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29.01.2011

29 Janvier 2013: Femme actuelle

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Serge Lama est l’un de nos plus grands auteurs de la chanson française qui fêtent ses 50 ans de carrière. 50 ans d’une vie dédiée au public. Rencontre avec un artiste qui cache tellement de choses derrière son sourire énigmatique et ses yeux malicieux.

 

Serge Lama, sa carrière
 

IC : De quoi es-tu le plus fier de toute ta carrière ?

Serge Lama : j’ai dû mal à répondre à cette question. Mais qu’est-ce qui m’a rendu le plus fier ? Tu sais, tu as toujours envie de répondre que c’est ce que tu es en train de faire. Ce qui me rend le plus fier c’est d’avoir résisté et de fêter bientôt mes 50 ans de chansons, parce que, c’est tellement rare et difficile quand on regarde les précipices aux bords desquels on est passé... J'ai su rester dans les premiers et être toujours là aujourd’hui. Je crois que ça, c’est une fierté, parce que c'est énorme par rapport à toutes les carrières que je vois autour de moi. J’ai pu aussi gérer malgré mes erreurs. Je suis responsable de ce que j’ai raté et réussi au même titre. Bien sûr j’ai eu des sommets dont je suis fier mais c’est quand même la durée qui est la plus difficile à obtenir.

Est-ce que tu as un regret malgré toute cette réussite ?

J’en ai beaucoup. Peut être avec Michelle (NDLR sa femme). Je l'ai beaucoup fait souffrir. Ce sont des regrets sentimentaux. Parce que par moment, j’étais parti tout le temps. Elle a vraiment vécu une vie de marin plus que n’importe quelle femme peut être d’artiste. J’étais parti 250 jours par an sur les routes en moyenne. Je faisais au moins 200, 230 dates. Je suis même allée une année jusqu'à 300, en 76. C’est pour dire le temps qui restait pour un couple... Elle tenait la maison. Elle venait me retrouver de temps en temps. Mais en même temps ça me donnait une sorte de liberté et à elle aussi d’ailleurs. Elle savait à quoi elle s’attendait. Elle fait partie des femmes qui savent avec qui elles s’acoquinent. On s’est marié au bout de 20 ans, parce que je me disais « elle ne se rend pas compte il faut quand même que je la protège s’il devait m’arriver quelque chose. Ce n’est même pas elle qui me l’a demandé. C’est quand même le regret principal que j’ai. Je dirai que ma satisfaction finalement c’est d’avoir eu l’instinct de faire un enfant, juste avant l’heure, avant qu’il ne soit trop tard. Ca a un petit peu sauvé ma vie personnelle, l’autre vie, parce que ma vie professionnelle a tout pris et c’était ce que je voulais faire. Je pensais n’avoir jamais d’enfant parce que je l’avais décidé, puis un jour il s’est présenté. A ce moment-là j’ai su qu’il fallait. C’est comme si, il m’avait dit "tu ne peux pas refuser c’est moi c’est Fredo". Michelle a été autant seule à élever Fredo qu’elle a été seule à élever Nicolas qui était le fils de son ex-mari. Je n’ai pas changé de vie. J’ai continué à vivre cette vie de dingue même si je faisais 150 dates au lieu d’en faire 250.

Mais aujourd’hui tu penses qu’il t’en tient rigueur ?

Fredo est assez secret. Qu’il ne m’en tienne pas rigueur, c’est dire qu’il m’a pardonné tout, parce que, je pense qu’il y a beaucoup d’amour entre nous. Mais qu’il en ait souffert, c’est forcément vrai parce que tu souffres toujours de ne pas avoir une représentativité masculine assez constante. Il n’y pas d’enfants qui n’en souffrent pas. De toute façon je n’aurais pas pu aider un enfant petit, je n’aurais pas su quoi lui dire. Je ne pouvais qu’aider un adolescent. C’était pas possible dans ma nature.

Et professionnellement tu as des regrets ?

Des regrets de métier, forcément. Mais ce sont des erreurs qui ont été des triomphes. Alors est-ce que tu rejetterais le triomphe par rapport à l’erreur que ça a générée. Napoléon par exemple a sûrement été une erreur. Ca été une espèce de machin au milieu de ma carrière. Ca a pris 10 ans de ma vie. Pendant ce temps je n’ai pas fait de disques, pendant ces 10 ans, j’ai disparu, pendant ces 10 ans d’autres ont enregistrés. J'ai commis des erreurs de fidélité, de faiblesse, donc. Ne pas oser quitter les gens que j’aurais dû quitter. Et ça m’a couté très cher. Mais, c’est aussi à mon crédit sur le plan humain.

Et tu te dis quoi maintenant avec l’Olympia qui arrive ? 

Je veux le réussir c’est tout ce que je me dis ! Et là, je fais tout ce que peux. J’ai toujours fait tout ce que je pouvais. Mais tu sens à l’intérieur de toi qu'il y a des dates plus importantes que d’autres. Et j’ai l’impressions que celle-là en est une. Quelque chose me pousse. Quoi ? Je l’ignore, comme toujours dans ces moments-là. Comme quelque chose m’a poussé à faire Napoléon, je n’ai pas été le maître de ma décision et quelque chose m’a poussé, au bon moment, aussi pour faire certainement le disque avec « je suis malade » ce qui m’a permis de devenir vedette.

Tu te vois arrêter un jour ou pas ?

Obligé. Mon corps va me condamner. C’est pas moi qui vais arrêter, c’est mon corps qui va arrêter. Parce que là il en a pris pas mal dans la gueule. Surtout que j’ai attendu pour me faire opérer et donc beaucoup souffert. La souffrance est usante, elle a duré 5 ans ce n’est pas très bon. Donc je tiendrai le temps que mon corps, lui, tiendra.

Est-ce que c’est quelque chose que tu redoutes ?

J’essaye de ne pas trop y penser et puis je me dis aussi qu’on est toujours prêt pour le moment, que la vie n'est pas si mal faite que ça. On est toujours prêt pour le moment qui doit arriver quand on sait vivre sa vie en la regardant droit dans les yeux. On sait très bien qu’un jour ou l’autre on va mourir. Donc aussi on sait très bien qu’un jour ou l’autre on va arrêter. Souvent j’en vois qui renâcle, si on prend l’exemple d’Aznavour. On va dire bon Charles il renâcle à arrêter pour des raisons que je peux comprendre. Sans doute peut être qu’il a peur de s’ennuyer, peut être, je ne sais pas, ou, il se dit qu’il peut encore mieux faire. Moi je garde toujours l’image de Reggiani pour ses 70 ans et c’est ça que je ne veux pas devenir par la suite. 

Si on prend en parallèle ta carrière et celle de Michel Sardou. Tu ne te dis pas pourquoi lui est devenu la star incontournable, alors que tu as écrit autant de succès que lui ? Comment tu expliques ce décalage entre lui et toi ?

Je pense qu’il a su se servir des gens mieux que moi. Il est impitoyable dans sa façon de travailler. C’est ça ou rien. Il est très exigeant, très coléreux quand ça ne fonctionne pas. Moi, je me suis beaucoup laissé guider et je n’ai peut être pas toujours fréquenté les endroits à la mode où il fallait se montrer... On a connu des chanteurs qui ont invité des Présidents de la République chez eux. J’ai toujours vécu un petit peu en dehors. Moi, je ne suis que la scène. Je me suis battu et si je suis toujours là c’est grâce au public. C’est parce que le public m’a tenu debout. Le public a toujours envie de moi. 

Est-ce que tu comprends Johnny qui lui s’accroche  ?

Oui. Je ne peux pas juger quelqu’un qui décide de faire ce qu’il fait. Johnny vient de sortir un disque qui n’ est pas mal du tout. Il rattrape peut être une erreur qu’il a faite. Mais combien d’erreurs Johnny a fait dans sa vie ? Contrairement à ce que pensent les gens on avait l’impression tout d’un coup que Johnny venait de faire une erreur extraordinaire alors que toute sa vie il l’a passée à avoir des hauts et des bas comme tous les chanteurs. Johnny, par instinct, il fait toujours les choses qu’il faut faire pour préparer des événements, arroser le maximum de médias possible. Moi maintenant j’essaye de me rapprocher le plus de ça pour simplement exister, faire comprendre je fais les choses avec le cœur.

Tu aimerais écrire pour qui ?

Tout le monde ! Je suis entrain de travailler avec Christophe Maé. J’espère, même si je n'en suis pas sûr, que la chanson qu’on a faite sera sur son disque. Il est venu à la maison, on a fait un truc qui nous a plu à l’un et à l’autre. J’ai toujours regretté de ne pas écrire pour Johnny. J’ai des textes très forts que j’ai écrits pour lui et qu’il chanterait à merveille. C’est prétentieux ce que je dis, mais je le pense.

Qu’est-ce que ce métier, hormis le public, t’a apporté vraiment en tant qu’homme ?

Il m’a apporté le contentement de satisfaire un désir d’enfant. Par exemple, le 11 février prochain on dit : "il va fêter ses 70 ans de carrière, ses 50 ans de chansons", mais en fait, pour moi je vais rendre hommage à ce môme de 11 ans que j’étais qui ne pensait qu’à ça du matin jusqu’au soir.

Qu'est-ce qui te manques le plus ?

Je ne sais pas quoi dire. Tu sais au fond de moi j’ai un acte d’ennui qui ne s’en ira jamais. Je suis né avec. J’ai écrit une chanson un jour qui s’appelle : " Je suis nostalgique depuis le sortir de ma mère ", ce qui signifie que je ne suis pas nostalgique de mon enfance, de mon adolescence, ou de mes 20 ans, mais que je suis né nostalgique. J'ai l'impression parfois que tout ce que je vois, je l’ai déjà vu, comme si tout ce qui existe, je le sais déjà. Par exemple, je visite beaucoup mieux les villes par la télévision, au cinéma, que quand j'y suis physiquement, parce que je trouve que tout est petit. Ce manque me restera toute ma vie, c'est sûr. J’ai un manque de quelque chose qui n’est pas ici. Et que je n’aurai jamais ici. Même si je suis très heureux. Je suis dans la période la plus sereine de ma vie même si je crois que ce qui pourrait rimait pour moi avec le mot "bonheur", c’est... ailleurs, et je n’y peux rien.

S’il ne te restait qu’un jour à vivre que ferais-tu de cette journée ?

C’est une question difficile parce qu'évidemment on ne fera pas ce qu’on dit dans un moment comme ça. Je crois que je resterai seul avec une personne et j'en ferai venir quatre ou cinq quand je saurais que c’est vraiment le dernier moment.

Si tu avais une baguette magique tu changerais quoi chez toi ?

Je voudrais avoir le physique de Delon avec ce que j’ai à l’intérieur. Ne rien changer à l’intérieur, garder tous mes défauts parce que je me suis habitué à vivre avec, mais je n’ai jamais aimé mon physique et mon accident m’a abîmé davantage. D’ailleurs dans mes chansons on sent ce complexe physique qu’il y a chez moi qui est très fort.

Qu’est-ce que tu souhaiterais que les gens retiennent de toi avant tout ?

L’auteur rien que l’auteur.

Tu as une devise ?

" Aimer ce qu’on ne verra jamais deux fois".

 

Serge Lama vient de sortir un nouvel album best of dans lequel on retrouve tous ses tubes. Certains ont été réenregistrés puis réorchestrés. De vraies petites merveilles à découvrir. Plusieurs titres inédits y figurent comme "Des éclairs et des révolvers", et, incroyable, des chansons écrites à l’âge de 11 ans pour certaines ! ll fêtera sur scène ses 50 ans de carrière et ses 70 ans, le 11 février, où il sera, à l’Olympia, de 8 au 17 février 2013. 

29 Janvier 2013: Nous deux

Pour les 50 ans de carrière de Serge Lama, Nous Deux publiait cette double page

 

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26.01.2011

26 Janvier 2013: Le Figaro

 

Le Figaro 26 Janvier 2013

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Dans une chronique de Jacques Pessis

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24.01.2011

24 Janvier 2013: Le Dauphiné.com

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Serge Lama fête ses cinquante de carrière ce soir à Digne-les-Bains “À bientôt 70 ans, j’ai encore retrouvé un nouveau souffle”

 

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La tournée anniversaire de Serge Lama passe ce soir par le palais des congrès de Digne-les-Bains. Photo Archives Le DL/ Lisa MARCELJA




Vous fêtez vos 50 ans de carrière mais votre histoire avec la chanson et l’écriture remonte à plus loin encore. Comment est née cette vocation ?
“Par la lecture. J’ai tout de suite, très jeune, été attiré par les lectures. Et puis mon père écrivait déjà des chansons, j’ai grandi au milieu de gens qui créaient. Mon premier texte, je l’ai écrit à 8 ans et ma première chanson à 11 ans. C’est elle qui donne son nom à mon dernier album, “La Balade du Poète”. »

Dans cet album figurent donc trois chansons que vous avez écrites quand vous étiez adolescent. Pourquoi les avoir enregistrées maintenant ?
« J’ai un peu de mal à répondre à cette question. J’y avais pensé avant, mais les choses se font à un moment, c’est comme ça. Je faisais un réenregistrement et une réorchestration de mes anciennes chansons. Je me suis dit : pourquoi ne pas y adjoindre les toutes premières, pourquoi ne pas les proposer à mes fans ? En les enregistrant, j’ai été moi-même étonné de la gravité de ce que j’écrivais à dix ans. »

Toutes ces années, toutes ces chansons, et pourtant vous vous présentez dans cette tournée anniversaire comme un “homme neuf”…
« Oui, je pense que tous les 10 ou 15 ans - ça peut être tous les 20 ans - il y a une maturation nouvelle de l’être. On retrouve quelque chose comme une nouvelle jeunesse. Pas celle de ses vingt ans bien sûr, mais une autre jeunesse.
La jeunesse se cache derrière tous les âges de la vie, il faut savoir la débusquer et je crois que j’y réussis pas mal. À bientôt 70 ans, j’ai encore retrouvé un nouveau souffle. »

Vous rendez souvent hommage à vos fans, que vous préférez appeler vos “amis anonymes”. Que vous inspire votre succès toujours intact auprès du public ?
« Je crois que le succès est fluctuant. Quand vous devenez tête d’affiche - c’était pour moi au début des années 1970 - on ne sait pas pourquoi, mais les gens ont besoin de vous tout à coup. Ils font de vous un chanteur à succès. Puis de nouveaux chanteurs arrivent et vous restez sur une voie parallèle. Et là, le public me suit à nouveau, il y a un nouvel engouement. Il fait peut-être écho à ma nouvelle jeunesse ...»

Quel regard portez-vous sur la chanson française d’aujourd’hui ?
« Elle est très inégale et, je trouve, très mal exploitée par les maisons de disques qui ont tendance à faire de la “conserve”. Là, je n’ai pas voulu faire de compil, j’ai récréé du nouveau avec de l’ancien. Il faut faire de la création. J’essaie de suivre la voie de la chanson française tracée par les Béranger, Chevalier ou Tranchant. »

Connaissez-vous les Alpes du Sud ?
« Après tout ce temps, il n’y a pas beaucoup d’endroits que je ne connais pas. Je suis venu plusieurs fois à Gap, à Digne. Sur cette tournée, Digne est la seule date où ça n’est pas plein : peut-être est-ce dû au fait que c’est une ville où il y a des festivals. Les gens viennent peut- être moins aux concerts... »

Que peut-on vous souhaiter pour 2013 ?
« Que ça continue comme ça, avec le public extraordinaire qui me suit. Demander davantage serait demander trop. »

Ce soir à 20h30, au palais des congrès de Digne-les-Bains.

23.01.2011

23 Janvier 2013: Var Matin.com

Interview de Serge Lama avant le concert du 26 Janvier 2013 au Cannet

 

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Lama: "Je suis un homme neuf, un enfant adulte"

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 À bientôt 70 ans, l’immense auteur et interprète célèbre cette année son demi-siècle de carrière et nous entraîne dans sa très belle Balade du poète, son nouvel opus
Un homme neuf et un enfant adulte. » C'est ainsi que Serge Lama apparaîtra, dixit l'intéressé, au public du Cannet, à La Palestre, après-demain. Du moins aux petits veinards qui se seront empressés d'acheter leurs billets, car cet artiste aux 25 millions de disques vendus va se produire à guichets fermés à l'Olympia et dans tout l'Hexagone, jusqu'en octobre. À bientôt 70 ans, cette figure emblématique de la chanson française célèbre aussi ses cinquante ans de carrière, soixante même, en réalité.
L'occasion de revenir avec lui sur cette exceptionnelle Balade du poète,pour reprendre le titre de son dernier opus, déjà disque d'or. Une balade jalonnée d'autant d'épreuves que de trésors, et commencée à l'âge de 8 ans…
 

Vous allez souffler vos 70 bougies sur scène le 11 février, face à une salle comble. Qu'est-ce que cela vous inspire ?
J'ai d'abord envie de remercier le public, parce que, vu la conjoncture internationale et celle de la France, cela devient de plus en plus rare, hélas. À travers ce nombre, je vois à quel point les gens me suivent, me poursuivent et combien ils m'aiment. J'espère leur apporter un maximum de plaisir et de rêve en retour.

Vous célébrez en même temps vos 50 ans de carrière. On devrait plutôt parler de 60 ans d'ailleurs ?
J'ai commencé officiellement il y a cinquante ans, mais officieusement, avec beaucoup de certitudes pour le jeune enfant que j'étais, j'ai écrit mes premiers textes à 8-9 ans et mes premières chansons à 11 ans. J'en présente d'ailleurs trois dans La Balade du poète. Alors, en tant qu'auteur en tout cas, je fêterai mes 60 ans de carrière.

De quoi êtes-vous le plus fier ?
D'être encore là surtout ! Fier, je ne sais pas si c'est le terme, mais honoré en tout cas de cet amour du public. Sans lui, à l'âge que j'ai, j'aurais déjà arrêté, je mènerais une vie de retraité. Bien au contraire, je repars sur les routes pour un an. Cette volonté, ce désir, ce bonheur d'être encore présent, ce sont les gens qui me l'insufflent. Et c'est une véritable jouissance quand on y est. C'est pour eux que je fais constamment des efforts - comme de perdre du poids !

Vous avez entrepris ce régime pour vous préparer physique-ment à la tournée ?
Plutôt après l'opération de la hanche que j'ai subie en mars. Je ne me prive pas, mais je fais très attention à tout ce que je mange.

« 2012, écrivez-vous sur Facebook, a été l'année de toutes les souffrances, et de toutes les résurrections. » Une allusion à cette opération ?
Oui, ça a été très dur physique-ment. Durant ces cinq dernières années, en fait, j'ai souffert le martyr. Parce que la hanche, ça ne se déclenche pas d'un coup, vous traînez une jambe qui vous fait souffrir.

Vous êtes reconnaissant à vos fans de vous avoir porté. Pour quelle raison d'ailleurs n'aimez-vous pas ce terme de « fan » ?
Parce qu'il recèle une mauvaise connotation. Fan est l'abréviation de fanatique, en fait, et je ne suis pas fan, justement, de tous les extrêmes. Je préfère le mot « inconditionnel » ou « admirateur ».4

Ne craignez pas les éclairs et les revolversmais restez vigilants, préconisez-vous…
C'est une chanson qui met à plat toute l'époque, sans faire de prophétie, mais qui est une espèce de constat douloureux d'un état de faits. C'est une sorte de chanson à sentence, comme les tables de la loi, mais à l'envers. Ce titre m'est venu très vite ; à la fin de la préparation du disque, il s'est imposé comme une évidence. Je vais la chanter avec le moins d'intention possible, à la manière d'une pythie de Delphes.

Vous avez été auteur, avant de devenir interprète, puis les deux à la fois…
C'est exactement ça. J'ai toujours été un grand admirateur de poésie et de littérature devant l'Éternel. Je suis donc devenu un auteur par la logique des choses. Et je le reste davantage qu'un interprète. L'auteur écrira encore lorsque le chanteur ne chantera plus.

Qui êtes-vous aujourd'hui ?
Je suis un homme neuf et un enfant adulte. Je garde une part d'enfance extrêmement vive, parce que je n'en ai pas vraiment eu. J'étais trop adulte, lucide. Il suffit de lire les textes que j'écrivais à cette époque-là pour s'en rendre compte. Mais tout le monde a une part de jeunesse, qui refait surface tous les dix ou vingt ans. Cela se traduit généralement par une nouvelle naïveté, une façon de redébuter, et c'est cette jeunesse-là qui vous tient debout.

À l'instar de Juliette Gréco, à nouveau en tournée à 86 ans ?
Oui, cela m'étonne et m'inquiète même un peu, parce que je me dis : « Tu en as encore pour seize ou dix-sept ans ! » Mais je ne crois pas que j'irai jusqu'à un âge aussi avancé.

Que vous inspirent les hommages de la jeune génération, comme ceux de Jenifer, Sophia Essaïdi, Lorie et Anggun à votre égard ?
Je suis très touché. L'hommage que je trouve le plus réussi est celui rendu à Goldman. Ses chansons n'ont pas pris une ride, c'est extraordinaire.

Les vôtres non plus…
Parce qu'elles étaient intempo-relles au départ. Je n'ai pas basé ma carrière sur le rythme, mais en m'inscrivant plutôt dans une ligne classique. Je me positionne dans la lignée des anciens, de Bruand à Maurice Chevalier, de Brassens à Aznavour. Dans ce creuset où l'on avait à cœur de parler le français le plus correct possible, chacun à sa manière, avec son style. Chacun était vraiment un porteur de phrases, de langue.

Cet amour de la langue française, tel est votre leg ?
Oui, et ce respect que j'ai pour les artistes que je considère dignes de ce nom, que ce soit Julien Clerc, Cabrel, Souchon ou Sardou, qui est le grand chanteur populaire des trente dernières années avec Johnny. Je suis inquiet pour la chanson, je me demande si elle va perdurer comme telle.

Cette tournée est-elle en forme d'adieux ?
Non. Tout le monde m'incite à ne pas faire d'adieux, mais je ne suis pas dans cette perspective-là, de toute façon. Je suis dans la perspective de faire ce que j'ai à faire du mieux que je pourrai, dans une joie d'être revenu à ce niveau-là, parce que ce n'était pas une certitude, une évidence.

Avez-vous une devise ?
« Aimer ce que jamais l'on ne verra deux fois. » C'est signé Alfred de Vigny.
 


Serge Lama.
Vendredi 25 janvier, à 20 h 30. Le Silo, à Marseille. Tarifs : de 52 à 56 €. Rens. 04.91.19.30.80.
Samedi 26 janvier, à 20 h 30. La Palestre, au Cannet. Tarifs : de 51 à 55 €. Rens. 04.97.25.81.36.
C'est l'amour du public qui me porte, qui m'a tout fait surmonter
 
 

22.01.2011

22 janvier 2013 - Limpact.fr

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Serge Lama – Portrait

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C’est une longue histoire que je partage avec Serge Lama car je le suis depuis des décennies grâce à celle qui fut longtemps son ange gardien : Simone Marouani à qui, pour l’occasion, je veux rendre hommage aujourd’hui car j’ai travaillé près de 40 ans avec elle, comme Serge et c’est elle qui a toujours facilité mes rencontres avec l’artiste.

Je fis une tournée avec eux et Nicolas Peyrac, puis une autre tournée avec notre complice commune Alice Dona. Mais il y eut de nombreuses rencontres avec “l’ami Lama” en tournée, à Ramatuelle, à Toulon, à Sanary où je l’invitai pour une rencontre avec le public, ce qu’il fit toujours avec gentillesse, simplicité, patience… Comme le grand professionnel qu’il est.
Cette année il fête 50 ans de carrière… Déjà… Mais tous ceux qui sont nés des années 60 en sont là aujourd’hui !
Et pour lui, ce sera une tournée* et c’est ce splendide double album “La balade du poète” (Warner) où il reprend tous ses succès revus et corrigés et surtout corrigés car il y a carrément changé nombre de paroles dont il n’était pas heureux. ça donne, avec aussi ces nouvelles orchestrations de son complice Sergio Tomassi, des chansons, ni tout à fait les mêmes, ni tout à fait autres. C’est magnifique. Et en prime, en bonus, quelques chansons écrites entre 9 et 12 ans, d’une maturité, d’une force, déjà, dans les mots et dans les sujets, qui surprennent et forcent l’admiration tant elles sont abouties.
Je lui dis toute la joie que j’ai eue de découvrir ce disque et de redécouvrir toutes ces chansons qui ont bercé quatre décennies d’un public fidèle.

“C’est gentil de me le dire et c’est toujours bon à entendre car les artistes ne sont jamais sûrs d’eux. Ils sont plus fragiles qu’ils ne veulent le montrer et donc, lorsqu’on nous fait un compliment sincère, ça fait toujours plaisir… et on le prend.

Vous dites, Serge, que cet album est un OVNI…
Disons… un demi OVNI. C’en serait un si j’avais changé toutes les paroles des chansons, ce qui n’est pas le cas. J’ai changé, un mot, une strophe, deux lignes, une phrase. Mais c’est vrai que j’ai fait quelque chose qui ne se fait jamais ou très rarement. J’ai même réécrit “Rien ne vaut vous” en entier !

Pourquoi ?
Parce que, depuis longtemps, certaines choses ne me convenaient pas, je n’étais pas satisfait de certains textes mais lorsque c’est enregistré on n’y revient plus. Et là, j’y reviens ! J’ai profité de cet événement pour changer ce que j’avais du mal à chanter. Voilà. J’ai en fait remis les choses – les mots – à leur place.

On découvre aussi ces chansons d’enfance et l’on est impressionné de la maturité de ces textes…
Vous savez, à 10 ans j’étais déjà un adulte… Nous vivions à quatre, avec mes parents et ma grand-mère  dans une seule pièce où il n’y avait pas de place et malgré cela, je vivais dans une grande solitude. J’étais livré à moi-même et comme j’étais souvent seul, je lisais beaucoup. Mais personne ne surveillait ce que je lisais. Je lisais donc des livres qui n’étaient pas de mon âge, Anouilh, Verlaine… Beaucoup de choses me passaient au-dessus de la tête mais ces lectures m’ont donné une dextérité psychologique et ont aussi orienté ma façon d’écrire.

Pourquoi dévoiler ces textes ?
D’abord parce que je pense qu’ils méritent d’être découverts, je n’en ai pas honte et puis, pour en faire cadeau à ceux qui me suivent depuis des années. Je crois que ça leur a fait plaisir parce que ces chansons font partie de moi, de ma vie, de mon parcours. Et je dois vous confier qu’en les écoutant, je me suis surpris à me découvrir une incroyable lucidité que je dirais… glaciale ! Mais je trouve que ces chansons sont cohérentes avec les autres.

Pourquoi avoir repris cette vingtaine de chansons plutôt que d’offrir de nouvelles chansons ?
J’aurais pu le faire car j’ai des dizaines de chansons écrites mais aujourd’hui, le public vient écouter les chansons qu’il aime. Il est moins curieux des nouveautés et s’ennuie vite s’il ne s’accroche pas à des mélodies qu’il connaît. A une époque, les artistes « rodaient » leurs chansons devant le public, avant de les enregistrer, afin qu’elles soient fin prêtes au moment de l’enregistrement. Aujourd’hui le public préfère les chansons qui lui rappellent des souvenirs, plutôt que des découvertes. C’est encore un cadeau car ces succès qui ont parsemé ma carrière relient ma vie à la leur.

2012 a été l’année de l’Algérie. Vous y avez fait votre service militaire. Quel souvenir en gardez-vous ?
Forcément des bons souvenirs car, comme je le dis dans ma chanson : “C’était beau, l’Algérie”. J’ai connu Alger, Blida. Je dois avouer qu’il y avait un peu de peur, d’appréhension car je quittais famille et amis pour la première fois, je prenais aussi le bateau pour la première fois, nous étions en fin de guerre et nous ne savions pas ce que nous allions y trouver. Mais c’est grâce à ça que j’ai découvert le désert que je n’aurais peut-être jamais vu.

Vous auriez pu le visiter à un autre moment !
Je ne sais pas, car je voyage plus dans ma tête et par télévision interposée que physiquement !
Par exemple, lorsque j’ai découvert New York j’ai été extrêmement déçu. Je m’en étais fait une idée très surfaite car les images que l’on voit sont toujours plus belles que la réalité. De tous les voyages que j’ai pu faire, rares sont ceux qui m’ont vraiment ébloui… comme ce que je voyais à la télé. Aussi, comme Jules Verne, je préfère voyager dans ma tête !

Dans votre carrière, vous avez participé à quelques concours. Est-ce que c’était quelque chose qui vous excitait ?
Pas du tout ! Les quatre auxquels j’ai participé au début de ma carrière étaient surtout faits pour me faire connaître mais ça ne m’excitait pas plus que ça. Il se trouve que j’en ai gagné trois : J’ai gagné le premier à 15 ans. C’était “Les relais de la chanson française” organisé par l’Humanité. Puis j’ai gagné le concours de chant de la chanson francophone avec “Le 15 juillet à 5heures”. J’ai gagné la Rose d’Or d’Antibes avec “Une île” en 69. J’ai perdu le quatrième en arrivant 10ème au concours de l’Eurovision avec “Un jardin sur la terre”, ma première collaboration avec Alice Dona.

Alice qui sort un nouvel album “Mes petites madeleines” et elle en partage une avec vous !
Oui, elle sort un album de chansons qui ont marqué sa vie, ses coups de coeur. Elle a invité Bénabar, Catherine Lara, Michel Delpech… et moi qui chante donc avec elle une chanson de Paul Misraki, un succès de Jacques Hélian : “Sans vous”. Je l’ai fait avec plaisir, comme tout ce que je fais avec Alice et de plus, le disque a été conçu en collaboration avec un ami commun : Hubert-Félix Thiéfaine, avec qui je viens aussi de faire un duo avec la reprise de Léo Ferré : “Vingt ans”.

Entre deux disques et nombre de concerts, vous avez quand même fait ce recueil de poèmes intitulé “Sentiments, sexe et solitude” !
Oui mais ça fait plus de 30 ans que j’accumule ces textes. Il fallait bien un jour les éditer. Mais je ne pensais pas que ça pourrait marcher… Un livre de poèmes, qui plus est, érotique… Et si Anne Carrière m’a édité c’est parce que c’était moi. Vous pensez, parler d’amour c’est désuet en poésie mais parler de sexe !!! J’avoue moi-même que je ne pensais pas que ça marcherait comme ça et dans tous les pays francophones.
Lorsqu’on sait qu’un poète connu vend entre 1000 et 1500 livres, moi j’en ai vendu 75000… Mais c’est surtout parce que je m’appelle Lama.

Est-ce que dans ces textes, il y avait matière à chansons ?
Peut-être pour certains, à condition d’être remaniés. Mais j’ai bien dissocié les deux. Ces textes-là ne sont pas des textes écrits pour en faire des chansons. D’ailleurs, certains sont très courts. Et puis, là encore, je risquerais d’avoir la barrière de la censure à la télé. Le CSA, c’est quelque chose ! Déjà que j’y passe difficilement et en chantant mon sempiternel « Je suis malade »…
Regardez Brassens, Gainsbourg, le mal qu’ils ont eu, souvent, à faire passer certaines chansons, quand elles n’ont pas carrément été interdites… Aujourd’hui c’est encore pire, on revient au galop vers la censure… Les gens sont plus choqués par les mots que par les faits. Aujourd’hui on régresse et je pense avoir sorti le livre au bon moment. Dans quelques temps, ce ne sera plus possible. Aujourd’hui, on vous empêche de dire certains mots, ce qui en soi n’est pas grave mais qui risque d’engendrer d’autres interdictions.

Vous vous êtes essayé avec succès au théâtre. Y reviendrez-vous ?
Je ne pense pas. ça a été une jolie parenthèse dans ma vie, tout comme l’a été “Napoléon”. C’étaient des envies, des expériences que je voulais tenter. Je dois dire que cela m’a beaucoup apporté pour le tour de chant car j’ai appris à mieux jouer mais aussi et surtout l’importance de l’auteur qui défend son texte et que l’on doit respecter. Je suis aussi un auteur donc je peux comprendre cela et croyez-moi, ces expériences ont fondamentalement changé ma façon de chanter.

Et votre bio… Quand l’écrirez-vous ?
Alors là, c’est un autre problème ! On me le demande depuis plus de vingt ans. D’abord, comme je vous l’ai dit, je ne sais écrire que des poèmes et puis j’ai un énorme problème, je n’ai aucune mémoire. Je passe mon temps à chercher le nom des gens. Lorsque ma femme, Michèle, me rappelle quelque chose, moi je ne m’en souviens jamais, alors vous pensez, écrire mes mémoires !

Je ne vis que dans le présent, dans l’instant, le passé, je l’oublie. J’aurais peut-être dû tenir un journal au quotidien mais aujourd’hui, c’est trop tard !

Propos recueillis par Jacques Brachet
Photos : Luc Valigny – Jean-Jacques Bertrand

*Toulon n’ayant pas daigné recevoir Serge Lama, vous pourrez aller l’applaudir le 25 janvier au Silo, à Marseille, et le 26 janvier à la Palestre, le Cannet. Il sera également à l’Olympia du 8 au 17 février.

 

18.01.2011

18 Janvier 2013: France Dimanche

Dans cet article de France Dimanche Alice Dona parle un peu de son ami Serge Lama

 

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16.01.2011

16 Janvier 2013: Ici Paris

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08.01.2011

8 Janvier 2013: Platine

Critique du disque 'La balade du poète ' dans le magazine Platine N° 191 de Janvier / Février 2013

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8 Janvier 2013: La provence.com

Serge Lama  a donné un concert à Dignes les bains le 24 Janvier 2013

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Digne : d'aventure en aventure, Serge Lama se pose au palais

 

Il y partagera les plus belles chansons de sa vie, jeudi 24 janvier en soirée

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 L'envie, l'énergie et l'authenticité restent les marques de fabrique de cet auteur-interprète d'une race d'artistes unique et indémodable celle des chanteurs populaires.

Photo Franck Pennant

 

Ah "Les p'tites femmes de Pigalle"... Saviez-vous que Serge Lama a composé cette chanson en partant de Digne, après un concert en plein air ? C'était dans sa voiture, vers 1971-1972. Il ne sait plus très bien.

Et non, ce ne sont pas les petites Dignoises qui l'ont inspiré... "On est inspiré par des choses qui nous viennent tout à fait bizarrement. Je ne sais pas pourquoi j'écris tel ou tel sujet, c'est la plume qui se déclenche et ça continue...", confie le chanteur, qui écrit tous ses textes. Depuis toujours.

Serge Lama ne garde pas de souvenir particulier du public dignois, pas forcément différent d'un autre. "Les publics sont ce que les artistes en font. Il n'y en a pas de mauvais. Les gens qui viennent vous voir sont dans de bonnes conditions. C'est à l'artiste de faire ce qu'il faut pour qu'ils continuent à l'être".

Éternel séducteur

S'il devait choisir une chanson dans son propre répertoire, extrêmement riche, ça serait "Souvenir attention danger". "Parce que j'ai beaucoup de plaisir tous les soirs à la chanter", justifie-t-il. Mais il y a aussi toutes les autres, plus connues, qu'il chante comme une scène de tragédie, selon l'humeur du moment, à l'instar de "Je suis malade", "pour un véritable plaisir de comédien à sortir du neuf, une chanson qui est tellement ancienne".

En même temps que ses 50 ans de carrière, il fêtera ses 70 ans le 11 février à l'Olympia. Cet homme déborde d'énergie ! D'où la tire-t-il ? Des P'tites femmes de Pigalle ou du miel de Provence ?

"Plutôt du miel, rigole-t-il. Elles m'ont beaucoup couru après à l'époque où j'ai sorti la chanson, mais je n'y ai jamais été. On se retrouvait parfois dans les restos à parler tard dans la nuit, mais ça n'allait pas plus loin. L'énergie, elle se crée elle-même. À chaque âge il y a une jeunesse inhérente, et je vais avoir la jeunesse de mes 70 ans. Une jeunesse différente, mais qui offre encore des choses à visiter, qui suscitent votre intérêt et qui vous laissent en vie justement."

De notre département, il avoue ne pas connaître grand-chose et reconnaît qu'il ne fait que passer. Comme pour se justifier, il cite Bécaud : "Voyageur de la nuit, moi qui en ribambelle ai connu les pays que je ne voyais pas".

"Pour moi, poursuit-il, le tour de chant c'est comme entrer à l'église et dire la messe : je fais l'hôtel — le théâtre et c'est fini. Mais je vois défiler les paysages à travers la vitre des trains et des voitures." Pas sûr donc qu'il vienne finir ses vieux jours dans notre belle région. À moins que...

Grand séducteur Serge Lama ? "Les femmes viennent au spectacle et les hommes vont au sport, lâche-t-il dans ce grand éclat de rire qui fait son charme. Et on n'est pas de bois... Je ne suis pas un grand séducteur, ce sont les femmes qui tout à coup ont voulu de moi. Et disons que je n'ai pas toujours dit non."

Dans quelques jours au palais des congrès, il ne les serrera pas toutes dans ses bras, mais dans ses yeux...

Jeudi 24 janvier à 20 h30, palais des congrès. Tarifs : 55, 52 et 51€

Marie-France Bayetti

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La provence du 23 janvier 2013

 

CONCERT

Un Lama impérial

Philippe Dubernard

50 ans de carrière, le beau Serge reste superman, si l'on en juge par l'engouement jeudi soir des spectatrices du palais qui avaient toutes envie de l'embrasser...Bientôt 70 ans d'une vie lilas où d'aventures en aventures, même s'il n'a pas eu de ballons rouges, grâce à son ami, son maître, il a pu nous faire vivre le temps de la rengaine et moyennant quoi, nous emmener avec lui dans l'espace de ses souvenirs qui sont aussi les nôtres.

Si les chansons sont quelques mots mariés à quelques notes, ce sont aussi des repères temporels. Impérial, dans des jeux de lumières couleur glycine, accompagné par des cordes de charmes et des musiciens virtuoses, debout face à la mer immense des spectateurs qu'il a entraînés dans le tourbillon de sa vie...

Pigalle, l'Algérie, une île, Marie polonaise...tandis qu'un écran vidéo déroule ses souvenirs....Le millier de spectateurs, lui a ménagé une ovation debout."Serge on t'aime à la folie"

L'équipe BSO organisatrice du concert a une fois de plus régalé le public.