Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

18.06.2009

18 Juin 2011: 50 mn inside TF1

50 mn inside.jpg

 

Dans cette émission , un sujet était consacré à serge Lama, l'artiste  revenait sur 5 dates clefs de sa vie.

 

 Presse-papiers-1.jpg

 

Portrait de Serge Lama : les 5 dates qui ont marqué sa vie

Après 50 ans de carrière, Serge Lama revient, dans l'émission 50 mn Inside du samedi 18 juin 2011, sur les cinq dates qui ont marqué sa vie.

 Propos recueillis par Olivia Fabresse

 Le 21 novembre 1964 : il interprète pour la première fois à la télévision son titre « A 15 ans ».

Le 25 mai 1975 : il interprète la chanson de sa vie « Je suis malade ».

Le 23 janvier 1981 : sa tournée passe en direct dans le journal de 20H, Serge Lama réunit plus de 330 000 spectateurs en à peine un an.

Le 17 juin 1991 : il se marie avec Michèle, sa compagne depuis près de vingt ans.

Le 7 décembre 2001 : Serge Lama revient à la Télévision à l'occasion de la première saison de la « Star Academy ». Il interprète ses plus grands classiques aux cotés des élèves.

 

 

Le 21 novembre 1964 : Sa première télévision

C'est en 1964 que les téléspectateurs français découvrent pour la première fois Serge Lama. Costume sombre et décor dépouillé, le tout jeune chanteur interprète son titre « A 15 ans ». Dans un style typique des années 60, Serge Lama suit les pas de ses idoles telles que Bécaud ou Brel.


Le 25 mai 1975 : Son retour sur scène et son plus grand succès.

 Un an après sa première télévision, Serge Lama est victime d'un grave accident de voiture et disparait de la scène française le temps de sa convalescence. Néanmoins, cette épreuve donne à Serge Lama plus de rage et d'envie de réussir. Quelques années plus tard, il écrit «Je suis malade», une chanson devenue mythique qui fait de lui une star incontestée.

 Le 23 janvier 1981 : La Bête de scène

 Suite au fulgurant succès de Serge Lama avec son titre « Je suis malade », le chanteur enchaîne les tubes et devient une vraie bête de scène. Le public français est tellement hypnotisé par le talent et le charisme de l'artiste que le 23 janvier 1981, son concert est retransmis dans toute la France en direct du Palais des sports de Paris. Une consécration pour ce demi-dieu de la chanson française.  

 Le 17 juin 1991 : Son mariage

 Ce n'est qu'en 1991, après 20 ans de vie commune et la naissance de leur fils Fréderic, que Serge Lama et sa compagne Michèle décident de se marier. Un heureux événement qui restera certainement gravé dans la mémoire de l'artiste.

 Le 7 décembre 2001 : Avec la nouvelle génération

 C'est en 2001, à l'occasion de la première édition de la « Star Academy » que l'on retrouve Serge Lama sur scène. En effet, le chanteur se dit très proche de la nouvelle génération et prend un grand plaisir à interpréter l'un de ses plus grands titres aux côtés de Jennifer, ex académicienne, devenue aujourd'hui un personnage incontournable de la chanson française.

Toujours aussi passionné après 50 ans de carrière, Serge Lama sera sur la scène de l'Olympia début octobre 2011 puis, en tournée dans toute la France. 

 

VIDEO ICI

 

05.06.2009

5 Juin 2011: On prend toujours un train pour la vie Radio Canada

OnPrendToujoursUnTrain.jpg

 

Principe de l'émission:

La série On prend toujours un train pour la vie revient cette année avec 15 nouvelles émissions, dans lesquelles Josélito Michaud recueille les confidences de personnalités qui ont traversé un deuil : perte d'un être cher, d'une relation, d'un métier, de projets qui étaient au coeur d'une vie ou d'une image qu'on se faisait de soi-même...

 

Serge Lama:

2011.jpg

Merci à Térésa de nous avoir retranscrit par écrit cette entrevue:

 

 On prend toujours un train pour la vie...


Imaginez, le wagon-restaurant d'un train privé en route vers on ne sait quelle destination. Serge est assis près de la fenêtre avec Josélito devant lui qui mène la conversation et lui pose parfois des questions auxquelles il répond.

D'abord, les deux hommes conviennent de se tutoyer étant donné qu'ils se connaissent personnellement. Puis après avoir évoqué les concerts montréalais que Serge vient de donner, la discussion plus qu'une entrevue commence.

Josélito mentionne qu'après avoir tout lu sur Serge même s'il le connaissait déjà beaucoup, il a l'impression que son dernier album, L'âge d'horizons, est un album-testament et que son dernier spectacle est un spectacle-bilan. Serge a répondu qu'il ne devait pas exagérer, que des albums-testament ou bilan il en avait déjà fait beaucoup. Qu'il est un triste que les gens prennent pour un gai et que lorsqu'on devient star il faut faire ce qui plaît au public car il arrive un moment où celui-ci te dessine et te décide. Qu'au moment où le public décide que la vedette leur appartient, il la voit de telle, telle ou telle façon (comme ça, comme ça, comme ça pour citer Serge). Que Lama, il a un rire comme ça, Lama fait des chansons comme les Petite femmes de Pigalle, d'Aventures en aventures et une Île... Une vedette est définie par le public comme un peintre a un style... Qu'il a passé sa vie à faire des albums-bilans pour expliquer la situation au fur et à mesure que ça se passait. Josélito lui a alors demandé s'il avait souffert de cette perception parce que, comme nous le savons tous, il y a beaucoup de mélancolie chez Serge. S'il s'était demandé "Est-ce qu'un jour on me prendra au sérieux ". Serge a répondu que Oui et que parfois c'était trop pour lui de devoir être toujours le joyeux luron. Josélito lui a alors demandé s'il avait marre de chanter ses chansons plus légères. Serge a répondu que non car elles étaient nécessaires pour permettre au public et à lui-même de se reposer. Mais, il n'en a que 6 de ce genre de chansons et c'est toujours celles-là qui passent à la radio, dont on lui parle. Pas qu'il n'est pas responsable, non car c'est lui qui les a écrites tout de même mais il en a 300, 400 ou 500 autres dans son répertoire.

Serge a ensuite ajouté qu'il doit sans cesse débuter et redébuter que pour lui rien n'est acquis, qu'il faut qu'il se batte, que s'il ne se bat pas il n'obtient rien. Serge a alors parlé de son obsession de faire l'Olympia quand il était plus jeune. Maintenant, ce qu'il voudrait c'est faire son métier en étant heureux et en faisant ce qu'il a envie de faire.

Josélito a ensuite mentionné le fait que toutes les chansons de Serge ne sont pas autobiographiques mais que « J'arrive à l'heure » et il a cité deux des phrases de la chanson avant de lui demander si c'était fatiguant de vivre pour un mélancolique, un nostalgique, un gars triste comme lui. Serge a répondu que c'était fatiguant pour lui-même et pour les gens qui vont le regarder dans les salles. Que quand il rentre sur cette chansons, les gens se disent C'est vrai il a raison, il y a des moments on a vu et revu les mêmes choses et on se dit Bon Dieu, se lever le matin et vivre c'est fatiguant! Et c'est un effort qu'on fait pour survivre même! Parce que c'est difficile, parce que les choses sont toujours pareilles. Moi je suis né avec un ennui monumental... Josélito lui a alors demandé s'il y avait un lien avec le fait qu'il était fils unique, il a répondu qu'il ne le savait pas que l'ennui était son fond de sauce, que c'est par celui-ci qu'il avait réussi à écrire autant de chansons et qu'il n'arrivait pas à combler cet ennui qui paradoxalement n'est pas ennuyeux que dès qu'il se passe rien il s'ennuie et qu'il est obligé de faire quelque chose. Qu’il prend le train par exemple. Josélito a alors dit que Serge écrivait partout même dans un train et qu'il avait passé sa vie à se préparer à être le chanteur qu'il est le soir. Qu'il ne pouvait vivre de vie normale pour tout donner à cet interprète sur scène.

Serge a répondu que lorsqu'il est dans le cadre de son travail qu'il ne considère pas comme un travail mais plutôt comme un sacerdoce, il se prépare et que le moment le plus difficile sont les deux heurs qui précèdent le spectacle parce qu'elles n'en finissent pas, qu'elles sont trop longues. L'ennui et une sorte de peur inconsciente (le trac) s'installent et il se demande mais pourquoi je vais rentrer devant 3 000 personnes??? Et que c'était comme ça tous les soirs. Josélito lui a alors demandé pourquoi il le faisait et Serge a répondu qu'il ne savait rien faire d'autre, que s'il ne faisait pas ça, il n'existait pas. Il a ensuite ajouté qu'il avait déjà l'impression de ne pas exister, de vivre derrière un aquarium. Que les gens qui sont devant, existent mais qu'il ne sait pas ce qu'ils font, qu'il se demande pourquoi ils font les choses qu'ils font là mais que lui il est à part et écrit des choses sur eux. Il a terminé en disant "Je suis né revenu de tout . C'est-à-dire je n'ai aucune illusion, il n'y a rien qui me surprend vraiment." Que même lorsqu'il était enfant et adolescent, il regardait les adultes avec un œil qui savait déjà quelque chose.

La conversation a ensuite dévié sur les parents de Serge. Son père d'abord qui a été chanteur mais qui a dû arrêter à cause de sa mère castratrice et la difficulté que Serge a éprouvé de voir cela et son envie de réussir là où son père avait échoué. Serge a mentionné que si son père avait réussi, si sa mère n'avait pas fait ce qu'elle a fait, il se serait probablement tourné vers l'écriture plutôt que vers le métier de chanteur. Josélito a ensuite de l'accident qui a tué les parents de Serge, 20 ans après celui-ci d'où il est réchappé. Son père est mort sur le coup et sa mère quelques mois plus tard et Serge a mentionné que le dernier geste de sa mère avant d'entrer dans le coma avait été de le regarder avec le seul œil qui lui restait et d'essayer de lui tendre son doigt pour montrer son alliance. Lui demandant ainsi si son père était toujours en vie. Sa mère lui a alors semblé sympathique ce jour-là car tout de même, dans son état et ne penser qu'à son mari... Josélito lui alors demandé s'il avait pensé qu'elle n'aimait pas son père parce qu'elle avait empêcher son père de réaliser son rêve. Serge a répondu qu'il y avait plusieurs sortes d'amour et que son père était plutôt fragile et sa mère plus dominatrice et que celui-ci avait besoin de cette domination. Bien sûr ça n'a pas arrangé Serge dans ses relations avec les femmes par la suite car pendant très longtemps la femme a été pour lui celle qui empêchait...

Quand les femmes sont arrivées, lorsqu'il a eu du succès, il est très conscient que c'était Serge Lama qu'elles voulaient et non pas Serge Chauvier mais il était devenu Serge Lama. Josélito lui a alors demandé si ça lui avait causé des troubles de personnalité, une dichotomie entre l'homme qu'il est réellement et celui qu'il est sur la scène. Serge a répondu que dans la vie il était d'une tristesse noire, toujours parti dans son monde (les gens qui le côtoient, quotidiennement peuvent en témoigner), qu'il ne parle pas et que tout d'un coup lorsqu'il arrive dans un restaurant en une seconde il est un autre. En une seconde, il commence à faire rire tout le monde, à faire des bêtises... Qu'il y a quelque chose qui se déclenche en lui et qu'il est obligé par politesse presque de faire quelque chose que les gens attendent. Il se dit : "Je suis là pour ça, je suis un clown, je suis là pour les distraire". "Ça devient fatiguant à la longue de toujours, toujours..." a rétorqué Josélito. Serge a alors admis que c'était devenu plus fatiguant depuis le début de la cinquantaine. Alors il est devenu lui-même et a imposé aux autres celui qu'il était vraiment. Maintenant, il a quelques amis qui le connaissent bien et avec qui il ne se sent pas obligé de toujours être drôle...

Après une pause commerciale, Josélito a parlé de la chanson D'où qu'on parte. Serge a dit que si jamais il écrivait un livre de mémoires, il l'intitulerait « Tout ça pour rien ». Expression venu du magnat de la presse française Émile de Jurardin qui l'avait prononcé sur son lit de mort. Il a ajouté qu'on fait des choses parce qu'on les a en soit mais qu'au fond ça sert à rien. Que si on existait pas ça ne gênerait personne et que lorsqu'on existe ça gêne quelqu'un. Il a cité en exemple le fait quelqu'un voudrait bien prendre la place de Josélito mais comme celui-ci existe, cette personne ne peut pas la prendre.

Josélito a alors rétorqué mais quand tu dis des phrases comme « c'est pas nous qui tenons les cartes » ça veut dire que quoi qu'on fasse... On ne peut pas rien faire a complété Serge. Puis il s'est mis à rire ou plutôt, il essayait de ne pas rire tandis que Josélito continuait en disant qu'il fallait avoir beaucoup vécu pour avoir écrit cette phrase. Au bout du compte... oui au bout du compte a continué Serge qui essayait toujours de ne pas trop rire. Je pense qu'on est prédestiné. Il a ensuite ajouté qu'il croyait à la réincarnation d'une part et que d'autre part il croit que dans la vie d'une personne il existe des carrefours qu'elle est obligée de passer. Qu'on a aucune prise sur son destin. Il a rectifié ensuite en disant qu'on a un peu de prise. Comme décider de continuer après un accident a dit Josélito. Serge a dit alors qu'il existe des possibilités mais qu'elle ne sont pas grandes et que le grands carrefours, comme son accident, il ne pouvait pas les éviter. Ensuite, étant un battant, il a remonté la pente. Par contre, arrivera un jour où il n'y aura plus rien à remonter et on lui mettra de la terre dessus et se sera la fin. Serge a alors ri un peu avant de continuer.

La conversation a alors roulé sur l'accident de voiture de Serge. Josélito a demandé à Serge, si lors de son accident, il s'était dit Ma mère a empêché mon père de réaliser son rêve et voilà que la vie m'empêche de réaliser le mien. Serge lui a répondu non. Qu'il avait à cette époque une sûreté qui dépassait la sienne. Qu'il avait alors une grande certitude qu'il réussirait quoi qu'il arrive. Après son accident, Serge s'est calmé car celui-ci l'avait non seulement fragilisé mais lui avait aussi donné des forces de tendresse qu'il avait en lui. Forces, qui avaient été bridées jusqu'alors, à cause de sa mère... Josélito lui a ensuite demandé s'il s'était déjà demandé quelle genre de vie il aurait eu si l'accident n'avait pas eu lieu et qu'il avait épousé Liliane ou si jamais il n'avait osé le faire. Serge répondu qu'il l'imagine, que ça aurait été différent bien sûr mais que ça aurait pu être très bien aussi. Que ça aurait été surtout différent car maintenant qu'il s'est calmé, il vit une vie beaucoup plus tranquille qu'autrefois, plus sédentaire, plus cocooning. Il a ensuite ajouté qu'il s'est toujours senti responsable de sa mort car c'est lui qui avait imposé qu'elle l'accompagne dans ladite tournée. Que c'était un amour parfait foudroyé au moment le plus fort et qu'un tiers de ses chansons inconsciemment sont dédiées à Liliane. Dans lesdites chansons, c'est l'amour pour une femme qui est ailleurs et que c'est impossible car on pourra jamais y arriver. Quand il a appris 3 mois après son accident qu'elle était décédée, il a hurlé toute la nuit "Reviens!".

L'entêtement de Serge l'a aidé à remarcher par contre car son médecin lui avait dit qu'il ne pourrait pas refaire de scène. Josélito lui a demandé s'il avait eu des difficultés à s'engager avec une autre femme par la suite par crainte de la perdre elle aussi. Serge a répondu qu'il l'avait cru pendant un certain temps mais qu'il a toujours un peu de cette crainte autour de lui. Josélito lui a alors demandé s'il avait pris beaucoup de temps à accepter cette mort. Serge a répondu que Liliane était revenue mais sous les traits d'une autre femme, Michèle. Qu'il croyait que Liliane lui avait envoyé Michèle tout comme elle lui avait envoyé tout ce qui lui est arrivé de bien. Pour faire une parenthèse, j'ai la même croyance pour ce qui s'agit de mon père décédé.

Josélito a mentionné alors qu'il était intéressant que Serge fasse la démarcation entre amour et histoire de fesse. Serge avait mentionné quelques minutes avant qu'il n'avait vraiment aimé que quelques femmes dans sa vie. Serge a lors rétorqué que ça n'avait aucun rapport que le corps a des besoins que le cœur n'a pas. Qu'il aime avec son cœur 2 ou 3 femmes mais qu'il les trompe avec plein de corps qu'il n'aime absolument pas et qu'il oublie instantanément. On est ensuit passé à une dernière pause commerciale dans cette entrevue.

Au retour, Josélito a demandé à Serge s'il pourrait faire une vie normale comme les autres. Serge a répondu que maintenant oui il le pourrait. Qu'il ne disait pas que ça sera facile mais que la seule chose qu'il ne pourrait pas arrêter de faire c'est d'écrire car ça il en a besoin mais chanter étant donné qu'il souffre de plus en plus suite aux séquelles de son accident auxquelles se sont greffées l'arthrose il pourrait vivre sans la scène. Josélito lui a d'ailleurs posé la question et Serge a dit qu'il y aurait effectivement un deuil à faire au départ mais comme il n'avait plus de prétention ni d'ambition de ce côté-là. Josélito a alors renchéri que c'était pour cela qu'il pouvait parler non de retraite mais dire comme lors de l'entrevue avec Pénélope McQuade à laquelle j'étais présente dans le public que si la santé ne le lui permet pas, il arrêtera à un certain moment. Par contre, il veut s'arranger dans 3-4 ans pour faire des adieux discrets car il croit que ceux-ci n'intéresseront personne. Josélito lui a alors demandé s'il allait redevenir Serge Chauvier alors, Serge a dit que non car il aimait Lama le vrai pas Chauvier car il est un mystique car il y a une force d'amour en lui presque inassouvie. Il veut retrouver sa liberté. Avoir le droit d'être comme il est sans toujours être obligé de se surveiller parce qu'il est Serge Lama et que les gens le regardent. Ils le verront alors tel qu'il est et si ils n'acceptent pas tant pis, ça n'aura plus d'importance à ce moment-là.

Josélito a ensuite remarqué qu'au dernier spectacle de Serge auquel il avait assisté, il avait eu l'impression que celui-ci chantait comme si c'était la dernière fois (j'ai eu cette impression aussi aux trois spectacles québécois auxquels j'ai assisté dont le même que celui auquel Josélito avait assisté). Serge a admis que c'était le cas qu'il n'avait rien à ajouter et qu'il avait toujours aimé les chanteurs qui chantaient ainsi. Qu'il chantait comme s'il se suicidait et que si on ne chante pas comme ça il faut faire autre chose. Josélito lui a alors dit que c'était fatiguant. Serge a alors dit "Bah c'est comme si tu risquais ta vie tous les soirs."

Finalement, Josélito a demandé a Serge ce qu'il voulait faire avec le temps qu'il lui restait car il avait l'impression, avec les chansons du dernier album, qu'il préparait son départ à tout point de vue. Qu'une partie de lui délaissait quelque chose. Serge a répondu qu'il avait un grand goût de culture en lui. Qu'il avait le goût, par exemple, de voir des films qu'il n'avait pas eu le temps de voir, de voire des choses artistiques dans les musées. Que c'est vers ça qu'il doit ouvrir les yeux maintenant. S'il lui reste quelque chose à faire pendant le temps qu'il lui reste à être vivant, c'est se nourrir de ce qui est beau dans le monde. Josélito a alors ajouté qu'en observant celles-ci il chasserait alors son ennui. Serge a alors dit que son ennui disparaîtrait lorsqu'il aurait fait la paix avec quelque chose qu'il ignorait. Qu'il ne pouvait pas jurer qu'il trouverait ce qu'il recherche au fond de lui, qu'il aurait besoin d'aide quelque part, de miroirs, de vrais amis qu'il n'a pas encore trouvé et qui un jour lui diront quelque chose. Tout d'un coup lui faire faire ça et tout pourrait changer. Josélito a alors mentionné qu'il avait perdu beaucoup de ses vrais amis. Serge a alors dit que c'était de sa faute car il avait choisi ses vrais amis trop vieux mais que c'était nécessaire pour lui et que maintenant qu'ils n'étaient plus là ils lui manquaient. Serge a dit aussi qu'il y avait toujours une sorte de balance. Josélito a alors souhaité le meilleur à Serge. Serge lui a dit qu'en parlant avec lui il voyait dans ses yeux qu'il avait beaucoup de choses à faire. Josélito lui a dit « toi aussi » et ils se sont serrés la main.

Excusez cette longue lecture que je vous ai imposé mais elle était nécessaire pour que vous puissiez bien comprendre le déroulement de cette émission.

 

 

01.06.2009

Juin 2011: Affiche voyage sncf. com

Voici une des nouvelles affiches publicitaires de voyage SNCF. com

 

affiche sncf.jpg

 

série d'affiches.jpg

28.05.2009

28 Mai 2011: Décès de Simone Marouani

Simone Marouani , l'amie, la nounou, l'ange gardien ,le manager de Serge lama depuis 1967 s'éteignait .

 

numérisation0003.jpg

Serge, Simone, et Victor Krief son fils (régisseur de Serge Lama)


Voici que que Serge lama écrivait sur son blog

 

Il fait lourd dans mon cœur même s’il fait beau sur Paris.

J’ai dû conduire, Simone Marouani, ma complice de gala depuis plus de quarante ans, oui, l’accompagner sur la route des anges. Ce fût un être d’exception comme on en rencontre peu. Toujours au four et au moulin, une vraie femme vaillante et courageuse, dont la gente féminine peut être fière.

Elle restera dans ma carrière et jusqu’au bout de ma propre vie, la deuxième femme, avec Michèle, qui m’aura accouché de moi-même.

Pensez à elle, merci fidèle amis de partager notre chagrin, en particulier celui de Jojo, son mari, son compagnon, si seul dans sa solitude, si vide dans son vide, courbé sur les prières de sa croyance et sous le poids de sa douleur. Que le grand Jahvé de lumière l’accueille en sa Jérusalem.

Ton Serge

07.05.2009

7 Mai 2011: La voix de l'Est

Voici encore un très agréable compte rendu de concert, celui ci fait suite au passage de Lama à Terrebonne les 26 et 27 Avril 2011

( juste une petite erreur, Lama écrit tous ses textes)

 

 

8151-pascal-faucher.jpg

Pascal Faucher

La voix de l'Est

 

Être star

 

 «Voilà ce que c'est qu'être star...» Non, je ne suis pas rendu prétentieux (ou si peu). J'ai récemment vu pour la première fois en spectacle Serge Lama, mon chanteur français préféré (oui oui, plus que Charles Aznavour, ça se peut), et ça m'a ému, je me suis même dit: wow, quel artiste, quelle aisance sur scène.

Il fallait le voir commencer son tour de chant en interprétant a capella Star. C'était inspirant et déstabilisant à la fois.

En plus de sa voix de stentor, j'ai toujours admiré la façon dont les chansons du Napoléon bordelais étaient écrites (bien qu'il ne soit pas l'auteur de toutes, bien sûr). C'est simple, direct, mais pas simplet. On est loin des «dans mes erreurs les plus pires (sic)» à la Chicane...

Ses chansons ont bercé mon enfance, alors j'étais déjà conquis en entrant dans le théâtre du Vieux-Terrebonne (ben oui, j'aime ça moi Terrebonne, j'ai-tu le droit?). Mon père l'écoutait ad nauseam quand on descendait en famille en Floride. Au début, je rechignais. Puis, je rouspétais. Plus tard, je me suis mis à l'écouter moi aussi.

D'aucuns le trouvent quétaine, et ils ont bien le droit. Plusieurs, aussi, le disent misogyne. Là-dessus, je ne peux que leur donner raison. Certaines de ses chansons (Les p'tites femmes de Pigalle, Superman et Tarzan (!), entre autres) sont franchement machos.

Mais il faut se rappeler qu'elles ont été écrites à une autre époque (les années 1970), et en France, un pays qui n'est pas particulièrement reconnu pour la puissance de son féminisme.

(Si vous allez là-bas un jour, ne vous étonnez pas de voir, genre, un immense panneau-réclame vantant les mérites d'une marque de chandail et mettant en scène une femme nue et à quatre pattes. Je ne niaise pas, je déjà vu ça là-bas. Je n'irais pas jusqu'à dire que ça m'a offensé, mais disons que j'étais content de ne pas être accompagné par Sophie Labrie ce jour-là.)

Personnellement, je trouve Lama super. Sur scène, il transpire l'expérience. Il fallait le voir enchaîner ses perles - et d'autres chansons moins connues - avec l'aisance d'un bijoutier. Et ses blagues, et ses regards...

À 68 ans bien sonnés, Serge Chauvier de son vrai nom n'est plus le jeune crooner français qu'il était. C'est désormais un vieux crooner français. Mais dans le bon sens. Dans le sens où, à mon avis, il n'est pas rendu démodé comme Dick Rivers ou prétentieux comme Johnny Hallyday. Je suis peut-être naïf, mais je trouve qu'il est resté humble.

L'assistance m'a paru comblée. Mais s'il y avait sûrement quelques maris qui accompagnaient leur épouse à contrecoeur. Moi, j'accompagnais ma mère, qui a aussi adoré (bonne fête maman, en passant!).

Mais pas autant que la dame assise en face de moi... Elle devait avoir au moins 70 ans, mais bon Dieu, elle bondissait sur son siège au début des plus célèbres tubes de Lama comme une tigresse face à sa proie dans le Serengeti. Ou comme une ado dans un show de Justin Beiber, c'est selon.

À un moment, j'ai vraiment craint le pire, comme être obligé d'écrire un fait divers pour l'hebdo La Revue de Terrebonne qui aurait pour titre «Une crise cardiaque emporte une octogénaire durant un spectacle de Serge Lama». Disons que ça aurait assombri la soirée.

Mais passons. Rien de grave n'est arrivé. Et à la fin, comme il se doit, après de chaleureux applaudissements, généreux lui aussi (il venait quand même de chanter pendant deux heures sans entracte), il nous a gratifiés de deux chansons supplémentaires. La dernière était, évidemment, Je suis malade.

Une chance que ma voisine d'en face était déjà debout à ce moment-là, sinon le ressort de ses jambes lui aurait fait heurter le plafond.

 

Pascal Faucher

***

04.05.2009

4 Mai 2011: Cyberpress

Serge Lama au Théâtre St-Denis : un spectacle intemporel

 

327782-serge-lama-autant-puise-chansons.jpg

 

Alain de Repentigny
La Presse

Serge Lama n'était sur la scène du Théâtre St-Denis que depuis 10 minutes tout au plus quand il a conclu la récente Grosso Modo en chantant: «Pour Jack Layton, va y avoir du boulot.» Ce fut dans ce spectacle généreux de plus de deux heures l'un des seuls moments pour nous rappeler que nous étions bien en 2011.

 

L'artiste de 68 ans nous a transportés dans le temps à une époque où la chanson française était avant tout affaire de texte, défendue par des artistes qui jouaient leurs chansons autant qu'ils les chantaient. Lama ne s'en cache pas, il est l'héritier des «grands aînés», de Chevalier à Gainsbourg en passant par Brassens, Brel et Bécaud dont il poursuit la tradition à sa manière. Mais son spectacle est moins figé dans le temps qu'intemporel. À une autre époque, un chanteur accompagné uniquement d'un accordéoniste et d'un guitariste aurait donné dans le sobre et le dépouillé. Pas Lama, enfin pas toujours. S'il lui arrive de chanter sans accompagnement musical, et parfois même sans micro, c'est toujours pour ajouter à l'aspect théâtral de son spectacle. Par contre, la programmation moderne aidant, l'accordéoniste Sergio Tomassi et le guitariste Philippe Hervouët peuvent tout aussi bien donner l'impression qu'ils ont appelé tout un orchestre en renfort comme dans Les glycines ou encore L'Algérie où Lama joue la carte dramatique.

Serge Lama ne fait pas qu'alterner bêtement entre les grands succès de sa longue carrière et les chansons de son dernier album, L'âge d'horizons. Il tisse plutôt des liens entre ses chansons de toutes les époques. La récente J'arrive à l'heure se glisse sans effort dans la classique D'aventures en aventures qu'il amorce sans accompagnement musical. De la même façon, Alors que l'on s'est tant aimés trouve son prolongement naturel dans Je t'aime qui lui vaudra une salve de bravos.

Qu'on aime ou pas le répertoire de Lama, on ne peut qu'admirer son métier. Cette façon qu'il a de réinventer ses chansons archiconnues en les jouant comme si c'était la première fois, avec ou sans clin d'oeil à son public complice, surtout les dames pourtant bien sages qui chanteront à son invitation un passage d'Objets hétéroclites (Tu te fais l'amour): «Je me fais l'amour au gré des frissons qui me parcourent.» Lama peut tout aussi bien chanter des choses par très hop-la-vie (D'où qu'on parte) ou carrément ludiques (Verbaudrimlaine, numéro fantaisiste où ses musiciens sont mis à contribution), tout se tient. À la toute fin, il sera l'intensité même dans Marie la Polonaise puis il remettra ça avec la version la plus sentie qui soit de Je suis malade.

 

Juste avant cette chanson incontournable, Lama nous a avoué qu'en début de spectacle, il était «tétanisé», victime d'un trac de première comme il en éprouve rarement après 47 ans de métier. Si ça peut le consoler, personne à part lui ne s'en est rendu compte au St-Denis.

______________________________________________________________________________

Serge Lama donne un deuxième spectacle au Théâtre St-Denis, ce soir, à 20 h.

 

 

4 Mai 2011: Canoê divertissement

Autre article suite à la prestation de Serge Lama le 3 Mai 2011 à Montréal

 

 Tournée Tour d'horizons de Serge Lama: un talent unique

Samuel Pradier



© Agence QMI / Sira Chayer

MONTRÉAL - Sobrement habillé de noir, Serge Lama s’est présenté seul sur la scène du Théâtre Saint-Denis, mardi soir, pour chanter a cappella sa chanson Star. Dès cette première chanson, la glace était brisée et le public était sous le charme. Ont suivi, sans temps mort, des chansons intemporelles comme La première fois, Je t'aime, Les p'tites femmes de Pigalle, D'aventures en aventures, Je t'aime à la folie, ainsi que d'autres, plus récentes comme Grosso Modo. Le chanteur s'est même permis de remplacer le dernier couplet pour l'adapter à la politique canadienne. «Pour Jack Layton, il va y avoir du boulot, grosso modo», a-t-il osé. Malgré ses 68 ans, Serge Lama n'a rien perdu de sa voix chaude et puissante. La démarche est plus hasardeuse, mais l'homme reste une bête de scène que le poids des années ne fait que bonifier. Son interprétation est toujours aussi intense et ressentie, accompagné de ses deux excellents musiciens, l'accordéoniste Sergio Tomassi et le guitariste Philippe Hervouët. Le chanteur a poursuivi la soirée avec de grands classiques comme Souvenirs attention danger, Les poètes, Chez moi ou encore la magnifique chanson Les glycines. Serge Lama s'est même autorisé quelques chansons grivoises comme La salle de bains ou encore la très explicite Les objets hétéroclites. Magnifiquement mise en lumière par Vincent Lucet, la soirée a filé à toute allure. Aucun temps mort, ni aucune chanson que le public ne peut reprendre en choeur. Quand on évoque la carrière de Serge Lama, il est également impensable de passer à côté de l'aventure Napoléon, qui avait d'ailleurs tenu l'affiche plusieurs mois au Québec. Il en a interprété quatre extraits qui restent dans toutes les mémoires comme Napoleone ou la Lettre à Joséphine. Mais le plaisir n'était pas que dans la salle, il était aussi sur scène. «Mon bonheur est d'être sur scène, je n'ai pas fait ce métier pour faire des disques, mais pour être sur scèn », a-t-il avoué. En près de deux heures et trente chansons, Serge Lama a fait un tour d'horizon de ses plus grands succès qui n'ont pas pris une ride. La soirée s’est terminée comme elle a commencé. Serge Lama a livré une interprétation incroyable de son plus grand succès, Je suis malade. Simplement époustouflant. Avant de reprendre sa tournée en France, Serge Lama sera encore en spectacle ce mercredi au théâtre Saint-Denis de Montréal et le 7 mai à Brossard.

4 mai 2011: Rue Frontenac

Papier publié au lendemain du passage de Serge Lama sur la scène du théatre Saint Denis de Montréal

 

 Serge Lama, comme au grand théâtre

 

 Après une longue résidence de plus d’un mois au Gesù il y a cinq ans, Serge Lama renouait avec le théâtre St-Denis, mardi, pour la première montréalaise de son plus récent disque, L’âge d’horizons. Choix judicieux pour le grand Serge qui nous a déballé le spectacle le plus théâtral qui soit.

 

Il est comme ça, Lama. Avec Brel et Aznavour avant lui, il est l’un des rares chanteurs pour qui l’équation dépasse de loin l’interprétation. Lama chante, bien sûr, et ce, encore avec la puissance de sa voix grave dans les basses, quoiqu’un plus graveleuse que naguère dans le timbre. Mais surtout, il interprète, il habite et il vit ses chansons. C’est un art qui se perd.

Parfois, c’est discret. Comme pour son entrée en scène, quand il chante Star, a cappella. Effet garanti. Souvent, c’est plus marqué. La salle de bain, ludique et musette; Je t’aime, intense; ainsi que J’arrive à l’heure (Le cocotier), amorcée hors scène; ont toutes fait mouche. Et, tantôt, c’est gigantesque, comme lors de cette finale a cappella – mais sans amplification sonore – de Je suis malade, au rappel. Effet monstre.

 Arrangements somptueux

Flanqué de l’incomparable accordéoniste Sergio Tomassi et du guitariste Philippe Hervouet, Lama enrobe avec goût ses nouvelles compositions et ses classiques. Et il est un digne représentant de la chanson française pour qui sa production contemporaine est aussi solide que ses classiques. Est-ce parce que L’Age d’horizons est paru depuis 18 mois au Québec? Toujours est-il que j’avais très hâte d’entendre les «nouvelles» chansons qui étaient déjà familières à mes oreilles.

D’où qu’on parte avait une portée dramatique d’une rare intensité, Les hommes et les femmes était irrésistible avec son swing manouche, la vivifiante Grosso Modo a eu droit à une rime d’ordre politique («Pour Jack Layton, il va y avoir du boulot»), tandis que Alors que l’on s’est tant aimés était aussi touchante sur scène que sur disque.

Impossible de parler de cette performance sans mentionner la qualité du concept d’éclairage : faisceau directement braqué sur Lama pour le poème narratif Toute blanche qui précédait une jolie version D’aventures en aventures déclinée sur deux tempos; éclairages syncopés pour l’une des versions les plus mordantes entendues de Les Glycines; et spots dirigés vers le public pour la finale de Une Ile. Du bonbon.

Comme Lama le dit lui-même : «Je n’ai pas fait ce métier pour faire des disques. J’ai fait ce métier pour faire de la scène.» Cette scène, justement, lui a causé problème, mardi. Ça faisait un moment qu’on se demandait ce qui s’était passé vers le milieu du spectacle, quand il s’est mis à converser à profusion avec les spectateurs – notamment durant une interminable version du nouveau titre, Les objets hétéroclites – alors qu’il avait été plutôt discret durant la première heure.

Le trac, tout bêtement. Même après 47 ans de métier… C’est plaisant de voir que les grands ne sont pas blasés et qu’ils sont sensibles aux réactions de leur public.

Le retour de Napoléon

Ce public, il était bien content que Lama reprenne des titres de sa période Napoléon (Napoleone, Lettre à Joséphine, La crainte et les intérêts, Le Memorial), chansons qui avaient été délaissées par le principal intéressé. Mais enrobées avec les arrangements organiques de Tomassi, elles étaient aussi jolies… et bien moins tonitruantes.

Comme Lama le disait lui-même aux représentants des médias il y a quelques semaines, les séquelles de son terrible accident de jeunesse commencent à être plus présentes à l’approche des 70 berges. Sa démarche était en effet moins fluide que dans le temps, mais afficher une telle forme physique et vocale au point de s’offrir un récital non-stop de 30 chansons d’une durée de deux heures et quart à 68 ans n’est pas donné à tout le monde.

Lama avait d’ailleurs encore assez d’énergie pour boucler son tour de chant théâtral drapé d’une cape rouge – un peu comme il l’avait fait avec le rideau du Gesù il y a cinq ans – , afin d’interpréter sans instrumentation, La Vie simple et tranquille.

Deuxième service, mercredi soir, au même endroit. Et soyez à l’heure (20 heures). Il n’y a pas de première partie, et comme au théâtre, Lama commence tout juste cinq minutes après l’heure officielle affichée sur le billet.

03.05.2009

3 Mai 2011: SMS

Le 03-05-2011,

Etre heureux, être heureux !
Cela signifie-t-il être lâche et peureux ?
Dire amen à tous ceux qui saccagent nos lois,
Dire amen à tous ceux qui salissent nos fois,
Etre heureux, être heureux !
Y a que les malheureux,
Qui savent le crier,
Et le faire briller,
Le bonheur me désarme,
Et j’affûte mes larmes.


S.L

3 Mai 2011: La revue le coeur et l'action

Serge Lama : « Tour d’horizons » inépuisables…








D'aventures en aventures, l'histoire d'amour entre Serge Lama et son public québécois perdure depuis déjà 40 ans. Sa poésie romantique et son charisme magique ont une fois de plus conquis l'assistance lors de son passage au Théâtre du Vieux-Terrebonne, les 26 et 27 avril.


Se présentant seul sur scène, en début de spectacle, Serge Lama, tout de noir vêtu, l'air grave, a entonné «a capella» la chanson «Star». Des frissons parcouraient alors le public attentif et médusé, puis une salve d'applaudissements a retenti à la toute fin de l'intense interprétation.
Serge Lama venait de dresser la table pour son spectacle de plus de deux heures, inspiré de son dernier album, «L'âge d'horizons». L'artiste bordelais a également puisé dans son immense et riche répertoire. Ses «immortelles» étaient au rendez-vous, tout comme six de ses plus récentes compositions. Accompagné de son fidèle complice, Sergio Tomassi (à l'accordéon et à la direction musicale), Serge Lama nous réservait une surprise de taille : un jeune guitariste, Philippe Hervouet, dont les nouvelles couleurs musicales ajoutaient une touche de «jazz manouche», intervenait noblement et avec finesse pour soutenir les interprétations grandioses du chanteur inspiré. Et que dire des éclairages qui insufflaient une atmosphère magique à chacune des chansons.
Proposant une trentaine de chansons d'amour, chansons empreintes de nostalgie et quelques airs d'opéra, Serge Lama s'est toutefois permis un petit plaisir coupable en nous offrant «Objets hétéroclites (Tu te fais l'amour)» qu'il a lui-même qualifié de «chanson coquine et quelque peu grivoise». Cet intermède humoristique a amusé le public galvanisé qui, dès les premiers accords reconnus, accueillait généreusement chacune de ses interprétations par des «Oh!» et des «Ah!» accompagnés d'applaudissements.
Bref, une prestation monumentale sous le signe de l'émotivité, du romantisme et de la complicité.