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15.01.2013

15 Janvier 2015: Est Républicain

Paru dans l'Est Républicain avant le concert du 17 Janvier 2015 à Toul

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IL A FÊTÉ SES CINQUANTE ANS de carrière il y a peu. Serge Lama est l’un des chanteurs français les plus populaires. Un talent et une voix qui restent intacts au fil des années. Pour fêter ses 70 ans et 50 années d’une carrière fantastique, il était à l’Olympia pendant neuf soirées en février 2013. Dans le cadre de sa tournée « 50 ans d’encre et de projecteurs », il sera sur la scène de l’Arsenal à Toul pour la première fois, samedi 17 janvier. Même si la nouvelle salle de spectacle de Toul est « proche du complet, quelques places sont encore en vente » indique Karine Saling, la responsable communication du Label LN, producteur du concert.

Le dernier passage du chanteur en Meurthe-et-Moselle remonte au jeudi 27 mars 2014 à l’espace Chaudeau de Ludres.

Lors d’une soirée qui s’annonce riche en émotions, Lama interprétera ses plus grands titres. Comme Je suis malade , Femme, femme, femme , D’Aventure en Aventure , Une Île ou encore Les P’tites femmes de Pigalle , titre qui lui valut un Oscar de la chanson française en 1974. Des titres indémodables.

50 ans de variété française

De ses débuts à l’Ecluse (cabaret dans le 5e arrondissement de Paris), le 11 février 1964 à son concert à Bercy en 2003 devant 12.000 personnes pour ses 40 ans de carrière, Lama aura fait les plus grandes salles de France mais aura fait aussi des tournées au Québec. Ses textes magnifiques évoquent l’amour, ses bonheurs ses peines, ses rendez-vous manqués ou encore la marche du temps. 22 albums studio et 9 albums live sont à l’actif du chanteur bordelais d’origine pour un total de près de 12 millions d’exemplaires vendus. En 2000, il est décoré de la Légion d’honneur par le Président de la République Jacques Chirac.

Celui qui a inauguré le Palais des Congrès de Paris en 1975 rendra sûrement hommage aux victimes des attentats perpétrés la semaine dernière dans la capitale. Lundi, sur son site Internet, il déclarait non sans un certain lyrisme : « La France a retrouvé sa voix, sur la voie de la République, et le monde la voit », suite à la mobilisation historique des Français la veille.

Proche de son public, Serge Lama devrait lui transmettre sensibilité et émotion comme durant toute sa carrière. Une belle soirée en perspective…

Corentin FOUCHARD

14.01.2013

14 Janvier 2015: Est républicain

Interview de Serge Lama dans l'Est Républicain avant le concert de Toul le 17 Janvier 2015

 

Lama joue sur les mots

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Inoxydable, Serge Lama sera à Toul samedi.

Vous étiez à Ludres en mars dernier, vous revenez à Toul, vous n’arrêtez jamais !

 

J’ai un petit mois d’arrêt… Heureusement d’ailleurs. C’est une tournée très fatigante surtout quand je fais des séries de trois jours de suite. À mon âge, c’est dur physiquement.

Vous avez fêté vos 70 ans, vos 50 ans de carrière. Vous avez toujours conservé cette simplicité et cette proximité avec le public…

Je n’ai pas trop calculé ma façon de me comporter avec le public. J’essaie simplement d’avoir un comportement naturel. Je suis comme ça, quelqu’un de direct et assez naturellement convivial quand je suis devant des gens.

Lors de vos concerts, on constate que les jeunes générations connaissent vos morceaux… Est-ce que cela vous touche ?

Oui… Vous savez, c’est un peu la logique. On peut se demander comment le public continue à aller voir Aznavour mais il y a des chanteurs qui ont eu des carrières puissantes et marquantes, en étant en haut de l’affiche. J’ai quand même fait une vingtaine d’années très fortes où je remplissais des salles à cinq mille, six mille personnes. Ces gens ont écouté et réécouté les disques ; les enfants, qui étaient petits, ont entendu ces morceaux.

Actuellement, il y a un besoin et peut-être un manque comblés par des gens de mon genre, qui écrivent des chansons avec des mots français, des idées qui touchent les gens.

Vous évoquez les textes. Vous avez édité les vôtres. Etait-ce pour montrer qu’ils peuvent vivre sans vos mélodies ?

Non… Tous les artistes qui sont, comme moi, des hommes de textes, qui ont aimé la poésie et qui ont lu beaucoup de grandes œuvres comme moi, leur grand rêve, c’est d’avoir un livre. Et moi, le seul livre que je pouvais sortir jusqu’à présent, c’était celui–ci, l’intégralité de mes chansons et donc de mes textes. En les lisant, je me suis aperçu que, parfois, la musique apporte, dans certains cas, un plus, quelque chose de joyeux, qui peut déformer l’idée de la chanson. Comme « Femme, femme, femme » ou « Les P’tites femmes de Pigalle ». En fait, si vous regardez bien le texte, au départ, il n’est pas aussi joyeux. La musique, finalement, fait le succès de la chanson. J’ai fait ce constat qui m’a beaucoup frappé parce que, chez moi, la différence est vraiment énorme entre la lecture et l’écoute d’une chanson.

Vous avez collaboré, notamment, avec Vincent Niclo. Quel regard portez-vous sur la nouvelle scène ?

Pour Vincent Niclo, on a fait des émissions ensemble puis on a sympathisé. Je suis issu d’une famille de chanteurs à voix, j’ai été élevé dans ce milieu de chanteurs lyriques qui ont des voix de barytons ou de ténors. Ça a été l’univers de mon adolescence. J’ai trouvé chez lui une sensibilité personnelle que je reconnaissais. Je l’ai invité à la maison. J’avais travaillé sur deux ou trois textes que je lui ai « jetés », par timidité, à la fin du repas. Il est tombé en arrêt devant deux textes qui lui ont parlé comme « Jusqu’à l’ivresse ». Il était étonné que j’aie pu débusquer chez lui tout ce qu’il avait vraiment envie de dire. Le second morceau, « L’Amour est enfant du Poème » est une chanson qui a du fond. Je suis persuadé, en tout cas sur scène, que ce sera pour lui un très beau succès. C’est quelqu’un que j’aime beaucoup. Je ne peux travailler que lorsque je suis dans l’empathie. Comme avec Christophe Maé pour qui j’ai fait « Je veux du bonheur ».

On vous sent toujours joyeux et heureux lorsque vous êtes sur scène…

Oui, j’ai réussi à intégrer sur scène ce désir d’être comédien. C’est l’évolution de ce qui se passe, depuis 15-20 ans, dans ma nouvelle façon de chanter. Depuis « Napoléon », j’ai appris beaucoup de choses. Quand je suis revenu, j’étais différent, le chanteur s’est mis au service de l’auteur. Et donc, maintenant, je suis beaucoup plus comédien dans mes chansons que je ne l’étais il y a trente ans où le chanteur prenait vraiment le pas sur l’auteur. Surtout, si vous ne prenez plus de plaisir en montant sur scène, il faut arrêter !

Propos recueillis par Yannick VERNINI

Serge Lama sera en concert à Toul, à l’Arsenal, le samedi 17 janvier à 20 h 30.

08.01.2013

8 Janvier 2015: Paris Match

Vincent Niclo parle de Serge Lama

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18.12.2012

18 Décembre 2014: Concert à Spa

Serge Lama était en concert le jeudi 18 Décembre à SPA en Belgique

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Serge Lama ovationné par les Spadois

 

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Malgré les années et la fatigue de la tournée, Serge Lama n’a rien perdu de sa prestance et de sa force d’interprétation.

Jeudi, pour ses 50 ans de carrière, le chanteur Serge Lama a offert au public spadois un concert empli de force et d’émotion. Vibrant…

Vingt heures trente, les lumières s’éteignent dans la prestigieuse salle des fêtes de la Ville de Spa. Sur scène, pas une ombre ne semble se décrocher de la pénombre quand, soudain, la voix de Serge Lama se met à retentir. «Je voudrais tant que tu sois là, pour te dire ma solitude, pour te dire ma lassitude, de te savoir si loin de moi… » A cappella, l’artiste de 71 ans à l’impressionnante discographie entame sa première chanson seul, sous le regard ébloui de ses très nombreux fans présents dans la salle. Pour son anniversaire (il fête cette année ses 50 ans de carrière), Serge Lama veut faire plaisir mais aussi se faire plaisir. Entouré de ses musiciens ainsi que d’un formidable quatuor à corde féminin, le chanteur va entraîner durant deux bonnes heures son public à travers cinquante années de chansons et de passions. D’aventures en aventures, Les Ballons rouges, Les P’tites femmes de Pigalle, L’Algérie, Femme, femme, femme, Serge Lama va bien sûr passer en revue les plus grands tubes de sa carrière, mais pas seulement.

La voix aussi puissante qu’à ses 30 ans et le regard parfois grave, il avait aussi choisi d’interpréter des morceaux plus inattendus de son répertoire comme Des éclairs et des revolvers (un titre inédit spécialement conçu pour son best-of), La fronde, Soirée sympathique… Et, tantôt assis près de ses musiciens, le chanteur ne manque pas d’envoyer à son public une belle bouffée de nostalgie avec des balades tout en délicatesse comme Le quinze Juillet à cinq heures ou Maman Chauvier, chanson dédiée à sa mère et son enfance à Paris. Un Serge Lama qui, malgré le poids des années, la fatigue de s’être tant donné sur scène et le pas claudiquant (il souffre de douleurs à la jambe), se laisse encore émouvoir lorsque le public reprend en chœur et pour lui seul Je t’aime à la folie… la vie.

Élégant, sobre et drôle à la fois, Serge Lama a décidément prouvé ce jeudi au public spadois qu’il était toujours un épatant virtuose de la chanson française. Un grand homme, en somme.

DIAPORAMA

 

15.12.2012

15 Décembre 2014: L'avenir.net

Serge Lama était en concert à Marche en Famenne le 13 Décembre 2014

 

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 Serge Lama, 50 ans sous les projecteurs

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Samedi, Serge Lama était en concert au Wex. Le nombreux public a été ravi de ce spectacle d’un chanteur qui fête ses 50 ans de carrière.

Pour fêter ses septante ans mais surtout ses cinquante ans de carrière, Serge Lama est en tournée cette année dans toute la France et la Belgique. C’est ainsi que, samedi, après près d’un an et demi d’absence, le chanteur était de retour au Wex de Marche-en-Famenne où l’attendaient huit cents personnes venues d’un peu partout en Wallonie.

Ce dernier spectacle intitulé 50 ans d’encre et de projecteurs, a débuté par Jevoudrais tant que tu sois là interprété a capella. C’est ensuite toute une série de succès qui se sont succédé puisque l’artiste a fait revivre cinquante ans de carrière et de succès qui chantent encore dans toutes les mémoires: Je suis malade, D’Aventure en aventure, Les p’tites femmes de Pigalle, le 15 juillet à 5 heures…. Mais, le chanteur, toujours vêtu sobrement, a aussi interprété d’autres chansons moins connues mais reflétant aussi toute sa sensibilité et sa profondeur.

Sur scène, alors qu’il souffrait terriblement du pied droit et avait de grosses difficultés à se déplacer en fin de spectacle, Serge Lama, resté tel qu’il est, simple, proche, indémodable, a malgré tout voulu assurer le spectacle et n’a pas hésité à revenir sur scène après la sortie de ses musiciens pour une dernière chanson qu’il a dû interpréter en position assise.

C’est finalement ravis de leur soirée que les inconditionnels de Serge Lama s’en sont allés après avoir accompagné le chanteur dans quelques-unes de ses plus grands succès.

 

12.12.2012

12 Décembre 2014: Concert à Tournai

Serge Lama était en concert à Tournai le 12 Décembre 2014 

Article publié sur le net dans L'avenir.net

 

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Serge Lama : « Mon île, c’est vous »

 

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«Les chansons que je préfère? Elles sont en demi-teinte, en clair-obscur, soleil couchant.»

EdA

L’artiste est revenu à Tournai avec une fratrie de huit musiciens, pour fêter 50 années de chanson française. En poésie et en contrastes.

Il entre en scène en s’adressant au public a cappella: «Dans mon désert/y’a pas de fleur/pas d’oasis/et pas de vent…». L’accordéoniste, qui signe les arrangements d’aujourd’hui, est son complice de grand chemin. Sergio Tomassi a revisité quelques tubes pour ce «Tour d’horizon».

Brasseur d’émotions

Avec Philippe Hervouët et Didier Guazzo, le récital joue la confidence: «Je n’ai pas vu, dans les étoiles, le carrosse de Cendrillon». Et voilà que des violonistes, une pianiste et une violoncelliste viennent accompagner cet «homme de paroles», comme l’indique le titre de son ouvrage édité chez Flammarion. Il excelle dans l’art de raconter une histoire: «Elle est entrée dans l’église, la cigarette à la main.» Voix et cordes lui répondent, offrant une solennité singulière à une image qui sonne comme une célébration, «un cœur beau comme un chagrin».

S’il ne se veut «ni moraliste, ni chaman, ni curé», Serge Lama peut endosser un costume de militant en faveur de l’environnement («nos paysages se nécrosent»), celui d’un amoureux transi («et je suis comme un oiseau mort»), celui d’un admirateur («on dirait que Rodin l’a sculptée dans la pierre»), celui d’un nostalgique («on savait faire de la musique en ce temps-là»). L’écrivain cultive la métaphore, à travers lueurs et turbulences. Dans ses chansons, on croise des peintres, des cousines, quelques mercenaires et voyous. On les aborde en insulaire, «entre le ciel et l’eau». On les charge d’élans majuscules.

«D’aventure en aventure», tour à tour empereur, mendiant, cow-boy, vieil amant ou jeune premier, père et fils, Serge Lama aime rejoindre son public. Il le salue, l’aimante, l’emporte dans ses partitions et ses bagages. «C’est mon ami et c’est mon maître», assure-t-il en partageant avec lui quelques pages d’orchestre à cordes, de complicité à voix nue, de soleil noir. Et même si «la magie des lumières» est «initiée à Paris», et parce qu’«en Belgique, en France et dans le Benelux» on vit les mêmes histoires, demeure, sur une scène, la présence d’un grand brasseur d’émotions.

 

Article papier publié le 16 Décembre 2014 dans le Courrier de L'escault

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08.12.2012

8 Décembre 2014: Le Parisien

Interview de Serge Lama et de Vincent Niclo dans le Parisien du 8 Décembre 2014

 

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06.12.2012

6 Décembre 2014: Ouest France

Serge Lama était en concert au Vendéspace vers la Roche- sur- yon

 

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Loïc TISSOT.

La bande-son du week-end. Le chanteur est en concert au Vendéspace. Tout le monde a fredonné, un moment ou à un autre, l'une de ses chansons. Morceaux choisis dans une discographie dense.

 

Il fête cinquante ans de présence sur scène. 400 chansons à son compteur, dix mille textes, oui, Serge Chauvrier de son vrai nom, est un homme de paroles. Brisé par les coups du sort, - des accidents de voiture qui prennent la vie de sa fiancée, en 1965, de ses parents en 1984 -, l'artiste qu'on appelle « L'homme qui rit » se considère profondément triste.

Flammarion vient d'éditer l'intégrale de ses chansons. On y découvre un homme profond, militant d'une Pléiade chansons qui rend hommage à Yves Gilbert et Alice Dona, ses complices, « mes Joseph Kosma et Marguerite Monnot ».

Je suis malade

La dernière version manuscrite, datant de 1971, est écrite au rouge. Comme la couleur de l'album qui le propulsa au-devant de la scène. Je suis malade est son oeuvre-maîtresse, mot qu'il préfère à chef-d'oeuvre. Il appuie sur la dernière syllabe du mot malade, « une faute d'accent tonique ». Le charme est dans le défaut. C'est Alice Dona qui écrit la musique sur ses mots.

Serge Lama a dû batailler contre le directeur de sa maison de disques qui ne voulait pas reprendre le titre de la chanson : « Vous achèteriez, vous, un album, qui s'appelle Je suis malade ? » Serge Lama insiste, près de trois millions de personnes sont de son avis. Un succès porté aussi par la reprise de Dalida.

Les petites femmes de Pigalle

C'est aux yeux de Serge Lama, « la chanson type que la musique a transformée en chanson de revue. » Ce n'est pas son compère Yves Gilbert qui s'y colle : « Il l'aurait entraîné vers sa part mélancolique. » Jacques Datin garde toute une fraîcheur, « le système Offenbach, rythmique et entraînant » qui fait le bonheur des médias et permet à la « gent masculine de faire un transfert. » Son autre titre Femme, femme, femme fonctionne de façon similaire. En l'écrivant, - très bien trouvé « J'suis cocu mais content » -, après un tour de chant entre une ville sur la Durance et Cannes, il ne pensait pas que ces petites femmes de Pigalle allaient lui coller à la peau pendant plus de quarante ans.

Napoléoné

C'est la grande question que tout le monde se pose : est-ce que Serge Lama profitera de son passage en Vendée pour embrasser du regard la ville napoléonienne, La Roche-sur-Yon ? L'aventure Napoléon, chez l'artiste, c'est l'envie de marquer une pause. Celui qui assure 250 galas par an s'attelle à l'écriture d'une comédie musicale. Des chansons écrites en deux mois. Et une parenthèse qui durera trois ans au théâtre Marigny, sur une idée de Thierry Le Luron. « Dans mon entourage professionnel, personne n'y croyait et, pourtant, on a arrêté en plein succès. Le directeur du théâtre se demande encore pourquoi. » Les critiques ont été légion jusqu'à Marie la polonaise. Il a poursuivi son bonhomme de chemin. Brin de nostalgie ? Serge Lama a rejoué le spectacle en mai dernier, au Théâtre antique d'Orange. A l'heure où l'on crée une chaire Napoléon dans le département, voilà un parrain tout trouvé...

 

01.12.2012

Décembre 2014: Express hors serie

Dans ce hors série de l’Express sur Napoléon de 200 pages , l'épopée Napoléonienne de Lama n'a pas été oubliée, avec la publication de l'article publié en 1984

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22.11.2012

22 Novembre 2014: L'avenir .net

Serge Lama était en concert à Huy le 19 Décembre 2014

 

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Lama : souvenirs, attention respect !





Avec sévérité et la force de ses 71 ans, Serge Lama, à Huy vendredi, a chanté l’amour, la vie, l’homme, les souvenirs aussi.

L’encre noire de ses mots saigne quand il chante l’amour, la vie, la lassitude. Et dans son regard d’homme un peu fatigué tremble le monde. «J’ai soixante et onze ans au compteur mais tout ça n’a d’importance que pour moi! » Serge Lama? Pour peu qu’on ne connaisse pas tous ses albums, on retient surtout de lui des titres tels que Les p’tites femmes de Pigale, Napoléon, et ses «Youpla boum » dans Femmes Femmes Femmes…
Au centre culturel de Huy vendredi pour ses 50 ans de scène, c’est dans un répertoire plus profond et humain qu’on a pu l’apprécier. Sévère mais pas trop quand même, émouvante, grave, sa voix a triomphé, un peu fragile parfois mais toujours bouleversante et sincère. À capella dans le noir, elle s’élève sur un premier titre: Je voudrais tant que tu sois là, sublime d’économie. Ainsi amorcé, le set creuse dans le silence de la salle un moment d’éternité où se blottissent les mots qui saignent. « Je ne suis pas un moraliste ni un chaman, ni un curé, mais j’ai vu trop de femmes pleurer » glisse le chanteur désabusé après avoir interprété Des éclairs et des revolvers. Avant cela, quelques autres titres puisés dans ses nombreux albums, dont les plus anciens.
Passant d’un registre à l’autre, d’un univers à son contraire, Serge Lama profile un autoportrait dont chacun des traits résume un peu sa manière émue de voir le monde, de le sentir. Nostalgique parfois avec notamment Le ballon rouge, coquin, un brin grivois, réaliste ou lucide, il ouvre grand la porte des possibles sur un monde qu’il sait merveilleux et tourmenté en même temps. Réarrangés par Sergio Tomassi (l’accordéoniste), chaque morceau a gagné en intensité sonore tandis que viennent se poser violons et violoncelle (le quatuor de charme). Piano, batterie, percussions et accordéon font le reste pour apporter au concert son relief nécessaire.
Le peintre amoureux, Les glycines, Le quinze juillet à quinze heures (sa préférée) poursuivent sur le même ton avec quelques refrains repris en chœur par le public.
Un peu trop dans la démonstration et tenant difficilement debout, Serge Lama reste pourtant cet homme fort, pétri d’ombres et de lumière, chantant encore tous ces titres qui ont traversé les décennies. « En 50 j’avais 7 ans ». Et aujourd’hui, 50 ans de scène et des cadeaux avec D’aventure en aventure, Mon ami, mon maître, Je t’aime à la folie, Souvenirs, attention danger… Plus coquin, L’ogresse avant un deuxième rappel, à capella et assis, pour lequel le chanteur fera couler une dernière fois l’encre noire de ses mots pour le titre Je suis malade.

PHOTOS SUR LE SITE DU JOURNAL

17.11.2012

17 Novembre 2014: Var Matin

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Serge Lama en concert à Sanary et au Cannet les 21 et 22 Novembre 2014

 

Serge Lama, cinquante ans après, à Sanary et au Cannet

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Photo Frantz Bouton

 

Cinquante ans d'encre et de projecteurs.Tel est le bel intitulé du nouveau tour de chant de Serge Lama, qui célèbre à la fois ses soixante-dix ans et son demi-siècle de carrière.

Une carrière menée tambour battant avec une dynamique sans faille : des Ballons rouges aux P'tites Femmes de Pigalle en passant par Femme femme femme, il totalise vingt-cinq millions de disques vendus, s'inscrivant définitivement comme l'un des chanteurs français les plus populaires...

Un parcours exceptionnel récemment couronné par de nombreuses récompenses, telle la grande médaille de la chanson française et la médaille de vermeil pour l'ensemble de son œuvre.

Une sacrée reconnaissance pour celui qui a commencé à écrire ses premières chansons à l'âge de... huit ans !

Après son passage triomphal à l'Olympia en février 2013, il a entamé une tournée marquant son double anniversaire.

Il partage à cette occasion les plus belles chansons de sa vie, avec une énergie, une authenticité et un enthousiasme intacts : « Ce dont je suis le plus honoré, nous avait-il confié au début de sa tournée,c'est de cet amour du public. Sans lui, à l'âge que j'ai, j'aurais déjà arrêté et je mènerais une vie de retraité. Bien au contraire, je repars sur les routes pendant un an. Cette volonté, ce désir, ce bonheur d'être encore présent, ce sont eux qui me l'insufflent. »

Simple, proche, fidèle, cet artiste qui fédère toujours autant nous fera vivre en concert des titres indémodables comme Je suis malade, D'aventure en aventure, Une île... A ne pas rater.

13.11.2012

13 Novembre 2014: 24h

Article publié dans ce journal Suisse au moment de la parution du livre et avant le concert donné à Montreux le 15 Novembre2014

 

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Autobiographie

 Serge Lama défile sa vie en chansons

Par Cécile Lecoultre.

Trop «débraillé et libre» pour se livrer à la biographie, le chanteur français, 71 ans, se raconte en chansons. Il dévisage l'artiste, ses amis, ses amours, ses emmerdes. Interview avant son concert montreusien.



A 71 ans, Serge Lama, ce colosse au regard en broussaille de la chanson française, aurait pu se prêter à l’exercice autobiographique. D’éclats de gueule en blessures intimes, de fanfaronnades napoléoniennes en achèvements discrets, la matière déborde, craque aux coutures existentielles. «J’avais l’envie de préciser les contours d’une identité pas toujours exactement perçue. Mais j’ai un gros complexe avec la prose, s’excuse l’artiste. Moi, je ne sais que partir en vrille sur des refrains et couplets.» Alors il compile ses textes, plus de 400 chansons écumées sur une dizaine de milliers de jets. «Plus que je ne le pensais, je me suis redécouvert dans cet Homme de paroles: c’est quasi une psychanalyse personnelle.»
Ou un sismographe qui enregistrerait l’évolution d’un surdoué: D’aventures en aventures, en somme. «Oh, il y a du «j’étale dames» là-dedans, de l’état d’âme. Forcément. En amour, ce que j’ai fait avec mon corps, ça ne correspondait pas toujours avec ce que je cachais dans mon cœur. C’était plus complexe que les amitiés: par les circonstances, le gamin que j’étais s’est toujours lié avec des adultes. Donc mes amitiés ne poussaient pas à la folie. Solides, elles me stabilisaient.» Même si Serge Lama se diagnostique un spleen congénital. «Avec nos ego fragiles, ces cailloux qui se brisent dès qu’on tape dessus. Regardez Renaud, cette complexité sous un talent géant.»

 


«Oh, il y a du «j’étale dames» là-dedans, forcément, de l’état d’âme»



Se devine ainsi une gravité inattendue chez un interprète aussi exubérant qu’une tirade d’Offenbach. «Prenez Le gibier manque et les femmes sont rares, pas vraiment distingué, hein? En fait, ces gens vautrés dans la lubricité, ces cons qui allaient à la chasse, ça reflète mon regard de môme: de la critique sociale avant l’heure. Ah! Les délices de la vulgarité. J’aime ce vague à l’âme insondable, qui vient d’ailleurs, de très loin. Comme dans Femme, femme, femme d’ailleurs: une histoire de pauvre type. La musique tronque toujours.»


Comme le cinéaste faussement intello Alain Resnais qui connaissait la chanson, Serge Lama gratte sous les apparences, se souvient avec ravissement de Marguerite Duras. «Nous étions chez Maxim’s, elle m’approche et me chante Les petites femmes de Pigalle. En fait, elle adorait Capri, c’est fini, d’Hervé Villard. Et si vous prenez sa voix pour réciter «Nous n’irons plus jamais/Où tu m’as dit je t’aime», ça sonne comme du Duras!»
A 11 ans, le jeune Serge se sait déjà de ces diseurs du quotidien entichés de «poésie qui va dans la rue, de poésie efficace, comme disait Audiberti». D’une enfance bordelaise et parisienne, il retient encore «les 4 mètres sur 4 des chambres d’hôtel où nous cohabitions». D’une pirouette, il écarte le chagrin d’une mère «pas simple», qui ne supporte pas les échecs artistiques du père chanteur d’opérette. «Moi, je jouais accroupi sur le lit, avec mes petits chevaux. Ou je lisais: j’étais fou des mots, fou comme on peut aimer un bijou, un objet! Et même si je ne comprenais pas tout, je dévorais Apollinaire, Mallarmé, Baudelaire.» Il n’en est jamais tout à fait revenu: «Je vis hors du temps, dans les anthologies, Homère, Virgile, Thucydide et les autres, des millénaires de bonheur.»


Son dernier album, La balade du poète, rappelle cette passion avec les accents «verlainiens» acquis en culottes courtes. «Le problème des surdoués, c’est d’acquérir la rigueur pour redresser la facilité.» S’il avance sa qualité d’auteur, il se dégomme aussitôt. «Paysan de la scène, je me livre à la confession publique depuis plus de cinquante ans. Je «mea coulpe» à fond. J’évacue l’eau du Titanic pour qu’il ne coule pas. Mais comment éviter la catastrophe quand on est amoureux des icebergs?» Serge Lama et les images: tout un délire à la limite du passage en force.
Lui qui se dit «un bâtard de Bécaud, Aznavour, Brel Piaf, Ferré, Mariano» semble en éternelle quête d’identité. «Retrouver ces chansons m’a permis de reconnaître que je suis fondamentalement triste.» Son rire tonitrue le contraire. «L’histoire de ma vie: mon énergie répand un climat physique que je ne contrôle pas. Une forme de politesse. Pourtant, il y a une quinzaine d’années, j’ai pris conscience que ce chanteur avait éclipsé l’artiste, occulté par mes sorties bravaches. Qui pourtant, à y regarder de plus près, ne dominent pas.» Et de raturer une évidence: «Je suis bien obligé de vivre pour écrire , j’ai besoin de fouiller là-dedans, dans ce stock de vérités lourdes, embarrassantes.»

Un homme de paroles
Serge Lama
Ed. Flammarion, 688 p.

13 Novembre 2014: Le Dauphiné

Serge Lama en concert le 14 Novembre 2014 à l'Arcadium d'Annecy

 

ANNECY À l’Arcadium, Serge Lama, 50 ans de chansons

 

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Classons-le d’entrée de jeu parmi les monuments de la chanson française. Il nous en reste si peu. Bien loin d’être une relique de notre patrimoine culturel, Serge Lama est dans son âge d’horizon avec ses préoccupations de gloire derrière lui. Une voix exubérante, intacte, pleine d’envie et de sa vie d’artiste, une présence aussi, majestueusement amicale. Serge Lama fête avec “La balade du poète” ses cinquante ans de carrière. Comme depuis le 11 février 1964, il repart en tournée. À 71 ans, Serge Lama enchaîne les concerts, 50 ans d’encre et de projecteurs, l’intégralité d’un homme qui a traversé la chanson française et dont la ligne d’horizon est toujours aussi lumineuse et poétique.

Serge Lama en concert à l’Arcadium à Annecy, le vendredi 14 décembre à 20h30. Billetterie : Fnac, Carrefour. http://www.arcadium-annecy.fr

05.11.2012

5 Novembre 2014: la Dépêche

La veille Serge lama se produisait sur la scène du Casino Barrière de Toulouse

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Serge Lama «le cœur beau comme un chagrin»

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Serge Lama au casino./Photo DDM, Michel Labonne

 

L'obscurité s'est faite sous un épais rideau de scène en partie relevé. On entend d'abord une voix puissante, à la diction parfaite, creusant au plus profond de l'émotion. «Je voudrais que tu sois là» chante Serge Lama, la douleur à fleur de peau. On l'écoute, «pauvre cœur» qui affiche «71 piges au compteur». L'orchestre de trois musiciens, dirigé par l'accordéoniste Sergio Tomasi, nous balade sur un air oriental avant que «Les ballons rouges» nous ramènent à Paris en 1964, quand Serge Lama sortait son premier disque.

«50 ans d'encre et de projecteurs» ont passé. Sur la scène du casino-théâtre Barrière, l'auteur de «Mon ami, mon maître», «Chez moi» ou «Une île» (qu'il chantera bien évidemment lors de la soirée) s'avance à petits pas mesurés, tête solide sur carcasse un brin chancelante. L'homme des «P'tites femmes de Pigalle» se fait charmeur quand il accueille 5 jeunes et fines violonistes, violoncelliste et pianiste.

Mais sa vérité, il la cherche dans l'amour qui fait mal, la confiance bafouée, la passion qui détruit, au fil de textes d'une âpreté bouleversante. Serge Lama est un interprète magnifique, un chanteur qui prend aux tripes. Un artiste plus grand que la vie — et que la mort aussi — qui a galvanisé hier soir une salle comble.
J.-M. L.S.