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01.11.2009

1er novembre 2008 : France Soir

Interview dans France Soir

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Rencontre avec Serge Lama

 

Propos recueillis par Marie-Eve Wilson-Jamin, le samedi 1 novembre 2008

 

FRANCE-SOIR. Cela fait sept ans que vous n’aviez pas fait un album avec des chansons originales. Est-ce que ça vous a manqué ?

SERGE LAMA. Non, car j’étais sur scène. J’ai fait ce métier pour chanter et, pour moi, chanter c’est être sur scène. Faire des disques ne m’amuse pas vraiment.. Certains de mes collègues s’arrêtent pour écrire des chansons, moi j’écris partout et tout le temps. De plus, j’ai fait un long arrêt entre 1984 et 1995 pendant lequel j’ai joué Napoléon, fait du théâtre, un feuilleton télévisé. Et, quand je suis revenu, j’ai eu besoin de remettre en boîte mes chansons connues pour la nouvelle génération.

Votre album, L’Age d’horizons, sonne-t-il comme un bilan ?
L’Age d’horizons, c’est un jeu de mots avec l’âge de raison, et puis les chansons bilans, j’en fait à chaque album. J’ai fait une chanson, J’arrive à l’heure, qui parle d’un homme de mon âge car nous sommes des reflets de ce que vivent les gens. Il faut qu’ils se disent : « Serge Lama est comme moi. » Les artistes veulent toujours faire du jeunisme, moi je veux que les gens se retrouvent dans mes chansons. Je vis à l’heure de mes 65 ans.

Parlez-nous de la chanson Les Hommes et les Femmes !
Je reprends souvent une phrase de Pedro Almodovar « L’homme et la femme sont irréconciliables ». C’est une chanson très proche du livre Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus. Un homme et une femme peuvent s’aimer avec passion et se séparer avec violence.

Vous faites un duo sur le titre Verbaudrimlaine, un nom original.
J’ai fait une comptine sur Rimbaud, Baudelaire et Verlaine qui sont des poètes que j’aime beaucoup. Je suis un très grand amateur de poésie. Quand j’ai trouvé cette idée, j’ai écrit une chanson autour de ça et pour que ce soit enfantin, j’ai pris avec moi la fille de Sergio Tomassi (il a réalisé l’album, NDLR) en duo car elle chante un peu. Elle a 15-16 ans, donc elle avait la voix qu’il fallait pour pouvoir chanter avec moi sur un ton enfantin. C’est la première comptine que je fais.

Johnny a annoncé qu’il s’arrêtait. Charles Aznavour continue. Où vous placez-vous, vous pensez à la retraite ou vous continuez ?
Je suis entre les deux. Comme Charles, j’aime tellement mon métier, surtout la scène, que ça me manquera. Mais je vis à l’heure de mon corps, c’est lui qui décidera. J’ai fait quatre ans de tournée et les derniers mois ont été difficiles. Pour la prochaine qui débute en mars, j’ai demandé à ne faire que 3 jours et non 5 par semaine. Il y a aussi des personnes autour de moi qui me diront qu’il faut que j’arrête, je leur fais confiance pour ça.

Edition France Soir du samedi 1 novembre 2008 n°19943 page 24

30.10.2009

30 octobre 2008 : Le Matin

 Dans le journal Quebequois "Le matin"

 

Serge Lama est arrivé à «L'âge d'horizons», son nouvel album.

 

Patricia Gnasso - Le Matin

 

Toujours tel qu'en lui-même, Serge Lama, de passage à Genève, avec son côté chevalier vaillant, bravache, charmeur, sa voix et son rire de stentor. Pour mieux masquer une personnalité solitaire et mélancolique, avoue-t-il. 65 ans, une trentaine d'albums au compteur, des succès fous... «Je suis malade», «Une île», «Femme femme femme». D'aventures en aventures musicales, il demeure un authentique champion de cette chanson française, dite «populaire de qualité», qui privilégie la force d'écriture et d'interprétation.

Voici cet enfant de Piaf, Brassens, Brel et Bécaud arrivé à «L'âge d'horizons». Joli titre pour un nouvel album enveloppant. Seize chansons, souvent émouvantes, parfois sombres, profondes, légères, coquines, qui parlent d'amour, comme toujours, de passion, du temps qui passe - «J'arrive à l'heure où même vivre est fatigant» -, des femmes et des hommes: «Quand ces deux êtres sont alliés, c'est diable et dieu réconciliés.» Et de sexe avec, notamment, «Objets hétéroclites», un morceau «érotico-truculent» sur des gadgets surréalistes. «L'âge d'horizons», c'est du bon Lama, du Lama tout craché, voix, musique et textes compris.

«D'où qu'on parte», «J'arrive à l'heure», «J'espère», autant de chansons plutôt sombres...
Je suis sombre depuis que je suis né! C'est du noir-rouge passionnel. Et un jeu d'intellectuel: on prend un plaisir sadique à décortiquer les choses moroses. A part ça, je ne trouve pas que cet album soit plus sombre que d'autres. Au contraire, il y a même davantage de chansons guillerettes que d'habitude.

Le temps qui passe, il vous turlupine?
Pas plus que les autres. Vous savez, les gens font un transfert. Ils prennent pour eux ce que je dis. Rappelez-vous de la chanson «Devenir vieux». Eh bien, quand je l'ai écrite, j'avais 30 ou 35 ans. Le temps qui passe est un sujet... éternel.

Quand vous faites un album, qu'est-ce que vous vous dites?
Que le public doit être satisfait à 80%. Et j'ai tenu la route la plupart du temps. Sur douze titres, il y en a toujours eu au moins huit qui sont devenus des classiques. On doit avoir la décence d'offrir le meilleur. Sinon, c'est un manque de politesse à l'égard des gens qui achètent un CD. Surtout avec la crise et le prix du disque. Et, grosso modo, je suis content de celui-ci.

Votre rapport avec le public a-t-il changé avec les années?
A 20 ans, on court vers la gloire. Et depuis la cinquantaine, on retrouve des gens qui vous aiment. Il y a un rapport plus familial, plus affectueux. Je ne viens pas violer le public mais lui faire plaisir. A 30 ans, je chantais comme un violeur. Comme un conquérant. Mais c'est fini, ça.

Et le séducteur?
Je pense toujours l'être. Mais j'ai plus envie de séduire par mon élégance que par mon cheval blanc. Je parle d'élégance textuelle, bien sûr. Autrement, je m'habille assez mal. Il y a plein de choses qui ne me vont pas parce que je suis complètement de traviole depuis mon accident il y a quarante-trois ans.

Votre moteur dans la vie?
L'écriture. Si je devais quitter ce métier, je continuerais à écrire. Je n'ai aucune panne de ce côté-là! J'écris tout le temps d'ailleurs. Des poèmes, des textos, des trucs sentimentaux et de... cul. Ça entraîne ma plume. Et puis j'ai toujours beaucoup d'appétence pour la scène. La seule chose qui règle ma vie, c'est chanter. Pendant des années, je m'en suis mis plein les babines: 250 concerts par an.

Hors du métier, point de salut?
Si. J'aime bouffer, j'aime la télé, la lecture. J'aime l'amour, les femmes: je me suis toujours bien entendu avec elles et elles se sont toujours bien occupées de moi.

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Image J P Silvestro
 
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30 octobre 2006 : LE QUOTIDIEN

Pour le journal LE QUOTIDIEN de Montréal, Serge Lama se confie à Isabelle Labrie le 30 octobre 2006

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Quand il songe à une tournée du Québec, Serge Lama se rappelle de noms de villes qui sont presque des titres de chansons. Parmi ceux-ci, Trois-Rivières, Rivière-du-Loup, Baie-Comeau et... Chicoutimi, qui "avec ses trois i, sonne très bien".

Après plus de six ans d'absence, l'auteur-compositeur-interprète fera une incursion dans la région au début du mois de novembre, d'abord au Palais municipal de La Baie le 3, puis à l'Auditorium d'Alma le 4. Il présentera le spectacle "Accordéonissi-mots", qu'il a eu largement le temps de roder au fil d'une tournée qui l'a mené aux quatre coins de la France de même qu'à Québec et Montréal, il y a deux ans. Il se retrouve sur scène avec l'accordéoniste Sergio Tomassi.

"Je voulais un spectacle qui soit transportable facilement et transformable autant pour des salles de 250 places que de 2000. Il a été conçu pour des lieux humains. Mais je ne suis pas seul. Nous sommes deux complices qui ont développé un partenariat, nous jouons de la connivence et le concept est moins minimaliste qu'il en a l'air", raconte Serge Lama, en entrevue téléphonique à partir de Montréal. Dans un communiqué sur ce sujet, il écrit même poétiquement que "c'est la rencontre de deux âmes, l'une fait jaillir des papillons rien qu'en titillant les boutons de son accordéon, l'autre tente de leur inventer des fleurs... Et tout cela pour engendrer encore et encore de l'amour".

S'il a choisi de se déplacer dans toutes les régions du Québec, à l'image de ce qu'il a fait en France, c'est pour avoir la chance de rencontrer un public qui n'aurait sans doute pas pu se rendre dans les grands centres pour l'entendre. Il leur propose donc un tour de chant mettant en vedette ses plus grands succès, ceux que les gens connaissent depuis des années, qui se fredonnent toujours, comme Les Ballons rouges, Je suis malade, D'aventure en aventure. Il les livre toujours avec un plaisir renouvelé, sans lassitude, malgré les années.

"Les chansons à interprétation ne sont pas fatigantes car il y a toujours possibilité de trouver quelque chose à aller chercher. C'est le cas d'Algérie, de l'Enfant d'un autre, des Ballons rouges. Ce sont les chansons plus rigolotes qui peuvent être plus fastidieuses. Mais il y a des piliers qu'il est impensable de ne pas offrir", souligne le chanteur français.

Avenir

Si cette formule lui convient, Serge Lama confie qu'il aimerait dans l'avenir monter un autre spectacle, qui lui permettrait de faire connaître des compositions de son répertoire qu'il qualifie de "mal aimées", de même que de nouvelles chansons : "Dans un tour de 26 chansons, il faut mettre huit piliers mais après, il est possible d'échantillonner en faisant connaître des compositions comme Les Saumons ou Les Poètes, moins connues mais intéressantes. C'est ce que je veux faire la prochaine fois".

Mais en attendant, il se concentre sur le concert Accordéonissi-mots qui, comme il l'écrit sur la pochette de l'album du même nom enregistrée au Théâtre Marigny de Paris "est un spectacle qui a la prétention de ne pas en avoir".

 
 

26.10.2009

26 octobre 2008: Le matin dimanche

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LIRE

26 Octobre 2007: Qu'est ce que l'on fera quand on sera grand ?

Hubert Wayaffe a sorti en 2007 aux éditions Hugo sport un livre intitulé QU'EST CE QUE L'ON FERA QAUND ON SERA GRAND ?

25 pages sont consacrées à Serge Lama.

 

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26 Octobre 2002: Télé star

Octobre 2002, interview de Serge Lama dans télé star à l'occasion de son passage dans l'émission: le fabuleux destin.

Serge Lama évoque son enfance.

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25.10.2009

25 octobre 2008 : le Nouvelliste

Article publié dans le Nouvelliste du 25 octobre 2008.

«Maintenant, j'ai envie d'être heureux»

25 octobre 2008 - ENTRETIEN MANUELA GIROUD -

Arrivé à ce que son nouvel album appelle «L'âge d'horizons», ses rêves de gloire assouvis, Serge Lama aspire désormais à la sérénité.

Nouveliste octobre 2008.jpgCe qui frappe d'emblée, c'est cette force vitale qu'il dégage. Serge Lama a beau avoir 65 ans et souffrir depuis quarante ans des séquelles d'un terrible accident de la route, il est un homme debout. Force de caractère, force d'un répertoire - de la noirceur à l'humour polisson, le spectre est large - inscrit pour une bonne partie dans la mémoire collective.

Son nouvel enregistrement, «L'âge d'horizons», contient deux chansons bilans particulièrement fortes («D'où qu'on parte» et «J'arrive à l'heure»). C'est donc tout naturellement que la conversation a roulé sur le temps qui passe.

«Ma vie s'éloigne à vue de deuils», écrivez-vous. Un peu funèbre, non?

Oui, mais j'ai depuis mes débuts des chansons qui sont extrêmement noires... On dirait que la vie d'un homme, c'est la vie du Petit Poucet. Ce sont les êtres chers, amis ou amours, qu'on perd tout au long de sa vie et qu'on met dans un trou, qui sont les cailloux du Petit Poucet qu'on sème derrière soi, et pour retrouver quel chemin? Comme si on devait revenir en arrière pour retrouver sa maison.

Vous semblez encore bien jeune pour chanter «J'arrive à l'heure où même vivre est fatigant (...) où survivre est un effort».

J'arrive à l'âge où les choses quotidiennes sont un peu plus difficiles. Vous pouvez encore les faire, mais elles vous coûtent davantage... Quand les gens me voient, ils me disent que je suis un jeune homme, mais je souffre de plus en plus de l'accident que j'ai eu; tous les boulons se cognent entre eux et peut-être que dans dix ou quinze ans j'aurai du mal à lacer mes chaussures. Je trouve aussi qu'on a peur de parler de l'âge. Je crois qu'il faut définir ce qu'on est avec une sorte de brutalité, d'énergie et presque de santé. C'est une de mes forces: j'arrive à le dire sur un tel ton qu'on me croit à peine.

«C'est sans remords et sans tabous que j'arrive au bout»: avec quelques regrets quand même?

Non, très peu, parce que je considère que ce qu'on a raté, c'est de sa faute. A partir du moment où c'est de ma faute, je ne peux pas avoir de regrets. Je n'ai pas de remords parce que j'ai fait ce que j'avais envie de faire, ma vie a été vraiment bien remplie... Je suis «sans tabous» aussi, je me suis libéré des carcans du catholicisme. Sans aller dans des folies, j'ai acquis la liberté du corps. Dans la mesure où Dieu existe, je ne pense pas que ça le gêne beaucoup (rires), il dira plutôt «pourquoi pas»!

Comment définissez-vous «L'âge d'horizons» qui est le vôtre aujourd'hui?

C'est le moment, vers la cinquantaine, où on est un peu libéré de sa quête de réussite. La quête artistique, le plaisir de la création restent, mais on est débarrassé de cette quête effrénée et angoissée d'avoir son nom tout en haut de l'affiche. On est débarrassé aussi de la deuxième phase du succès, qui consiste à se maintenir à cette hauteur-là... La gloire finalement est faite pour les jeunes. Il faut être jeune, con comme un jeune, pour avoir envie de la gloire, parce qu'en fait c'est très lourd. Quand la gloire est passée, reste l'affection. A une époque, il fallait aller me voir parce que j'étais le chanteur à la mode. Maintenant on vient me voir parce qu'on m'aime... c'est un peu plus reposant.

C'est à ça que vous aspirez aujourd'hui, à un certain repos?

Pour les dix ans à venir, je souhaite que ça reste comme aujourd'hui, que je ne souffre pas trop physiquement pour pouvoir m'exprimer sur scène, que j'aie toujours ma tête à moi pour écrire des chansons et que je sois bien entouré. Et que ce soit paisible. J'ai une soif de bonheur, l'heure est venue d'être un peu heureux.

Vous avez eu plus de gloire que de bonheur jusqu'ici?

C'est certain. Avoir un fond de sauce un peu plus heureux pour finir ma vie, ce serait pas mal. Etre tranquille avec quelqu'un, et puis voilà. Ce que j'avais à faire, je l'ai fait, ce qu'il me reste à faire, je le ferai (rires)... mais tranquillement!

21.10.2009

Octobre 2005 : PLATINE

PLATINE d'Octobre 2005 consacrait 5 pages à Serge Lama pour son retour au théâtre MARIGNY.

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20.10.2009

20 octobre 2005 : Le Monde

Article paru dans le  Monde , Serge Lama est au théatre Marigny avec son spectacle accordéonissi-mots

 

 

Serge Lama fait sonner sa voix et un accordéon high-tech

 

 

 

 

 

medium_photo_lemonde.jpgDe concerts,Serge Lama est insatiable. Plus de trois ans après la parution de Feuille à Feuille , album dont le classicisme "classieux" lui a permis de se réconcilier avec la critique, le chanteur occupe pendant deux mois le Théâtre Marigny avec un nouveau spectacle, "Accordéonissi-mots", déjà présenté près de deux cents fois en région. A l'âge de 63 ans, le grandiloquent Lama retrouve la salle où il avait incarné Bonaparte au début des années 1980. Mais ces derniers temps, cet homme d'excès a choisi la voie de l'épure. Après la grandeur symphonique (avec l'Orchestre national d'Ile-de-France) et l'austérité chambriste (avec un quatuor), le voici en duo, accompagné par son fidèle accordéoniste Sergio Tomassi, qui fit ses classes auprès de Barbara. L'affiche est prometteuse : Lama va-t-il transformer le Marigny en guinguette des bords de Marne ? N'a-t-il pas évoqué récemment l'esprit du Front populaire dans une récente (et magnifique) chanson, Les Jardins ouvriers ? "Les illusions, ils les dansaient sous les lampions/Sur les pavés, dans la mitraille/Des trilles des accordéons." Sa voix lui permet d'oser un tel pari : timbre, souffle et une projection qui l'autorise à chanter a capella, en éloignant le micro. Mais l'espoir d'un spectacle annoncé comme "intimiste" s'envole rapidement. L'accordéon est bardé de technologie. Du "piano du pauvre" sortent des ersatz de piano et de violoncelle, de hautbois et de flûte. Avec le renfort d'une boîte à rythme, Tomassi remplace un orchestre à lui tout seul.

RYTHMIQUE TRIP-HOP Plus fâcheux, cet accordéon high-tech produit de vilaines cordes synthétiques et des accompagnements qui évoqueront tour à tour les musiques de films érotiques ou les thés dansants pour maisons de retraite, les bandes préenregistrées qu'utilisent les musiciens du métro ou les orchestres de village sur la route du vin alsacienne. Des paillardises comme Le gibier manque et les femmes sont rares ou Les P'tites Femmes de Pigalle se prêtent au kitsch, mais nullement des chansons plus graves comme Les Glycines, la brelienne D'aventure en aventure ou Voici des fleurs (sur un poème de Verlaine), une habanera qui s'abîme sur une rythmique trip-hop. Cela n'empêche pas Lama de s'enivrer de ses "exquis mots" et de cabotiner, sans doute par peur du vide. Son public, conquis d'avance, apprécie sa générosité et le métier de ce survivant du music-hall à l'ancienne. Les textes sont surlignés par la gestuelle, des coups de sang et de gros sanglots. Lama sera toujours ainsi, tout d'une pièce, en équilibre entre le rire (parfois gras) et le mélo.

 

18.10.2009

18 octobre 2006 : Le Droit

  Article d'André Magny publié le 18 octobre 2006 dans le journal LE DROIT (Quebec).

serge lama

 

Serge Lama ou l'homme "Plus que parfait"

 

medium_G_2006_2.jpgEt maintenant, le chanteur a 60 ans... bravissimo !

"Une chanson, c'est trois mots qui tombent amoureux de trois notes." C'est Lama qui l'a dit, hier soir, à la salle Odyssée. Lui qui en a tant créées. Ce chanteur de trois fois 20 ans qui chante, pour le paraphraser, avec cette voix forte qui n'appartient qu'à lui, mais, surtout, avec ce personnage qui sait être à la fois un brin taquin, dragueur, cabotin, tendre et poétique.

Avec quelques éclairages tout en finesse, une prise de son parfaite - assurée d'ailleurs par le fils de Pierre Roche - et un seul musicien, l'accordéoniste, voire l'homme-orchestre Sergio Tomassi, Serge Lama avait promis, avec Accordéonissi-mots, un spectacle "les yeux dans les yeux". Le Bordelais a tenu promesse. Largement.

Créant, avec son public, une ambiance à la fois intime et rigolote, le chanteur français a interprété plus d'une vingtaine de ses plus grands succès, tels Les Ballons rouges, Chez moi, Superman, Je t'aime à la folie, avec, ici et là, quelques titres moins connus comme Les Jardins ouvriers.

Brillantissime

Brillantissime dans l'enchaînement des textes en intercalant tantôt quelques réflexions sur sa vie, tantôt quelques strophes davantage récitées que chantées, Serge Lama a montré tout son savoir-faire dans l'art de l'interprétation.

Plus de détails dans notre édition du mercredi 18 octobre