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01.10.2016

6 Novembre 2017:Le courrier picard

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Serge Lama : « Toutes mes chansons sont autobiographiques »

 

Il sera en concert le jeudi 30 novembre au Zénith d’Amiens, et le mercredi 21 mars, au Tigre, à Margny-lès-Compiègne. Nous l’avons rencontré chez lui, à Paris.

    Pourquoi avoir ressorti votre CD « Où sont passés nos rêves » qui était déjà dans les bacs en 2016 ?

D’une part, parce que je repars en tournée cette année. C’est un événement très important pour moi. D’autre part, l’album est sorti au moment où mon épouse est décédée et que ce fut une terrible épreuve. L’émission que j’avais faite quatre jours plus tard, chez Ruquier, n’avait pas eu d’impact car j’étais à côté de la plaque. Je n’étais pas capable d’exprimer ce qu’il fallait par rapport à un album qui, avant, m’avait rendu si heureux. Cet album a donc été mis sous l’éteignoir. Je le relance aussi pour ça car j’y tiens beaucoup. Je le relance avec notamment une chanson nouvelle : « Je débute ».

Chanson éponyme de la tournée, donc.

Oui. La tournée s’appelle « Je débute ». Je me suis rendu compte que j’ai passé ma vie à débuter. Je ne suis pas le seul ; je pense que beaucoup d’artistes vous diraient la même chose. Les gens me disent : « Mais quand même, vous avez un acquis ! ». Oui, il y a un acquis. Mais à chaque fois, il faut repartir au charbon. Mais j’éprouve toujours ce sentiment dès que je fais un nouveau disque. J’ai eu le sentiment de recommencer. Pas à zéro, bien sûr. Mais cette expérience, quand vous êtes ventre au public, elle ne vous sert plus à rien. Même les anciennes chansons deviennent de nouvelles chansons. A chaque fois, ça change ; elles ne sont pas placées au même endroit dans le répertoire. Il faut repartir d’un autre pied si j’ose dire (moi qui ai un pied qui est de travers, je ne peux pas trop me permettre de changer de pied !). C’est comme ça. C’est à chaque fois un investissement total, avec les moyens qu’on a, il faut donner le plus qu’on a en soi le jour J. Et c’est tous les jours le jour J.

Le déclencheur a donc été le décès de votre épouse ?

Il a plutôt joué un rôle négatif. Ca m’a fichu par terre. C’était quarante-sept ans de connivence. Quarante-sept ans de compagnonnage car nous n’avons jamais vécu ensemble. On vivait d’une façon très spéciale avec mon épouse, mais on était lié par quelque chose de très fort. On ne peut pas évaluer les dégâts que ce drame procure. Pour elle, j’ai repris une chanson qui était passé à côté, à une époque, et que je trouve bien ; cette chanson s’appelle « Le dernier baiser ». C’est une chanson de film. Le film n’a pas eu de succès ; la chanson a été occultée.  C’est ce qui s’est passé ; je suis arrivé, tout le monde était en larmes. J’arrive on me dit : « Michèle est morte. » On prend ça dans la gueule d’un seul coup. C’est vraiment le dernier baiser. J’ai enregistré la chanson que j’avais donnée à Christophe Mahé, « Je veux du bonheur » qui a été un succès. Je l’ai refaite à ma manière. J’ai également refait une chanson ancienne – ce qui est assez rare -. J’ai gardé le titre, « Comme elles étaient belles ». Une chanson d’amour… « Comme elles étaient belles les filles de ce temps-là ». J’ai transformé en « Comme elles étaient belles les chansons en ce temps-là ; elles étaient si belles que nos cœurs les rechantent parfois. » Je l’ai détournée. Je pense que ce que j’appelle la chanson, est en train de disparaître. C’est une petite chanson avec une belle mélodie à l’ancienne qui dit exactement ce que je pense. Avec la tristesse que cela génère.

Vous avez invité, sur ce disque de grands compositeurs (Cabrel, Julien Clerc, Calogero, Obispo, Carla Bruni, Adamo, Le Forestier, Bruel, etc.). Pourquoi cette démarche ?

Il y a des années que je pense à ça mais je n’osais pas. Mon entourage m’y a poussé. Je pensais que ces artistes allaient me répondre non. Les gens me disaient qu’ils allaient me dire oui. J’étais devenu assez intime avec Cabrel ; j’avais écrit des textes quand il ne parvenait plus à écrire. Il m’avait dit qu’une chanson lui plaisait. Il a terminé son disque et m’a dit : « J’ai trouvé la musique des Muses. » Je lui ai dit que ce n’était plus une chanson pour moi. Je trouvais la musique fort belle ; j’ai donc décidé de la chanter. J’avais déjà une chanson de Cabrel qui est devenu le single, qui est sortie en radio. Et j’ai osé envoyer un texto à Julien Clerc, en lui disant : « Si je t’envoie des textes pour moi, pour un album à moi, qu’est-ce que tu fais ? » Il m’a dit : « Si ça me plaît, je te fais la musique. » Je lui envoyé deux ou trois textes. Il y en avait une qu’il voulait à ce moment-là garder pour lui (je crois qu’il est passé à autre chose depuis). Et il m’a écrit deux musiques. A partir de l’instant où vous avez Cabrel et Julien Clerc, il y a un truc qui commence à prendre fort. A ce moment-là, Calogero m’a envoyé un texto en me demandant si mon disque était bouclé. (Je le connaissais un peu.) Je lui ai répondu : « Pas du tout ! ». Je lui envoie deux textes. Et il a écrit pour moi une chanson que je trouve sublime et qui s’appelle « Le souvenir ». C’est une chanson qui aurait pu être un énorme titre. A ma grande époque, je suis presque sûr qu’on aurait cassé la baraque. Je vais du reste la chanter sur scène. Il y a aussi la chanson « Bordeaux », d’Obispo, qui, elle, a fait son trou. Il a déverrouillé un problème que j’avais avec Bordeaux. J’essayais d’écrire une chanson sur ma ville. Cela depuis trente ans. Mais j’avais Nougaro dans le dos qui était là… comme un corbeau qui me bouffait la nuque. J’en avais écrites mais c’était des chansons un peu intello dans lesquelles je parlais de Montaigne… Ca n’intéressait pas le public. Et tout à coup, il me dit : « C’est marrant, on est de Bordeaux tous les deux. » Et quand j’ai raccroché, une phrase me vient : « Au bord de la Garonne belle… » A partir de cette phrase, la chanson s’est faite. La phrase déclencheur ; c’est comme ça que je marche. Il faut une phrase déclencheur qui amène tout le fleuve de la chanson. Après, j’ai peaufiné ; j’ai travaillé les détails. Mais le gros de cette chanson, je l’ai écrit rapidement. Ce qui est difficile, c’est de trouver les phrases qui ne vous plaisent pas, et de les remplacer.

Saviez-vous que tous ces artistes étaient inconditionnels de vos chansons ?

Inconditionnels, je ne sais pas… Ils m’aimaient bien moi, en tant qu’être humain. Du coup, ils ont fait ça avec plaisir. C’est vrai que j’ai tendance à me dévaloriser par nature. Je ne pensais pas que c’était à ce point-là. En tout cas, ils ont été contents. Calogero est content. Cabrel aussi. Julien, je ne me rends pas compte. J’ai fait faire à Adamo sa première musique sur un texte qui n’est pas de lui. Il n’avait jamais fait une musique sur un texte qui n’était pas de lui ! C’est formidable ! Sur scène, je vais donc chanter quelques chansons nouvelles, mais le public, à mon âge, attend les chansons classiques. Il faut tester les chansons nouvelles lors des concerts ; voir si ça fonctionne. Au départ, j’en propose pas mal ; à l’arrivée, il restera une portion congrue.

Votre duo avec Carla Bruni, sur la chanson « Casablanca », est particulièrement réussi.

Si Carla n’était pas mariée avec qui l’on sait, la presse aurait tout de suite dit que cette chanson était formidable. Carla a beaucoup de talent ; un vrai talent. Elle déploie une vraie originalité ; sa voix ne ressemble à celle de personne d’autre. Elle a un grain de voix qui est le sien. Son talent est occulté par le fait qu’elle a épousé un président de la République. La première fois que j’ai écouté l’une de ses chansons fétiches, je me trouvais dans une brasserie à Nantes, très bruyante. Je dis à un copain qui, je sais, est toujours au courant de tout : « C’est qui, ça ? » Je déclaré : « C’est un tube ! » J’ai entendu au son – sans entendre les paroles – que c’était un tube ; et c’est devenu un tube.

Vous évoquez la chanson « Raphaël » qui rend hommage à Enthoven.

Oui, c’est ça. Père ou fils ? (Rires…) Elle ne cache rien ; elle est d’un naturel qui est subjuguant.

Parmi la vingtaine de chansons, celle intitulée « Mais j’ten veux pas », sur les conséquences d’un divorce, est particulièrement puissante et terrible. Comment est-elle née ?

C’est effectivement une chanson grinçante qui sourit. Grâce aussi à la musique de Julien Clerc. Sa musique sourit. J’ai connu le mec dont je parle dans le texte. Je le voyais en train de se faire plumer. Et il s’est fait littéralement plumer. J’ai fini par ramener ça à quelque chose de plus positif. « Grâce à ça, je n’ai plus rien, mais j’ai trouvé une fille, formidable… » Il n’y a pas que des salopes ; il y a aussi des filles formidables. Pourtant, la fille en question, ne cachait pas son jeu ; il n’y avait que lui qui ne le voyait pas. L’amour, dans ce cas précis, rend plus qu’aveugle. Ce type (qui était très riche et très intelligent) ne voyait absolument pas qu’elle était en train de le déposséder de tout. Elle était dans le calcul, et ça se voyait. C’est une chanson de scène par essence ; je vais voir ce que ça va donner.

La fin de cette chanson est lumineuse.

Oui, c’est vrai. Aujourd’hui, le féminisme est en train de manger le féminisme. Tous les acquis sont en train de tomber en miettes. C’est la société qu’il faut changer ; il faut remettre la femme dans la société. Maintenant, ce sont des gonzesses qui se bouffent entre elles.

Connaissiez-vous déjà Carla Bruni avant de réaliser cette chanson ?

Pas du tout. C’est un hasard complet. J’étais allé voir Francis Cabrel chanter un dimanche après-midi. Le hasard a voulu que Carla – en compagnie de son mari – soit là. Et, malgré ma timidité, je suis allé la voir ; je lui ai demandé si ça l’intéressait de faire une musique sur l’un de mes textes. Elle a tout de suite accepté. Elle m’a donné immédiatement son numéro de téléphone. A partir de là, elle m’a envoyé un texto en me disant : « Je suis très lente. » J’ai compris que la musique arriverait très tard ; je lui ai donc donné une date butoir. Elle est effectivement arrivée très tard, mais c’était tellement magnifique. Ce duo, je l’adore ! J’adore aussi « Lettre à mon fils », qui est une chanson qui dit des choses que personne ne dit. Que ce soit Rockefeller, Robespierre, Napoléon, etc., tous ces gens qui nous ont emmenés là où on en est. J’avais envie de pousser mon petit coup de gueule. Depuis le début de ma carrière, j’ai toujours un petit billet d’humeur dans presque tous mes disques.

Vos chansons sont également souvent empreintes de mélancolie, même si les gens qui connaissent mal votre œuvre s’attardent sur les chansons les plus drôles.

Je me suis laissé exploiter, c’est vrai, notamment par la télévision. J’ai fait des chansons rigolotes. Si vous faites le compte, les chansons un peu marrantes elles ne représentent que dix pour cent. Le reste, c’est de la mélancolie. Quand j’ai débuté dans les années 1960, à la radio on disait de moi : « Oui, il a du talent Serge Lama, mais c’est un chanteur triste. » Comme j’avais envie d’arriver en haut de l’affiche, je me suis mis à tenter d’écrire des chansons gaies. J’ai donc écrit « C’est toujours comme ça la première fois » ; puis j’ai écrit « Superman «  qui m’avait été soufflé par mon directeur artistique qui avait trouvé cette chanson des Kinks. J’ai détourné « Apeman » en « Superman ». Après il y eut « Les p’tites femmes de Pigalle », puis « Femmes, femmes »… Et j’ai été pris dans ce prisme-là. Heureusement, il y eut « Je suis malade »  qui a tempéré cette tendance.

Vous aimiez les Kinks ?

Oui, bien sûr, mais c’est mon directeur artistique qui est parvenu à obtenir les droits. Il m’a dit que ce serait intéressant que je l’adapte. J’ai trouvé « Superman ». Il est certain que je ne swingue pas comme les Kinks mais en tout cas ce n’était pas trop mal.

Vous allez vous produire le jeudi 30 novembre au Zénith d’Amiens, puis un peu plus tard, le mercredi 21 mars 2018 au Tigre, à Margny-lès-Compiègne. Dans quelle formule serez-vous accompagné sur scène ?

Ce sera un grand spectacle-petit spectacle ; les gens aiment que je sois ventre au public et que je chante mes chansons comme ça. Mais il y aura un écran et on sera dix sur scène. Ce sera un grand spectacle mais je garde quand même l’idée de conduire mon tour de chant à ma main. Je ne veux pas que le public ait l’impression que je suis en train de faire un numéro de clown avec des images et des trucs. Il y aura effectivement des images et quelques effets mais juste quand il le faudra. On a fait des choix. Quand vous chantez « Les ballons rouges », les gens vous écoutent. Il n’y a pas besoin de mettre des images partout. Pour certaines chansons, je serai minimaliste. J’essaie de trouver la bonne dose.

Pourquoi avoir repris « Bird on a Wire », de Cohen ?

Parce qu’il est mort l’année dernière et que ça m’a fait de la peine car on a parlé de Bob Dylan qui n’est pas allé recevoir son prix Nobel. Et Leonard Cohen, à mon sens, était un plus grand poète que Dylan. J’ai lu ses livres. Il s’agit donc pour moi de lui rendre hommage. Quand Leonard Cohen a écouté ma version, il a dit : « Lama a fait un meilleur texte que moi ! » Ce qu’il a dit a été confirmé puisque c’est ma version qui a été traduite dans toute l’Europe. Parce que mon texte était un tout petit peu plus simple que le sien.

Est-ce que vous considérez que votre dernier album est autobiographique ?

Toutes mes chansons sont autobiographiques. Depuis le début, de la première à la dernière. Il y a un fond autobiographique chez moi ; c’est comme de la vase. Il y a l’eau, et il y a la vase. Il y a aussi beaucoup de fiction. La chanson « Attention danger », c’est fait de bouts de ma vie, mais aussi je donne plein d’images qui ne sont pas toujours de moi. « Les ballons rouges », c’est moi mais je n’ai pas été un enfant privé de nourriture. On était pauvre ; j’ai été privé de gens qui me faisaient sentir qu’ils m’aimaient. J’ai eu une enfance de solitaire. Ce que j’essaie de dire, c’est ça au fond. Une chanson comme « Je suis malade », c’est un cri. Dans beaucoup de mes chansons, c’est un enfant qui crie.

« Une chanson, c’est à égalité, mots et mélodie », dites-vous. Pouvez-vous revenir sur cette phrase ?

S’il n’y avait pas les mots, il n’y aurait pas la mélodie ; la mélodie appelle les mots. Ils sont inséparables, indissociables. On peut dire qu’ils sont à égalité totale ; on peut dire que c’est injuste car à l’étranger c’est la musique et un son de mot qui va véhiculer la chanson à l’extérieur. Mais dans l’essence même d’une chanson, c’est véritablement indissociable. Si Jacques Datin n’avait pas écrit cette musique-là sur « Les p’tites femmes de Pigalle », ma chanson aurait été une chanson triste parmi tant d’autre car, au départ, c’est parti pour être une chanson triste. Quand j’ai vu ce qu’il avait fait avec sa musique, j’ai réécrit une grande partie de mon texte pour ramener les paroles à la vision qu’il avait eue. (Cette chanson a été inspirée par Claude Lemesle qui, à ce moment-là, avait des problèmes sentimentaux comme il en a eus beaucoup dans sa vie ; c’est un ami, Claude Lemesle. Il m’avait dit : « Maintenant, je vais aux putes… » mais je ne pouvais écrire ça comme ça.) Mais pour moi c’était dramatique ; ce n’était pas une chanson drôle. Quand le rendez-vous des paroles et de la musique n’est pas réussi, ça ne fait pas une très bonne chanson. On sent qu’elle boite.  C’est comme un couple.

Brel, Ferré, Brassens, Gainsbourg, etc. sont encensés dans la presse dite « intellectuelle » (Télérama, Les Inrocks, Libération, Le Monde, etc.) Pas vous qui, pourtant, êtes un vrai littéraire et un authentique poète. Pourquoi ?

Je pense que mon côté chanteur populaire a  occulté des choses… Il y a quelqu’un qui est souvent oublié comme auteur (et pourtant c’est l’un des plus grands auteurs des cinquante dernière années) : Charles Aznavour. Aznavour, on dit de lui que c’est un grand interprète… On ne parle jamais de ses textes qui sont pourtant incroyables. Même Gainsbourg a chanté des textes d’Aznavour. C’est un grand auteur. Je fais partie de ces gens qui sont un peu méprisés par l’intelligentsia qu’on ne sait pas trop bien définir… En revanche quand ces critiques viennent à mes concerts, ils sont conquis. Mais ils ne viennent pas. Ils n’aiment que les choses tendance, les choses mode… Des choses qui ne durent pas ; un chanteur qui dure depuis cinquante ans, c’est beaucoup trop.

Serait-ce l’effet Bayon, mais Johnny Hallyday qui est, certes, un grand interprète et un grand artiste, mais qui n’est pas auteur, pas un compositeur, a le reconnaissance de Libération. C’est étrange, non ?

Contrairement à beaucoup de mes collègues, je n’ai pas construit de réseaux. J’ai passé mon temps sur les routes pendant quinze années de ma vie. J’ai passé 250 jours de ma vie sur les routes. Ensuite, j’ai fait Napoléon, et j’ai joué tous les soirs ; je n’ai pas eu l’instinct de savoir qu’il fallait se faire des réseaux, connaître des gens. Et puis, j’ai le cul entre deux chaises car je suis à la fois un chanteur populaire et un littéraire. Alors… Je propose à la fois des chansons littéraires et des chansons à boire, ou des chansons paillardes parfois, joyeuses… « Les p’tites femmes de Pigalle », ce n’est pas mal écrit…

Parlez-nous du livre-disque « L’extraordinaire aventure d’Abba, le petit sapin », aux éditions Plon.

Il y a dans mon disque une chanson qui s’appelle « Je suis un arbre de Noël » que j’avais écrite à l’âge de 35 ans ; je me disais qu’à l’époque, j’étais trop jeune pour chanter un truc comme ça. Je pense avoir été cela toute ma vie, un arbre de Noël ; un porteur de cadeaux. J’ai fait écouter cette chanson à mon assistante ; elle m’a dit que je ne pouvais pas ne pas mettre cette chanson dans mon disque ; une chanson pleine de joie, d’optimisme, qui réveille les âmes. J’ai demandé à Cabrel de me faire une musique. C’est devenu une vraie chanson. De là, mon assistante, c’est mise à envisager la création d’un conte pour enfant. Un conte qui parle d’amour, d’amitié, de solidarité… C’est un conte de Noël. C’est très mignon, très joli, très joliment écrit. Ce conte fait une centaine de pages. Ce livre CD sortira en novembre.

Propos recueillis par PHILIPPE LACOCHE

 

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