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05.04.2013

5 Avril 2015: Le Dauphiné

Serge lama était en concert au Palais des congrès de Montélimar le 3 Avril 2015

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Spectacle - 1500 personnes et Charles Aznavour au concert du chanteur au palais des congrès Serge Lama, un grand monsieur !

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Montélimar

Serge Lama, un grand monsieur !

Un palais des congrès Charles Aznavour comble. Un public comblé. À l’affiche, un grand nom de la scène, un monument de la chanson française, l’éternel Serge Lama. Dans le public, Franck Reynier, député-maire, avec à ses côtés Charles Aznavour himself, "l’autre père spirituel" du chanteur qui lui a dédié sa chanson "mon ami, mon maître". Avec une belle énergie, le septuagénaire, se disant chanteur populaire et pas star, « c’est réservé à Charles et Johnny chez les chanteurs, et Depardieu chez les comédiens » a conquis son auditoire, déjà tout acquis, il faut bien le dire.

Composé certes de seniors, mais aussi de plus jeunes, le public s’est laissé emporter avec ferveur et émotion par cet artiste entouré d’un très bel ensemble de musiciens. Un artiste généreux, authentique et sincère, chantant la vie, l’amour, la guerre d’Algérie. Cela sent le vécu ! En fin de concert, avant d’ovationner le chanteur, toute l’assistance a repris en chœur "Je t’aime à la folie", car pour ce grand Monsieur", il faut dire à la vie qu’on l’aime à la folie, on en a bien besoin en ce moment". Daniel Maggi, représentant Idée Hall, organisateur du spectacle, était enchanté que le public ait plébiscité ce temps fort de la saison.

 

 

24.03.2013

24 Mars 2015: Nous deux

Article paru dans le magazine Nous Deux avant le passage de Serge Lama à l'Olympia en Mars 2015

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21.03.2013

21 Mars 2015: Ouest France

Interview publiée dans Ouest France le 21 Mars 2015

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10.03.2013

10 Mars 2015: Sud Ouest

Compte rendu du concert donné à Arcachon le 6 Mars 2015 et publié dans le journal Sud Ouest

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Arcachon : un Serge Lama épatant

 

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L’Olympia d'Arcachon était complet, jusqu’aux strapontins du balcon, vendredi soir, pour le concert de Serge Lama. Le chanteur séduit toujours même avec un mal de gorge


À 72 ans, plus de cinquante ans de chansons, et autant de « tubes » même s'il déteste le mot, le chanteur séduit toujours autant.

Certes, une vilaine laryngite le trahissait parfois. Il s'en est excusé dès le début : « Je me soigne le mieux possible. Je n'ai pas voulu annuler, j'ai préféré chanter, je ne sais pas si j'ai eu raison ». Les applaudissements nourris, les cris d'amour lancés du balcon, les chansons reprises en chœur, spontanément ou à sa demande, sont la meilleure des réponses.
Serge Lama, même avec sa voix « Malade », reste émouvant (« Les Ballons rouges », « L'Enfant d'un autre »), truculent (« Les P'tites femmes de Pigalle »), militant avant l'heure (« L'Algérie »), toujours épatant (« Mon ami, mon maître »).

« Le Chanteur… celui qui boîte » repose parfois sa voix et récite parfois ses chansons, joliment « colorisées » par Sergio Tomassi, à l'accordéon. On mesure alors toute la poésie ou la profondeur des textes

Il prend aussi le temps de plaisanter : « Je suis Bordelais, je passais mes vacances ici. On peut pas appeler ça la mer à Arcachon, c'est le Bassin, l'eau n'est pas là tout le temps, ça va ça vient, il faut arriver au bon moment ». Des « Ouh ouh » sympathiques lui répondent. Et il enchaîne avec « le temps de la rengaine ».

Il flatte même le public de l'Olympia lorsque le parterre puis le balcon, chacun son tour, reprendre « D'aventure en aventure » : « C'était en rythme, ce n'est pas tous les soirs… et puis ça m'aide à chanter ».

« Je t'aime à la folie… »
Merveilleusement accompagné par son « bouquet de splendeurs », comme il nomme, Elise au violoncelle, Akémi, Léa et Camille aux violons, Ysabelle au piano, Serge Lama fait aussi applaudir Laurent Chapot dont « l'opéra de lumière » embellit la scène et le concert.

La salle chante plus doucement « Je t'aime à la folie… la vie » : « On a besoin de le dire tout le temps à la vie qu'on l'aime à la folie », répète le chanteur. Même si c'est au chanteur que le public semble s'adresser. Un public qui aurait bien continué à entonner cinquante ans de chansons qu'il connaît par cœur. Mais la voix est fatiguée. Surtout pour chanter « Une île ».

Serge Lama accepte un rappel. Il offre « Le Chanteur » a capella. Bluffant. Et seul l'accordéon l'accompagne pour « Je suis malade » qu'il finit sans micro. Comme un ultime clin d'œil. Mine de rien, la voix revient, envoûtante et puissante. Le public applaudit encore et encore. Et s'en va à regret avec les notes et le souvenir d'un merveilleux concert.

10 Mars 2015: Bretagne actuelle

Interview de Serge Lama 

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Serge lama : « Le Vatican est une entreprise comme une autre »

Pour son jubilé de carrière, Serge Lama a réuni l’intégral de ses chansons dans un volume de 700 pages. Parfois croquantes et rieuses, tantôt poignantes et sérieuses, elles y sont toutes. Les mots semblent une véritable terre de mission pour leur auteur et, « même si la chanson n’est que de l’art mineur », nous dit-il, « je peux vous affirmer qu’elle vous use le cœur ». Serge Lama, rencontre exclusive avec un homme de paroles.

Jérôme Enez-Vriad : Vous dites à propos de certaines chansons « qu’elles vous sont tombées dessus ». Comment se construit un texte dans la tête de Serge Lama ?
Serge Lama : Ce sont des fulgurances nourries d’un ensemble de phrases qui tout à coup m’apostrophent. Après un premier jet déjà très abouti, je reprends le texte quelques semaines ou plusieurs années après. Je ne m’impose aucune limite de temps. L’impératif du « dos au mur » avant une entrée en studio oblige parfois la réécriture ou l’écriture d’un texte en urgence, mais c’est une autre dynamique et tout peut aller très vite, d’un bon, d’un trait, comme si l’on me poussait à le faire de l’extérieur.

Croyez-vous en l’inspiration ?
SL : Je crois au travail avant tout, même si je considère parfois que certains textes me sont « donnés ».

« Certains textes me sont donnés », que je rapproche d’une autre phrase du livre : « Je n’ai d’idéalisme que pour ce qui me dépasse, appelons-ça Dieu. » Ces derniers temps, beaucoup de choses « explosives » se font au nom de Dieu …
SL : Dieu est dangereux quand on s’en sert mal. Je suis chrétien mais de moins en moins catholique. Le Vatican est une entreprise comme une autre qui, du temps de l’Inquisition, gérait les affaire de Dieu de la même façon que ceux qui aujourd’hui gèrent celles d’Allah. Dans tous les cas de figures, la guerre au nom de Dieu est inacceptable.

Claude Nougaro écrivait tous les jours, Charles Aznavour attache beaucoup d’importance à cette régularité, et vous ?
SL Nougaro et Aznavour, auxquels il faut ajouter Brassens qui était un véritable paysan de la chanson. Cela dit, oui, la régularité génère une dynamique d’inspiration et de résultat. C’est exactement la même chose que l’astreinte quotidienne du danseur à sa barre. Les auteurs doivent plier leur plume à leur dévotion et à leur ordre. Les gens qui ne travaillent pas n’arrivent à rien. Jamais.

Ecrivez-vous sur la musique ou, à l’inverse, les compositeurs travaillent-ils sur vos paroles ?
SL : Certains m’apportent des musiques sur lesquelles je travaille, c’est le cas avec Alice Donna ; d’autres ont besoin d’un texte ou d’un début de texte pour composer, je pense à Yves Gilbert. Il existe néanmoins une différence entre le parolier qui écrit sur une musique existante, et l’auteur sur le texte duquel on greffera la musique ensuite ; car écrire sans la musique prête à des élans plus littéraires qui imposent ensuite de reprendre l’ensemble pour le simplifier et le délimiter différemment.

Vous avez toujours soutenu qu’une chanson « commence à A et termine à Z ». Pour autant, de grands textes ne respectent pas cette règle…
SL : L’image de la chanson qui commence à A et termine à Z, est une phrase de mon ami Charles Aznavour, il faut rendre à César ce qui lui appartient. Vous savez, une chanson est bonne à partir du moment où elle touche les gens. Les miennes suivent effectivement un schéma classique proche du réalisme, avec un début et une fin, mais il n’existe pas de loi absolue.

J’ai cherché si vous aviez écrit sur la Bretagne, sans rien trouver…
SL : Ah, la Bretagne ! Pays de peintres davantage que de chansonniers. Je connais surtout le Morbihan du côté de Quiberon, un peu de soleil suffit à accentuer le moindre relief, c’est magnifique. J’ai toujours comparé la Corse à une Bretagne en couleurs, ce qui ne veut pas dire l’inverse, que la Bretagne serait une Corse en noir & blanc, mais la Bretagne a tout l’arc-en-ciel dans ses nuances de gris, y compris le caractère de ses habitants. (Sourire)

Vous êtes un homme d’opinions mais y faites peu référence dans votre travail…
SL : Il y en moyenne une chanson engagée par disque mais elles ne sont pas frontales. C’est le cas avec Des éclairs et des révolvers, ou dans Au Chili comme à Prague. Je fais toujours le choix de ne jamais prendre partie, j’expose simplement des faits, même si, au fil des sujets traités et de l’angle choisi, on peut se faire une idée de mes convictions et obédiences.

« Sans la musique, l’histoire n’est pas très gaie », écrivez-vous. On a malgré tout le sentiment que Serge Lama est un homme qui sait rire et s’amuser. Je pense, entre autre, à la chanson Le gibier manque et les femmes sont rares…
SL : (Rire) Mes chansons « à boire » sont parfois construites sur des refrains pas vraiment distingués, je vous l’accorde, elles évoquent cependant toujours un drame. Les petites femmes de Pigalle, par exemple, raconte l’histoire d’un pauvre type fait cocu par son épouse ! Femmes, femmes, femmes, évoque deux amis en peine d’amour, réduits à courir la gueuse. Elles ont été prises à contre-pied par les compositeurs, ils en ont fait des morceaux burlesques, mais ce sont essentiellement des critiques sociales où la gaudriole est un antidote au désespoir.

Vous êtes aujourd’hui l’un des rares à citez Georges Steiner [spécialiste de la théorie du langage]. Que pensez-vous de l’appauvrissement du langage au bénéfice de l’image ?
SL : Les générations vieillissantes ont souvent la nostalgie de la précédente. Talleyrand disait : Qui n’a pas connu le XVIIIème n’aura pas connu le bonheur de vivre. Paul Valery aussi est mort triste du monde qui l’entourait. Le XXème siècle a remplacé Dieu par la science, et le XXIème s’engage dans le processus inverse. L’appauvrissement du langage me rend triste sur la forme : la beauté de la langue, et pessimiste sur le fond, car ne plus avoir « les mots pour le dire », c’est laisser la place aux idoles et au pré-pensé. L’actualité en témoigne. Hélas !

Votre livre est né par défaut d’une autobiographie dont vous ne souhaitiez pas. Y en aura-t-il malgré tout une un jour ?
SL : Si Dieu me prête vie, oui. Au moins pour remercier la maison Flammarion du blanc seing qu’elle m’a accordé autour de cet intégral. Il me faut en revanche trouver une idée novatrice, quelque chose de moins traditionnel, à ma façon, qui me convient et me ressemble.

En 1976, Shirley MacLaine reprend La chanteuse à vingt ans. Pour la remercier, vous lui faites livrer mille roses. A qui aimeriez vous les offrir aujourd’hui ?
SL : A ma femme.

Si vous aviez le dernier mot, Serge Lama.
SL : Il ne tient qu’à chacun de nous que les belles choses durent encore longtemps.

Propos recueillis par Jérôme Enez-Vriad – Mars 2015
Copyright JE-V & Bretagne Actuelle

 

07.03.2013

7 Mars 2015: La Dépèche

Publié avant le concert donné à Agen le 7 Mars 2015

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Serge Lama en 15 chansons

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Depuis «Les Ballons rouges» jusqu'à «Napoléon», la voix et les chansons de Serge Lama trottent dans toutes les têtes. Retour en 15 refrains sur une carrière exceptionnelle.

«C'était au temps d'avant» raconte un fan de la première heure. «Au temps du service militaire…» Forcément l'interlocuteur fronce les sourcils pour montrer son incompréhension. «À l'époque, nous descendions les boulevards de Limoges pour rejoindre la gare et pour tuer le temps nous avions inventé un jeu: chanter le plus de chansons possible de chanteurs qui avaient un sens pour nous.» Dans la liste, Brel, Brassens, Barbara, Ferré, Ferrat. «Pas Cabrel, pas encore, «Petite Marie» n'avait pas vu le jour.»

Et Serge Lama. Il est loin le temps des marches de nuit, des parcours du combattant, des séances de tir au fusil. «J'ai tout oublié de ces moments-là». Mais par contre, il connaît, encore, son Serge Lama sur le bout des doigts. «Je serai samedi au Centre de congrès, je ne l'ai pas vu souvent sur scène. La dernière fois c'était à Villeneuve-sur-Lot pour une foire-exposition en centre-ville…»
«Pas un classement»

Il ne sera pas seul samedi 7 mars sur la scène du Centre des congrès. Le spectacle affiche complet. Et avant de mettre fin à la conversation, il reprend son petit jeu d'avant… «Des chansons de Serga Lama ?». 15 chansons pour attendre samedi et «pour faire revenir les souvenirs enfouis, les émotions passées.» Et il précise, «ce n'est pas un classement, c'est une liste de textes et de musique qui me parlent. Aux autres fans aussi, je pense.» «Chez moi» ; «L'Algérie» ; «L'esclave» ; «A 15 ans» ; Je suis malade» ; «Superman» ; «Mon ami, mon maître» ; «Je t'aime à la folie» ; «Au Chili comme à Prague» ; «D'aventure en aventure» ; «L'enfant d'un autre» ; «Le 15 juillet à 15 heures» ; «Souvenir, attention, danger» ; «Star» ; «Une île».

26.02.2013

26 Février 2015: Le matin

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Interview parue dans "Le matin" avant le passage de Serge Lama sur une scène de Genève le 20 Mars prochain

 

Serge Lama: «Les femmes de Pigalle? Jamais!»

 

L'interview indiscrète:Contrairement à la chanson, Serge Lama n’a pas fréquenté de prostituées. Confessions.

 

Par Propos recueillis par Didier Dana

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On connaît le chanteur, pas forcément l’auteur. Serge Lama, 72 ans, écrit ses textes et la somme fait plus de 600 pages. Coup de fil à «Un homme de paroles», selon le titre de son livre, avant sa venue à Genève, en concert, le 20 mars.

Serge Lama, qui êtes-vous?Je suis un provincial, né à Bordeaux, enfant du Sud-Ouest et fou de Paris. Je ne suis pas comme certains aiment le dire parce que ça fait bien «un citoyen du monde». Je n’ai pas été un grand touriste. Je n’ai pas trop le sens du voyage. Le voyage, je le fais dans ma tête, dans mes livres, dans mes rêves.

Votre tout premier souvenir?

J’ai été sauvé d’un bombardement. J’ai eu entre les mains l’éclat de l’obus. Il avait traversé mon berceau. Mes parents m’avaient amené dans les abris. Je me souviens de cette sensation, cette chose bizarre et séduisante, lisse d’un côté, rêche de l’autre, dans ma main à l’âge de 3 ans et demi. Je disais: «Boum! Boum!»

Etiez-vous un enfant sage?

Jusqu’à l’adolescence. Un enfant rêveur selon ma mère. Et comme disent les Belges, assez taiseux. J’observais beaucoup. Mes parents ne le savaient pas.

De quoi aviez-vous peur? Du noir, comme tous les enfants. Mes peurs devaient être complexes. J’en ai compris certaines après. Je les raconterai peut-être dans un autre livre. Dans la vie, vous suivez une sorte de fil d’Ariane pour trouver la porte de sortie.

Dans l’enfance, quel fut votre plus grand choc?

Mes parents partis s’installer à Paris qui me laissent une année avec ma grand-mère. Cela m’a choqué profondément. Je me suis senti seul à 6 ans. Abandonné.

Votre mère vous disait-elle «je t’aime»?

Je ne crois pas. Ce n’était pas une époque où les parents avaient ce genre de rapport avec les enfants. Le «je t’aime» était réservé aux couples.

Comment avez-vous gagné votre tout premier argent?

A 17 ans, je vendais une revue sur le planning familial. C’était tout nouveau. J’étais au pied des grands immeubles de banlieue à Paris et je devais me farcir tous les étages. Des ménagères m’ouvraient en déshabillé vaporeux. J’ai bien gagné ma vie. Le gars qui m’employait voulait me garder, mais je ne voulais pas.

Que vouliez-vous devenir?

Artiste, chanteur, depuis l’âge de 4 ou 5 ans. J’ai vu mon père chanter l’opérette «Fifi», un succès considérable. En le voyant, je me suis dit: «C’est ça que je veux faire!»

Un jour votre père s’est arrêté. Cela a été une sorte de revanche?

Si mon père avait réussi dans la chanson, j’aurais écrit des pièces de théâtre, des romans, des chansons aussi. J’envie Jean-Loup Dabadie qui a touché à tout. Mon père n’a pas réussi. Et comme j’avais une voix, j’ai décidé que j’allais reprendre le flambeau.

L’amour pour la première fois. C’était quand et avec qui?

J’étais amoureux de ma cousine. J’ai écrit «Les Glycines» pour elle (ndlr: Paraît que cousin et cousine/Ça ne doit pas s’aimer d’amour, non.) J’avais un sentiment qui était à la fois sensuel et de l’ordre de ce qu’on appelle l’amour. J’avais 6 ans.

La plus belle de vos qualités?

En étant prudent sur le mot: ma fidélité. A mes amis et, malgré mes infidélités physiques, en amour. Mais bien sûr, ça n’a pas toujours été vécu comme ça par l’autre partie. Chacun voit midi à sa porte.

Avez-vous déjà volé?

Non. Mais j’ai vu un mec chaparder chez une marchande des 4 saisons et cela a inspiré ma première chanson, «La balade du poète».

Ecrite à 11 ans.

Mon père écrivait des chansons. Je le regardais et ça me fascinait. J’essayais de faire comme lui. Je lisais, beaucoup et très tôt. Le premier semblant de poème, je l’ai écrit à 7 ans et demi: «Le long des murs gris, le chat blanc s’enfuit».

D’où vous vient le goût de la lecture?

Je n’avais pas le choix. Je vivais dans une pièce minuscule. Je jouais aux petits chevaux avec un partenaire que je m’inventais. J’ai toujours eu un double qui était moi-même. Qui avait des défauts. Souvent, c’était lui qui était méchant et qui me faisait perdre. Je l’engueulais. Et je lisais, forcément. Que faire d’autre? Mes parents, sévères pourtant, ne se rendaient pas compte que je lisais des choses que je n’aurais pas dû lire.

Sade, entre autres.

Je devais avoir 12 ans. Au Lycée, un grand m’avait passé «Les 120 journées de Sodome». Ensuite, j’ai lu «Justine».

Avez-vous déjà tué?

J’ai passé ma vie à tuer l’ennui. C’est mon occupation favorite et ce que je fais de mieux. Mes chansons en sont la preuve.

Avez-vous payé pour l’amour?

Jamais est c’est un de mes paradoxes. Je ne suis jamais allé voir les petites femmes de Pigalle. Mais, à partir du moment où j’ai écrit cette chanson, succès considérable, toutes les petites femmes, de Pigalle et d’ailleurs, me sont tombées dessus. J’aurais pu faire des folies de mon corps. A chaque fois je leur disais non. On passait des nuits à parler. J’ai des confessions des petites femmes de Pigalle, je ne peux pas vous dire! Des prostituées qui sont, pour beaucoup, extrêmement catholiques et assez moralistes sur certains plans.

Croyez-vous en Dieu?

D’une certaine façon, oui. J’ai, en tout cas, besoin de l’idée de Dieu. Se lever en se disant que quand la vie s’arrête, c’est terminé, est très difficile. Il y a quelque chose d’autre, de parallèle, de différent. Et je crois à la réincarnation.

Quel est votre péché mignon?

J’aime le pot-au-feu. Tous les plats qui font grossir, les cassoulets, les bourguignons. Même si, avec l’âge, je suis un peu plus sage.

Vous avez été victime d’un terrible accident, le 12 août 1965.

Je suis un survivant. Un rescapé. Je n’aurais pas dû réchapper à cet accident. Il y a des choses qui se sont ouvertes en moi. Je suis devenu plus humain. Avant, j’étais braqué sur ma carrière. Ça m’a beaucoup changé.

Trois objets culturels à emmener sur une île déserte?

«A la recherche du temps perdu» de Marcel Proust, «Citizen Kane» et un disque de jazz, genre Glenn Miller.

Qui sont vos vrais amis?

Sans flatterie, le public. Ceux qui étaient mes amis depuis l’adolescence, plus âgés, ont malheureusement disparu. Maintenant mon amie, c’est mon épouse, Michèle. Plus quelques personnes autour de moi.

Que souhaitez-vous à vos pires ennemis?

(Soupir.) De lire l’Evangile.

Qui aimeriez-vous voir répondre à ce questionnaire?

J’aurais tendance à dire Johnny Hallyday. Parce qu’il est assez difficile à interviewer. Ce serait intéressant de le faire de cette manière-là. (Le Matin)

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QUEL AUTEUR!

Tout Serge Lama? Oui, tout. Soit 250 chansons que l’on (re)découvre. La musique des mots, sans le son. Une somme de plus de 600 pages qui débute par un très beau prologue sur la chanson française. Plus des chroniques et des billets d’humeur. Un livre compagnon. Une somme indispensable.

«Un homme de paroles», Serge Lama,
Ed. Flammarion, 660 p.

 

 

21.02.2013

21 Février 2015: La nouvelle république

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Serge Lama était en concert le 19 Février sur la scène de la Hune

à Saint Benoit

 

Le " Napoléon de la chanson " fait La Hune

 

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Serge Lama a fait chavirer le public poitevin, jeudi soir, dans une salle de La Hune pleine à craquer. - dr

 

Dans le cadre de la reprise de sa tournée « 50 ans d'encre et de projecteurs », Serge Lama, qui a fêté il y a quelques jours ses 72 ans, a posé sa voix et son rire énorme, jeudi soir, à la Hune. Un concert à guichets fermés. L'auteur-interprète indémodable dont les refrains sont sur toutes les lèvres a revisité son répertoire mixant anciennes mélodies empreintes de nostalgie (« Je suis malade », « D'aventure en aventure », « L'Enfant d'un autre », « Les Ballons rouges », « Mon ami, mon maître ») et chansons à boire (« Les P'tites Femmes de Pigalle », « Femme, femme, femme ») ainsi que quelques inédits de son dernier opus « La Balade du poète ». Sur scène, entouré de huit musiciens, gouailleur ou fragile, c'est toujours la même prestance, la même voix profonde et limpide – l'une des plus belles de la chanson française – qui suscite l'émotion.

" Cracheur de mots "

Pour terminer en apothéose cette tournée anniversaire qui prendra fin à la mi-avril, Serge Lama, « le cracheur de mots », sera à nouveau sur la scène de l'Olympia, à Paris, du 26 au 29 mars. Chapeau bas, Monsieur Lama.
Cor. Daniel Brun

 

 

19.02.2013

19 Février 2015: La nouvelle république

Serge Lama donnait un concert à Saint Benoit (vers Poitiers), article publié dans le journal , La nouvelle république, le jour du concert.

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12.02.2013

12 Février 2015: Le point

Papier signé Yann Moix dans l’hebdomadaire LE POINT du jeudi 12 Février 2015

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26.01.2013

26 Janvier 2015: La montagne

Serge Lama donnait un concert à Montluçon le 24 Janvier 2015

Serge Lama voyage dans son répertoire

 

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Athanor. Cinquante ans, ça se fête ! Et trente ans aussi… Le demi-siècle de carrière de Serge Lama et le jubilé d'Athanor se sont mêlés samedi soir pour le plus grand bonheur du public. Près de 1.500 personnes ont pu redécouvrir le répertoire de Serge Lama. L'artiste a en effet réorchestré ses tubes sur son dernier album, La balade du poète. Entouré de musiciens talentueux, il a par exemple donné un air oriental ou philarmonique à certains titres. Des nouvelles chansons ont également offert une atmosphère inédite à ce concert. (Photo : Cécile Champagnat)

22.01.2013

22 Janvier 2015: La montagne

Article publié dans le journal la Montagne le 22 Janvier 2015 avant les concerts de Montluçon et de Clermont Ferrand

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15.01.2013

15 Janvier 2015: Est Républicain

Paru dans l'Est Républicain avant le concert du 17 Janvier 2015 à Toul

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IL A FÊTÉ SES CINQUANTE ANS de carrière il y a peu. Serge Lama est l’un des chanteurs français les plus populaires. Un talent et une voix qui restent intacts au fil des années. Pour fêter ses 70 ans et 50 années d’une carrière fantastique, il était à l’Olympia pendant neuf soirées en février 2013. Dans le cadre de sa tournée « 50 ans d’encre et de projecteurs », il sera sur la scène de l’Arsenal à Toul pour la première fois, samedi 17 janvier. Même si la nouvelle salle de spectacle de Toul est « proche du complet, quelques places sont encore en vente » indique Karine Saling, la responsable communication du Label LN, producteur du concert.

Le dernier passage du chanteur en Meurthe-et-Moselle remonte au jeudi 27 mars 2014 à l’espace Chaudeau de Ludres.

Lors d’une soirée qui s’annonce riche en émotions, Lama interprétera ses plus grands titres. Comme Je suis malade , Femme, femme, femme , D’Aventure en Aventure , Une Île ou encore Les P’tites femmes de Pigalle , titre qui lui valut un Oscar de la chanson française en 1974. Des titres indémodables.

50 ans de variété française

De ses débuts à l’Ecluse (cabaret dans le 5e arrondissement de Paris), le 11 février 1964 à son concert à Bercy en 2003 devant 12.000 personnes pour ses 40 ans de carrière, Lama aura fait les plus grandes salles de France mais aura fait aussi des tournées au Québec. Ses textes magnifiques évoquent l’amour, ses bonheurs ses peines, ses rendez-vous manqués ou encore la marche du temps. 22 albums studio et 9 albums live sont à l’actif du chanteur bordelais d’origine pour un total de près de 12 millions d’exemplaires vendus. En 2000, il est décoré de la Légion d’honneur par le Président de la République Jacques Chirac.

Celui qui a inauguré le Palais des Congrès de Paris en 1975 rendra sûrement hommage aux victimes des attentats perpétrés la semaine dernière dans la capitale. Lundi, sur son site Internet, il déclarait non sans un certain lyrisme : « La France a retrouvé sa voix, sur la voie de la République, et le monde la voit », suite à la mobilisation historique des Français la veille.

Proche de son public, Serge Lama devrait lui transmettre sensibilité et émotion comme durant toute sa carrière. Une belle soirée en perspective…

Corentin FOUCHARD

14.01.2013

14 Janvier 2015: Est républicain

Interview de Serge Lama dans l'Est Républicain avant le concert de Toul le 17 Janvier 2015

 

Lama joue sur les mots

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Inoxydable, Serge Lama sera à Toul samedi.

Vous étiez à Ludres en mars dernier, vous revenez à Toul, vous n’arrêtez jamais !

 

J’ai un petit mois d’arrêt… Heureusement d’ailleurs. C’est une tournée très fatigante surtout quand je fais des séries de trois jours de suite. À mon âge, c’est dur physiquement.

Vous avez fêté vos 70 ans, vos 50 ans de carrière. Vous avez toujours conservé cette simplicité et cette proximité avec le public…

Je n’ai pas trop calculé ma façon de me comporter avec le public. J’essaie simplement d’avoir un comportement naturel. Je suis comme ça, quelqu’un de direct et assez naturellement convivial quand je suis devant des gens.

Lors de vos concerts, on constate que les jeunes générations connaissent vos morceaux… Est-ce que cela vous touche ?

Oui… Vous savez, c’est un peu la logique. On peut se demander comment le public continue à aller voir Aznavour mais il y a des chanteurs qui ont eu des carrières puissantes et marquantes, en étant en haut de l’affiche. J’ai quand même fait une vingtaine d’années très fortes où je remplissais des salles à cinq mille, six mille personnes. Ces gens ont écouté et réécouté les disques ; les enfants, qui étaient petits, ont entendu ces morceaux.

Actuellement, il y a un besoin et peut-être un manque comblés par des gens de mon genre, qui écrivent des chansons avec des mots français, des idées qui touchent les gens.

Vous évoquez les textes. Vous avez édité les vôtres. Etait-ce pour montrer qu’ils peuvent vivre sans vos mélodies ?

Non… Tous les artistes qui sont, comme moi, des hommes de textes, qui ont aimé la poésie et qui ont lu beaucoup de grandes œuvres comme moi, leur grand rêve, c’est d’avoir un livre. Et moi, le seul livre que je pouvais sortir jusqu’à présent, c’était celui–ci, l’intégralité de mes chansons et donc de mes textes. En les lisant, je me suis aperçu que, parfois, la musique apporte, dans certains cas, un plus, quelque chose de joyeux, qui peut déformer l’idée de la chanson. Comme « Femme, femme, femme » ou « Les P’tites femmes de Pigalle ». En fait, si vous regardez bien le texte, au départ, il n’est pas aussi joyeux. La musique, finalement, fait le succès de la chanson. J’ai fait ce constat qui m’a beaucoup frappé parce que, chez moi, la différence est vraiment énorme entre la lecture et l’écoute d’une chanson.

Vous avez collaboré, notamment, avec Vincent Niclo. Quel regard portez-vous sur la nouvelle scène ?

Pour Vincent Niclo, on a fait des émissions ensemble puis on a sympathisé. Je suis issu d’une famille de chanteurs à voix, j’ai été élevé dans ce milieu de chanteurs lyriques qui ont des voix de barytons ou de ténors. Ça a été l’univers de mon adolescence. J’ai trouvé chez lui une sensibilité personnelle que je reconnaissais. Je l’ai invité à la maison. J’avais travaillé sur deux ou trois textes que je lui ai « jetés », par timidité, à la fin du repas. Il est tombé en arrêt devant deux textes qui lui ont parlé comme « Jusqu’à l’ivresse ». Il était étonné que j’aie pu débusquer chez lui tout ce qu’il avait vraiment envie de dire. Le second morceau, « L’Amour est enfant du Poème » est une chanson qui a du fond. Je suis persuadé, en tout cas sur scène, que ce sera pour lui un très beau succès. C’est quelqu’un que j’aime beaucoup. Je ne peux travailler que lorsque je suis dans l’empathie. Comme avec Christophe Maé pour qui j’ai fait « Je veux du bonheur ».

On vous sent toujours joyeux et heureux lorsque vous êtes sur scène…

Oui, j’ai réussi à intégrer sur scène ce désir d’être comédien. C’est l’évolution de ce qui se passe, depuis 15-20 ans, dans ma nouvelle façon de chanter. Depuis « Napoléon », j’ai appris beaucoup de choses. Quand je suis revenu, j’étais différent, le chanteur s’est mis au service de l’auteur. Et donc, maintenant, je suis beaucoup plus comédien dans mes chansons que je ne l’étais il y a trente ans où le chanteur prenait vraiment le pas sur l’auteur. Surtout, si vous ne prenez plus de plaisir en montant sur scène, il faut arrêter !

Propos recueillis par Yannick VERNINI

Serge Lama sera en concert à Toul, à l’Arsenal, le samedi 17 janvier à 20 h 30.