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05.11.2014

5 Novembre 2016: JT de 13h de France 2

Reportage sur Serge Lama diffusé au journal télévisé de 13h de France 2

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Au lendemain de la sortie de son 24e album, auquel la fine fleur de la chanson française a participé, Serge Lama a accordé une interview à Laurence Piquet pour le 13 heures de France 2. De Francis Cabrel à Carla Bruni, en passant par Patrick Bruel et Julien Clerc, 13 compositeurs de renom ont accepté de mettre ses mots en musique.

 


Serge Lama

 

5 Novembre 2016:Les années bonheur

Serge Lama était un des invités de Patrick Sébastien dans l'émission les années bonheur le samedi 5 Novembre 2016. L'émission avait été enregistrée le 27 septembre.

Serge a interprété sa nouvelle chanson "Bordeaux"

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04.11.2014

4 Novembre 2016:Nouvel album

Le 4 Novembre 2016, sortie d'un nouvel album de Serge Lama, son 24 ème album studio. Pour ce disque Serge Lama a fait appel à de nombreux compositeurs très connus.

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  • 01 Les muses (Serge Lama / Francis Cabrel)
  • 02 Bordeaux (Serge Lama / Pascal Obispo)
  • 03 Mais j’t’en veux pas (Serge Lama / Julien Clerc)
  • 04 Casablanca – en duo avec Carla Bruni (Serge Lama / Carla Bruni)
  • 05 Le souvenir (Serge Lama / Calogero)
  • 06 Golgotha (Serge Lama / Francis Cabrel)
  • 07 L’arbre de Noël – en duo avec Francis Cabrel (Serge Lama / Francis Cabrel)
  • 08 Je serai là (Serge Lama / Davide Esposito)
  • 09 Quand on est pauvre (Serge Lama / Salvatore Adamo)
  • 10 Lettre à mon fils (Serge Lama / Maxime Le Forestier)
  • 11 Où sont passés nos rêves (Serge Lama / Julien Clerc)
  • 12 Un p’tit cœur (Serge Lama / Patrick Bruel)
  • 13 Le clocher d’Elseneur (Serge Lama / Yves Gilbert)
  • 14 L’eau de vie (Serge Lama / Christophe Maé)
  • 15 Hop tempo (Serge Lama / Gérard Lenorman)
  • 16 L’idole – Bonus (Serge Lama / Davide Esposito)
  • 17 Les adieux des artistes (Serge Lama / Benabar)
  • 18 DVD: « Côté Coulisses » : Dans les secrets du disque inclus des témoignages de tous les compositeurs

 

4 Novembre 2016:Les compositeurs de l'album

Dans le dernier album de Serge Lama "Où sont passés nos rêves" de grands artistes ont mis en musique les textes de Lama.

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ADAMO

On n'est jamais pauvre lorsque les collaborations humaines et artistiques sont tellement riches. Merci à Salvatore Adamo d'avoir accepté d'apporter ses notes à mes mots.

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"Quand on est pauvre", textes de Serge Lama, musique d'Adamo

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JULIEN CLERC

Julien Clerc a merveilleusement mis en musique les chansons "Mais j’t’en veux pas" et "Où sont passés nos rêves". La dernière a d'ailleurs donné son nom à mon nouvel album. Je ne pouvais rêver mieux pour porter ces textes que j'ai eu le bonheur d'écrire.
Aujourd'hui est aussi son anniversaire et je lui souhaite tous mes vœux, sincères et profonds.
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"Mais j’t’en veux pas", "Où sont passés nos rêves", textes de Serge Lama, musique de Julien Clerc

 

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 OBISPO

Merci à Pascal Obispo pour son merveilleux apport musical à l'album "Où sont passés nos rêves", avec ce très beau titre "Bordeaux".
Avoir d'aussi belles mélodies sur mes textes, quel bonheur !
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"Bordeaux", textes de Serge Lama, musique de Pascal Obispo

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CHRISTOPHE MAE

Merci Christophe Maé pour son message, son apport musical à l'album "Où sont passés nos rêves".

 

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BENABAR

Quelle belle collaboration avec Benabar qui m'offre sa mélodie sur cette chanson que j'affectionne, "Les adieux des artistes"
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"Les adieux des artistes", textes de Serge Lama, musique de Benabar

 

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CARLA BRUNI

Merci à Carla Bruni de m'avoir offert de si jolies notes et sa voix si particulière. Un très beau partage artistique qui nous emmène à Casablanca.
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"Casablanca", textes de Serge Lama, musique de Carla Bruni, en duo avec Carla Bruni

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DAVIDE ESPOSITO

 "Je serai là" et "L'idole" ( titre bonus disponible sur l'édition collector): une collaboration avec un compositeur généreux et talentueux, qui a accepté de poser ses notes sur les paroles que j'ai écrites. Merci Davide Esposito
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"Je serai là", "L'idole", textes de Serge Lama, musique de Davide Esposito

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FRANCIS CABREL

Fier et heureux d'avoir bénéficié de la collaboration de Francis Cabrel à mon nouvel album. Merci pour les merveilleuse musiques qu'il a composées pour les chansons "Les muses" (premier single extrait de l'album "Où sont passés nos rêves"), “Golgotha” et « L’arbre de Noël » que nous partageons en duo.
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"Les muses", “Golgotha” et « L’arbre de Noël », textes de Serge Lama, musique de Francis Cabrel

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GERARD LENORMAN

Quand on a de telles collaborations sur un album, on ne peut que se sentir riche de toute cette générosité et ce talent. Merci Gérard Lenorman pour avoir composé cette très belle chanson "Hop Tempo" sur mes paroles.
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"Hop Tempo", textes de Serge Lama, musique de Gérard Lenorman

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PATRICK BRUEL

La fierté est un sentiment réciproque. Je ne pouvais pas mieux rêver pour les paroles que j'ai écrites que les notes que Patrick Bruel a ciselées pour la chanson "Un p'tit coeur".
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"Un p’tit cœur", textes de Serge Lama, musique de Patrick Bruel

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MAXIME LE FORESTIER

Merci Maxime Le Forestier pour cette merveilleuse contribution à l'album de Serge Lama
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"Lettre à mon fils", textes de Serge Lama, musique de Maxime Le Forestier

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YVES GILBERT

Merci à Yves Gilbert pour cette très belle musique posée sur les mots de Serge Lama.
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"Le Clocher d'Elseneur", texte de Serge Lama, musique d'Yves Gilbert

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4 Novembre 2016:La dépèche.fr

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Les beaux rêves de Lama

Livres/CD/DVD

 

Serge Lama affiche le plus beau casting de l'automne. Pour son nouvel album, «Où sont passés nos rêves» (Warner) dont il a bien sûr écrit tous les textes, le chanteur a sollicité des compositeurs aussi illustres que Francis Cabrel (trois titres), Julien Clerc (deux), Le Forestier, Bruni, Adamo, Calogero ou Bruelo (pardon, Bruel). Qu'il parle de son enfance (magnifique «Bordeaux», mis en musique par l'Obispo du cru), de ces femmes qu'on adore et qui inspirent («Les muses», avec Cabrel) ou qui vous dévorent («Mais j't'en veux pas», avec Julien Clerc) ou qu'il évoque la maladie d'Alzheimer («Le clocher d'Elseneur», avec Yves Gilbert, son vieux complice), Serge Lama est tel qu'en lui-même : impressionnant, touchant, dans une grande tradition de la chanson française qu'il est un des rares à incarner encore. Seul bémol à cet album formidable, un duo avec Cabrel intitulé «L'arbre de Noël» vraiment pataud et dispensable.

4 Novembre 2016:JT de 13h de TF1

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Le nouvel album présenté au JT de 13h de TF1

 

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 VOIR LA VIDEO

4 Novembre 2016:France Dimanche

Magazine France Dimanche du 4 Novembre 2016

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03.11.2014

3 Novembre 2016: Paris Match

Serge Lama s'exprimait dans Paris Match pour la première depuis le décès de son épouse Michèle.

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3 Novembre 2016: Europe 1

Serge Lama était sur Europe 1 dans l'émission de Nikos Aliagas , De quoi j'ai l'air ?

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PODCAST

3 Novembre 2016:L'hebdo

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Serge Lama, la maladie d’amour

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Photo Yann Orhan

Isabelle Falconnier

Scène. Le chanteur livre un 24e album studio, «Où sont passés nos rêves», et une nouvelle édition de ses chansons complètes, «Un homme de paroles». Rencontre avec la mélancolie faite homme.

Je lui ai acheté des fleurs. Un bouquet d’amour ou de condoléances: on est vendredi soir à Paris, sa femme Michèle, mère de son fils unique Frédéric, épousée en 1991 après vingt années de vie commune, est décédée le mardi d’un AVC dans leur maison de Romilly-du-Perche dans le Loir-et-Cher. Il n’a annulé aucune des journées de promotion de son nouvel album. Mais, situation ubuesque, interdiction d’évoquer le sujet avec celui qui a toujours protégé sa vie privée, au point de garder la naissance de son fils, en 1981, secrète pendant deux ans.

Il donne rendez-vous chez lui, boulevard de la Tour-Maubourg dans le VIIe arrondissement. On est à cinq minutes à pied du 19, rue Duvivier, où il a vécu entre 8 et 11 ans, partageant une chambre meublée avec ses parents montés à Paris depuis Bordeaux dans l’espoir que son père, Georges Chauvier, chanteur d’opérette, premier prix du Conservatoire, perce sur les scènes parisiennes.

«C’est le quartier de mon enfance, que voulez-vous.» Il a acheté cet appartement en 1975 non pas pour sa vue sur les Invalides dans un hommage à Napoléon qui y est enterré, mais parce que son ami et père spirituel Marcel Gobineau habitait le numéro d’à côté.

Depuis quelques mois, aminci, il porte un bouc et une moustache très d’artagnesques. Devant les compliments, il a adopté. Visage pâle, fragile et attentif, en survêtement sombre, sagement assis à la table de son salon, la voix chaude et musicale, il sourit doucement. «Nouvelle tête, nouvel album... Il faut évoluer.» 

Pour son nouvel et 24e album studio, intitulé Où sont passés nos rêves, il a confié une quinzaine de ses textes à des chanteurs-compositeurs de la scène française pour qu’ils les mettent en musique. Pour une part des pairs, Francis Cabrel qui s’empare des Muses, écrite précisément pour lui alors qu’il est en panne d’inspiration, Julien Clerc pour deux chansons dont la vibrante Où sont passés nos rêves, Maxime Le Forestier, devenu star le même soir que Lama lors d’une mémorable émission Musicorama de 1973, Adamo ou Gérard Lenorman.

Pour une autre part, des fils ou des petits-fils spirituels, biberonnés à ses chansons tels Bruel, repéré à 20 ans par Lama un soir qu’il chantait La chanteuse a 20 ans dans un bar, Obispo qui sublime Bordeaux, ville de leur petite enfance à tous les deux, Calogero, Bénabar ou Christophe Maé. On retrouve son orchestrateur de toujours, Yves Gilbert, pour une chanson magistrale, Le clocher d’Elseneur, et la présence d’une Carla Bruni très adéquate sur Casablanca.

Le pari du mélange des genres prend tout son sens avec cette manière que possède Lama de s’approprier chacun des univers musicaux. «Je n’ai pas eu peur du risque. Je voyais surtout la difficulté à convaincre les musiciens que je voulais. Contrairement à ce qu’on pense, je suis timide. Je me suis dit que si Julien Clerc, à mes yeux essentiel, acceptait, cela marcherait. Je ne suis pas sûr de moi. Je me dévalue. Mon ami Gobineau m’avait lancé un jour: «Et si tu pensais à t’admirer, toi!»

Corps

Depuis cinquante ans, depuis mille ans, sur toutes les scènes de France et de Navarre, Lama fait pleurer les femmes et les hommes qui les accompagnent au concert et n’en reviennent pas d’être bouleversés aussi. Lama, c’est plus que le nom d’un chanteur populaire aux 35 disques et 12 millions d’albums vendus: c’est l’autre nom de la mélancolie, du temps des cousines et des jardins secrets, de la passion d’aimer et de révolutionner, de mourir et de ressusciter, l’autre nom de cette douleur qui va avec la vie, partout, tout le temps.

Lama, mégalo, hypersensible, charismatique, orgiaque, érudit et cru, tonitruant et subtil, fait partie de ces voix que nous nous sommes choisies pour exprimer ce que, seuls, nous n’arrivons pas à exprimer. Chanteur cathartique, chanteur messie, chanteur diseur de bonne aventure, chanteur initiateur qui, chaque soir de concert, prend sur lui nos rêves et nos abîmes de tristesse pour les sublimer et nous les rendre, revivifiés, dotés de sens et de paroles soudain.

Il a 12 ans lorsqu’il décide de devenir chanteur. Il passe devant l’Olympia flambant neuf avec son père qui chantait en face, au modeste Théâtre des Capucines, son regard est attiré par le nom d’Eddie Constantine accroché en lettres rouges sur la façade. «Tous les soirs, depuis, je me suis endormi en me voyant chanter sur cette scène. Lorsque j’y suis arrivé, c’était comme si tout était superflu ensuite.»

C’est en mars 1973 qu’il y passe en vedette. La France entière reprend déjà les refrains des titres de Je suis malade, son premier disque d’or. Un parcours rapide: il fait ses débuts au cabaret L’Ecluse le jour de ses 21 ans, en 1964, sort un premier 45 tours la même année, fait Bobino en lever de rideau de Barbara et Brassens. L’été suivant, c’est l’accident: la Peugeot conduite par Jean-Claude Ghrenassia, régisseur de sa tournée et frère d’Enrico Macias, s’écrase contre un arbre en Provence.

Sa fiancée Liliane Benelli, pianiste de Barbara, meurt sur le coup, Jean-Claude Ghrenassia quelques semaines plus tard. Serge Lama, cassé de partout, reste alité durant plus d’un an mais survit – pied gauche paralysé, bassin cassé, hanche explosée le feront souffrir toute sa vie. Il est, depuis, «à la remorque de (son) corps». Après 14 opérations en deux ans, il remonte sur la scène de l’Ecluse en 1967. Son métier l’a «sauvé». 

Destin

On ne dure pas par hasard. Il faut avoir plus envie que les autres. «Goldman n’avait plus envie. Julien Clerc, Johnny, Le Forestier ont plus envie que les autres. On trouve le chemin, ensuite, pour parler encore et encore au public, le séduire, lui donner envie de nous, l’attraper.» On ne parle pas au public depuis plus de cinquante ans sans avoir compris ce qui fait chavirer les cœurs et le monde.

Serge Lama chante l’amour et les souvenirs. L’amour a été une conquête: en 1965, il répondait au magazine Nous Deux qui le questionnait sur une éventuelle amoureuse: «L’amour? Ah! non, pas encore... C’est un handicap, ça vous prend les forces totales d’un individu.»

C’est que sa mère lui avait passé l’envie des femmes. «Elle m’avait donné une image désastreuse des femmes. J’ai mis du temps à comprendre qu’elles n’étaient pas toutes castratrices comme elle.» Lama en voudra toute sa vie à Georgette Chauvier d’avoir poussé son père à abandonner la scène pour devenir représentant en bières, ce qu’il fera la mort dans l’âme. Lama en voudra toute sa vie à sa mère de lui avoir répété à quel point le frère mort-né avant lui aurait tout fait mieux.

Il ne sait pas s’il en porte le prénom mais il sait qu’il en porte le «poids». Lama s’acharnera toute sa vie à prouver qu’il pouvait réussir là où son père avait échoué, à exister sans l’ombre écrasante du trop jeune mort. Ses parents seront, macabre ironie, victimes d’un accident de voiture en 1984.

De ses souvenirs d’enfance, il fait une autofiction permanente et bouleversante. «Le passé, je le poétise, je le transforme, il me sert de base pour créer.» Sur le nouvel album, Le clocher d’Elseneur évoque en pointillé alzheimer. Oublier sa vie le terrifie. «Les souvenirs font mal, mais c’est une bonne chose d’en avoir.» Il n’a pas une bonne mémoire, paradoxalement. Son éditeur Flammarion lui demande une biographie mais, à cause de cette mémoire à trous, il est «ennuyé» et cherche une manière de raconter qui contourne ce défaut.

On ne devient pas une icône, un mythe vivant sans que se créent d’immenses malentendus. Il a suffi de trois chansons légères, ses «chansons à boire», pour que la presse lui colle une image de gaudriole très injustifiée: Les petites femmes de Pigalle raconte l’histoire d’un pauvre type fait cocu par son épouse, Femme, femme, femme celle de deux amis en peine d’amour et réduits à courir la gueuse. «Les compositeurs en ont fait des morceaux burlesques, mais ce sont des critiques sociales où la gaudriole est un antidote au désespoir.»

Il a souffert de cette étiquette, en veut à la presse intellectuelle qui l’a caricaturé, aurait aimé avoir une reconnaissance à la Brel ou Piaf. «Je suis inclassable et intemporel, et on a cherché à me classer. Dans un tour de chant, on ne peut pas chanter que des chansons dramatiques. Les chansons légères permettent de respirer. Même Barbara avait des chansons pour faire rire son public avant de replonger.»

Il passe pour un bon vivant alors qu’il est mélancolique et sombre. «J’ai l’air solide, mais il y a des abîmes derrière.» Depuis toujours; il écrit un de ses albums les plus sombres, Et puis on s’aperçoit, lorsqu’il a 22 ans. Son énergie est une façade. On le prend pour un extraverti parce que, sur scène, il dépose ses tripes au pied du public, mais il n’y a pas plus taiseux en privé, retenant les mots de la tendresse. Il passe pour réac à cause de Napoléon, à qui il a consacré un spectacle, alors qu’il chante Jaurès et vomit le fascisme sous toutes ses formes.

Il passe pour un type un peu rustre alors qu’il n’y a pas plus cultivé, fin, littéraire que lui, lecteur depuis toujours de Verlaine, Apollinaire ou Sade. A 7 ans, il écrit des poèmes; à 12, il a une quantité incroyable de chansons dans ses tiroirs. «Lama ne fait pas qu’écrire des chansons: il chante son écriture», écrivait justement Yann Moix en 2012. Serge Lama applaudit logiquement Dylan nobellisé.

«C’est un beau jour pour nous tous, mes frères, nous qui avons consacré notre vie à ce genre en péril, la chanson. La chanson est enfin considérée comme un art majeur populaire du XXe siècle», écrit-il au lendemain de l’annonce. Les Editions Flammarion rééditent d’ailleurs l’intégrale de ses chansons, parue en 2014 et épuisée, dans une édition augmentée des textes de ce nouvel album. 

Survivant

Ogre de scène, il a durant plusieurs décennies enchaîné les tournées, jusqu’à 250 dates par an. Après avoir interrompu la scène en 2011 en raison de douleurs à la hanche, il est remonté en selle en 2014 et annonce une nouvelle tournée dès l’automne 2017. «La scène est un confessionnal. J’y expulse ce que j’ai vécu durant la journée, la semaine.» Il dit faire partie des chanteurs «suicidaires». «Comme Johnny, Brel. On donne tout. On ne sait pas au début si on va finir le concert. Ferrat s’ennuyait sur scène, c’est pour cela qu’il a arrêté. Moi, jamais.»

Il n’aime pas particulièrement son époque. «Personne n’aime vraiment son époque. J’ai de la peine à comprendre Internet, la folie des images, la vitesse, alors que l’homme est de plus en plus seul. On n’a pas su gérer le progrès.» La chanson-titre, Où sont passés nos rêves, parle de ces rêves d’avant cette époque, la nôtre, que nous avons perdue en route.

«Le XXe siècle a perdu tant d’illusions. Le socialisme, le marxisme, le capitalisme, les guerres, les génocides... Ces bouleversements ont rendu les gens tristes. En France, il y a une dépression qui vient de plus loin, de la Révolution française, qui n’a pas tenu ses promesses.»

La mort, puisqu’il faut bien parler de la mort, il n’en a pas peur. «Je suis un survivant. Je suis déjà mort, d’une certaine manière. Je suis aussi un mystique.» Il se sent médium, croit en la réincarnation, aux vies antérieures. Pense que les gens qui meurent ne partent jamais vraiment. «Je ne crois pas beaucoup au libre arbitre. Notre âme revient.» Il dit qu’il mourra de mort violente à 85 ans, un ami voyant qui ne s’est jamais trompé sur le reste de sa vie le lui a dit il y a longtemps.

Je lui ai acheté des fleurs. Je voulais des roses, mais il n’y en avait plus chez le fleuriste en bas de chez lui, alors j’ai pris une orchidée, un peu solennelle, mais sensuelle et mélancolique aussi. Toutes mes condoléances, monsieur Lama. 


«Où sont passés nos rêves». CD et DVD. Warner.
«Serge Lama. Un homme de paroles». Flammarion, 760 p.

 

3 Novembre 2016:Le parisien

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Cabrel, Obispo, Bénabar, Calogero...: tous fans de Serge Lama!

 

Enrôlant une pléiade de compositeurs de renom, de Francis Cabrel à Julien Clerc, en passant par Pascal Obispo et Bénabar, Serge Lama, 73 ans, est de retour avec un 24e album studio, "Où sont passés nos rêves" (Warner), dans les bacs vendredi.


En 2013, l'interprète des "P'tites femmes de Pigalle", "D'aventures en aventures" et des "Ballons rouges" a fêté ses 50 ans de carrière avec un double album rétrospectif, enrichi de plusieurs titres inédits, "La Balade du poète", certifié disque de platine.


Pour ce nouvel album, Serge Lama a décidé pour la première fois de s'entourer pour les musiques des plus grands noms de la chanson française. Jusqu'ici, ses compositeurs attitrés sont deux fidèles, Yves Gilbert, de nouveau présent, et Alice Dona.
Patrick Bruel, Christophe Maé, Carla Bruni, Maxime Le Forestier, Adamo, Gérard Lenorman ou Calogero signent aussi les 17 nouvelles chansons sur des tempos variés, de la ballade mélancolique au rock, en passant par la pop et même la country.


"Je suis un grand timide. Il m'a fallu du temps pour lancer les invitations. J'ignorais que j'avais des fans dans le métier!", confie à l'AFP Serge Lama qui, en parolier prolifique pour lui-même et d'autres depuis toujours, signe tous les textes.
"Ecrivain de chansons" pour Julien Clerc, "grand poète" pour Calogero...: Lama a fait le plein de mélodies en quelques semaines, offrant au final un panorama de la chanson française d'aujourd'hui.
Son processus d'écriture ? "Quelques mots en désordre, une simple phrase venue de nulle part me trottent dans la tête, et m'inspirent les couplets".
"J'ai écrit 400 chansons mélancoliques et 10 ou 12 chansons gaies. On ne retient que celles-là pour me cataloguer. Je n'ai jamais eu droit à Télérama...", regrette-t-il.


- "La retraite ? J'y pense et puis j'oublie!" -
Avec "Les Muses", sur une musique de Cabrel, Serge Lama aborde la page blanche: "C'est affreux, c'est énervant... C'est très dur à vivre."
"C'est quelque part une chanson d'amour car les muses, ces divines inspiratrices, sont souvent des femmes. Sans la gent féminine, combien de poètes auraient rangé leurs crayons ?", interroge-t-il.
Le 25 octobre, Michèle, l'épouse de Serge Lama, est décédée, emportée par un accident vasculaire cérébral. Selon ses proches, l'artiste a décidé de se réfugier dans le travail, respectant tous ses engagements pour la sortie de l'album.


Avec "Casablanca", Serge Lama s'offre un duo avec Carla Bruni qui signe la musique de cette chanson, un mélo en noir et blanc. Dans "Golgotha", sur une deuxième musique signée Cabrel, le chanteur prône le message humaniste du Christ , "ce qui nous manque tant aujourd'hui", relève-t-il.
Au passage, Lama dénonce les "nouveaux apôtres", notamment "ces politiques qui parlent pour ne rien dire, qui nous trompent et nous mentent".
Julien Clerc signe la musique de la chanson titre "Où sont passés nos rêves ?" contre le défaitisme: "Où sont passés nos rêves, nos justes courroux/Nos bras qui se lèvent, le poing serré au bout".
Sur un air country de Bénabar, Serge Lama joue aussi l'autodérision en se moquant des adieux des artistes: "Le public n'est pas bête, on l'a tant trahi/Avec la chansonnette de nos fausses sorties".
"La retraite ? J'y pense et puis j'oublie!", concède-t-il. "C'est mon corps qui dictera les choses. Physiquement, je vais être de plus en plus diminué. A l'âge de 22 ans, un grave accident m'a laissé handicapé. C'est de plus en plus difficile de rester debout avec l'âge..."


Une grande tournée est d'ores et déjà programmée l'an prochain, avec escales à l'Olympia et à Pleyel.
 
  AFP

3 Novembre 2016:Histoire de France en 100 chansons

Ce livre de Fabien Lecoeuvre  regroupe 100 chansons importantes dans  l'histoire de la France.

Parmi elles on trouve "l'Algérie " de Serge Lama

 

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Inspiratrice, la France a donné naissance à tant de grandes chansons ! Son histoire tout d’abord a été source de bien des refrains. De révolutions en guerres, de défaites en victoires, des mélodies et des paroles se sont souvent mêlés aux chaos et aux joies du destin de notre pays....

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01:00 Publié dans 2016 | Lien permanent | Commentaires (0)

02.11.2014

2 Novembre 2016:Réédition du livre "un homme de paroles"

Ce livre qui regroupe tous les textes de Serge Lama, une longue préface et des explications sur certaines chansons vient d'être réédité dans une version de 768 pages (100 de plus). 100 pages ont été rajoutées concernant le dernier album.

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2 Novembre 2016:Ici Paris

Ici Paris du 2 Novembre 2016

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