04.07.2008

TOP n°346 du 4 juillet 1965

 

Le 4 juillet 1965, soit moins de 16 mois après le début de carrière de Serge Lama, et un mois avant son terrible accident, le journal TOP consacrait un article sur Serge Lama.

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La chanson ? Dans mon cas particulier, c'est une manie héréditaire ! Mon père était chanteur. Je suis né à Bordeaux dans un univers de si bémol, de livrets d'opérette et de contre-ut...

11  février 1964, date mémorable : mes débuts à «l'Ecluse», petit cabaret de la place Saint-Michel,  qui coïncidèrent avec mon anniversaire : j'ai vingt-neuf ans.

 Depuis j'ai enregistré deux disques : « Tes quinze ans » et  « Fais ta valise » ont plu au public. Mais ma préférence va au « Fou du roi ».

Je suis allé jusqu'au bac. Ensuite,  mon  modeste  coup  de crayon m'entraîna dans une école de dessin publicitaire. Et, j'ai fait mon service militaire tout en écrivant des poèmes et des chansons. J'en ai cent cinquante dans mes tiroirs... que je sortirai plus tard.

J'ai le sentiment profond de n'avoir pas changé depuis l'âge de treize ans. A cette époque il  y a eu comme un déclic dû à je ne sais trop quoi, car mon enfance a été sans histoire. Ni les pays, ni la peinture, ni la musique ne m'étonnent. Je me sens imperméable à tout ce que j'ai déjà créé dans mon imagination. J'ai l'impression de ne rien ressentir.

J'ai composé plusieurs mélodies bien que je ne sois pas musi cien. Je suis surtout parolier.
Dans le tour de chant, la compétition me passionne. Régner dix minutes sur une foule, sortir de là vainqueur, imposer sa présence m'exaltent à un très haut point. D'ailleurs, d'une façon générale, j'aime les vainqueurs, les hommes qui ont du courage, de l'esprit de décision, qui réalisent  ce  qu'ils  ont  décidé  de réussir. Je déteste les mauviettes.

Mon plus mauvais souvenir d'enfance est lié aux vacances. J'habite Paris depuis l'âge de huit ans et mes parents m'envoyaient régulièrement à la campagne. Or, je détestais la campagne. Pour moi, le cauchemar commençait avec les grandes vacances  et,  chaque fois, je comptais les jours qui me ramèneraient vers  la ville. Je m'ennuyais désespérément et pour chasser l'ennui, j'écrivais. C'est resté.  J'écris  par  représailles.

N'allez pas conclure que j'ai beaucoup écrit parce que je me suis beaucoup ennuyé ! Non. Je suis un solitaire mais j'aime les villes, le quartier latin parce que c'est  un  quartier  qui  bouge. Chaque fois que je descends le boulevard Saint-Michel, j'ai la sensation de suivre un estuaire qui va déboucher sur un port. Ostende, le plus beau que je connaisse.  Les  ports,  c'est la route ouverte à l'évasion. J'aime mes amis. J'en ai très peu mais je leur consacre beaucoup de temps. Nous dégustons ensemble des gratinées de ma confection. La gratinée, c'est ma spécialité.

Et puis, j'aime le théâtre. Et c'est là mon grand rêve, écrire pour le théâtre.

Si un jour je gagne beaucoup d'argent, je ne  sais pas trop ce que j'en ferai car je n'ai aucun besoin personnel en dehors d'un  appartement.  Peut-être achèterai-je une librairie pour un de mes amis qui rêve d'être libraire ou quelque chose dans ce genre. Oui, rien n'est trop grand pour un ami.

 Discographie : « Le Fou du roi », « Tes quinze ans » (Bel air). « Ils viendront », « Clara »,
« Fais ta valise », « le Jugement dernier » (Pathé EGF 819).



 

20.05.2008

20 mai 1965 : Second 45 tours

Serge Lama sort son second 45 tours le 20 mai 1965. Le disque produit par Renée Lebas comporte : Ils viendront, Clara, Fais ta valise, Le jugement dernier


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07.12.2007

7 décembre 1965 : Gala de solidarité

C'est le 7 décembre 1965, que Léo Noël, patron de "l'écluse" et Bruno Coquatrix, patron de "l'Olympia", ont organisé à l'Olympia un grand gala de solidarité au profit de Serge Lama incapable d'excercer son métier après son grave accident du mois d'août. Ce concert a réuni Georges Brassens, Marcel Amont, Pierre Perret, Régine, Barbara, Enrico Macias, Jean-Jacques Debout, Sacha Distel.

La recette s'est élevée à 3 millions d'anciens francs.




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21.08.2007

Serge Lama parle de son accident

medium_lit_hopital.JPG« On m'a relevé avec la mâchoire fracturée, la jambe droite cassée, la rate éclatée, les côtes enfoncées, la jambe gauche paralysée. Je n'étais plus qu'une chose sanglante... J'ai dû rester un an et demi couché, sans bouger. Sauf les bras et le crâne, tout était démoli... Mon docteur, qui avait vu la radiographie du total de mon squelette, ne cacha pas à mes proches que je ne pourrais jamais remarcher. Comme cette sentence m'avait été cachée, je me mis à la rééducation. Mais, réapprendre à marcher à l'âge de vingt-quatre ans, millimètre par millimètre, c'est vivre un martyre. D'autant que les progrès ne se voient pas. Ils sont internes. Les muscles se reforment, les os s'articulent de nouveau mais le malade l'ignore. Je suis resté trois mois à Valenton. J'en suis sorti avec des béquilles. Le docteur n'en revenait pas, car ma colonne vertébrale était atteinte. »

En 2005, Serge Lama avoue que la douleur fait toujours partie de son quotidien et que rester 2 heures en scène est parfois physiquement très difficile.


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18.08.2007

Le soutien de Charles Aznavour

medium_aznavour.jpgAprès l'accident du 12 août 1965, Serge Lama a reçu de nombreux messages de soutien, notemment celui de Charles Aznavour, lui aussi victime d'un grave accident : "L'annonce de votre accident a réveillé d'anciennes douleurs me rapprochant de vous. Ce sera long, dur, douleureux, mais vous verrez, tout passe. Dix huit mois de plâtre et d'inactivité m'ont appris beaucoup. Entre autres, que je pouvais compter sur des amis connus et inconnus. Courage ! Espoir !".