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19.03.2016

19 Mars 2018:Soirée pour la recherche en Physiologie

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Le 19 Mars 2018, Serge Lama participait à la soirée de Gala de bienfaisance de la Fondation pour la recherche en physiologie. Soirée donnée à l'Hotel Georges V à Paris en présence de nombreuses personnalités comme Anne Roumanoff,Ségolène Royal, David Douillet,PPDA, Michel Drucker, Guy Bedos....

 

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Photo D.R.

Article dans Paris Match du 5 au 11 Avril 2018

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LIRE

17.03.2016

17 Mars 2018:Nord Eclair

Le 16 Mars 2018 Serge Lama chantait à Troyes au théatre de champagne

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Maintenant le chanteur a 20 ans

04.03.2016

4 Mars 2018:Le point

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Serge Lama : « Balzac est le Depardieu de la littérature »

 

À LIVRES OUVERTS. Le chanteur, qui a fêté ses 75 ans, revient pour « Le Point » sur ses goûts littéraires et convoque Albert Camus, Alexandre Dumas et Mallarmé.

Propos recueillis par
 

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« La littérature, c'est tout pour moi. Elle m'a tout appris : à écrire, à être curieux, à aimer. »Cette confession faite lors d'un récent entretien ne pouvait que nous pousser à creuser un peu plus loin les goûts littéraires de Serge Lama. Rendez-vous a donc été pris chez le chanteur. À peine arrivé à son domicile, le voilà parti dans la célébration de la Correspondance d'Albert Camus et Maria Casarès, un « ouvrage majeur », qui trône sur un guéridon. Camus, Balzac, Flaubert, Baudelaire, Melville sont convoqués par l'artiste de 75 ans qui, à sa manière (la chanson gaie, mélancolique ou triste), a su aussi manier les mots. Avec un regret : ne jamais avoir écrit un livre. Entretien avec un homme de paroles.

Le Point : Quel livre lisez-vous en ce moment ?

Serge Lama : La Correspondance inédite (1944-1959) entre Albrert Camus et Maria Casarès. C'est absolument fabuleux. Casarès possède une très jolie plume, il n'y a pas de lyrisme excessif. Quand elle décrit ses vacances en Bretagne, on a l'impression d'être avec elle, on voit et entend les vagues. Cette femme a une force de vie extraordinaire. Quant à Camus, il écrit avec simplicité. On sent que lorsqu'il pense une œuvre, c'est un travail colossal. Je le rapprocherais de Saint-Exupéry. Ce sont deux êtres remplis de désespoir et une richesse intérieure. Quand on lit Terre des hommes, on voit bien cet enchantement désespéré. J'ai relu Le Petit Prince. Si l'ouvrage s'adresse aux adultes, ça va. Mais si ce sont les enfants qui lisent ça, c'est grave. C'est tout de même un livre qui se termine par un suicide.

Quels genres littéraires appréciez-vous particulièrement et lesquels détestez-vous ?

J'aime la littérature dans sa globalité, même les polars (les San Antonio, par exemple, car Frédéric Dard est un auteur magistral). J'ai lu les 150 premières pages d'Ulysse de James Joyce, je n'ai pas pu terminer. Je donne toujours 100 pages à un livre pour me convaincre. Ce livre est le symbole de ce que je n'aime pas : on fait de la littérature pour gens qui font de la littérature. Je n'aime pas le Nouveau Roman, à part le premier roman de Michel Butor. Alain Robbe-Grillet, que j'ai rencontré dans une émission de télé, m'avait même confié qu'il avait suivi cette piste du Nouveau Roman, car c'est ce qui marchait.

Quel votre écrivain fétiche ?

C'est infernal comme question. Je dirais Albert Camus et ce n'est parce que je lis actuellement sa correspondance. Il a marqué mon adolescence et il me faisait du bien – contrairement à Sartre, qui me semble démodé. Comme je le disais, Camus a une force noire à l'extérieur et une force brillante et généreuse à l'intérieur. Ensuite, vous avez Flaubert (on sent le travail dans son écriture, mais c'est merveilleux), Stendhal (qui lui a une liberté d'écriture fulgurante), Hugo, bien sûr, et Dumas qu'on oublie très souvent – pourtant Vingt ans après est un chef-d'œuvre.

 Quel livre vous a le plus chamboulé ?

Assurément Moby Dick. Selon moi, Herman Melville est le plus grand écrivain du monde – qui plus est quand on lit Pierre et les ambiguïtés. Moby Dick, c'est une Bible. Vous pouvez le lire à tout moment de votre vie. Il n'y a pas un ou deux niveaux de lecture, il y en a une dizaine. C'est magique. On présente ce livre comme un ouvrage pour enfants – à cause de la chasse à la baleine –, mais c'est plus profond que cela. Dans un autre registre, Les Liaisons dangereuses m'ont fasciné.

Le livre que vous relisez régulièrement ?

Je ne relis pas beaucoup de livres, je préfère découvrir de nouveaux ouvrages. J'ai terminé Les Portes de la perception, d'Aldous Huxley (auteur du Meilleur des mondes, NDLR), c'est mystique !

 

Houellebecq a un point commun avec Godard : il met des points sur des i que les gens ne voient pas

 

La confidence inavouable : quel classique vous est tombé des mains ?

Il y en a beaucoup. J'ai déjà mentionné Ulysse. Je pourrais dire aussi Les Travailleurs de la mer, de Victor Hugo qui penche du côté de Jules Verne. Belle du seigneur a failli être un de ceux-là, mais finalement j'ai été pris. J'étais au bord du gouffre, au bord de le lâcher, mais Albert Cohen m'a harponné.

Le classique que vous avez honte de ne pas avoir lu ?

Il y en a beaucoup. On a beau lire, on ne peut pas tout lire. Je dois avouer que je n'ai pas lu Sainte-Beuve.

Balzac ou Zola ?

Balzac. Émile Zola est tombé dans le piège de beaucoup d'auteurs : le système qu'il a mis en œuvre l'a broyé. Même si Nana, l'Argent ou Germinal sont des chefs-d'œuvre, beaucoup de ses livres sont démodés. Les gens qui ne lisent pas beaucoup garderont de Zola, c'est terrible à dire, son « J'accuse », un article de presse. Zola n'a pas la force de Balzac. Balzac, jusqu'à son nom : Honoré de Balzac, c'est un géant. Il y a un souffle incroyable. C'est le Depardieu de la littérature. Les Illusions perdues, c'est magistral. Il touche à tous les genres, il a épuisé sa vie avec de l'encre.

Quel est l'auteur contemporain que vous préférez ?

Je lis peu les auteurs contemporains, mais je dirais Houellebecq. Un peu comme tout le monde. Il parle des choses d'aujourd'hui.Quand son dernier bouquin (Soumission ,NDLR) a été détruit par les médias, je me suis demandé pourquoi. C'est un livre qui dit les choses. Certes, ce n'est pas un styliste, mais sa force n'est pas là. Il a un point commun avec Godard : il met des points sur des i que les gens ne voient pas. Si on devait résumer, Houellebecq est le Godard de la littérature.

Votre personnage de roman favori quand vous étiez enfant ?

Nemo dans Vingt mille lieues sous les mers. Je trouve du tragique dans ce personnage. Je pense que Jules Vernes a d'ailleurs a été un auteur muselé avec des éditeurs qui le contraignait à écrire des romans d'aventures alors qu'il avait une part sombre en lui.

De quel personnage êtes-vous tombé amoureux ?

Valmont (Les Liaisons dangereuses, NDLR) pour des raisons qui ne sont pas tellement obscures (rires). Et le capitaine Achab (Moby Dick, NDLR). Il y a dans l'entêtement et la vengeance destructrice d'Achab quelque chose qui m'attire. Il n'y a pas de femme dans mon « panthéon », car la littérature est assez masculine : on trouve peu d'héroïnes féminines extraordinaires. On ne tombe pas amoureux d'Emma Bovary...

 

Finalement, tous les livres nous enseignent que nous ne sommes pas éternels et nous apprennent comment vivre avec ça

 

Vous avez écrit des textes érotiques parus dans un recueil Sentiment, sexe et solitude. Quel roman est le plus excitant ?

Quand j'étais jeune, tout m'excitait (rires). Quand je dis dans Les Ballons rouges, « Je lisais le marquis de Sade/Et j'aimais déjà les divans », ce n'est pas une invention. Les grands du lycée me le faisaient lire.

Lisez-vous en tournée ?

En tournée je ne peux rien faire, à part chanter. Je lis donc entre deux tournées ou deux enregistrements.

Quelle est la dernière chose importante que vous ayez apprise dans un livre ?

Finalement, tous les livres nous enseignent que nous ne sommes pas éternels et nous apprennent comment vivre avec ça.

 

L'œuvre d'Hugo contient tous les grands poètes : un poème, c'est du Verlaine, un autre c'est du Baudelaire. Il était tous les poètes en même temps

 

En 2012, vous avez sorti un album La Balade du poète. Aimez-vous la poésie ?

On ne peut pas vivre sans poésie. Ça se butine. Je lis par exemple en ce moment un ouvrage de Verlaine. Je prends ce que je veux, quand je veux. Victor Hugo en poète, il est extraordinaire. Gide avait raison quand il répondait à la question « Quel est le plus grand poète français ? » : « Victor Hugo, hélas. » L'œuvre d'Hugo contient tous les grands poètes : un poème, c'est du Verlaine, un autre c'est du Baudelaire. Il était tous les poètes en même temps.

Baudelaire ou Rimbaud ?

C'est Baudelaire, car c'est mon univers. Il m'a nourri. Rimbaud écrit : « Ô que ma quille éclate ! Ô que j'aille à la mer ! » Il a fait éclater la quille et est allé à la mer. C'est un révolutionnaire. J'aime le Rimbaud en vers. Je n'apprécie pas la poésie en liberté (rires).

Quel poème pourrait faire une belle chanson ?

Le Bateau ivre pourrait être une belle œuvre, très lyrique.

Quelle chanson peut être considérée comme une œuvre littéraire ?

Les chansons sont-elles des ouvres littéraires ? Ce serait assez prétentieux de dire que la plus belle chanson de tous les temps est au même niveau que, par exemple, ces vers de Mallarmé : « La chair est triste, hélas ! et j'ai lu tous les livres/Fuir ! là-bas fuir ! Je sens que des oiseaux sont ivres/D'être parmi l'écume inconnue et les cieux ! » À choisir, je dirais « Le Temps » de Léo Ferré, « Sa Jeunesse » de Charles Aznavour et « La Chanson des vieux amants » de Jacques Brel.

Que comptez-vous lire prochainement ?

J'ai un paquet de livres qui m'ont été offerts à mon anniversaire (il montre une pile de livres). J'en ai pour un moment. Je déguste Le Livre de l'intranquillité de Fernando Pessoa. Je lis dix pages et j'arrête, car je ne veux pas me le gâcher. Dans cette pile, j'ai le Livre amoureux du soir, de Brigitte Kernel. Déjà, le titre donne très envie. J'ai aussi un ouvrage de Francis Jammes. Mais une chose est sûre : je vais souffrir quand j'aurai terminé la Correspondance entre Camus et Casarès. Je vais ressentir un grand vide.

 
 

26.02.2016

26 Février 2018:France 3 Acquitaine

Le site de France 3 aquitaine annonce le passage de Serge Lama le 3 Mars 2018 dans la toute nouvelle salle Bordelaise de L'Aréna :

Bordeaux Métropole Aréna : Serge Lama sur scène dans “ je débute ”, après 55 ans de carrière

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Le 11 février dernier, Serge Lama, l'un des plus grands auteurs-interprètes de la chanson française fêtait ses 75 ans ! Aujourd'hui, il poursuit toujours sa route avec les chansons de son nouvel album, probablement l'un des meilleurs de sa carrière : " Où sont passés nos rêves ?"

 

Les premières années de Serge Lama en Gironde, ne sont que du bonheur. Son père, Georges Chauvier, est chanteur d'opérette au Grand Théatre de Bordeaux. Le petit Serge est là, en coulisses, et savoure... Que de belles rencontres : Bourvil, Guéthary, Mariano...

De cette enfance, je garde des sensations de joie, de soleil et de plénitude, dans la douceur de la campagne de Dordogne où résidait ma grand-mère...                                                 Serge Lama / France Bleu


Mais quand Serge aura 7 ans, son père va décider d'aller tenter sa chance à Paris, au théâtre des Capucines. Cruel changement de décor pour toute la petite famille," on vivait dans une chambre de bonne, on tirait le diable par la queue, c'était pas la joie ". Son père finira par renoncer à sa carrière d'artiste pour devenir représentant de commerce.
Serge le vivra très très mal. Il quittera la maison familiale avec une seule idée en tête : 

 

 Un jour, je réussirai là où il a échoué, je vengerai mon père....                  Serge Lama / France Bleu

 

 En 1964, Serge est engagé au cabaret de l'Ecluse à Paris mais en août 1965, un terrible accident de voiture dans lequel il perdra sa fiancée, Liliane Benelli, stoppera sa carrière naissante et ce pendant plusieurs années.

1968, sortie de son premier album, d'aventure en aventure...

Et les succès vont s'enchaîner. Il ne lâchera plus la scène : Bobino, l'Olympia, le Palais des Congrès. Et de 1982 à 1989, Serge se consacrera entièrement à son spectacle Napoléon.
 

Le saviez-vous ?
Le 7 janvier 2014, Serge Lama a reçu pour son père et à titre posthume, la médaille de la ville de Bordeaux des mains d'Alain Juppé.

 

4 Novembre 2016, un nouvel album:

Parmi les pépites qui figurent sur ce dernier album, " Où sont passés nos rêves ?", Serge Lama nous offre " Bordeaux ", chanson autobiographique dont la musique est signée par un autre artiste aquitain, Pascal Obispo.

La tournée je débute.

Une tournée durant laquelle il interprétera des titres de son dernier album mais aussi quelques uns de ses plus grands classiques qui ont jalonné sa carrière.

J'ai encore ce désir de chanter qui est un besoin viscéral chez moi et qui est lié au besoin d'écrire. J'écris tout le temps et il faut que ces chansons aillent quelque part. je suis le seul qui peut les porter.                               Serge Lama

 

Je suis un homme fragile. Les hommes qui ont l'air fort sont des hommes fragiles. Sur scène, j'ai peur tous les soirs....            Serge Lama

 

22.02.2016

22 Février 2018:La voix du Nord

Serge Lama était en concert pour deux  soirs à Saint Amant les eaux

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Serge Lama a médusé son public mercredi soir, il remet ça ce jeudi

Les spectateurs, avertis et attentifs, étaient conquis d’avance par cet artiste hors classe. Ils ont eu droit à du grand Lama, avec une orchestration magistrale rehaussée par des choristes stupéfiants dans l’accompagnement des plus grands tubes. Ce public qui l’aime à la folie, en a redemandé ce mercredi soir. Chapeau Monsieur Lama !!

Une admiratrice belge qui le suit depuis 40 ans
Parmi ces spectateurs, Danielle, habitant en Belgique. Elle suit son idole depuis 40 ans. Depuis qu’elle a entendu Les ballons rouges, une chanson qui reflétait la vie d’une copine ; ce fut le coup de foudre. Depuis elle le suit, parcourt les villes du Nord et de la Belgique et va jusqu’à Paris pour le voir en Napoléon. « À Anzin, il a chanté avec Papa Chauvier… » se souvient-elle. Elle évoque le père de Serge Lama, Georges Chauvier, tragiquement disparu dans un accident de voiture le 15 décembre 1984. Pour Danielle, Lama est un interprète hors pair, ses textes sont puissants et la font frissonner. Sa chanson préférée : L’Algérie. Bien sûr, Danielle a vibré encore une fois au Pasino ce mercredi et attend bien sûr la prochaine date pour venir applaudir son idole.

17.02.2016

17 Février 2018:Le figaro

Petit article dans le Figaro signé Jacques Pessis sur le concert du 11 Février

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11.02.2016

11 Février 2018:La montagne

Une petite interview de Serge dans le journal "La montagne" à propos de son passage à l'Olympia.

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Serge Lama, encore et toujours

« L’Olympia…, mon rêve de gosse »

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Il a écrit et chanté quelques-unes des plus belles chansons de ce que l’on évoque comme la variété française. Il est encore aujourd’hui à l’Olympia, salle mythique. Serge Lama.

Dans la foulée de son vingt-quatrième album studio – Où sont passés nos rêves – avec des compositeurs comme Francis Cabrel, Julien Clerc, Pascal Obispo ou Bénabar, Serge Lama est de retour sur scène. En tournée, et actuellement à l'Olympia, le mythique Olympia.

« L'Olympia c'était mon rêve de gosse ; j'ai voulu chanter pour passer à l'Olympia, depuis l'âge de onze ans. Je ne pensais qu'à ça tous les soirs en m'endormant, c'est ainsi que j'ai construit ma volonté, mon ambition. je voulais faire l'Olympia » !

Et lorsque vous avez vu votre nom en lettres rouges sur la façade ?

J'avais vingt-neuf ans. J'étais dans un taxi, j'ai demandé au chauffeur de tourner autour jusqu'à ce que je lui dise d'arrêter. J'étais fasciné.

« Je débute »

C'était hier, et pourtant, comme vous le chantez, "vous débutez", encore ?

Eh oui, je débute…, parce que quoi qu'il en soit, malgré ce que les autres appellent l'expérience je ne me sens pas investi d'un savoir particulier. J'ai une connaissance de la scène, bien sûr, mais je peux vous dire que tous les soirs j'ai peur. Toute la journée, avant d'y aller, je suis extatique. Je ne peux rien faire d'autre qu'attendre le soir.

Vous êtes…. Il y a quelque chose en moi qui m'interdit de m'intéresser à autre chose qu'à ce que je dois faire le soir.

 Une manière de vous concentrer peut-être ? Une manière longue, même si je ne suis pas comme Barbara, je n'arrive pas à huit heures du matin.

Puis une fois que j'y suis, il se passe un truc. Je deviens un autre… Mais bon, c'est pour ça que je dis que je débute dans cette chanson de mon dernier album, même si ce n'est quand même pas tout à fait normal pour un mec de mon âge !

Un mec de votre âge, comme vous le dites, qui a écrit et chanté parmi les plus belles des chansons, qui a plus de 50 ans de carrière, mais qui a toujours du mal à aborder les autres, les Cabrel, Obispo pour leur demander de composer pour lui.

Mais je n'ai de recul sur rien, je ne peux m'admirer moi. Je suis fier de ma carrière, les gens sont tellement gentils avec moi, mais malgré cela je me place toujours, non, pas en-dessous, mais…
En fait, je suis né admirateur, je place tellement haut les gens que j'aime que je me dis qu'ils n'en ont rien affaire de moi. Le déclencheur pour cet album ça a été Julien. je lui ai envoyé un message pour lui demander s'il pouvait faire quelques musiques… À partir de là j'ai eu un peu moins peur…

Justement, cet album tient une place importante dans le "tour de chant actuel".

Je lui donne une place très importante même. Le public attend les classiques, mais cet album est tellement fort qu'il y a sept titres qui font un triomphe en live.

Au-delà de l'exercice même, que représente l'écriture aujourd'hui pour vous ? C'est un acte quotidien déjà. J'écris tous les jours, parfois 3 ou 4 chansons. Vous verriez mes dossiers, c'est… Ma théorie, c'est de ne pas arrêter, si tu arrêtes, le temps que le truc revienne, de manière naturelle, c'est parfois très compliqué. Pour que les muses descendent il faut que la plume soit prête.

La théorie
de l'écriture quotidienne

Julien Dodon

 

09.02.2016

9 Février 2018:France Dimanche

Marie Paule et Serge Lama en concerts à l'Olympia, article dans France Dimanche

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9 Février 2018:Le point

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 Serge Lama : « Je me considère comme un écrivain raté »


ENTRETIEN. Le chanteur va fêter ses 75 ans à l'Olympia. Retour sur plus de 50 années de carrière et sur une œuvre qu'il estime incomprise.


Propos recueillis par Florent Barraco

 

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Il fut dans les années 1980 « Napoléon », qu'il célébra dans une comédie musicale et dans la chanson « Une île ». En 2018, à la veille de ses 75 ans, c'est plutôt Napoléon III qui nous reçoit. À quelques encablures des Invalides, où le « petit tondu » repose, Serge Lama, moustache et bouc soignés, se prépare à remplir l'Olympia pour cinq dates. Après cinquante ans de carrière, le malentendu Lama persiste. Lui voudrait qu'on l'admire pour son œuvre, ses textes poétiques, son « 15 juillet à 5 heures ». Une partie du public et des critiques ne le voient qu'en chanteur populaire qui vante « Les Petites Femmes de Pigalle » ou « reste seul avec son désespoir » (« Je suis malade »). Une incompréhension qui marque le chanteur, lequel souhaite que soit reconnue l'entièreté de son « œuvre ». Entretien.

Le Point : Vous allez fêter vos 75 ans dimanche à l'Olympia, dans un spectacle qui s'appelle Je débute. Débuter sans cesse, est-cela le secret pour durer ?

Serge Lama : Il faut prendre chaque événement qui se présente comme si c'était une nouvelle aventure. Un peu comme les explorateurs qui partaient sans savoir où ils allaient. Bien sûr, je connais mon public, il est fidèle et vient à mes concerts. Mais je continue d'écrire de nouvelles chansons que j'essaie d'imposer dans mon tour de chant, même si les gens n'aiment pas ça. Les gens n'écoutent plus les nouvelles chansons et n'ont plus l'attention nécessaire. C'est l'époque. Quand j'allais voir Brel, je n'étais qu'une oreille et que des yeux. J'attendais les chansons nouvelles comme le Messie. Je pourrais chanter éternellement « Je suis malade » ou « Les Ballons rouges » sur scène, le public serait heureux. Mais je ne veux pas. À l'Olympia, il y aura cinq chansons de mon nouvel album.

« La littérature est tout pour moi. Elle m'a tout appris : à écrire, à être curieux, à aimer. »

Justement, dans «  Les Muses » , vous écrivez : « Au clair de la lune mon âme à zéro/Plus rien dans la plume, rien dans le stylo/Depuis que les muses soudain se sont tues. » L'inspiration est-elle toujours aussi présente ?

La page blanche est une angoisse inimaginable quand on est auteur, même si on arrive à se renouveler en abordant de nouvelles thématiques. Je suis très à l'écoute de ce que font les jeunes. J'essaie de comprendre et de découvrir. Et j'évite de dire que, de mon temps, c'était mieux. J'écris tous les jours. Finalement, une chanson, c'est deux phrases : « Je n'ai pas eu de ballons rouges/Quand j'étais gosse dans mon quartier. » Ensuite, c'est parti. Je suis un peu comme le commissaire Maigret qui fait une enquête. Pourquoi je n'ai pas eu de ballons rouges ? Car « Dans ces provinces où rien ne bouge/Tous mes ballons étaient crevés ». Le premier couplet est terminé. Il faut laisser reposer. Puis on y revient, on entre dans le dur et on se bat mot par mot.

Quelle place la littérature occupe-t-elle chez vous ?

C'est tout pour moi. Elle m'a tout appris : à écrire, à être curieux, à aimer. Quand j'étais petit, je lisais énormément. Mes parents devenaient fous, car je ne travaillais pas beaucoup à l'école – sauf en français –, mais je lisais beaucoup de livres. Des livres qui me dépassaient. Quand vous lisez à 12 ans Les Cahiers de Malte Laurids Brigge, de Rainer Maria Rilke, vous ne comprenez pas, mais ça vous pénètre comme l'eau s'infiltre partout.

Yann Moix écrivait dans nos colonnes en 2015 à votre propos : « Je le crois chanteur, évidemment, mais poète d'abord : une manière de monstre, un écrivain qui se risque à chanter. » Est-ce une bonne définition ?

Je me considère plutôt comme un écrivain raté. J'ai loupé ma vocation à cause de mon père. Il n'a pas réussi à devenir chanteur. Je me suis donc senti investi d'une mission de réussir à sa place. Sinon, je serais devenu écrivain. Il y a quelque chose en moi qui n'est pas satisfait : j'aurais aimé écrire un beau livre. Je pense en avoir les armes. J'ai écrit à partir de 11 ans et demi : des poèmes, des drames, des tragédies et des chansons. La chanson est la forme extrême de la nouvelle. J'ai sorti un recueil de mes chansons (Un homme de paroles. L'intégrale de mes chansons, Nldr), qui a d'ailleurs plutôt bien fonctionné à mon grand étonnement. J'ai été obligé de lire mon « œuvre » et j'ai été surpris de la solidité du package. Mes chansons sont très littéraires. Il y a des effractions comme « Femmes, femmes, femmes » ou « Les Petites Femmes de Pigalle » mais elles sont tout de même très écrites. Dans ce métier, on pense qu'une chanson gaie est facile à faire. Elles ont seulement l'air faciles. J'ai 15 titres qui ont créé un personnage et marqué ma carrière. « Superman », « C'est toujours comme ça la première fois », « Femmes femmes femmes » ont finalement masqué mon œuvre qui est composée de chansons tristes, mélancoliques ou qui parlent de sujets surprenants.

Dans « Star », vous chantez : « Entre le noble et le vulgaire/Tu devras choisir ta frontière. » Avez-vous mal placé le curseur, ce qui expliquerait l'incompréhension ?


Quand j'ai débuté, mes premières chansons étaient « D'aventures en aventures » et « À 15 ans ». Les gens disaient : « Il a du talent, mais c'est un chanteur triste. » Du coup, comme il y a une obligation dans ce métier, celle de réussir, je me suis mis à écrire des chansons gaies, comme « C'est toujours comme ça, la première fois ». Il s'agissait de chansons à boire comme celles qu'écrivait Brassens. Et, dans les chansons joyeuses et fétardes, il faut une once de vulgarité. Dès que je faisais le moindre écart, on me tapait dessus. J'ai eu les féministes sur le dos à cause de ces vers : « Elle avait, oh, un tout petit cerveau /Quand le ciel était clair, j'y voyais des bateaux /Mais une fille, hé, quand on l'a dans la peau /On ne se soucie pas trop du cerveau (Le Lit d'Isabelle, NDLR). » À Brassens, on ne lui disait rien. J'ai une quarantaine de chansons qui ont été des succès, mais le temps trie les chansons et on garde plutôt celles qui sont gaies et joyeuses. Il y a un malentendu. Je suis malheureux qu'on ne me juge que sur ces titres.

« Déjà dans les années 1970, il y avait la pression des féministes. »
Des titres comme « Le gibier manque et les femmes sont rares », « Les Petites Femmes de Pigalle » ou « French Nana » pourraient-ils exister aujourd'hui en pleine époque #BalanceTonPorc ?

« French Nana », je reconnais que c'est une très mauvaise chanson. J'ai dépassé les limites. « Le gibier manque » est un titre drôle, mais c'est un malentendu. Quand j'étais petit, je m'étais rendu à une partie de chasse. Les chasseurs revenaient avec leur gibier et il y avait une ambiance étrange. Pour moi, c'est une critique sociale quand je dis « il chante pour faire gai ». Ils ne sont pas heureux, mais ils font semblant. De toute façon, mes chansons ont été mal comprises. Quant à la pression des féministes, c'était déjà le cas à l'époque. J'avais même écrit, en 1977, « Messieurs, je hisse le drapeau de la libération de l'homme ». Cela devenait n'importe quoi : on nous reprochait d'être des hommes.

La chanson française est-elle trop sérieuse aujourd'hui ?

Sans doute, mais c'est l'époque. On attend toujours des chansons de Ray Ventura (« Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ») ou de Charles Trenet. Mais l'époque est plus triste. La chanson est un miroir de l'époque. Aujoud'hui, il y a quelque chose de gris qui n'incite pas à faire des chansons très gaies. Cependant, j'envisage, si Dieu me prête vie, d'en faire dans un prochain album. J'ai envie de revenir à la tradition de la chanson de revue (« Femmes femmes femmes »), que j'ai tant aimée. Tout le monde prend un ton sérieux et bien pensant, car on ne peut plus rien dire. On se censure. Il y a une paranoïa générale.

« Je pense que Napoléon ressurgira. J'en suis très fier. »

Souhaitez-vous que la jeune génération de chanteurs reprenne vos chansons comme elle a pu le faire pour Johnny, Renaud ou Jean-Jacques Goldman ?

C'est en projet. J'y pense sérieusement. J'ai des copains, dont Patrick Fiori, qui frappent à la porte et qui me disent : « Des jeunes aiment tes chansons. » Il paraît que Soprano ou les BB Brunes veulent reprendre mes titres. À mon âge je vais peut-être me laisser faire, car cela peut permettre de faire découvrir mes chansons à un nouveau public.

Que voulez-vous que l'on retienne de votre œuvre ? 

Je n'ai aucun pouvoir là-dessus. La postérité décidera ce qu'elle pourra... Je pense que « Napoléon » ressurgira. J'en suis très fier. C'est tout de même une œuvre sous-estimée aujourd'hui, mais qui peut-être revalorisée par un événement. Il y a quelques mois, un jeune a fait un spectacle à Orange en reprenant mes chansons (Napoléon symphonique) et ça a été un succès phénoménal. Mon fils ne jure que par « Napoléon ». Même si cela m'a marqué politiquement. On a considéré que j'étais un chanteur de droite alors que je ne le suis pas.

De quelles chansons êtes vous le plus fier ?

« Je suis malade », « Les Glycines », « L'Enfant d'un autre », « Mon ami mon maître », « La Fiancée ». J'aimerais bien faire un tour de chant avec sept tubes, qui seraient comme des repères, encadrant beaucoup de chansons anciennes peu connues.

22.01.2016

22 Janvier 2018: DH.be

Serge Lama était en concert le 20 Janvier à Louvain la neuve

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Serge Lama: les femmes, femmes, femmes sont toujours là

C'était le temps bénit de la rengaine. C'était le temps où les chanteurs avaient de la voix. A 74 ans, Serge Lama n'a perdu ni le sens de l'un ni la qualité de l'autre.

Samedi soir, dans une salle Aula Magna de Louvain-la-Neuve sol out, il a distillé un de ces concerts où vous vous laissez bercer. Où l'artiste parvient à créer une atmosphère, un univers. Intelligemment entouré d'un quatuor violon/violoncelle (quatre musiciennes plutôt mignonnes ce qui ne gâche rien...), de son accordéoniste et guitariste traditionnels mais aussi d'un percussionniste tout en délicatesse, Serge Lama a distillé sa poésie, mais aussi ses prises de position comme sa chanson sur les dictateurs ainsi qu'un hommage à Léonard Cohen « le plus grand poète américain ».

Même s'il ne vend plus des centaines de milliers de disques, Serge Lama reste un amoureux de la scène. Il s'y sent bien et converse régulièrement avec son public. Ce public fidèle qui le suite depuis les années 60. Ce public qui fredonne ses tubes même s'il doit attendre les rappels pour l'incontournable « Je suis malade » (« la seule chanson pour laquelle vous êtes venus », ironise-t-il). Ce public qui frissonne devant la qualité de ses textes. Certains méritent une citation quasi littéraire par la qualité de cette écriture qui, malheureusement, a tendance à s'effriter de nos jours. Il reste un pilier et ce n'est pas un hasard si, sur son dernier album, des gens comme Julien Clerc, Calogero, Maxime Leforestier ou Pascal Obispo lui ont concocté des musiques.

Serge Lama est en concert du 9 au 14 février à l'Olympia (Paris)

J.-M.Gh.
DH.be

12.01.2016

12 janvier 2018 : La voix du Nord

Serge Lama sera en concert les 21 et 22 Février à Saint amand Les eaux

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Serge Lama au Pasino les 21 et 22 février

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– Vous fêtez vos cinquante ans de carrière. Comment est composé votre spectacle ?

Serge Lama : « J’ai 75 ans bientôt… mon public aime mes anciennes chansons. Je les reprends d’une autre façon, en mettant plus d’émotion dans les textes. »

– Allez-vous chanter des titres de votre dernier album, « Où sont passés nos rêves ? » ?

S. L.  : « Oui, je vais interpréter six morceaux de cet album même si mon public préfère les chansons qui sont incontournables. Pourtant je me suis entouré de bons compositeurs comme Cabrel, Clerc, Calogero, Alice Dona… »

– Qu’attendez-vous du public du Nord ?

S. L. :« Tous les artistes adorent le public du Nord. Il est chaleureux, démonstratif. C’est un public entier. »

– Vous faites 2 concerts à St Amand les Eaux. Connaissez-vous cette salle ?

S. L. :« Non c’est la première fois que j’y vais. J’espère que la salle sera comble ! »

Il reste encore quelques places pour les 21 et 22 février à 20 h 30 au Pasino, à Saint-Amand-les-Eaux.

 

25.12.2015

25 Décembre 2017: Le regard libre

Un compte rendu des concerts donnés les 19 et 20 Décembre 2017 à Genève

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Serge Lama et ses souvenirs à Genève

Les lundis de l’actualité – Loris S. Musumeci et Jonas Follonier

Au Théâtre du Léman, les 19 et 20 décembre derniers, passait un débutant. Ou pour le moins un artiste qui prit plaisir à se laisser considérer comme tel par le nom de la tournée : « Je débute ». Le Regard Libre était présent à ce moment haut en poésie. Impressions.

Un corps claudiquant s’avance sur la scène, pas à pas. Et voilà que la lumière se braque sur le visage d’un homme, aux traits vieillis par la nostalgie. Pourtant, malgré des jambes paraissant déjà en souffrance, et les lignes du temps passé dessinées sur le front, le personnage s’annonce puissant. Dès son premier sourire, Serge Lama transmet déjà la vivacité et la tendresse qu’il a acquises au prix de la même nostalgie, et du décès de son épouse survenu une semaine avant la sortie de son dernier album.

Les salutations au public sont chaleureuses, tout en restant dans la sobriété qui a toujours ressemblé au pâle noiraud. Il présente d’emblée ses musiciens pour lesquels il accompagne à chaque nom un petit propos d’éloge. Le chanteur se retrouve avec seulement neuf accompagnants, dont deux choristes. L’ambiance de la scène est alors quasiment familiale. Elle révèle une nécessaire collaboration entre ses membres. Serge Lama fait corps avec ses sept instrumentistes et ses deux choristes.

L’interprète

L’artiste entame les titres d’un répertoire au ton intimiste, qu’est celui de son dernier album : Où sont passés nos rêves. Pour ce faire, il est indispensable d’établir un lien de confiance avec le spectateur. Toute révélation de soi a cependant des limites. Pour ne se livrer que jusqu’aux frontières qu’il a voulues, un masque préserve sa pudeur. Comme une femme voilée, lui, porte les cheveux longs plaqués à l’arrière. Au-dessus du nez, ses yeux crayonnés dessinent le contour de la personnalité. En-dessous, se logent moustache et barbichette, lui donnant un air d’antique poète ou de prophète oriental. Les vêtements complètent le masque facial : noirs, hormis la teinte de rouge vin de l’un des deux vestons du concert.

Dans son costume de messager, Serge Lama chante la vie d’un homme, ses pensées, les mots à attribuer aux sentiments les plus banals du quotidien. La manière de prononcer les paroles n’est pas la même qu’un Aznavour à ses heures les plus lyriques, ou qu’un Johnny plus rockeur. Tout en gardant un style totalement personnel dans la forme vocale qu’il donne aux consonnes, la diction se rapproche en une certaine mesure de celle qu’avait Jacques Brel dans ses chansons les plus révoltées et profondes. Les syllabes exposées aux oreilles de l’auditeur sont parfaitement distinctes, voire découpées, et très dures. Elles ont ainsi la capacité de s’imprimer chez le spectateur qui s’en imprègne.

Un décor qui laisse place à la parole

D’autant plus que l’atmosphère toute entière de la salle met en valeur le texte. Sombre et légère, elle centre l’attention sur les mots, pris un par un, précisément. Ainsi, sous les projecteurs qui illuminent les instrumentistes, Serge Lama chante la Lettre à mon fils : « Cueillons des cerises pour la commune / Et pour les rêves de Jaurès ». La prononciation de « commune » et « Jaurès » est si aigue qu’elle semble aussi faire partie du décor. L’ambiance visuelle se veut plus tragique avec Des éclairs et des revolvers, chanson tirée de son album de 2012, La balade du poète.

A l’arrière, pour éclairer l’obscurité ambiante, des jeux de lumière et des diffusions d’images. C’est le point plutôt moyen du concert dans son pendant quelque peu kitsch, surtout en ce qui concerne les images projetées. Néanmoins, il est des moments où les lumières ont ajouté de la majesté au chansonnier Lama. « L’Algérie / Ecrasée par l’azur / C’était une aventure / Dont je ne voulais pas », et gicle à l’arrière une lumière orange qui ramène dans le désert celui qui pense que, tout de même : « Avec ou sans fusil / Ça reste un beau pays / L’Algérie ». Ou encore pour Les ballons rouges, avec des lueurs d’une teinte écarlate sur tout le fond de la scène.

Quant aux images, elles touchent réellement le spectateur lorsqu’elles concernent directement l’interprète. En ouverture, voir les débuts de Serge Lama sous les notes de Je débute, donnant son nom à la tournée, exprime le trac demeurant après plus de cinquante ans de carrière. « Malgré mon statut de héros / Si demain on dit dans les journaux / Que c’était le combat de trop / Je dirai / Je débute ». Sans oublier également le portrait de son ami, de son maître, pour la fameuse chanson qui dégage toujours la même ardeur.

Des souvenirs

Dans Le souvenir, dont la sublime musique a été composée par Calogero, les photographies du petit Serge arpentent le temps de son enfance. On le voit avec sa famille, qui n’a pas toujours su l’aimer. « On avance l’âme à l’envers / En quête de nos cœurs d’hier / Où sont-ils dans notre passé / Les cailloux du Petit Poucet / Il y a cette étoile dans la nuit / Qui nous laisse seul mais qui luit / C’est du chagrin sans avenir / C’est sans le sou / Le souvenir / Le souvenir »

Dans Bordeaux, il est encore question de l’enfance. Douce malgré tout : « Papa m’emmenait à bicyclette / A l’école du cours Saint-Louis / Le bruit des roues me faisait fête / Quand je me serrais contre lui / J’aimais ce papa d’opérette / Ce papa musique et velours / Ma mère était toujours inquiète / Etait-ce d’angoisse ou d’amour ? »

Et les propres souvenirs du public sont également à l’honneur dans l’interprétation qui a fait sourire tout le monde : Les petites femmes de Pigalle avec ses « Et j’suis content, j’suis content, j’suis content, j’suis content / J’suis cocu, mais content ». Ou celle qui sonné la forte émotion pour chacun, Je suis malade, juste après que l’artiste se fut excusé auprès des spectateurs d’avoir plusieurs côtes cassées, ce qui lui a valu quelques larmes au moment de sortir de scène. Lama a tout donné ; Genève s’en souviendra.