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01.12.2011

1er décembre 2013 : Le courrier de l'Ouest

Concert de Serge Lama à l'amphitea d'Angers

 

Serge Lama, ils l'aiment toujours à la folie

70 ans, dont 50 passés sur scène. Les Angevins avaient deux bonnes raisons de venir acclamer l'indéracinable Serge Lama, vendredi soir à Amphitéa.

Serge Lama se porte bien, merci pour lui. À 70 balais, le Bordelais se balade sur scène avec une voix et un charisme intacts. Près de 1 300 Angevins ont bu ses paroles et se sont laissé bercer par ses mélodies, vendredi soir salle Amphitéa, à l'occasion d'une tournée qui célèbre depuis janvier son demi-siècle de carrière.

En jouant de sa carrure qui en impose et de ses bras qui étreignent, ce monstre de la variété française a profité de ce tour de chant pour rendre hommage, photos noir et blanc à l'appui, à tous ceux qui l'ont construit et inspiré, de son père, chanteur d'opérette qui l'a immergé dans l'univers de Luis Mariano, à Barbara, qui lui a ouvert la scène de Bobino, en passant par son meilleur ami Marcel Gobineau et ses compositeurs attitrés Alice Dona et Yves Gilbert.

Il a troqué à mi-spectacle, sans entracte, son costume noir pour un trois-pièces blanc immaculé. Mais la tonalité de ses 21 albums reste empreinte de mélancolie, voire de pessimisme, face à ces amours qui s'enfuient et ce monde qui se dérobe : « Au rythme où l'on éteint les roses, Où l'on assassine la mer, Où la jeunesse est sous hypnose, Et la Vieillesse en Alzheimer (...), Y'aura bientôt que des éclairs, Y'aura plus d'eau y'aura plus d'air ».

Le chanteur « qui riait trop fort »

Malgré un pantalon trop lâche - « Je ne peux pas supporter les bretelles » - et une démarche boitillante, séquelle d'un terrible accident survenu à 22 ans, Serge Lama est avant tout resté un grand séducteur qui sait aussi surprendre et s'amuser. Il a tendu le micro sur « Femme, femme, femme » et « Les petites femmes de Pigalle », timidement repris en chœur par son public.

Cocu mais content, il a conclu son concert par un dernier pied de nez à ceux qui le résument à « un chanteur en noir et blanc qui en faisait toujours un peu trop et riait trop fort », en interprétant sur fond d'accordéon, puis a cappella, son célébrissime « Je suis malade ».

On n'y croit pas un instant.

Anthony PASCO

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