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24.11.2011

24 Novembre 2013: L'écho républicain

 

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Serge Lama fête ses 50 ans de carrière et sera à Chartrexpo le 6 décembre


Il confie chanter différemment, voire mieux qu’avant. Car le chanteur a su devenir l’interprète des textes de Serge Lama…
Coincé dans les embouteillages parisiens, Serge Lama est un passager qui s’impatiente. « En 2 heures, on a dû faire deux kilomètres. Paris, c’est devenu impossible ». L’artiste, qui chante le lendemain à Douai (Nord), a tout le temps de livrer ses confidences.


Après 50 ans de carrière, avez-vous le trac ?

Je l'ai de plus en plus. Je ne l’ai pas toujours eu autant. Quand je chantais 250 jours par an, de 1972 à 1988, je ne m’en rendais pas compte car je montais tellement sur scène. Avec le temps et la lucidité de l’âge, le trac est revenu beaucoup plus fort.


Avez-vous un rituel avant de monter sur scène ?

Quinze minutes avant, je commence à me préparer. Je fais tout dans l’ordre. Je me maquille, je commence à m’habiller. Je mets ma chemise, mon pantalon, mes chaussures. Ensuite, je mets ma veste en dernier au moment où on vient me chercher pour aller sur scène. Et je mets mon parfum habituel sur les mains. Je regarde les musiciens et je dis deux trois conneries… [...]


Vous avez, bien sûr, de nouvelles chansons, mais on vous réclame toujours Je suis malade ou d’autres succès des années 70.

Je n’ai pas chanté Je suis malade pendant de longues années. C’est Lara Fabian puis la Star Académy qui l’ont remis à la mode, la rendant incontournable auprès d’un public jeune. Dans un tour de chants, d’une trentaine de titres, je peux changer 15 chansons. Il y a les tubes, nés grâce à la radio, et les succès qui se bâtissent sur scène, comme L’esclave ou Les ballons rouges.


Est-ce vrai que vous chantez différemment ?

Arrivé à 50 ans de carrière, heureusement que je ne chante pas comme lorsque j’avais 30 ans. Mon expérience de 10 ans de comédie (la comédie musicale Napoléon et diverses pièces) a été déterminante. Grâce aux metteurs en scènes successifs, j’ai appris à être un interprète. Quand je suis revenu à la chanson, je suis devenu un interprète au service d’un texte et d’un auteur nommé Serge Lama. [...]

Comment expliquez-vous cette fidélité du public et cette incroyable cote auprès des femmes ?

Les femmes sont arrivées dès que j’ai eu du succès. Mes chansons sont des chansons féminines. On me comparait souvent à Brel, mais ce n’est pas vrai. Car je suis plus proche de quelqu’un comme Piaf que Brel. Je suis malade, D’aventure en aventure, etc. : ce sont des chansons de femmes. J’ai longtemps ignoré que certains de mes textes étaient féminins. [...]

Beaucoup de jeunes générations ignorent que votre papa était chanteur. Avez-vous voulu lui ressembler ?

C’est indéniable. Il m’a donné sa voix. J’ai quasiment le même timbre que lui. Mon père était mon héros. D’abord parce qu’il était mon père, et non pas parce qu’il chantait.



Barbara chantait que “sa plus belle histoire d’amour, c’est le public”. Et vous ?

Je pense que c’est la même chose. Le public et moi, c’est une histoire un peu spéciale, comme il n’y en a pas beaucoup ailleurs. C’est pour cela aussi que je me rapproche de Piaf. Piaf, sans le public, c’était personne.


Pensez-vous parfois à la retraite ? J

e pense parfois à mon retrait possible, pour ne pas donner la honte à mon public. Je n’aimerais pas que le public ait honte de moi. [...]


Écrivez-vous toujours autant ?

Je suis un grand malade de l’écriture. Je possède des milliers et des milliers de chansons. J’ai plein d’idées, mais je peux me remettre plusieurs fois sur un texte. Je peux refaire vingt fois une chanson.


Thierry Le Luron vous a longtemps imité en train d’éclater de rire. Qu’est-ce qui vous fait rire en ce moment ?

Pas grand-chose. Notre époque n’est pas drôle. À la TV, on est tombé dans une vulgarité qui ne me fait plus rire. La télévision tire vers le plus en plus bas. Les adultes ne se rendent pas compte du drame que cela engendre pour leurs enfants.


On pourrait vous reprocher d’être un peu trop nostalgique, voire rétrograde ?

Depuis que je suis né, on m’a toujours reproché quelque chose. Ma mère n’était déjà pas contente que je sois né… Et puis, on a commencé à me critiquer quand j’ai débuté dans les cabarets. J’ai passé ma vie à ne pas être comme on voulait que je sois.


Pratique. Concert de Serge Lama, le vendredi 6 décembre à Chartrexpo. Tarif : 45 €. Réservations : Tél. 02.37.23.42.79.

Olivier Bohin
olivier.bohin@centrefrance.com

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