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03.12.2014

3 Décembre 2016: La dépèche

Une page dans la 'Depèche" quotidien du Sud Ouest

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31.12.2009

31 décembre 2001 : Le Monde

 

Article paru dans le journal Le Monde du 31 décembre 2001.

 

Serge Lama, chanteur : "Je suis un excessif, à la fois pudique et exubérant"

A l'occasion de la sortie de son nouvel album, Feuille à feuille, cultivant une sobriété inattendue, le chanteur Serge Lama, né Serge Chauvier le 11 février 1943 à Bordeaux, nous a reçu dans son appartement du 7e arrondissement de Paris, quartier de son enfance. Par la fenêtre, on aperçoit le dôme des Invalides. Ce n'est qu'une coïncidence. S'il a incarné l'Empereur sur les planches, Serge Lama n'a jamais été bonapartiste.

"La disparition de votre ami Gilbert Bécaud marque-t-elle la fin de la tradition du music-hall ?

– Gilbert a été une star gigantesque, trente ans au sommet, vedette à vingt-trois ans, ce qui était très rare. Je ne sais pas si Johnny aurait pu faire ce qu'il a fait si Bécaud n'avait pas défriché le terrain. Il était, peut-être, avec moi, le dernier représentant de ce que j'appelle les variétés, le music-hall des hommes de scène. Il faudrait ajouter Charles [Aznavour] à ses débuts, car après il est devenu crooner à la Sinatra, dans l'économie de moyens. Alors que, pour Bécaud, la scène n'était jamais assez grande. Comme l'a dit si bien Cocteau, il avait "le courage d'être excessif au-delà de l'excessif". Aujourd'hui, les chanteurs se soucient avant tout de leur image. Tout est formaté par les radios, au détriment d'artistes comme Thomas Fersen et Dominique A.

– En même temps, vous parrainez Lara Fabian et Isabelle Boulay, que l'on voit et entend partout. Vos propos ne sont-ils pas contradictoires ?

– Lara Fabian, grâce à laquelle Je suis malade est connu chez les jeunes, est la seule chanteuse qui m'ait fait quelque chose physiquement d'électrique depuis vingt ans dans une salle de spectacle. Elle a des défauts, mais c'est une chanteuse. Aujourd'hui, quand vous avez de la voix, il ne faut pas le montrer pour ne pas gêner ceux qui n'en ont pas beaucoup. Quant à Isabelle Boulay, elle est une chanteuse populaire qui chante bien et choisit ses chansons avec goût. Il faut cesser d'insulter le public en permanence, comme le fait Canal+ en essayant de faire passer Bruel pour un imbécile et Cabrel pour une vieille grand-mère.

– Votre nouvel album surprend par son dépouillement.

– On me redécouvre aujourd'hui avec ce disque. Or je ne crois pas avoir fait de la merde en trente-sept ans de métier. Il n'y a pas une chanson dont j'aie honte. Dans les années 1970, j'avais une telle fringale de concerts que le chanteur a peut-être occulté l'auteur que je suis. Dans ce disque, tout est à égalité, chant, musique et textes.

– Ne risquiez-vous pas aussi de devenir l'esclave de votre public ?

– Aznavour m'a dit : "Vous êtes condamné à chanter toute votre vie Je suis malade et Les P'tites Femmes de Pigalle." Mais j'ai toujours fait attention à élargir ma palette. Le public m'a élu pour deux raisons : les chansons d'amour et ma force de vie. Je suis un excessif, à la fois pudique et exubérant, qui se plaît dans une forme de délectation morose. J'aime cette phrase de Hugo : "La mélancolie, c'est le bonheur d'être triste."

– Vos chansons vous ont valu des comparaisons avec Brel.

– Guy Lux avait lancé ça en disant que j'étais le disciple de Brel. C'est beaucoup trop flatteur. J'ai la violence de Brel, mais aussi la joyeuseté de Bécaud et la sensualité d'Aznavour. L'amour des mots m'a été donné par Brassens.

– Ses fans ignorent souvent que vous avez adapté Bird on a Wire, de Leonard Cohen.

– Je suis un grand fan. J'étais très fier parce que Cohen, après, a dit, paraît-il : "Lama a fait une meilleure version que moi."

– Vous vous êtes ainsi décrit : "Trop jeune pour Saint-Germain, trop vieux pour 68..."

– J'ai écrit une chanson qui s'appelle A Maxime, parce qu'on ne voyait pas les choses de la même façon. Il était un soixante- huitard invétéré, j'avais cinq ans de plus, j'ai été à la Sorbonne et à l'Odéon, et j'ai entendu des conneries. Je trouve "Il est interdit d'interdire" imbécile, par exemple. Je suis un réformiste qui n'aime pas les révolutions. 68 est un monôme qui a mal tourné, des petits-bourgeois qui s'emmerdaient. L'école des enfants de la République a été complètement déglinguée. Avec la libération des femmes, on a assisté à une dévirilisation des hommes extrêmement dangereuse. 68 a fait bouger des choses, bien sûr, mais trop.

– Vous avez prononcé le mot "République". Etes-vous sensible aux idées de Jean-Pierre Chevènement ?

– Je trouve logique que des gens de droite qui ne se reconnaissent pas dans ce qu'elle est devenue aient envie de voter pour lui, de même qu'une partie de la gauche qui se méfie d'un trop grand laxisme. Je suis gaullien, et, pour moi, de Gaulle est de gauche. On a besoin d'un chef, et Chevènement en a le physique. En fait, on ne faisait pas de politique quand j'étais môme, on lisait les poètes et les philosophes. J'étais plutôt camusien que sartrien, car Camus est un être humain, Sartre une machine.

– Votre chanson L'Algérie était-elle un hommage à l'écrivain ?

– Ce n'est pas une chanson politique. Elle décrivait l'éblouissement pour un pays, lorsque je suis arrivé là-bas, au petit matin, en 1962. J'étais parti pour vingt-six mois et l'on a oublié de m'inscrire sur les listes. A Blida, l'adjudant m'a dit : "Officiellement, vous n'êtes pas là." J'ai eu beaucoup de chance. J'avais vu revenir des copains plus vieux que moi dans un état psychique lamentable, ils avaient vu les tortures, des deux côtés, et me l'avaient raconté."

Propos recueillis par Bruno Lesprit

26.12.2009

26 décembre 2008 : Le Parisien

Article publié dans Le Parisien le 26 décembre 2008.

 

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Serge Lama vieillit bien


Le chanteur revient sans détours sur ses blessures dans son nouvel album, « l’Age d’horizons ». A 65 ans, il assume son âge et les difficultés du temps qui passe. Tout en savourant ses années de « bonus » : « J’adore la vie », dit-il.

 

Propos recueillis par Emmanuel Marolle

 

Serge Lama semble loin des refrains enlevés qui ont fait sa gloire dans les années 1970. Il signe un disque intime, élégant, « l’Age d’horizons ». Et s’amuse, l’air de rien, avec « les Hommes et les Femmes », portrait bien senti de deux espèces dont les contraires s’attirent. Il joue même encore les coquins dans « Socrate » ou « Objets hétéroclites » sous-titré « Tu te fais l’amour ». Comme quoi, on ne se refait pas complètement.

« L’Age d’horizons » semble être un album sur le temps.
Serge Lama. Oui, le temps qui passe et est de plus en plus précieux. J’ai 65 ans et j’ai tenu à être celui qui ose le dire. Peu de mes confrères le font, à part Johnny qui commence un peu. Je ne veux pas que les gens de mon âge aient honte de l’avouer. Personnellement, je souffre depuis toujours, avec ce grave accident de voiture que j’ai eu à l’âge de 22 ans.

On vous imagine pourtant toujours débordant d’énergie ?
Je me suis passé de mon corps toute ma vie. Il a été blessé très jeune. Je boite depuis toujours. Du coup, je vis beaucoup avec mon âme. Donc l’énergie, je l’ai toujours eue, en me foutant des coups de pied au cul. Je n’ai pas le choix. Dans ces cas-là, comme sur scène par exemple, la douleur est annihilée.

Ce disque est traversé par une mélancolie loin de vos classiques joyeux…
Mais je n’ai pas tant de chansons marrantes que cela. Il y en a en moyenne trois dans mes albums. Mais ce sont celles que les radios ont passées. Et encore, si on enlève la musique, elles ne sont pas toujours très gaies. Prenez « les P’tites Femmes de Pigalle », le texte n’est pas très drôle.

Et vous, vous êtes d’une nature triste ou joyeuse ?
J’ai une délectation morose. Je ne suis pas malheureux, mais je me régale dans mon gris. L’énergie est un peu une façade. Je peux avoir passé une journée compliquée où je ne vais pas bien. Puis, je vais rejoindre des amis dans un restaurant et, en un quart de seconde, je suis un autre. Ma femme Michelle me dit souvent : « Là, tu as ta tête d’artiste. »

Dans « D’où qu’on parte », vous écrivez : « Au finish, on ne monte qu’en bas. » Vous y pensez ?
Cela ne me fait pas peur. Je suis déjà mort à 22 ans. Après mon accident, j’étais cliniquement mort. J’adore la vie, mais je suis un survivant. Depuis cette date, c’est du bonus.

Cet album vous renvoie à cet événement ?
Oui, j’imagine. Tout est lié, c’est certain. Dans cet accident, j’ai perdu quelqu’un que j’aimais. C’est la première fois que j’aimais. Et tout d’un coup j’étais foudroyé, dans le moment le plus fort. Cela a donné le ton de ce que je suis, de ce que je pense et de mes chansons aussi. Cette femme qui a disparu revient inconsciemment. Parfois, quand je réécoute des choses comme « Claudia », « Toute blanche » ou « D’aventures en aventures », je me dis, là, il y a Liliane.

C’est quoi « l’Age d’horizons » pour vous ?
La liberté. Je n’ai pas à prouver autant qu’avant. Quand j’étais jeune, mon impresario ne voulait pas que j’enregistre des titres trop noirs à 25 ans. Il me disait : « Les gens vont partir »…

Serge Lama, « l'Age d'horizons » *** 1 CD Warner, 22 €.
En concert dans toute la France à partir du 1 e r mars 2009 et les 16 et 17 décembre 2009 à Paris au palais des Congrès.


NOTRE COTE : **** chef-d’oeuvre, *** excellent, ** bon, * moyen, •sans intérêt

 

18.12.2009

18 Décembre 2002 : Concert Zenith de Pau

Article publié dans un journal local après le concert donné par Serge Lama le 18 Décembre 2002 au Zenith de Pau

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17.12.2009

17 Décembre 2001: supplément TV

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15.12.2009

15 Décembre 2001: La dernière heure

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L'amant Lama

Le tonnant Serge est étonnant sur son nouvel album. Mais il aime toujours les femmes comme un adolescent...

BRUXELLES Joint ce vendredi par téléphone, Serge Lama reconnaît avec nous que c'est un autre aspect de lui qu'il fait tournoyer sur son nouvel opus, Feuille à feuille. Et que, du coup, la presse française n'a jamais été aussi enthousiaste à son égard. Vous me faites remarquer que j'ai moins la voix qui tonne sur cet album et c'est sans doute pour ça que j'entre mieux dans la mode. Car pour l'instant, on est en pleine période d'eunuques et seuls deux artistes sur dix ont du coffre... C'est la tendance actuelle mais en même temps je me dis qu'il ne faudrait quand même pas reprocher à Céline Dion, Lara Fabian ou Florent Pagny d'avoir de la voix. Personnellement, c'est mon expérience de comédien qui m'a permis de me calmer un peu vocalement et de respecter l'auteur que je suis par ailleurs. Désormais, mes mélodies, mes textes et ma voix se trouvent sur le même pied.

S'il est peu question de pied sur Feuille à feuille, le péché de la chair, lui, y est pas mal présent. Mais attention, celui auquel on succombe comme celui que l'on ne fait que désirer... Le premier single du disque, Quand est-ce qu'on fait l'amour?, parle de l'inhibition qu'ont les deux sexes-surtoutlemasculin, d'ailleurs- à passer à l'action. Souvent, on invite une dame à dîner, on discute et, pardonnez-moi l'expression, on tourne autour du pot! Au point qu'à la fin de la soirée, on se dit au revoir et c'est tout. Cette situation m'est arrivée plus souvent qu'à mon tour...

Le corps est le miroir de l'âme Comme il l'a régulièrement répété, Lama n'est jamais allé voir Les petites femmes de Pigalle. Mais il nous l'a confirmé par rapport à cet album sensuel, il a beaucoup répondu à l'appel de son corps. Oui, c'est vrai, à partir de la trentaine... Si je le regrette aujourd'hui? Non, ça ne servirait à rien et puis il faut savoir que le corps, au début de la vie, est important. C'est le miroir de l'âme et il correspond à l'instinct, à l'instant. Cela étant, aux alentours de 45 ans, l'âme remonte à la surface comme l'huile remonte à la surface de l'eau.

L'âme remonte à la surface et Lama, lui, rend les femmes belles (c'est le titre d'une de ses nouvelles chansons). Un peu prétentieux, ça, Serge? En fait, ce que je veux dire par là, c'est que l'amour rend les femmes belles. Quand une femme est amoureuse, elle est transformée, régénérée, comme une fleur qu'on rattacherait à ses racines. Pour l'homme, ce n'est pas la même chose et ce n'est pas difficile à comprendre: nous, dans l'acte physique, on perd quelque chose alors que la femme reçoit et donc se fortifie. Après l'amour, la femme est donc épanouie et l'homme épuisé (éclat de rire).

La jalousie de ma mère... A l'entendre disséquer le beau sexe, on se dit que Serge Lama doit parfois subir les foudres de son épouse. Elle n'est pas fondamentalement jalouse, mais ce n'est quand même pas simple d'être la femme d'un chanteur. Ma mère était excessivement jalouse et c'est à cause de cet enfer que mon père s'est résigné à être l'artiste qu'il rêvait d'être...

Impossible d'entrer dans la famille Lama sans évoquer son fiston, qu'on a récemment vu faire des tours de magie sur le plateau de Michel Drucker. Frédéric a un don naturel pour la prestidigitation et a de toute façon toujours été habile de ses mains, qu'il a très grandes au demeurant. Pour l'instant, sa technique se limite aux close-up mais il prend actuellement des cours pour élargir son champ d'action.

Sur le point de partir en tournée, l'ex-Napoléon des scènes a vu dans son planning qu'il se produira à Bruxelles fin mars, début avril. Un inconditionnel prévenu en vaut deux.

Serge Lama, Feuille à feuille (Warner).

Propos recueillis par Jean-Philippe Darquenne


11.12.2009

11 décembre 2001: Ici Paris

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11 décembre 2008 : Paris Match

Serge Lama et Jean-Luc PETITRENAUD à la Tour Monthlery dans PARIS MATCH du 11 au 17 décembre 2008.

 

 

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11 décembre 2005 : TV Hebdo

Après le passage de Serge Lama à Chanter La vie le 9 décembre 2005, TV Hebdo Le Parisien du 11 au 17 décembre 2005 publiait cet article.

 

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Serge Lama "L'accordéon respire"

 

Pour le chanteur, chanson rime souvent avec accordéon.

Théâtre Marigny-Robert-Hossein, à Paris. Dans moins d’une heure, Serge Lama retrouvera son complice, Sergio Tomasi, accordéoniste virtuose pour un récital qu’il promène depuis février 2004 dans toutes les villes de France. Serge Lama, 62 ans, heureux et libre, comme le prouvent l’album et le DVD « live » Accordéonissi-mots*.

 

Comment avez-vous organisé ce plateau avec Pascal Sevran ?

Je n’ai pas dit grand chose car Sevran est toujours au bord de l’Ohio, stressé. Il m’a proposé une série de mes chansons et j’ai fait le choix. Chez moi et Les Ballons rouges attaquent bien en télé. En revanche, il me serait impossible de donner L’Algérie, comme je l’ai fait sur scène dans une émission.

La télévision manquerait-elle d’audace ?

Un tube comme Une île est peu diffusé au petit écran. On juge la chanson trop longue. La première fois que j’ai voulu la passer, c’était après avoir remporté la Rose d’Or d’Antibes en 1969. J’étais invité chez Guy Lux. Très pète-sec, il l’a trouvée « chiante », avant de préférer la face B. C’est toujours comme ça la première fois. Cela dit ça a rendu très vite ce titre célèbre.

Avez-vous en mémoire des morceaux accompagnés d’un accordéon qui vous ont marqué ?

Jacques Brel n’aurait presque pas pu se passer de cet instrument. J’ai eu la chance d’assister à la première d’Amsterdam. Il n’y a qu’un accord plaqué, mais il est joué par un mec du niveau de Marcel Azzola. Déjà toute la chanson était là ! L’accordéon, c’est cette force. Avec son soufflet, il respire comme un poumon.

Sur la pochette, vous évoquez « des chansons mal aimées ». En avez-vous eu tant que ça ?

Je pourrais vous parler de L’Esclave car personne ne me la demandait sur scène. Aujourd’hui, le public me la réclame. Cela dit, quand j’ai proposé Je suis malade à ma maison de disques, j’ai dû mettre ma démission en balance pour que le directeur accepte que je l’enregistre.

On dit que vous avez un projet d’écriture ?

Ce n’est pas un projet. Il s’agit de remettre en forme des poèmes érotiques et un peu « hard » que je n’ai jamais chantés. Fasciné par Baudelaire, j’ai toujours eu une inspiration qui allait dans ce sens. J’ai même censuré des mélodies comme L’Esclave, ou Je te partage, qui faisait six pages et dont je n’ai conservé que ces deux vers qui étaient un peu érotiques : « Je lècherai avec ma bouche / Les endroits que les autres touchent ». Il y a des choses qu’on ne peut pas chanter, mais qu’on peut faire lire… Et puis, je les glisserai peut-être dans mon futur album.

Propos recueillis par François Cardinali

* Disque et DVD Warner Music France

 

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10.12.2009

10 Décembre 2001: Femme Actuelle

Petit papier lors de la sortie de l'album 'feuille à feuille"paru dans Femme Actuelle

 

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07.12.2009

7 décembre 2006 : VOIR

 

Article de Francis Hebert publié le 7 décembre 2006 dans VOIR (Quebec)

 


Le pornographe

 

Serge Lama achève sa longue tournée québécoise à Montréal. Moment idéal pour aller voir l'éclatant Accordéonissi-mots, dans lequel le chanteur est seul avec un accordéoniste sidérant.

Serge Lama entame son nouveau récital avec Les Ballons rouges, une vieille chanson qui claque comme un fouet, corrosive et nostalgique, lyrique, superbe. L'auteur-interprète y cite le marquis de Sade, qu'il admire, et termine ainsi, orgueilleux, limite agressif: "J'ai rien d'mandé/Je n'ai rien eu/Mais j'ai fait ce que j'ai voulu". C'est l'instant où l'auditeur retient son souffle, médusé par la puissance.

Joint à sa chambre d'hôtel montréalaise, Lama explique la genèse de cette chanson fondatrice: "J'ai eu un accident très grave en 1965, j'avais 22 ans. Les Ballons rouges, c'est un peu la chanson de la remise debout. Je l'ai écrite pendant mon accident et je l'ai enregistrée après. Avec ce ton, on pourrait parler d'agression, d'affirmation de soi-même. On sent quelqu'un qui veut conquérir parce qu'il a été terriblement blessé. C'est une de celles que j'ai le plus chantées." L'artiste au bout du fil a un ton posé, une voix grave. À des kilomètres du chanteur que l'on a vu la veille au Gesù: "Sur scène, je suis toujours en train de faire le comique, car le public en a besoin. En réalité, là où j'excelle, je pense, aussi bien dans l'écriture que dans l'expression théâtrale, c'est dans le drame. Je ne dirais pas que je suis triste, pas noir, mais gris, entre deux tons. Je suis un mélancolique, un nostalgique. Dans mon spectacle, il y a quatre-vingt pour cent de chansons tragiques." Depuis quarante ans, le parolier fabrique des perles noires tout en donnant l'illusion

aux gens d'être un bon vivant, un amuseur public. Dans ses meilleurs moments, on perçoit chez lui des échos de Jacques Brel, une puissance poétique évocatrice. D'ailleurs, Lama a consacré tout un disque à l'oeuvre de Brel en 1979. Il chante aussi quelques vers de Paul Verlaine (Voici des fleurs, des fruits).

Grand lecteur de poésie, Lama a un projet qui lui tient particulièrement à coeur: "En janvier, je vais sortir un recueil de poèmes, que j'ai écrits depuis vingt ou trente ans, sous le titre de Sentiment, sexe, solitude. Il y a des choses qu'on ne peut pas dire dans les chansons, comme le sexe. J'ai été contraint très souvent de me censurer, d'enlever des couplets parce qu'autour de moi, on me disait que je ne pouvais pas dire ça. Il y a des choses presque porno!"

Si l'auteur est une part essentielle chez Lama, il n'oublie pas la nécessité de faire des spectacles: "Dans mes textes, il y a une forme de thérapie psychologique. La scène est complémentaire, mon corps en a besoin."

C'est pour cette raison qu'il traîne son dernier récital, Accordéonissi-mots, à travers tous les coins du Québec et de la France. Une formule légère, avec seulement l'accordéoniste Sergio Tomassi, qui lui permet d'aller dans les petites villes. Des milliers de spectateurs passent un bon moment pendant que le chanteur y glisse en douce des petites tragédies humaines.


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7 décembre 2001 :Le Pèlerin Magazine

Article publié dans Pèlerin Magazine du 7 au 13 décembre 2001

 

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06.12.2009

Novembre - Décembre 2008 : NOS TENDRES ET DOUCES ANNEES

Le numéro 15 (novembre - décembre 2008) du magazine NOS TENDRES ET DOUCES ANNEES consacre 3 pages à Serge Lama pour la sortie de son album L'AGE D'HORIZONS

 

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01.12.2009

Décembre 2003: Platine

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