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03.01.2012

Janvier 2014:La gazette de Romilly

En janvier 2014, dans la revue annuelle de la commune de Romilly du Perche, là ou Serge Lama possède une maison un article était publié sur Serge et Michèle.

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21.12.2011

21 Décembre 2013:Le progrès de Saint Etienne

Paru dans le Progrès après le concert donné le 20 Décembre 2013 au Zénith de Saint Etienne

 

Serge Lama, le poète chantant, a régalé son public de son talent au Zénith

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A 11 ans et demi, Serge Chauvier écrivait « La balade du poète », un texte que lui avait inspiré un regard, celui d’un sans-abri, « pauvre poète qui fait la quête aux portes ». Aujourd’hui, cette chanson est devenue le titre du double album qu’il a sorti en 2012. Et ce n’est plus le gosse Chauvier qui était hier sur le plateau du Zénith, mais un auteur et interprète sidérant. Lama. 70 ans d’âge, 50 ans de scène, « d’encre et de projecteurs ». Ce concert, d’abord, c’était la vie. La sienne, comme il la respire en chantant, un condensé d’émotions parfois chaotiques et souvent noires. Mais une vie qui va, n’hésitant pas à brusquer le souvenir en le réorchestrant. Culottés, d’ailleurs, ces nouveaux arrangements dus à Sergio Tomassi, accordéoniste et l’un des huit musiciens qui occupaient la scène. Car ils étaient huit, dont un quatuor de cordes, devant un savant drapé de tissus, noués pour le souvenir. Le temps filait à rebours, des images aussi, projetées dans un grand cadre doré. Celles de la famille, des amis (Marcel Gobineau), de Barbara… Serge Lama est un fidèle. Mais sa voix de stentor sait aussi murmurer. Ses grands tubes d’hier (Femmes, femmes, femmes, les Ballons rouges ou les Glycines) et ses mélodies plus récentes, il les a souvent débutés comme des confidences, accompagné par des arpèges de guitares. Il avait envie de dire, parlait presque en catimini, avant le débridage des tempos. Un concert hors d’âge, par un artiste auréolé dernièrement du prix spécial de la Sacem. Mérité.

Gillette Duroure

 

21 Décembre 2013: Le progrès de Lyon

Publié dans le progrès avant le  concert du 21 Décembre 2013 à la salle 3000 de Lyon

 

Serge Lama célèbre 50 ans de carrière à Lyon, ce soir


Toujours sur scène, à la rencontre du public, le bouillonnant auteur de « Je suis malade » affiche une forme insolente et fête ses 70 printemps par une tournée qui fait étape à l’Amphi 3000

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Feu James Brown prétendait être « l’homme le plus bosseur du show-biz ». Serge Lama pourrait facilement hériter de la couronne. Le chanteur bordelais fête ses cinquante ans de carrière, et n’arrête pas une seconde. Il était hier vendredi à Saint-Etienne, il sera ce soir sur la scène de l’Amphi 3000 à Lyon. Il avait rempli la Bourse du travail en mars dernier, et aligné dix « Olympia » et trois « Grand Rex » à Paris. Sans parler de sa tournée de 25 dates prévues pour le premier trimestre 2014. De Toulon à Châteauroux, de Bruxelles à Auxerre…

Fidèle et indémodable, Serge Lama fédère toujours autant. Son « Best Of » paru en décembre est déjà disque d’or. Il comprend ses plus grandes chansons ré-enregistrées («Je suis Malade », « D’Aventure en Aventure », « Une Île », etc.) et quatre inédites : les trois toutes premières chansons qu’il a écrites alors qu’il n’était qu’adolescent, enregistrées pour la première fois. Depuis son enfance au parfum de coulisses de music-hall, quand son père Georges, chanteur baryton interprétait les opérettes en vogue au Théâtre des Capucines, les lumières de la scène ont fasciné le jeune garçon. Il débute le jour de sa majorité le 11 février 1964. Il chante aux côtés de Barbara, chaque soir, ses premiers textes. Après la sortie de son premier quarante-cinq tours il se retrouve à Bobino en première partie de Georges Brassens. Puis sa carrière s’emballe avec son premier grand tube « Les Ballons rouges »…

Samedi 21 décembre à 20 h 30 à l’Amphi 3000, 50 quai Charles-de-Gaulle, Lyon 6e. Tarif : de 51,50 à 63,50 €

 

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19.12.2011

19 Décembre 2013: Le figaro. fr

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Serge Lama : «Je ne me sens plus en démocratie»

 

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A 70 ans, Serge Lama assure «repartir de zéro» et se lâche sur Johnny, Sarkozy, la politique alors qu'il est actuellement en tournée avec ses plus grands succès.

«Je suis un excessif qui se modère»: voilà comment se définit Serge Lama sur le plateau de On ne parle que de ça. Actuellement en tournée à l'occasion de la sortie d'un CD-DVD collector reprenant ses plus grands succès, Serge Lama raconte comment il a eu besoin de tout recommencer, comme un débutant, refusant d'être classé parmi les «monstres sacrés» de la chanson française.

«Ce n'était pas fait pour moi de porter des lunettes à la mode, le costume à la mode etc. C'est un travail d'être star, ce que fait Johnny admirablement bien. C'est un boulot dans lequel il investit toute sa fortune (...) Il investit tout le temps sur lui. Moi aussi mais pas ça: je travaille, j'investis beaucoup de travail sur moi mais je ne veux pas investir sur moi des choses qui sont factices. Moi, c'est l'artiste qui m'intéresse» explique Serge Lama.

«On se demande si Sarkozy n'a pas fait exprès de perdre»

Mais c'est au sujet de la politique que le chanteur se lâche le plus: «Je ne crois plus en la politique, je ne crois plus dans les hommes parce qu'il n'y a personne». Même par Sarkozy en son temps? «Sarkozy est passé à côté parce que c'est la nature qui prend le dessus. Je ne sais pas s'il reviendra (...) et si son désir est viscéral autant qu'on le dit (...) Au fond, il pouvait gagner la dernière fois. Il a perdu, c'est lui qui a perdu et je crois qu'il le sait. On se demande parfois s'il n'a pas fait exprès de perdre parce qu'il n'a rien fait dans cette campagne» analyse le chanteur qui vante les qualités d'homme d'Etat de... François Mitterrand. «Même si je n'aime pas le personnage, Mitterrand a été un grand homme d'Etat (...) Quand il rentrait quelque part, on n'avait pas l'air de cons, on ne lui tapait pas sur le ventre!» explique-t-il.

 

«Les Chinois ont trouvé une solution: ils ont carrément jeté un filet sur internet»

Désabusé, Serge Lama confie d'ailleurs n'avoir jamais voté et ne plus croire «à la démocratie directe» qui est une «illusion». En cause notamment: internet qui nous manipulerait. «Les Chinois ont trouvé une solution: ils ont carrément jeté un filet sur internet en disant 'Maintenant, vous ne parlez plus, vous la fermez!'. C'est extrême mais est-ce que pour avoir la liberté, il ne faut pas prendre de grandes décisions qui ont l'air de ne pas l'être? La liberté à-tout-va, ce n'est plus la liberté et on ne vit plus dans un climat de liberté. Je ne me sens plus en démocratie. A partir de là, qu'est-ce que je vais voter puisque je n'y crois plus?» lâche Serge Lama qui plus que jamais assume être... «authentique».


EXTRAIT AUDIO

   

13.12.2011

13 Décembre 2013: Sud Ouest

Paru dans le journal sud Ouest avant le concert du 15 Décembre 2013 à Biarritz

 

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Trois raisons d’aller écouter Serge Lama dimanche à Biarritz

 

 

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                                                                    Photo D.R.

 

1. Parce que Serge Lama fête ses 70 ans et en même temps ses cinquante ans de carrière.

Cinquante ans de carrière et 70 ans, ça se fête doublement ! Serge Lama, en « forme napoléonienne », sera sur la scène de la Gare du Midi de Biarritz ce dimanche 15 décembre, à 18 heures, pour donner un récital exceptionnel. Serge Lama, dont le best of « la Balade du poète, 50 ans d’encre et de projecteurs », sorti en décembre 2012, a très vite été disque d’or, partagera les plus belles chansons de son répertoire avec l’envie, l’énergie et l’authenticité qui restent les marques de fabrique de cet auteur interprète rare et indémodable.

2. Parce que ses chansons ont marqué la vie de plusieurs générations.

Serge Lama a débuté sa tournée anniversaire à l’Olympia en février 2013, dix dates à guichets fermés, il l’a poursuivie dans la capitale en octobre dernier au Grand Rex, et s’arrête donc au Pays basque ce dimanche pour chanter ses plus grandes chansons, dont certaines ont été réenregistrées avec de nouveaux arrangements : « Je suis Malade », « D’Aventure en Aventure », « Une Île ». Lama dévoilera également quatre inédits : les trois premières chansons qu’il a écrites alors qu’il n’était qu’adolescent, enregistrées pour la première fois et un tout nouveau titre. Nom de l’album, « La Balade du poète » est la toute première chanson de Serge Lama, écrite lorsqu’il avait 11 ans.

 

3. Parce que Serge Lama est originaire de la région, et qu’il y fera forcément référence.

Serge Lama (sous le nom de Chauvier) est né à Bordeaux, le 11 janvier 1943. Son père Georges Chauvier était déjà dans le métier, il a chanté et surtout écrit pour les autres (Bourvil, Aimable, Luis Mariano), après être monté à Paris. Certaines chansons de Serge Lama feront référence au Port de la Lune, où il naquit, et à la Dordogne, où il passait ses vacances étant jeune. Serge Lama a de nombreux amis au Pays basque, dont son copain Jimmy avec qui il passera une bonne partie de l’après-concert. Après avoir tout donné et partagé sur scène avec son public, fidèle parmi les fidèles…

Christophe Berliocchi

Serge Lama ce dimanche 15 décembre à 18 heures à la Gare du Midi. Il reste encore des places (renseignements Prolymp au 05 59 43 96 96), il y aura un guichet ouvert le jour même : catégorie 2 à 55 euros.

06.12.2011

6 décembre 2013: Chartres

 Interview du 24 novembre dans l'écho républicain avant le concert de Serge lama à Chartres

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L'écho républicain du 6 décembre 2013

À 70 ans, Lama est là

Serge Lama : LA VOIX

Les nostalgiques de la chanson française à l'ancienne se donneront rendez-vous ce soir avec un concert de Serge Lama à Chartrexpo. L'occasion de revisiter 50 ans de carrière.

Sa musique a bercé plusieurs générations de fans. Serge Lama, grande figure de la variété française des années 60 et 70, débarque ce soir à Chartres à l'occasion d'une grande tournée qui célèbre une carrière démarrée en 1964.

Son tour de chant résumera son parcours, jalonné de nombreux tubes. Tous les Français ont déjà fredonné ses célèbres Superman, D'aventures en aventures, Les petites femmes de Pigalle ou encore Je suis malade, repris récemment par Lara Fabian et la Star Academy.

Il devrait aussi interpréter quelques chansons méconnues, voire carrément obscures, comme celles qu'il a écrites alors qu'il était encore adolescent.

Curieusement, alors qu'il ne fait plus l'actualité, ne sort pas d'albums, apparaît peu à la télévision, ses admirateurs ne l'oublient pas.

« Le public et moi, c'est une histoire un peu spéciale, comme il n'y en a pas beaucoup ailleurs. C'est pour cela aussi que je me rapproche de Piaf. Piaf, sans le public, c'était personne », avait-il confié la semaine dernière à L'Echo Républicain (voir notre édition du 24 novembre).

Imperméable aux modes, Serge Lama continue son petit bonhomme de chemin sans dévier de sa trajectoire, lui donnant un côté vintage qui s'amplifie avec le temps.

On pourra donc se plonger, ce soir, dans une ambiance music-hall et théâtrale où le chanteur, accompagné d'un orchestre conséquent, pourra laisser libre cours à sa légendaire voix grave, qui autrefois faisait tourner les têtes des femmes. Un beau moment en perspective

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Après le concert, dans l'écho républicain du 8 décembre 2013

 

Serge Lama a refait sa vie en chansons

« Une chanson, ce sont quelques notes amoureuses sur des mots », a glissé, vendredi soir, Serge Lama, aux 1.300 spectateurs rassemblés à Chartrexpo.

Des notes amoureuses, le dernier des grands romantiques, selon sa définition, en a distribué pendant plus de deux heures. Et le public le lui a bien rendu en reprenant en chœur d'Aventures en aventures ou Je t'aime à la folie.

« Mes chansons ne sont pas positives, sauf Je t'aime à la folie. Dans le contexte actuel, il faut lui crier, à la vie, que vous l'aimez », a commenté Serge Lama, impeccable dans un costume noir puis blanc, malgré ses airs de commandeur. Des tristes Ballons rouges en ouverture au mémorable Je suis malade, seul avec son accordéoniste fétiche, Sergio Tomassi, puis a capella et sans micro après le deuxième rappel, il a fait défiler tous ses plus grands succès en 50 ans de carrière, avec une voix toujours puissante et prenante, de l'émotion et aussi pas mal d'humour. Le public, conquis, l'a longuement ovationné. « On ne s'habitue jamais à cet amour. Je suis toujours innocent et surpris d'un succès pareil », a avoué Serge Lama. « Mon île, c'est vous. »

04.12.2011

4 Décembre 2013: Ouest France

Serge Lama était en concert à Alençon le 5 Décembre 2013. Interview parue dans Ouest France

 

Serge Lama, 50 ans de carrière fêtés à Anova

 

 

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50 ans de carrière... De quoi êtes-vous le plus fier ?

J'ai dû mal à répondre à cette question. Ce qui me rend le plus fier c'est d'avoir résisté et de fêter justement mes 50 ans de chansons parce que c'est tellement rare et difficile quand on regarde les précipices aux bords desquels on est passé... Je crois que c'est une fierté parce que c'est énorme par rapport à toutes les carrières que je vois autour de moi. J'ai pu gérer malgré mes erreurs. Je suis responsable de ce que j'ai raté, et réussi au même titre. Bien sûr j'ai eu des sommets dont je suis fier mais c'est quand même la durée qui est la plus difficile à obtenir.

Des regrets malgré tout ?

J'en ai beaucoup. Peut-être avec Michelle (NDLR : son épouse). Je l'ai beaucoup fait souffrir. Ce sont des regrets sentimentaux. Parce que par moments, j'étais parti tout le temps. Elle a vraiment vécu une vie d'épouse de marin, plus que n'importe quelle femme d'artiste. J'étais parti 250 jours par an sur les routes en moyenne.

Et professionnellement ?

Des regrets de métier, forcément. Mais ce sont des erreurs qui ont été des triomphes. Alors est-ce qu'on rejetterait le triomphe par rapport à l'erreur que ça a générée ? Napoléon (NDLR : une comédie musicale où il interprétait le rôle titre) par exemple a sûrement été une erreur. Cela a été une espèce de machin au milieu de ma carrière. Ça a pris 10 ans de ma vie. Pendant ce temps je n'ai pas fait de disques alors que d'autre enregistraient.

Des rencontres qui ne se sont pas faites ?

Oui, Édith Piaf. Elle est morte en 1963, j'ai débuté un an après. D'Aventures en aventures a été écrit pour elle. On m'avait commandé une chanson pour une interprète qui avait sa voix... C'est finalement Zizi Jeanmaire qui l'a magnifiquement créée.

Vous vous voyez arrêter un jour ou pas ?

Obligé. Mon corps va me condamner. Ce n'est pas moi qui vais arrêter, c'est mon corps qui va arrêter. Parce que là, il en a pris pas mal dans la gueule. Surtout que j'ai attendu pour me faire opérer et donc beaucoup souffert. La souffrance est usante, elle a duré cinq ans ce n'est pas très bon. Donc je tiendrai le temps que je pourrais.

 

 

4 décembre 2013: la nouvelle république

Publié dans la nouvelle république après le concert à Niort du 30 Novembre 2013

 

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Deux-Sèvres - Niort - Vous le dites

Serge Lama à Niort : " Un grand moment d'émotion "



Serge Lama était en concert à L'Acclameur, samedi dernier, à Niort. Sa prestation a de toute évidence enchanté ces deux lecteurs. « Grandiose ! nous écrit Caroline. Un grand moment d'émotion. M. Serge Lama a choisi de nous montrer presque exclusivement son côté poète et sombre, sans ses phénoménaux éclats de rire. Ses anciennes chansons ont été réorchestrées par son accordéoniste de génie, qui était présent à ses côtés. Ce fut une heureuse découverte. M. Serge Lama a touché du doigt la perfection. Il est à l'apogée de son talent, même s'il fête ses 50 ans de carrière… un grand ! Pour ceux qui ne l'apprécient pas, écoutez une chanson, une seule : " Des éclairs et des revolvers " et dites-moi que cela ne vous fait pas frissonner… Je crois que le public a été conquis, vu les mots glanés ça et là à la fin du concert. On a vraiment de la chance d'avoir L'Acclameur, car on peut enfin applaudir les artistes que l'on aime dans de bonnes conditions. Oui, ce concert de Serge Lama a été un moment comme on en vit peu. » « Un Serge Lama dont la voix reste intacte, commente de son côté Daniel. A la limite, il aurait pu chanter sans micro ! J'exagère un peu, mais non, formidable chanteur dans un jeu de lumières superbe et une salle qui l'était tout autant ! »

03.12.2011

3 décembre 2013: Paris Normandie

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Interview réalisée avant le concert du 4 décembre 2013 aux Docks océane du Havre

 

Concert. Serge Lama en tournée dans toute la France fait une étape mercredi aux Docks Océane du Havre. Le septuagénaire monte sur scène avec bonheur après cinquante ans de carrière.

Des chansons comme « D'aventures en aventures », « Je suis malade », « Femme femme femme », « Les p'tites femmes de Pigalle » ont marqué le répertoire. Serge Lama qui a fêté ses cinquante ans de carrière cette année poursuit sa tournée et chante mercredi soir aux Docks Océane au Havre. Rencontre.

Qu'a-t-elle de particulier cette tournée 2013 ?

« Juste avant de partir en tournée, en début d'année, j'ai fêté à l'Olympia mes soixante-dix ans en même temps que mes cinquante ans de carrière. C'est donc une tournée anniversaire, presque la tournée de ma vie. C'est une sorte de concentré de tout ce que j'ai fait de plus intéressant dans ma vie dans un grand spectacle très élaboré. C'est une longue tournée à la fois très fatigante et très réjouissante. Il y a un tel enthousiasme dans le public ! »

Comment se déroule le concert ?

« Il est construit comme une pièce de théâtre dans le sens où il se déroule dans un certain ordre. Il faut que les chansons s'enchaînent et qu'elles soient bien placées pour être mises en valeur. En filigrane, il y a une sorte de biographie de ma vie dans ce spectacle. On ne l'entend pas, mais cet aspect est présent, surtout en deuxième partie. Celui qui écoute bien peut comprendre mon parcours et qui je suis... »

Par quelle chanson démarrez-vous ?

« La Fronde, une chanson que j'aime beaucoup. Ce n'est pas un succès mais elle dit beaucoup de choses sur ce que je pensais quand j'étais plus jeune. Juste derrière j'enquille avec Les ballons rouges qui, évidemment, met bien les choses en place ! »

Et comment terminez-vous ce concert biographique ?

« Difficile de terminer avec autre chose que Je suis malade. Mais je préfère me dire que le concert s'achève avec Je t'aime à la folie même si derrière je refais trois chansons qui sont presque extérieures à la biographie. »

Chantez-vous « Et puis on s'aperçoit » ?

« J'aime beaucoup ce morceau qui reprend les thèmes de toutes mes chansons : le départ et l'envie de voyage, le couple et l'amour, l'amitié, le temps qui passe... Mais c'est une chanson tellement désespérée pour les gens que je suis obligé de la placer à la fin. »

Votre dernier album « La ballade du poète » est-il présent dans ce spectacle ?

« J'essaye de placer quelques chansons nouvelles mais ça déplaît souvent au public qui préfère entendre ce qu'il connaît. Je ressors aussi d'anciennes chansons un peu oubliées dont certaines retrouvent une seconde jeunesse. »

Vous avez reçu le grand prix de la Sacem, que ressentez-vous ?

« On est toujours content d'être reconnu par ses pairs, des gens éminents qui font le même métier que vous, des auteurs, des compositeurs, des éditeurs... Ce prix m'a vraiment touché, tout comme la médaille vermeille que me remettra l'Académie Française le 5 décembre. Toutes ces récompenses me touchent beaucoup. »

Est-ce votre dernière tournée ?

« Non, mais j'ai quand même soixante-dix ans... Disons que tant que mon corps suit, je continuerai à monter sur scène. »

 

01.12.2011

1er décembre 2013 : Le courrier de l'Ouest

Concert de Serge Lama à l'amphitea d'Angers

 

Serge Lama, ils l'aiment toujours à la folie

70 ans, dont 50 passés sur scène. Les Angevins avaient deux bonnes raisons de venir acclamer l'indéracinable Serge Lama, vendredi soir à Amphitéa.

Serge Lama se porte bien, merci pour lui. À 70 balais, le Bordelais se balade sur scène avec une voix et un charisme intacts. Près de 1 300 Angevins ont bu ses paroles et se sont laissé bercer par ses mélodies, vendredi soir salle Amphitéa, à l'occasion d'une tournée qui célèbre depuis janvier son demi-siècle de carrière.

En jouant de sa carrure qui en impose et de ses bras qui étreignent, ce monstre de la variété française a profité de ce tour de chant pour rendre hommage, photos noir et blanc à l'appui, à tous ceux qui l'ont construit et inspiré, de son père, chanteur d'opérette qui l'a immergé dans l'univers de Luis Mariano, à Barbara, qui lui a ouvert la scène de Bobino, en passant par son meilleur ami Marcel Gobineau et ses compositeurs attitrés Alice Dona et Yves Gilbert.

Il a troqué à mi-spectacle, sans entracte, son costume noir pour un trois-pièces blanc immaculé. Mais la tonalité de ses 21 albums reste empreinte de mélancolie, voire de pessimisme, face à ces amours qui s'enfuient et ce monde qui se dérobe : « Au rythme où l'on éteint les roses, Où l'on assassine la mer, Où la jeunesse est sous hypnose, Et la Vieillesse en Alzheimer (...), Y'aura bientôt que des éclairs, Y'aura plus d'eau y'aura plus d'air ».

Le chanteur « qui riait trop fort »

Malgré un pantalon trop lâche - « Je ne peux pas supporter les bretelles » - et une démarche boitillante, séquelle d'un terrible accident survenu à 22 ans, Serge Lama est avant tout resté un grand séducteur qui sait aussi surprendre et s'amuser. Il a tendu le micro sur « Femme, femme, femme » et « Les petites femmes de Pigalle », timidement repris en chœur par son public.

Cocu mais content, il a conclu son concert par un dernier pied de nez à ceux qui le résument à « un chanteur en noir et blanc qui en faisait toujours un peu trop et riait trop fort », en interprétant sur fond d'accordéon, puis a cappella, son célébrissime « Je suis malade ».

On n'y croit pas un instant.

Anthony PASCO