dans ce spectacle où les éclairages à tête chercheuse créent des atmosphères fabuleuses, sait aussi – et encore – être cabotin. Ne t’en fais pas (c’est toujours comme ça la première fois) retrouve une seconde vie avec son air de bossa-nova et son allusion au Viagra.
Et comment ne pas aimer un homme qui possède encore un tel coffre et qui manie si bien les mots en déclarant que «ébaubi, c’est ébahi, en snob».
Le dialogue humoristique qui ponctue La Danseuse est lui aussi savoureux, moment de contrôle sadique où il fait patienter son accordéoniste et se paie la tête de George Bush. Idem pour le doublé Superman et Les petites femmes de Pigalle, où il troque le costard noir pour le blanc et entraîne la foule comme pas un. Avec ma collègue de la radio qui chantait à ma gauche et ma mère qui battait la mesure à ma droite, c’est là que j’ai compris plus que jamais que Lama est un homme à femmes.
Il y a quelques années, le chanteur qui adore les Québécoises avait offert D’aventures en aventures lors d’un duo passionné avec Isabelle Boulay. Signe des temps, ce dernier l’a livrée hier, en trio, avec les jumelles Annie et Suzie de Star Académie. L’exercice fut franchement réussi, Lama se payant gentiment la tête de Suzie (celle qui a quitté le show télévisé, il paraît) en lui faisant remarquer qu’elle avait ainsi raté le show de Céline Dion à Las Vegas.
Je t’aime à la folie
C’est toutefois durant Je t’aime à la folie que la communion fut la plus totale alors que la salle Wilfrid-Pelletier s’est transformée en chœur gigantesque, chantant le classique sur trois octaves.
Que dire de plus, sinon : Bons anniversaires ? Avec une centaine de bougies, c’est amplement mérité.
Le journal de Montréal du 6 avril 2003
21:29 Publié dans 2003, La presse des années 2000 | Lien permanent | Commentaires (0)
03.04.2009
3 Avril 2002:Le télégramme (Bretagne)
Serge Lama était en Concert à Ploemer le 9 Avril 2002
Serge Lama Tendresse et mélancolie
Serge Lama a 59 ans et il vieillit fort bien. Son dernier album, « Feuille à feuille », paru fin 2001, a rendu au rang de caricature son image de macho franchouillard que d'énormes succès comme « Les petites femmes de Pigalle » ou la comédie musicale « Napoléon » ont réussi à se nourrir.
90%de chansons tristes
C'est oublier un peu vite que cet auteur au vrai talent littéraire, révélé (comme Barbara) au cabaret L'Ecluse, possède une plume sensible, habile à traduire les multiples nuances de la nostalgie.
« Ce sont les chansons gaies qui ont fait de moi une vedette, alors qu'elles ne constituent que 10 % de mon répertoire, contre 90 % de chansons tristes », observe Serge Lama.
Dans « Feuille à feuille », il glisse deux textes « amusants » et décline une dizaine d'autres au registre plus mélancolique. L'amour, les femmes, l'envers des choses, le temps qui passe résonnent dans la voix devient caresse du chanteur. Il privilégie la tendresse et l'émotion dans un décor musical acoustique et intime, offrant un saisissant contraste avec sa formule « symphonique » précédente.
Après avoir attribué une large partie des années 90 au théâtre et aux séries télé (incarnant le commissaire Paparel), Serge Lama revient à ses premières amours. Dans la foulée de son grand retour à l'Olympia, l'artiste saura toucher les amateurs de chansons authentiques mardi prochain à l'Océanis de Ploemeur (près de Lorient).Ploemeur
19:03 Publié dans 2002, La presse des années 2000 | Lien permanent | Commentaires (0)
3 Avril 2002:Le figaro
La mue d'un chanteur populaire
On a longtemps soupiré , aux concerts de Serge Lama, devant l'épaisseur de ses manières grosse voix, chansons tenues à pleines mains, saveurs de féculents. Et puis, cet hiver, il a sorti Feuille à feuille, album exemplaire réussi. Il prévenait, dans Le Figaro : « Maintenant, je respecte mes chansons. » Cela seul pourrait résumer la mue d'un chanteur populaire qui a longtemps échappé aux catégories du bon goût et, ces jours-ci, donne de superbes concerts.
Au commencement de cette révolution, il y a eu la décision de se priver du piano : ce gros meuble sur la scène, c'est aussi l'instrument le plus expansionniste qui soit. Dès lors, le chanteur est plus libre de ses mouvements, les chansons doivent plus dégagées. Et le choix de Lama et de ses musiciens a été justement d'encore dépouiller le répertoire : un accordéon très discret pour Une île ou Je voudrais tant que tu sois là, guitare acoustique et derbouka pour L'Algérie... Et quand les chansons exigeant un son plus lourd (une basse électrique dans Rien ne vaut vous, franche puissance électrique sur Les Glycines), il n'est pas contraint à l'escalade vocale.
On admire les musiciens : Nicolas Montazaud avec ses percussions remplaçant la batterie (c'est magnifiquement pertinent), Serge Tomassi à l'accordéon (le virtuose héritage de Joë Rossi associé à la technologie Midi, un univers très riche), Yann Benoist aux guitares, Jean-Luc Aramy aux basses et au violoncelle. Ils prennent garde à ne jamais trop pousser Serge Lama, à lui ouvrir suffisamment l'espace pour qu'il ne force jamais la note. Et, quand il lâche la voix, son bonheur, son orgueil, l'écrin est d'une netteté soyeuse. Chez moi ou Je suis malade y gagne en beauté, en dignité, en vérité. Cette instrumentation assure aussi l'unité entre classiques et nouvelles chansons : la nouvelle Les Jardins ouvriers intercalée entre deux couplets du Temps de la rengaine, les superbes Voici des fleurs des fruits et Quand on revient de là dans des couleurs voisines des nouveaux arrangements des P 'tites Femmes de Pigalle ou de D'aventures en aventures. Tout est lisible, cohérent, parfois même très subtil.
Et ce n'est plus seulement la puissance mâle de Lama, son large souffle et sa carrure vocale qui s'exprime ici, mais aussi des qualités de douceur et d'écoute, une finesse d'expression, un humour, même, il n'avait pas toujours, lui-même, rendu justice. La mue est belle et salutaire.
Bertrand DICALE
Le 3 avril à Besançon, le 4 à Bourg-en-Bresse, le 5 à Montluçon, le 7 à Lille, le 9 à Ploemeur, le 12 à Villepinte, le 23 à Saint-Étienne, le 25 à Nancy, le 26 à Strasbourg...
13:15 Publié dans 2002, La presse des années 2000 | Lien permanent | Commentaires (0)
3 avril 2000 : Le Progrès
Concert à la salle des marinières à Porcieu le 1er avril 2000
Lama : et un, et deux, et trois jusqu'à l'intimité
Dans un public, plus qu'acquis, Serge Lama est plus qu'à l'aise ! Et il fait preuve, de beaucoup d'humour, en ce 1er avril. Il rit, il s'amuse, amuse les gens, les fait rire et les fait vibrer. Il les connaît, ils le connaissent, et il s'explique en toute " simplicité ".
Après une première prestation, puis la deuxième avec l'orchestre symphonique d'Ile-de-France, ce soir, c'est intimiste : Lama, trois musiciens, de la technique, et cette " petite salle ", près du public. Tellement près qu'à la fin, il fait son tour, dans la salle, des roses dans les bras.
Et pour la troisième fois, Serge a enflammé la salle des Marinières : avec un répertoire qu'il produit depuis cinq mois, un répertoire que tout le monde connaît à la base, chante parfois, tandis que le chanteur s'arrête. Ses titres, ils sont des inconditionnels, mais l’interprétation a été changée, plus rythmée, avec plus d'accentuation sur les instruments d'ensemble, ou en solo : plusieurs guitares, " plusieurs " accordéons, des percussions, et la voix sur laquelle tout est construit, et qui ne change pas. Même si elle démarre plus douce, elle s'étend avec l'intensité de l'histoire, et finit avec puissance ! Grande puissance."
Ne t'en fais pas, non ne t'en fais pas " : ah vraiment, le public ne se fait pas de souci, il sait qu'il est venu pour une soirée intense, sans interruption, et qu’il aura son compte de tous les sentiments : autour de l'amour, heureux, ou malheureux, de l'angoisse, de la tristesse, de la mélancolie, de la timidité, de la fanfaronnerie, de la moquerie, de l'euphorie. Et le public frappe dans ses mains, suit le chanteur dans l'alternance qu'il impose : du rythmé, du doux, du fort, du faible, de l'explosion de joie ou de douleur, et qui s'enchaînent : " L'Algérie, " Souvenirs, attention dangers ", " Chez moi ", " Superman ", " Moyennant quoi ", " Etre femme ", les incontournables " Glycines ", " Petites femmes de Pigalle ", " D'Aventures en aventures ", " Tarzan est heureux ", " Femmes, femmes, femmes " Même si elles ont pris un air de tango, ou sont devenues slaves laissent une place à " Il faisait chaud ", " L'Eternité " et aboutissent à " Je suis malade " sans micro, et " Je vous dis bonjour, et je vous dis bonsoir " les gens sont debout frappent dans leurs mains, rappellent celui en costume noir qui leur a tant donné, et dont la vie est sur la scène, où il donne toujours autant, à ceux qui lui sont chers (dans la chanson française qu'il défend, à fond !).
MG ORY
09:57 Publié dans 2000, La presse des années 2000 | Lien permanent | Commentaires (0)
01.04.2009
1 Avril 2004: Tournée au Quebec
10:30 Publié dans 2004, La presse des années 2000, Serge Lama en concert | Lien permanent | Commentaires (0)
31.03.2009
31 Mars 2004: Concert à Tournai
Article paru dans le Courrier de L'Escault après le concert donné le 31 Mars 2004, ,maison de la culture à Tournai .
11:12 Publié dans 2004, La presse des années 2000, Serge Lama en concert | Lien permanent | Commentaires (0)
30.03.2009
30 mars 2002 : Le Monde
06:45 Publié dans 2002, La presse des années 2000 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : serge lama
29.03.2009
29 Mars 2004:Concert à Comines
Lors de la tournée accordéonissi-mots Serge Lama était de passage à Comines Wareton dans la salle du centre culturel de la MJC. Voici un article paru dans la presse locale.
11:26 Publié dans 2004, La presse des années 2000, Serge Lama en concert | Lien permanent | Commentaires (0)
27.03.2009
27 Mars 2003:La tribune
21:19 Publié dans 2003, La presse des années 2000 | Lien permanent | Commentaires (0)
27 Mars 2009: La voix du Nord
Article rédigé après le concert au Colisée à Roubaix le 21 mars
Plus de 1 200 fidèles de Serge Lama au Colisée - Roubaix
Plus de 1200 spectateurs ont fait le déplacement, samedi dernier, pour savourer les meilleures chansons de Serge Lama.
Serge Lama commence par chanter les femmes, « Femme, femme, femme ! » Et comme à l'accoutumée, Serge Lama n’est pas seul sur scène. Cette fois-ci, il n'était pas en compagnie de Grégory Lemarchal ni de Dalida (sur un fond d'écran), il était accompagné de deux musiciens, sur un rythme d'accordéon et de guitare. Ils ont chanté la femme, l'amour, l'Algérie et la déception. Je suis malade, D'aventure en aventure, Une île, Les ballons rouges, Je t'aime... Des tubes qui témoignent d'une carrière aussi forte qu'agitée.
Sur un ton d'écolier, ou parfois nostalgique, Serge Lama a enchanté les spectateurs qui ont applaudi très fort leur idole. Le chanteur transmettait un sujet à un autre avec aisance. Napoléon sur un air de Flamenco, « un nom qui ne sonnait pas français », Serge Lama parle aussi de l'amour et de la mort sans complexe.
Serge Lama chante mais ne travaille jamais seul. Il met son équipe à l'honneur : « Je dois le succès à mon équipe », insiste-t-il en plein milieu de son concert. Mais Serge, le poète révolutionnaire, n'hésite pas à chanter sans musique. D'une manière très poétique, il invite les spectateurs à se résumer : « Écoutez bien car rien n'a changé... ». Un philosophe qui nous révèle aussi une réalité crue : « Avec de l'argent, on achète les fouets et avec ces fouets on achète de l'argent. » Et alors, les spectateurs prennent le relais et l'accompagnent dans ses chansons. Petits et grands, spectateurs avertis ou résidents des Papillon Blancs venus pour l'occasion, tous étaient ravis de cette soirée sur fond de nostalgie.
15:28 Publié dans 2009, La presse des années 2000 | Lien permanent | Commentaires (0)















