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06.12.2012

6 Décembre 2014: Ouest France

Serge Lama était en concert au Vendéspace vers la Roche- sur- yon

 

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Loïc TISSOT.

La bande-son du week-end. Le chanteur est en concert au Vendéspace. Tout le monde a fredonné, un moment ou à un autre, l'une de ses chansons. Morceaux choisis dans une discographie dense.

 

Il fête cinquante ans de présence sur scène. 400 chansons à son compteur, dix mille textes, oui, Serge Chauvrier de son vrai nom, est un homme de paroles. Brisé par les coups du sort, - des accidents de voiture qui prennent la vie de sa fiancée, en 1965, de ses parents en 1984 -, l'artiste qu'on appelle « L'homme qui rit » se considère profondément triste.

Flammarion vient d'éditer l'intégrale de ses chansons. On y découvre un homme profond, militant d'une Pléiade chansons qui rend hommage à Yves Gilbert et Alice Dona, ses complices, « mes Joseph Kosma et Marguerite Monnot ».

Je suis malade

La dernière version manuscrite, datant de 1971, est écrite au rouge. Comme la couleur de l'album qui le propulsa au-devant de la scène. Je suis malade est son oeuvre-maîtresse, mot qu'il préfère à chef-d'oeuvre. Il appuie sur la dernière syllabe du mot malade, « une faute d'accent tonique ». Le charme est dans le défaut. C'est Alice Dona qui écrit la musique sur ses mots.

Serge Lama a dû batailler contre le directeur de sa maison de disques qui ne voulait pas reprendre le titre de la chanson : « Vous achèteriez, vous, un album, qui s'appelle Je suis malade ? » Serge Lama insiste, près de trois millions de personnes sont de son avis. Un succès porté aussi par la reprise de Dalida.

Les petites femmes de Pigalle

C'est aux yeux de Serge Lama, « la chanson type que la musique a transformée en chanson de revue. » Ce n'est pas son compère Yves Gilbert qui s'y colle : « Il l'aurait entraîné vers sa part mélancolique. » Jacques Datin garde toute une fraîcheur, « le système Offenbach, rythmique et entraînant » qui fait le bonheur des médias et permet à la « gent masculine de faire un transfert. » Son autre titre Femme, femme, femme fonctionne de façon similaire. En l'écrivant, - très bien trouvé « J'suis cocu mais content » -, après un tour de chant entre une ville sur la Durance et Cannes, il ne pensait pas que ces petites femmes de Pigalle allaient lui coller à la peau pendant plus de quarante ans.

Napoléoné

C'est la grande question que tout le monde se pose : est-ce que Serge Lama profitera de son passage en Vendée pour embrasser du regard la ville napoléonienne, La Roche-sur-Yon ? L'aventure Napoléon, chez l'artiste, c'est l'envie de marquer une pause. Celui qui assure 250 galas par an s'attelle à l'écriture d'une comédie musicale. Des chansons écrites en deux mois. Et une parenthèse qui durera trois ans au théâtre Marigny, sur une idée de Thierry Le Luron. « Dans mon entourage professionnel, personne n'y croyait et, pourtant, on a arrêté en plein succès. Le directeur du théâtre se demande encore pourquoi. » Les critiques ont été légion jusqu'à Marie la polonaise. Il a poursuivi son bonhomme de chemin. Brin de nostalgie ? Serge Lama a rejoué le spectacle en mai dernier, au Théâtre antique d'Orange. A l'heure où l'on crée une chaire Napoléon dans le département, voilà un parrain tout trouvé...

 

01.12.2012

Décembre 2014: Express hors serie

Dans ce hors série de l’Express sur Napoléon de 200 pages , l'épopée Napoléonienne de Lama n'a pas été oubliée, avec la publication de l'article publié en 1984

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Lire page 1

Lire page 2

 

22.11.2012

22 Novembre 2014: L'avenir .net

Serge Lama était en concert à Huy le 19 Décembre 2014

 

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Lama : souvenirs, attention respect !





Avec sévérité et la force de ses 71 ans, Serge Lama, à Huy vendredi, a chanté l’amour, la vie, l’homme, les souvenirs aussi.

L’encre noire de ses mots saigne quand il chante l’amour, la vie, la lassitude. Et dans son regard d’homme un peu fatigué tremble le monde. «J’ai soixante et onze ans au compteur mais tout ça n’a d’importance que pour moi! » Serge Lama? Pour peu qu’on ne connaisse pas tous ses albums, on retient surtout de lui des titres tels que Les p’tites femmes de Pigale, Napoléon, et ses «Youpla boum » dans Femmes Femmes Femmes…
Au centre culturel de Huy vendredi pour ses 50 ans de scène, c’est dans un répertoire plus profond et humain qu’on a pu l’apprécier. Sévère mais pas trop quand même, émouvante, grave, sa voix a triomphé, un peu fragile parfois mais toujours bouleversante et sincère. À capella dans le noir, elle s’élève sur un premier titre: Je voudrais tant que tu sois là, sublime d’économie. Ainsi amorcé, le set creuse dans le silence de la salle un moment d’éternité où se blottissent les mots qui saignent. « Je ne suis pas un moraliste ni un chaman, ni un curé, mais j’ai vu trop de femmes pleurer » glisse le chanteur désabusé après avoir interprété Des éclairs et des revolvers. Avant cela, quelques autres titres puisés dans ses nombreux albums, dont les plus anciens.
Passant d’un registre à l’autre, d’un univers à son contraire, Serge Lama profile un autoportrait dont chacun des traits résume un peu sa manière émue de voir le monde, de le sentir. Nostalgique parfois avec notamment Le ballon rouge, coquin, un brin grivois, réaliste ou lucide, il ouvre grand la porte des possibles sur un monde qu’il sait merveilleux et tourmenté en même temps. Réarrangés par Sergio Tomassi (l’accordéoniste), chaque morceau a gagné en intensité sonore tandis que viennent se poser violons et violoncelle (le quatuor de charme). Piano, batterie, percussions et accordéon font le reste pour apporter au concert son relief nécessaire.
Le peintre amoureux, Les glycines, Le quinze juillet à quinze heures (sa préférée) poursuivent sur le même ton avec quelques refrains repris en chœur par le public.
Un peu trop dans la démonstration et tenant difficilement debout, Serge Lama reste pourtant cet homme fort, pétri d’ombres et de lumière, chantant encore tous ces titres qui ont traversé les décennies. « En 50 j’avais 7 ans ». Et aujourd’hui, 50 ans de scène et des cadeaux avec D’aventure en aventure, Mon ami, mon maître, Je t’aime à la folie, Souvenirs, attention danger… Plus coquin, L’ogresse avant un deuxième rappel, à capella et assis, pour lequel le chanteur fera couler une dernière fois l’encre noire de ses mots pour le titre Je suis malade.

PHOTOS SUR LE SITE DU JOURNAL

17.11.2012

17 Novembre 2014: Var Matin

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Serge Lama en concert à Sanary et au Cannet les 21 et 22 Novembre 2014

 

Serge Lama, cinquante ans après, à Sanary et au Cannet

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Photo Frantz Bouton

 

Cinquante ans d'encre et de projecteurs.Tel est le bel intitulé du nouveau tour de chant de Serge Lama, qui célèbre à la fois ses soixante-dix ans et son demi-siècle de carrière.

Une carrière menée tambour battant avec une dynamique sans faille : des Ballons rouges aux P'tites Femmes de Pigalle en passant par Femme femme femme, il totalise vingt-cinq millions de disques vendus, s'inscrivant définitivement comme l'un des chanteurs français les plus populaires...

Un parcours exceptionnel récemment couronné par de nombreuses récompenses, telle la grande médaille de la chanson française et la médaille de vermeil pour l'ensemble de son œuvre.

Une sacrée reconnaissance pour celui qui a commencé à écrire ses premières chansons à l'âge de... huit ans !

Après son passage triomphal à l'Olympia en février 2013, il a entamé une tournée marquant son double anniversaire.

Il partage à cette occasion les plus belles chansons de sa vie, avec une énergie, une authenticité et un enthousiasme intacts : « Ce dont je suis le plus honoré, nous avait-il confié au début de sa tournée,c'est de cet amour du public. Sans lui, à l'âge que j'ai, j'aurais déjà arrêté et je mènerais une vie de retraité. Bien au contraire, je repars sur les routes pendant un an. Cette volonté, ce désir, ce bonheur d'être encore présent, ce sont eux qui me l'insufflent. »

Simple, proche, fidèle, cet artiste qui fédère toujours autant nous fera vivre en concert des titres indémodables comme Je suis malade, D'aventure en aventure, Une île... A ne pas rater.

13.11.2012

13 Novembre 2014: 24h

Article publié dans ce journal Suisse au moment de la parution du livre et avant le concert donné à Montreux le 15 Novembre2014

 

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Autobiographie

 Serge Lama défile sa vie en chansons

Par Cécile Lecoultre.

Trop «débraillé et libre» pour se livrer à la biographie, le chanteur français, 71 ans, se raconte en chansons. Il dévisage l'artiste, ses amis, ses amours, ses emmerdes. Interview avant son concert montreusien.



A 71 ans, Serge Lama, ce colosse au regard en broussaille de la chanson française, aurait pu se prêter à l’exercice autobiographique. D’éclats de gueule en blessures intimes, de fanfaronnades napoléoniennes en achèvements discrets, la matière déborde, craque aux coutures existentielles. «J’avais l’envie de préciser les contours d’une identité pas toujours exactement perçue. Mais j’ai un gros complexe avec la prose, s’excuse l’artiste. Moi, je ne sais que partir en vrille sur des refrains et couplets.» Alors il compile ses textes, plus de 400 chansons écumées sur une dizaine de milliers de jets. «Plus que je ne le pensais, je me suis redécouvert dans cet Homme de paroles: c’est quasi une psychanalyse personnelle.»
Ou un sismographe qui enregistrerait l’évolution d’un surdoué: D’aventures en aventures, en somme. «Oh, il y a du «j’étale dames» là-dedans, de l’état d’âme. Forcément. En amour, ce que j’ai fait avec mon corps, ça ne correspondait pas toujours avec ce que je cachais dans mon cœur. C’était plus complexe que les amitiés: par les circonstances, le gamin que j’étais s’est toujours lié avec des adultes. Donc mes amitiés ne poussaient pas à la folie. Solides, elles me stabilisaient.» Même si Serge Lama se diagnostique un spleen congénital. «Avec nos ego fragiles, ces cailloux qui se brisent dès qu’on tape dessus. Regardez Renaud, cette complexité sous un talent géant.»

 


«Oh, il y a du «j’étale dames» là-dedans, forcément, de l’état d’âme»



Se devine ainsi une gravité inattendue chez un interprète aussi exubérant qu’une tirade d’Offenbach. «Prenez Le gibier manque et les femmes sont rares, pas vraiment distingué, hein? En fait, ces gens vautrés dans la lubricité, ces cons qui allaient à la chasse, ça reflète mon regard de môme: de la critique sociale avant l’heure. Ah! Les délices de la vulgarité. J’aime ce vague à l’âme insondable, qui vient d’ailleurs, de très loin. Comme dans Femme, femme, femme d’ailleurs: une histoire de pauvre type. La musique tronque toujours.»


Comme le cinéaste faussement intello Alain Resnais qui connaissait la chanson, Serge Lama gratte sous les apparences, se souvient avec ravissement de Marguerite Duras. «Nous étions chez Maxim’s, elle m’approche et me chante Les petites femmes de Pigalle. En fait, elle adorait Capri, c’est fini, d’Hervé Villard. Et si vous prenez sa voix pour réciter «Nous n’irons plus jamais/Où tu m’as dit je t’aime», ça sonne comme du Duras!»
A 11 ans, le jeune Serge se sait déjà de ces diseurs du quotidien entichés de «poésie qui va dans la rue, de poésie efficace, comme disait Audiberti». D’une enfance bordelaise et parisienne, il retient encore «les 4 mètres sur 4 des chambres d’hôtel où nous cohabitions». D’une pirouette, il écarte le chagrin d’une mère «pas simple», qui ne supporte pas les échecs artistiques du père chanteur d’opérette. «Moi, je jouais accroupi sur le lit, avec mes petits chevaux. Ou je lisais: j’étais fou des mots, fou comme on peut aimer un bijou, un objet! Et même si je ne comprenais pas tout, je dévorais Apollinaire, Mallarmé, Baudelaire.» Il n’en est jamais tout à fait revenu: «Je vis hors du temps, dans les anthologies, Homère, Virgile, Thucydide et les autres, des millénaires de bonheur.»


Son dernier album, La balade du poète, rappelle cette passion avec les accents «verlainiens» acquis en culottes courtes. «Le problème des surdoués, c’est d’acquérir la rigueur pour redresser la facilité.» S’il avance sa qualité d’auteur, il se dégomme aussitôt. «Paysan de la scène, je me livre à la confession publique depuis plus de cinquante ans. Je «mea coulpe» à fond. J’évacue l’eau du Titanic pour qu’il ne coule pas. Mais comment éviter la catastrophe quand on est amoureux des icebergs?» Serge Lama et les images: tout un délire à la limite du passage en force.
Lui qui se dit «un bâtard de Bécaud, Aznavour, Brel Piaf, Ferré, Mariano» semble en éternelle quête d’identité. «Retrouver ces chansons m’a permis de reconnaître que je suis fondamentalement triste.» Son rire tonitrue le contraire. «L’histoire de ma vie: mon énergie répand un climat physique que je ne contrôle pas. Une forme de politesse. Pourtant, il y a une quinzaine d’années, j’ai pris conscience que ce chanteur avait éclipsé l’artiste, occulté par mes sorties bravaches. Qui pourtant, à y regarder de plus près, ne dominent pas.» Et de raturer une évidence: «Je suis bien obligé de vivre pour écrire , j’ai besoin de fouiller là-dedans, dans ce stock de vérités lourdes, embarrassantes.»

Un homme de paroles
Serge Lama
Ed. Flammarion, 688 p.

13 Novembre 2014: Le Dauphiné

Serge Lama en concert le 14 Novembre 2014 à l'Arcadium d'Annecy

 

ANNECY À l’Arcadium, Serge Lama, 50 ans de chansons

 

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Classons-le d’entrée de jeu parmi les monuments de la chanson française. Il nous en reste si peu. Bien loin d’être une relique de notre patrimoine culturel, Serge Lama est dans son âge d’horizon avec ses préoccupations de gloire derrière lui. Une voix exubérante, intacte, pleine d’envie et de sa vie d’artiste, une présence aussi, majestueusement amicale. Serge Lama fête avec “La balade du poète” ses cinquante ans de carrière. Comme depuis le 11 février 1964, il repart en tournée. À 71 ans, Serge Lama enchaîne les concerts, 50 ans d’encre et de projecteurs, l’intégralité d’un homme qui a traversé la chanson française et dont la ligne d’horizon est toujours aussi lumineuse et poétique.

Serge Lama en concert à l’Arcadium à Annecy, le vendredi 14 décembre à 20h30. Billetterie : Fnac, Carrefour. http://www.arcadium-annecy.fr

05.11.2012

5 Novembre 2014: la Dépêche

La veille Serge lama se produisait sur la scène du Casino Barrière de Toulouse

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Serge Lama «le cœur beau comme un chagrin»

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Serge Lama au casino./Photo DDM, Michel Labonne

 

L'obscurité s'est faite sous un épais rideau de scène en partie relevé. On entend d'abord une voix puissante, à la diction parfaite, creusant au plus profond de l'émotion. «Je voudrais que tu sois là» chante Serge Lama, la douleur à fleur de peau. On l'écoute, «pauvre cœur» qui affiche «71 piges au compteur». L'orchestre de trois musiciens, dirigé par l'accordéoniste Sergio Tomasi, nous balade sur un air oriental avant que «Les ballons rouges» nous ramènent à Paris en 1964, quand Serge Lama sortait son premier disque.

«50 ans d'encre et de projecteurs» ont passé. Sur la scène du casino-théâtre Barrière, l'auteur de «Mon ami, mon maître», «Chez moi» ou «Une île» (qu'il chantera bien évidemment lors de la soirée) s'avance à petits pas mesurés, tête solide sur carcasse un brin chancelante. L'homme des «P'tites femmes de Pigalle» se fait charmeur quand il accueille 5 jeunes et fines violonistes, violoncelliste et pianiste.

Mais sa vérité, il la cherche dans l'amour qui fait mal, la confiance bafouée, la passion qui détruit, au fil de textes d'une âpreté bouleversante. Serge Lama est un interprète magnifique, un chanteur qui prend aux tripes. Un artiste plus grand que la vie — et que la mort aussi — qui a galvanisé hier soir une salle comble.
J.-M. L.S.

22.10.2012

22 Octobre 2014: Vaucluse matin .com

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Publié avant le concert de Samedi donné à l'Opéra d'Avignon.

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Photo D.R.

50 ans, déjà ! Serge Lama traverse le demi-siècle avec sa passion tranquille, avec ses nostalgies, ses douleurs, avec son ironie, ses paillettes, ses rythmes roboratifs, ses rêves, ses envies d’ailleurs …

Serge Lama a inscrit la cité des papes dans sa tournée-anniversaire, avec son nouveau spectacle-souvenir, “50 ans d’encre et de projecteurs” qu’il proposera ce samedi à l’opéra d’Avignon. « Mes chers amis qu'il me plaît de revoir », écrivait-il sur son site il y a un mois en entamant sa longue tournée qui le ramènera en mars prochain à l’Olympia ; l’Olympia dont il rêvait depuis son enfance et dont il a foulé pour la première fois la scène en 1973. Plus de 30 albums et 12 millions de disques vendus, il est par ailleurs cité dans le Guiness des records pour le plus grand nombre de spectateurs en 1981 au Palais des Congrès à Paris (devant les Beatles)

02.08.2012

2 Aout 2014: Nouvel observateur

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Serge Lama : ce que Charles Aznavour m'a appris

Rendez-vous tous les week-ends pour la série d'été chanson : un artiste nous raconte ce qu'un autre lui a appris. Aujourd'hui, Serge Lama dit son admiration pour Charles Aznavour, roi de l'épure.

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J’ai beaucoup appris de Charles Aznavour, qui avait lui-même appris d’Edith Piaf des choses essentielles. Sur scène, si l’on a besoin d’un geste, on le fait. Quand on a besoin de deux gestes, éventuellement on les fait. Cependant, si on peut s’en passer cela signifie que la chanson est bien écrite, qu’elle a un auteur à la hauteur, que les mots que vous prononcez sont suffisants. Un geste ne doit venir que par nécessité. Il n’y a rien à ajouter, juste à interpréter. Faire le moins de geste possible, avec l’âge, tous les artistes y viennent, les peintres et les chanteurs. Nous allons tous de plus en plus vers la sobriété, l’épure, et cela Charles me l’a bien appris.

Si vous regardez Edith Piaf à l’époque, j’ai eu cet honneur quand j’étais petit, elle fait au maximum deux gestes pour ponctuer sa chanson, souvent pour la terminer, comme pour achever le travail. Comme sa petite danse à la fin de "La foule". Elle ne la fait pas avant, juste à la fin. C’est extraordinaire. Charles le fait merveilleusement dans "Comme ils disent", où il ne fait quasiment pas de gestes. A l’inverse, pour "La bohême", qui est une chanson descriptive, il peut se le permettre, à condition qu’ils soient précis et toujours au même moment.

 

J’ai beaucoup observé Charles au début des années 60, a l’époque où à l’Alhambra il chantait pour les première "Je m’voyais déjà". A cette époque, il n’était pas sobre : il tremblait, il bougeait, il dansait. Il était très expressif, très expressionniste. Peu après, quand je suis revenu du service militaire, je l’ai revu pour constater qu’il avait tout gommé, il était arrivé à cette épure. Je pense que c’est vers elle qu’il faut tendre.      

Propos recueillis par Sophie Delassein – Le Nouvel Observateur

Serge Lama sera à l’Olympia du 26 au 29 mars 2015.

 

27.07.2012

27 Juillet 2014: Nouvel observateur

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Un artiste nous raconte ce qu'un autre lui a appris. Rendez-vous tous les week-ends pour la série d'été chanson.

Nicolas Peyrac : ce que Serge Lama m'a appris

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Serge Lama est la première personne à m’avoir emporté dans ses bagages pour deux tournées au long court. C’était en 1976. J’étais un béotien, balancé de la fac de médecine sur la scène, devant entre 5 à 6.000 personnes tous les soirs. J’avais tout à apprendre, tout à comprendre. En étant plus que humble - je ne pouvais pas faire autrement -, j’ai beaucoup appris de lui.

J’ai appris qu’il y avait trois parties dans un concert : la répétition, le concert, la sortie de scène où l’on passe un certain temps à dédicacer des albums ou des photos à des gens qui ont payés leur place. Il m’a également appris qu’il faut toujours enchainer les chansons pendant les applaudissements, afin d’éviter les temps morts, que le public ait le sentiment que les deux heures de concert sont passées très vite, qu’il ne soit pas gavé mais qu’il en redemande au contraire. Ce sont des choses qu’un artiste ne peut pas savoir tant qu’il n’a pas été confronté à des salles d’envergure, avec un autre artiste, un grand-frère, un pote capable de tout expliquer avec l’envie de le faire avancer.

Serge ne s’est jamais pris pour une star, il a tout de suite instauré entre nous des rapports simples, évidents, sans hiérarchie. Je l’ai ressenti dès les premiers jours. Il m’a aussi expliqué que, lorsque je serai à mon tour tête d’affiche, je ne devrais pas choisir une première partie inconsistante en pensant arriver derrière comme le roi du monde. Au contraire : plus la première partie est forte, plus le public se sentira concerné, plus il l’appréciera et plus j’aurais besoin de me dépasser dans mon interprétation, dans mon envie de partager mes émotions.

Ses conseils semblaient simples, ils étaient essentiels.

Propos recueillis par Sophie Delassein - Le Nouvel Observateur

CD : "Et nous voilà" (Wagram). A Lire : "So far away, un certain 21 mars" (L'Archipel)

 

14.05.2012

14 Mai 2014: Le Dauphiné

Interview dans le Dauphiné d'Yves Gilbert le compositeur de Napoléon

 

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IL y a trente ans, c’est lui qui signait les musiques de la comédie musicale Napoléon. Aujourd’hui, alors que se prépare sur la scène du somptueux théâtre antique d’Orange un concert symphonique à partir de 25 titres de la comédie musicale, le mélodiste Yves Gilbert se replonge avec beaucoup d’enthousiasme dans l’aventure. Sur proposition de Fabien Ramade, le producteur, il a même accepté le rôle de directeur musical. Et le 17 mai, date du spectacle, il sera sur scène, derrière son piano. Il nous raconte…

Comment avez-vous réagi lorsque Fabien Ramade vous a contacté, via Facebook, pour vous parler de son projet ?
Son message m’a tapé dans l’œil. J’étais curieux. J’ai découvert qu’il était un grand fan de Serge Lama, qu’il connaissait Napoléon par cœur, qu’il était aussi un peu pianiste… Il avait l’envie et les moyens aussi. Je me suis dit que ça pouvait marcher. Donc, j’ai fait confiance.
Vous vous replongez donc dans cette vieille aventure…
J’adore cette œuvre. Je suis très content de ce que j’ai fait. C’est un petit peu narcissique, mais bon… C’était magique ! Napoléon, magistralement orchestré par Roger Loubet qui a fait exactement ce que je voulais à la note près… Je suis très heureux de m’y replonger !
Avez-vous retravaillé votre musique pour l’adapter à l’oratorio de Fabien Ramade ?
Non, c’est exactement la même. Mais ne rien changer a aussi été un petit problème. Parce qu’il fallait trouver des gens qui chantent dans la même tessiture que Serge Lama et qui sachent lire le lyrique.
Mission accomplie ?
On peut dire, oui. Les solistes que j’ai retenus chantent bien, ils font passer quelque chose et ils sont tous les trois différents. Et c’est exactement ce que l’on voulait, pour avoir les trois facettes de Napoléon.
Terminons sur votre actualité ?
Je suis en train de préparer un disque de piano avec mes œuvres, anciennes, actuelles et à venir. Peut-être reprendrais-je d’ailleurs quelques mélodies de Napoléon. Je fais aussi des spectacles assez régulièrement.
On dit que vous préparez une nouvelle comédie musicale…
Oui…
Sur quoi ?
Ce sera la surprise !

08.05.2012

8 Mai 2014: La provence


Serge Lama : "Napoléon, c'est dix ans de ma vie !"


Trente ans après le triomphe de la comédie musicale, le chanteur a donné son feu vert pour la version symphonique montée spécialement le 17 mai

 

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Napoléon Bonaparte avait inspiré Serge Lama. Au point d'en écrire une comédie musicale qui triomphera auprès d'1,5 million de spectateurs. C'était il y a trente ans. Aujourd'hui se prépare, sur la scène du théâtre antique d'Orange, un spectacle audacieux, un concert symphonique, à partir des 25 titres de la comédie musicale écrite par Serge Lama et composée par le mélodiste Yves Gilbert.
Serge Lama a ouvert ses portes au jeune producteur de Beaumes-de-Venise, Fabien Ramade, qui monte ce projet. Il nous raconte...

Trente ans après Napoléon, vous avez donné votre feu vert à ce jeune producteur de 21 ans, Fabien Ramade, pour monter Napoléon en version symphonique. Comment a-t-il fait pour vous séduire ?
Serge Lama :
Séduire. C'est tout à fait le mot approprié. Il a su me séduire. Il avait un tel enthousiasme que je n'ai pu lui refuser... Et puis, qu'une personne si jeune s'intéresse à Napoléon (la comédie, ndlr) et à mon disque (qui reprenait tout le répertoire de la comédie musicale, ndlr), un disque qui l'a bercé pendant de nombreuses années, oui forcément j'ai été vite séduit. Il y avait une telle passion, une telle envie ! A chacune de mes questions, il avait les arguments de poids.

Et vous replongez dans cette vieille aventure ?...
Serge Lama :
Vous savez, ça a été dix ans de ma vie ! Je ne voulais plus en entendre parler.
Mais bon cela fait trente ans maintenant, alors quand vous avez en face de vous quelqu'un de si jeune qui a une profonde envie, faut le laisser faire ses griffes même sur un projet risqué.

Un spectacle qui sera donné sur la scène du théâtre antique d'Orange...
Serge Lama :
Oui, c'est un lieu merveilleux où des grands opéras s'y tiennent. Le décor à lui seul a quelque chose de magnifique.

Les quatre solistes (les trois Napoléon et la Joséphine) seront dirigés par Sergio Tomassi, votre accordéoniste. Même si vous n'êtes pas l'organisateur du projet, c'était pour vous une garantie en quelque sorte de mettre quelqu'un de votre équipe ?
Serge Lama :
Cela m'embêtait de laisser cette oeuvre entre les mains d'un inconnu. Sergio Tomassi a bon goût. Je sais qu'il peut produire un spectacle de qualité avec les moyens dont il dispose.

Les solistes masculins étaient invités sur le plateau de Michel Drucker dans son Grand Show. Les aviez-vous rencontrés avant ?
Serge Lama :
Non, mais en effet je les ai entendus à cette occasion. Et c'était bien. Deux chanteurs sont d'option classique, le troisième de variété française. C'est là encore Sergio Tomassi qui va redistribuer les rôles puisque Napoléon n'est pas un . Bonaparte c'est plusieurs personnages, celui d'Arcole n'est pas le même que celui de Sainte-Hélène...

Et la soliste qui va interpréter Joséphine, Marjorie Orial, l'aviez vous rencontrée ?
Serge Lama :
Non, mais j'ai eu des retours de Sergio Tomassi (qui a fait les castings des chanteurs, ndlr). Elle va assurer son rôle parfaitement. D'ailleurs, si je devais reprendre l'oeuvre, j'aurais écrit d'autres titres et plus personnels pour le personnage de Joséphine. Les deux personnes sont liées dans un destin commun.

Ces jeunes gens sur la scène du théâtre antique, c'est beau et c'est risqué à la fois, non ?
Serge Lama :
Il faut bien commencer . Mais ils se partagent ce poids à quatre. Quand on est jeune, c'est ça qui est formidable, on fait partie d'une aventure ! Moi, jeune, j'étais seul devant le micro à chanter dans des lieux pas simples et sous la pluie !

Serez-vous là ? En coulisses ou dans le public ?
Serge Lama :
Je serai dans le public bien sûr.
Je ne vais pas, avec 50 ans de métier, les embêter en coulisses alors qu'ils vont passer sur scène. Ils auront déjà la pression !

Un dernier mot avant le 17 ?
Serge Lama :
Je croise les doigts pour eux...
"Napoléon Symphonique", samedi 17 mai, au théâtre antique d'Orange. Réservations dans les points habituels
Virginie Batailler