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01.05.2009

1 Mai 2011: Le trouble tête

Compte rendu suite au concert de Serge lama dans la ville de Saint Jerôme

 

Serge Lama, charmeur des Jérômiens

 

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Photographe: Christian Roy

Un monument vivant de la chanson française, Serge Lama, était de passage à la salle André-Prévost, samedi le 16 avril dernier. Il s’agit de son tout nouveau spectacle, présenté à Saint-Jérôme par En Scène, Tour d’horizons, inspiré de son dernier album du même nom, paru en 2009. Le virtuose était accompagné d’un guitariste et d’un accordéoniste, et tous trois ont fait vibrer, la soirée entière, un auditoire sans conteste plus âgé que nous.

Le spectacle a débuté avec un peu de retard en raison de problème électrique. Grâce aux techniciens, qui ont redoublé d’effort, la présentation s’est déroulée sans anicroche. En effet, plusieurs interventions et ajustements des instruments ont dû être effectués pendant le spectacle. Très humble de sa personne, Serge Lama a offert une très grande place aux techniciens et musiciens dans son spectacle.

C’est dans une ambiance très modeste et sobre que le chanteur est entré sur scène. L’éclairage et le décor étaient minimalistes et sans artifice, mais dès les premières secondes, on oublie ces détails pour se laisser aller au son de la puissante voix du chanteur. Cet arrangement, qu’il soit voulu ou non, a permis de concentrer entièrement l’attention du public sur la musique. Pour séduire son auditoire, M. Lama a débuté en force son spectacle en chantant a capella. Il y avait de quoi être impressionné!

Naturellement, on ne peut pas faire une critique du spectacle de Serge Lama sans aborder son immense sens de l’humour. Entre les chansons, il s’adresse à son public de façon charmante avec un parler mélodique. Disons qu’il avait les bons mots pour faire rire. Son aisance sur scène permettait un rapprochement et une ambiance chaleureuse.

Les spectateurs semblaient extrêmement comblés de revoir le chanteur-séducteur au Québec. Toute la soirée, les têtes se sont balancées d’un côté à l’autre en suivant le rythme de la musique. À l’unisson, les amoureux de Serge Lama fredonnaient ici et là les refrains, connaissant précisément chaque parole. Il était presque gênant de ne pas en faire autant. Le chanteur s’adressait à un auditoire conquis d’avance.

Et que dire de la façon dont il a livré son plus grand succès en carrière « Je suis malade »? Encore une fois a capella et, cette fois, sans micro! N’est-il pas renversant que sa voix, à elle seule, soit apte à faire trembler le fort intérieur d’une salle complète?   Inutile de vous dire qu’il a eu droit à une ovation de plusieurs minutes: assez longue, croyez-nous, pour que nos mains en souffrent. Peut-on dire que Serge Lama a surfé sur la vague jusqu’à la toute fin? Assurément. S’il n’a pas senti tout l’amour que le public avait pour lui, et bien, il n’était pas dans la même salle que nous! C’est après deux rappels que le chanteur a tiré sa révérence. S’il y a une chose à retenir, c’est bien que Serge Lama n’a pas perdu la main ou plutôt la voix! Il sera au Théâtre Saint-Denis, à Montréal, les 3 et 4 mai.

Auteur: Émilie Turpin et Christian Roy

30.04.2009

30 Avril 2011: La presse

Serge Lama: vive la liberté!

 

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Malgré le succès indéniable de Serge Lama, le milieu n'a pas toujours reconnu sa valeur.

Photo: Hugo-Sébastien Aubert, La Presse

 

Alain de Repentigny
La Presse

En avril, Serge Lama a sillonné le Québec probablement plus que n'importe quel artiste français depuis des décennies. Après une centaine de concerts en Europe, le voici donc de retour à Montréal pour pratiquer ce métier qui le fait souffrir, mais auquel il ne veut pas renoncer.

Serge Lama a une démarche dans la vie et une autre pour la scène. «Je marche de travers depuis l'âge de 22 ans, dit-il en faisant référence aux séquelles du grave accident de voiture de 1965 dans lequel sa fiancée a perdu la vie. Je devrais être mort dans cet accident, donc je suis cassé de partout. Quand je suis sur scène, je suis obligé de corriger chaque fois ma démarche et mon corps souffre puisque ça n'est pas naturel du tout.»

 N'empêche, à 68 ans, ce métier lui procure encore une satisfaction à laquelle il aura de la difficulté à renoncer. «La scène, dit-il, c'est pour moi l'endroit de la grande liberté. Par exemple, depuis quatre ans, on a trouvé pour Je suis malade une ambiance coin de rue et je crois que je n'ai rien trouvé de mieux depuis que je la chante. Je suis totalement libre et je la fais comme un monologue de théâtre. Il y a une dramaturgie dans une chanson comme ça qui est quotidiennement différente. Et c'est quand même là où on prend son pied.»

 La lueur dans son regard quand il parle de son spectacle actuel avec l'accordéoniste Sergio Tomassi et le guitariste Philippe Hervouët ne ment pas: «Quand on est tous les trois, c'est comme si on était six. Surtout Sergio, c'est la boîte magique.» Mais comme il met un certain temps entre deux albums - L'âge d'horizons est paru fin 2008, sept ans après Feuille à feuille -, Lama reconnaît que sa prochaine tournée pourrait bien être sa dernière. «J'aurai 70 ans et c'est un bel âge. J'aime bien les chiffres ronds et le chiffre sept est un chiffre de changement. Je ne peux pas avoir de certitude parce que j'aime tellement chanter. Mais je ne voudrais pas que mon corps décide à ma place le jour où je dirai que j'arrête. Et je ne voudrais pas non plus, comme certains artistes que j'ai vus, me présenter devant le public dans une forme ou dans une apparence physiologique qui ne me plairait pas. Alors, je gère tout ça un peu en me regardant dans la glace et en regardant dans le regard des autres, surtout parce qu'on voit beaucoup de choses dans les yeux des femmes comme je l'ai écrit dans une chanson.»

 Un anachronisme vivant

 Serge Lama a toujours dit qu'il était un enfant bâtard des grands de la chanson qui l'ont précédé. «Je ne me considère pas comme un grand, mais j'ai le réalisme de Piaf, la vindicte de Brel, la sensualité d'Aznavour et un peu la folie rigolote et primesautière de Bécaud. J'en ai fait une sorte de synthèse qui est devenue moi tant et si bien que je ne sais plus quand je le fais et quand je ne le fais pas.»

 Il se décrit comme un anachronisme vivant qui ne correspond à aucun courant et ne suit aucune mode. «Je suis arrivé en plein yéyé et je chante des chansons. Brel, lui, était déjà là alors quand les yéyés sont arrivés, il a continué, comme Aznavour. Moi, je n'aurais jamais dû réussir.»

 Malgré son succès indéniable, le milieu n'a pas toujours reconnu sa valeur et on sent une légère pointe d'amertume quand il rappelle que sa seule Victoire de la musique était en fait un prix du public pour avoir fait le plus d'entrées pour un de ses spectacles il y a 25 ans.: «Si un jour, je gagnais une Victoire de la musique, je paraphraserais Jeff Bridges aux Oscars: vous allez m'enlever le statut de chanteur sous-estimé.»

 - Serait-ce parce que certaines de vos chansons sont perçues comme étant légères?

 - Voilà, elles sont perçues comme étant plus légères, ce qu'elles ne sont pas. Je les ai travaillées tout autant et, en plus, elles ne sont pas légères si on les lit à plat, sans la musique. Parce que si ce n'était pas (Jacques) Datin qui avait fait la musique des Petites femmes de Pigalle, si ç'avait été Yves Gilbert, vous aviez une chanson dramatique. Mais j'étais d'accord. Je trouvais que c'était mieux de dédramatiser. Et puis, je suis quand même issu du music-hall de papa: c'était Maurice Chevalier à la radio quand j'étais petit. Je suis un chanteur de variétés, quoi. Bizarrement, j'ai toujours été à contre-courant.»

 

Serge Lama, les 3 et 4 mai, au Théâtre Saint-Denis

29.04.2009

29 Avril 2011: La Tribune

Serge Lama, on l'aime à la folie!

 

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(SHERBROOKE) Sitôt le rideau levé, Serge Lama s'est présenté seul sur scène sous un simple faisceau de lumière. Il s'est avancé au micro pour déboulonner en quelques vers, chantés a cappella, les mythes de sa vie de star. Le ton de la soirée, pleine de charme et d'humour, était donné.

De retour à Sherbrooke après cinq ans d'absence, le chanteur de 68 ans a prouvé aux quelques centaines de spectateurs réunis hier soir au Centre culturel de l'UdeS qu'il pouvait encore revendiquer une place enviable parmi les vedettes actuelles de la chanson française.

 

Durant deux heures sans entracte, toujours avec la même voix si unique et reconnaissable, l'auteur et interprète a enfilé avec conviction ses plus grands succès emplis de fabuleux personnages et de moments de grâce. À travers chaque chanson, comme il l'a toujours fait tout au long de sa carrière, il a raconté des tranches de sa vie sur laquelle il porte aujourd'hui un regard lucide, parfois acide, souvent drôle.

 

Un brin cabotin, Serge Lama maîtrise en effet l'art de l'autodérision et de la fausse modestie à la perfection. Il peut rire tant autant d'un balcon aux sièges vides, signe qu'il attire moins qu'à son époque de gloire, que de ses faiblesses au lit. «Mon sexe est un fardeau», chante-t-il d'ailleurs sans fausse pudeur. «Il te faut du Viagra», lui a lancé une spectatrice avec la même franchise. «Je préfère la vérité», a répliqué du tac au tac le chanteur, avec le sourire, à son interlocutrice. Quelques airs plus tard, il a chanté Objets hétéroclites, une chanson consacrée... aux jouets sexuels pour femmes.

André Laroche

25.04.2009

25 Avril 2011:"Pénélope McQuade"

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Compte rendu de l'émission fait par Térésa

Après un bout de "'D'aventure en aventures" plus tôt dans l'émission, Serge est revenu interpréter "Alors que l'on s'est tant aimés" après l'entrevue avec Josélito Michaud et avant d'être interviewé lui-même. Au début de l'entrevue, Pénélope a dit que c'était un honneur que Serge soit là et il a répondu qu'il était heureux d'être là pour sa première (l'émission bien qu'ayant été diffusée seulement hier soir a été en fait la première à être enregistrée le 7 avri dernier). Il a dit également qu'il était heureux que Josélito, qui est la personne qui le connaît le mieux au Québec, soit là avec lui ainsi que les deux jolies femmes (Sophie Prégent et Mélissa Lavergne). Serge a dit en terminant à Normand Brathwaite qu'il n'était pas mal non plus ce qui a fait rire tout le monde. Ensuite, Josélito Michaud a fait un compliment à Serge que je partage entièrement: Il a dit qu'il était le dernier des grands qui nous reste de la chanson Française à part Aznavour et que quand il voyait la photo de Brassens, Ferré et de Brel il lui semblait que pas loin il devait y avoir un Serge Lama mais qu'il était arrivé en retard pour la photo. Il a ajouté ensuite que lorsqu'il entendait comme il venait de l'entendre chanter qu'il se disait, "il y en aura plus comme ça". Serge a alors répondu au compliment en disant que c'était un certain style et qu'ils n'étaient que 3 ou 4 à représenter ce style de chanson française qui est l'héritage des très grands dont ils se réclament tous, Brassens, Brel etc. Il a cité Aznavour, Sardou, Julien Clerc des chanteurs de son âge. Ensuite il a cité les noms de Cabrel et Goldman comme étant la génération qui a suivie et qui sont encore dans la chanson et il a ajouté qu'après 50 ans on frappe un mur, qu'il y a de la musique du son mais que ce n'est pas de la chanson. Ensuite Pénélope a parlé de l'annonce de la retraite de Serge pour 2013 et celui lui a répondu "Oui je pense, en fait je ne peut être sûr de rien et que s'il y avait un docteur miracle qui lui dirait qu'à partir de tel jour je ne souffrirait plus du tout, je dirais bon". Serge a dit ensuite qu'il souffrait depuis 47 ans des séquelles de son accident et que la dite souffrance s'accentuait et qu'il ne voulait pas être ridicule comme certains chanteurs qu'il avait vu et qu'il a refusé de nommer par délicatesse. Ensuite, il a mentionné qu'il voulait bien profiter de ses 69 ans parce que c'était un âge qu'il ne fallait pas passer (vous auriez dû entendre les rires!) et qu'il commencerait à penser à sa retraite après son prochain disque. Pénélope a dit qu'elle le reconnaissait bien là puis a parlé de la recette à trois onces de Serge Lama "Une once de gravité, une once de frivolité et une once de vulgarité". Serge a dit ensuite que Brassens était extrèmement grossier mais ne passait pas pour tel, il a cité la chanson "Fernande" comme exemple. Serge ajouté que pour lui la vulgarité devait être employée chez nous comme en France comme une gousse d'ail, un aissonnement. Ils ont ensuite parlé d'Objets hétéroclites (des mots qui en cachent d'autres) de "Sentiment, Sexe, Solitude". Il a corrigé Pénélope lorsqu'elle en a parlé comme d'un recueil érotique et qu'une amie journaliste en France lui avait dit qu'il aurait dû mettre le titre à l'envers "Solitude, Sexe, Sentiment". Ensuite, Pénélope lui a demandé s'il était vrai qu'il avait dit à l'émission de Christiane Charette que les québécoises étaient des tigresses et Serge a répondu qu'au Québec seulement il avait vu une femme demander la clé de sa chambre et y monter l'attendre sans qu'il le sache, il a aussi mentionné la femme qui l'attendait dans son lit. Il a dit que les Québécoises étaient plus directes et il a cité comme exemple qu'une Québécoise lui dirait carrément "Serge Lama j'ai envie de vous" ce que selon lui une française ne lui dirait jamais de cette façon. Josélito lui a alors demandé s'il y avait moins de mur entre les québécoises et l'artiste. Serge a répondu qu'entre l'homme et la femme il y avait moins de distance avec les québécoises. Puis ça été la pause commerciale.  Au retour, Pénélope a cité l'actualité de tous les invités dont les futurs concerts de Serge à Terrebonne, Sherbrooke, Montréal et Brossard et l'émission s'est terminée.

 

 

23.04.2009

23 avril 2011 : TVA canoe – Canada

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Interview réalisée dans la loge de Serge Lama.

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REPLAY AUDIO

podcast

 

22.04.2009

22 Avril 2011: Le Soleil

Encore un très bel article suite à la prestation de Serge Lama dans la ville de Quebec

 

 Serge Lama, on l'aime à la folie!

 

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Josée Guimond
Le Soleil

(Québec) Le rideau s'est levé, et l'artiste s'est simplement approché et a chanté, tout doucement, sans musique, la vie d'artiste. Serge Lama a ainsi commencé une soirée de grandes retrouvailles, hier soir, au Théâtre Capitole, pendant laquelle il est devenu le chef d'orchestre guidant nos émotions, nous faisant facilement passer du rire aux larmes, avec douceur, fougue et intensité.

Le chanteur de 68 ans, qui n'a plus besoin de présentation, était de retour à Québec, hier, après cinq ans d'absence, et il a été plus que chaleureusement accueilli par un public formidable d'écoute et de réceptivité.

C'est un Serge Lama en grande forme et de fort belle humeur qui nous a chanté et joué ses plus grands succès, interprétant, avec le talent qu'on lui connaît, tous ses émouvants personnages.

Dès le début de son spectacle, l'auteur et interprète a cogné les traditionnels coups de théâtre et le geste n'était pas anodin. Pendant deux heures, sans entracte, Lama nous a présenté pas moins de 30 chansons, qui sont autant de numéros d'interprétation, incarnés par la voix, le corps, le coeur et l'âme. Avec sa tournée L'âge d'horizons, du titre de son dernier album paru en 2009, Serge Lama fait une large place à ses grands succès, certains devenus des classiques de la chanson française. Des succès que les gens venus l'applaudir, hier soir, auraient été bien déçus de ne pas entendre, à n'en pas douter.

Donc, avec ses deux extraordinaires et complices musiciens, l'accordéoniste Sergio Tomassi et le guitariste Philippe Hervouët, Lama a revisité avec générosité plusieurs de ses incontournables, dont Les p'tites femmes de Pigalle, Chez moi, Je t'aime à la folie et la toujours émouvante D'aventures en aventures, pour ne nommer que celles-là.

Le chanteur a aussi interprété quelques nouvelles chansons, d'autres plus coquines et légères, mais toujours, l'émotion était au rendez-vous. Durant le spectacle, on a senti une réelle affection entre le public et l'artiste, qui se sont mutuellement démontré leur grand amour, tout au long de la soirée. L'échange était beau à voir.

Au rappel, Serge Lama a chanté la monumentale Je suis malade, simplement accompagné à l'accordéon, et l'a terminée a cappella, dans un intense silence. Ces silences recueillis se sont d'ailleurs produits à quelques occasions et, à certains moments, on entendait même la ventilation de la salle, tellement le public était attentif!

En terminant, comme la perfection n'est pas de ce monde, un petit bémol. Alors qu'il chante, en arpentant la scène de tous les côtés, Serge Lama se retrouve souvent en fond de scène et même, quelquefois, dos au public. Mais rapprochez-vous de nous, Monsieur Lama, qu'on puisse vous aimer davantage!

Serge Lama est à nouveau en concert, au Théâtre Capitole, ce soir et demain et, heureusement, il reste quelques billets.

 

22 Avril 2011: Quebec spot média

Au lendemain du premier des 3 concerts donnés dans la ville de Quebec ce journal publiait cet article:

 

 Serge Lama au Capitole de Québec, tout simplement un très grand moment



 Ce 21 avril, un grand artiste de la chanson française entamait un spectacle tout à son image. Serge Lama, ce poète, écrivain, auteur, compositeur et interprète a fait son entrée en scène, seul durant sa première œuvre, Star, il émerveille une salle comble avec juste un micro.
Ses deux musiciens feront leur entrée et lors de leur présentation, l’humour légendaire qu’il incarne dans sa personnalité généreuse, sa simplicité naturelle, il vole, il vole… au-dessus du Capitole.
Commence alors son répertoire en passant de Pigalle et ses petites femmes, jusqu’à son époque Napoléonienne, durant une communion réciproque avec son public de Québec.
Une très grande complicité est bien présente avec ses deux musiciens qui le lui rendent réciproquement au début de Verbaudrimlaine, qu’ils entonneront chacun leur tour en déclenchant un rire collectif autant sur scène que dans le Capitole.
De sa voix puissante, il transporte une intense émotion qui a traversé le temps et les océans, ce qui lui vaut des ovations générales au fur et à mesure d’aventures en aventure, il fait chanter son public qu’il aime à la folie.
S’en suivra la présentation de ceux qui l’assistent dans ses tournées, avec un Joyeux Anniversaire à son co-éditeur, Jéhan, qui fêtait son anniversaire de naissance hier soir et que Serge, pour rien au monde, n’aurait oublié de souligner par une ovation générale.

 Les objets hétéroclites feront alors l’objet d’une dédicace spéciale aux dames, de manière drôle, avec beaucoup d’explications et d’imagination, il fera encore de longues blagues en agaçant les hommes.
Serge Lama, impressionnant, émouvant, il occupe tout l’espace de la scène, théâtral, illustre et grandiose, l’homme en noir fait passer son public par toutes les sauces, mais toujours simple et naturel, tout au long de cette soirée, le grand Serge, généreux et authentique, il fait résonner le Capitole avec un tour de chant qui aura laissé au public, le souvenir d’un très grand moment en sa compagnie.
Texte et photos : Fabien Demarteau

15.04.2009

15 avril 2011 - Le journal de la musique - Nostalgie (Belgique)

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Interview réalisé au téléphone par Olivier Lebreuil.

 

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EXTRAIT DE L'INTERVIEW

podcast

 

 

14.04.2009

14 Avril 2011: L'écho de laval

Serge Lama se produisait le 18 Avril dans la ville de Laval

 

Serge Lama et la passion de la scène

 

Gabriel St-Jean Actualités culturelles - Publié le 14 avril 2011 à 10:08





47 ans après ses débuts au cabaret L’Écluse, à Paris, Serge Lama est toujours aussi passionné par le monde du spectacle. Figure mythique de la chanson française, l’homme de scène est de passage au Québec pour présenter les pièces de son plus récent opus, L’Âge d’horizons.

1- Serge Lama, votre dernier album s’intitule L’Âge d’horizons. En êtes-vous déjà à l’heure des bilans?

Des bilans, on en fait toute sa vie. J’ai fait beaucoup de bilans. L’âge d’horizons, c’est un âge en en hauteur, c’est l’âge de l’aigle. C’est l’âge de la liberté. Devant moi, il y a un avenir que j’espère long, mais je l’envisage de façon plus sereine qu’autrefois. Une partie de la jeunesse est passée, mais j’en ai gardé ce qui est important.

2- Comment abordez-vous la vie aujourd’hui?

Il faut profiter de chaque seconde de la minute présente. C’est une période troublée que nous vivons. Alors il faut la vivre véritablement, au goutte à goute.

3- Sur scène, vous faites équipe avec un guitariste et un accordéoniste. Pourquoi avoir délaissé le piano?

Il y a une dizaine d’années, j’ai décidé d’abandonner le piano parce que j’avais tendance à tomber trop fort, à tomber trop lourd. Le piano est un instrument très complet, mais c’est une prison dorée. Maintenant, je suis en totale liberté. Et mes musiciens me connaissent par cœur.

4- Quels sont vos projets pour les prochains mois?

Je suis au Québec pour une quarantaine de jours. En parallèle, j’ai toujours le projet de vivre et d’écrire des chansons au fil des hasards, de faire des nouveaux disques au fil des rencontres. Je projette d’ailleurs un nouveau disque pour la fin de l’année.

5- Aimez-vous travailler pour d’autres artistes?

J’ai des projets, mais si on me proposait d’écrire pour quelqu’un d’autre, c’est certain que ça m’intéresserait. Je ressens une totale liberté.

6- Avez-vous des modèles, des héros?

Georges Brassens et Jacques Brel. Je n’ai jamais vu un interprète comme Brel. Le soir où il a enregistré Amsterdam devant public, c’était magnifique.

7- Après plus de 45 ans de carrière, avez-vous toujours la passion de la scène?

Bien sûr. Si la passion s’en va, il vaut mieux arrêter le métier carrément. C’est comme en amour. S’il n’y a plus de passion, ça ne vaut pas la peine de rester. Sur scène, le public est différent à tous les soirs, mais l’électricité est toujours là.

8- Qu’est-ce qui vous met en colère?

C’est un grand manque de bon sens général, perdu à tous les nivaux. Comme on dit chez vous : «Ça a pas de bon sens!» Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas. C’est énervant. On n’avance pas à cause de choses minuscules

9- Qu’est-ce-qui vous rend heureux?

La vie, si mystérieuse et extraordinaire. La vie est dramatique, angoissante, mais en même temps, c’est un miracle, une cascade qui se jette dans un lac.

10- Avez-vous encore un rêve à réaliser?

Je veux retrouver les 15 ans en moi. De plus en plus, ce que je rêvais quand j’avais 15 ans, je le retrouve en ce moment. J’envisage la vie avec le même idéal, la même ferveur. Je suis en train de retrouver cette forme de jeunesse intellectuelle.


EN RAFALE

Âge : 68 ans

Lieu de naissance : Bordeaux, France

Situation familiale : Marié, mais toujours célibataire! (il n’habite pas avec sa femme)

Loisirs : «Je lis, je regarde la télévision, je suis l’actualité et le tennis sur Internet.»

Lecture : « J’aime tout, de Proust aux polars. je viens de terminer le dernier Fred Vargas. Je lis de gros bouquins.»

13.04.2009

13 Avril 2011: Le droit

Suite à la prestation de Serge Lama dans la ville de Gatineau au Quebec, le journal le Droit publiait le lendemain ce paoier.

 

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Une île et des vagues d'émotions

 

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Tantôt se tendant, tantôt devenant poings, les mains de Serge Lama se sont faites tout aussi loquaces que son regard, hier soir, à la Maison de la culture de Gatineau.

Étienne Ranger, LeDroit

 

Après cinq ans d'absence, c'est à Gatineau que Serge Lama a entamé sa tournée québécoise, hier soir, renouant avec le public d'ici au cours d'un spectacle ayant sans contredit logé à l'enseigne de l'authenticité. L'authenticité de l'affection qui les unit, ses admirateurs et lui, mais aussi celle, tout aussi indéniable, de la générosité de l'artiste.

Voguant entre hier et aujourd'hui, entre les airs plus dramatiques, plus mélancoliques, et ceux plus légers, voire comiques de son répertoire, Serge Lama a revisité plusieurs de ses incontournables (Mon ami, mon maître, Chez moi, Je t'aime, D'aventures en aventures) tout en incluant quelques titres de son album L'âge d'horizon.

 Il a inévitablement soulevé des vagues d'émotions en cours de soirée, habitant la scène, qu'il soit assis, debout derrière son micro ou se déplaçant côté cour ou côté jardin, de sa voix et de sa présence théâtrale.

 Ses mains tantôt se tendant, tantôt devenant poings, se sont faites tout aussi loquaces que son regard, tour à tour tendre ou dur. À l'instar de ces changements de ton, rendant bien toute la douleur de l'amoureux bafoué dans Alors que l'on s'est tant aimés, son déchirement entre amour et haine (Les Glycines) ou les désirs de L'Esclave. À l'instar de sa fragilité, pleinement audible, pendant Une île, ou encore en pleine possession de ses moyens, pour Marie la Polonaise.

 Il ne faut pas non plus oublier que Serge Lama est homme de convictions, comme en témoignent les récentes Grosso modo (sur l'état de la planète et la société) et D'où qu'on parte (saisissante, tant par le texte que par les éclairages), ainsi que L'Algérie, qu'il interprète avec toute son âme.

 Il est également un quasi septuagénaire qui constate avec un poignant réalisme les affres du passage du temps. À preuve, les accents bouleversants de J'arrive à l'heure (Le cocotier): «Ma vie s'éloigne à vue de deuils», a-t-il alors chanté, porté par l'accordéon et la guitare à fleur de peau de ses complices musiciens, Sergio Tomassi et Philippe Hervouët.

 À travers les coups portés au coeur, l'artiste a bien suscité quelques éclats de rire, notamment lorsqu'il a ouvert la porte de son amusante Salle de bains ou qu'il a décliné sa suave liste d'Objets hétéroclites (Tu te fais l'amour). À ce moment-là, si les hommes n'ont pas osé répondre à sa demande de fredonner le refrain à leurs conjointes, les femmes, elles, l'ont vite adapté pour l'entonner en choeur - et avec coeur: «Je me fais l'amour au gré des frissons que me parcourent».

 «Vous comprenez maintenant, Messieurs, pourquoi vos femmes ont besoin d'objets. Je croyais qu'ici, les hommes étaient plus émancipés!» a par la suite blagué le chanteur.

 Quelques-uns de ses tubes ont, sans surprise, fait particulièrement réagir les spectateurs. Ceux-ci (hommes et femmes alors confondus!) n'ont pas hésité à faire entendre leur voix sur C'est toujours comme ça la première fois et Je t'aime à la folie, ou à marquer la cadence sur Les p'tites femmes de Pigalle.

 Mais c'est sur Je suis malade que Serge Lama, sobrement accompagné à l'accordéon, a conclu, a cappella et sans micro, ces retrouvailles de près de deux heures, sans entracte. On aurait pu entendre une mouche voler dans la salle Odyssée, tant le moment était émouvant...

Le chanteur est toutefois revenu, quelques instants plus tard, enveloppé dans une couverture rouge, pour réciter un poème d'Alfred de Musset, Tristesse, en guise d'ultime et vibrante offrande à son public.

Valérie Lessard