01.01.2026
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05.06.2024
Tony Stefanidis
Systeme deux 28 Dec 1975
Tony Stefanidis,
quand six cordes de guitare se changent en rayons de soleil
Né en Grèce, Tony Stefanidis (Antonis Stefanidis) se lance dans une carrière musicale dans son pays natal en 1965 comme cofondateur du groupe pop Vikings. Chanteur au sein de cette formation, il écrit et compose la ballade Françoise, inspirée par une idylle qu’il a eue avec une touriste française. Sortie en 1967, cette chanson devient l’un des plus grands titres de la scène musicale grecque. Mais le groupe ne parvient pas à réitérer ce succès et se sépare.
Tout en continuant de composer pour des artistes populaires en Grèce comme Marinella ou Tolis Voskopoulos, Tony Stefanidis s’installe en France. Eddy Marouani, célèbre impresario de grands artistes dont Serge Lama, repère son talent et veut lancer sa carrière. Tony Stefanidis enregistre quelques 45 tours en français et en anglais.
Eddy Marouani suggère aussi à Serge Lama de collaborer avec ce musicien. C’est ainsi que les deux artistes font connaissance. Dans les années 70 et 80, Tony Stefanidis compose la musique d’une dizaine de chansons de Serge Lama, parmi lesquelles Où vont tous ces bateaux (1975) ou encore À quelle heure (1978). La chanson la plus célèbre qu’ils cosignent ensemble est sans conteste Souvenirs… attention… danger ! (1980). Serge Lama avait convié Tony Stefanidis dans sa maison de campagne du Perche, et c’est là que sur la musique jouée par le compositeur à la guitare, il a écrit cette belle évocation des vacances de son enfance dans la proche campagne bordelaise. Sur les albums Portraits de femmes (1986) puis Je t’aime (1987), Tony Stefanidis signe encore la musique de quelques chansons, dont On devient un émigrant (1987), titre qu’il chante aux côtés de Serge Lama sur l’enregistrement studio ainsi que sur scène lors du spectacle au Casino de Paris. Serge Lama apprécie chez cet artiste grec le côté méditerranéen de sa musique, la touche folk et plus actuelle apportée par la guitare.
Tony Stefanidis est décédé le 25 novembre 2017. Serge Lama conserve de lui le souvenir d’un très bon mélodiste, d’un garçon discret et doux. Marie-Paule Belle, qui l’a également côtoyé dans les décennies 70-80, partage ce point de vue. Bien sûr, Tony Stefanidis n’occupe pas dans le parcours de l’interprète de Je suis malade la même place qu’Alice Dona ou qu'Yves Gilbert. Mais il reste dans la mémoire de Serge Lama un homme d’une grande gentillesse, « solaire dans sa musique et dans son âme ».
Pascal Grouselle
Sources :
Notice de Tony Stefanidis sur la Bibliothèque nationale de France (BnF) :
https://data.bnf.fr/fr/ark:/12148/cb14777363s
Notice de Tony Stefanidis sur discogs :
https://www.discogs.com/fr/artist/669784-Tony-Stéfanidis
Notice du 45t des Vikings sur discogs :
https://www.discogs.com/fr/master/412187-The-Vikings-Ever...
Article publié par le journal en ligne grec in.gr le 26/11/2017 (traduction automatique par Google) :
https://www.in.gr/2017/11/26/culture/pethane-o-moysikos-k...
Message publié sur Facebook le 27/11/2017 par son ami musicien Panos Falaras (traduction automatique par Facebook) :
https://www.facebook.com/panos.falarasb/posts/15042479229...
Témoignages recueillis auprès de Marie-Paule Belle et de Serge Lama par l’intermédiaire de sa manager Luana Santonino. Merci beaucoup à eux pour leurs contributions.
16:30 Publié dans 1980, 2026, Les compositeurs et musiciens | Lien permanent | Commentaires (0)
29.04.2024
29 Avril 2026:Paris Match
Serge Lama : « Cette phrase que je n'oublierai jamais... »
TÉMOIGNAGES - L'interprète de « Femme, femme, femme » est l'un des chanteurs préférés des Français. Il se confie sur la phrase qui a changé sa vie.
Il est né en 1943, à Bordeaux. Serge Lama est chanteur, parolier, comédien. L'interprète de « Je suis malade », « Les Petites femmes », « D'aventures en aventures », « Femme, femme, femme » est une icône populaire adorée des Français. Sa comédie musicale « Napoléon » (1982-1989) a été un immense succès. Sa vie a été marquée par un tragique accident de voiture en 1965 : Jean-Claude Ghrenassia, frère d'Enrico Macias, et Liliane Benelli, sa fiancée, y sont morts. Serge Lama, polytraumatisé, survit par miracle. David Serero a consacré un documentaire, en février 2026, à son parcours et à sa personnalité. Le chanteur-parolier a été obligé d'arrêter les concerts pour raisons de santé, il y a trois ans, mais il continue l'enregistrement en studio. « Poètes » est sorti en 2025. Son épouse, Luana Santonino, veille sur lui. Serge Lama a reçu un prix d'honneur, lors des Victoires de la musique, en 2023. Une salle debout pour l'acclamer. Il leur a dit : « J'ai eu une belle vie. »
« Depuis mon enfance, je désirais être chanteur. Une belle vie signifie réussir à accomplir ce dont on a rêvé durant au moins son adolescence. On a un désir dans le ventre. Il vous tient et vous permet de transformer le rêve en réalité. Ma carrière a commencé en 1964. Je suis vite devenu ami avec Régine. Elle souhaitait que j'écrive des chansons pour elle, alors elle m'a ouvert le New Jimmy's, à Montparnasse. J'y étais tous les soirs, au bar, avec mon whisky. Je l'observais afin de mieux comprendre comment elle vivait et qui elle était, dans le but de lui écrire de belles chansons. J'y ai fait la connaissance de Charles Aznavour. C'était la période de la « Mamma » : sa grande, grande époque. On a passé toute la nuit à discuter ensemble. Il était passionnant. J'ai eu du mal à me réveiller le lendemain matin et j'ai couru pour rattraper mon train. J'ai été à deux doigts de le manquer.
Un jour, Régine « coince » Charles Aznavour, il n'y a pas d'autre mot, et le force à écouter mon 45 tours, « À 15 ans », qui venait de sortir. Charles m'a alors invité au restaurant. On a filé dans sa Rolls et, une fois arrivés sur place, il a prononcé une phrase qui a marqué toute ma vie : « Vous avez beaucoup de talent et, surtout, vos chansons commencent à A et finissent à Z. » Cette phrase, « vos chansons commencent à A et finissent à Z », a été le mantra de toute mon existence. Elle m'a cloué sur place. Il y a des chansons de climat mais, dans leur immense majorité, une chanson doit avoir un commencement et une conclusion. Elle doit raconter une histoire mais, surtout, conclure l'histoire. « Je suis malade » est une chanson d'instant et d'instinct, mais elle possède une fin : « Cet amour me tue / Et si ça continue / Je crèverai seul avec moi / Près de ma radio / Comme un gosse idiot / Écoutant ma propre voix qui chantera… »
« Tout le monde était mort dans la voiture sauf moi et je me suis senti coupable »
Je ne suis pas la bonne personne pour parler de Charles Aznavour : j'ai une telle admiration pour lui. Un homme et un ami merveilleux. Je le voyais régulièrement. Il venait dîner à la maison. Je connais ses hauts et ses bas. Charles a eu une période dure, sous Valéry Giscard d'Estaing, car il a été dans le collimateur du fisc. Il avait l'impression d'avoir gâché des années de travail, mais il a tout repris à zéro et il est reparti. Charles a connu à plusieurs reprises des difficultés financières, mais il avait cette force, qu'ont souvent les Arméniens et les Juifs, de tout recommencer depuis le début sans rechigner. Dans nos pays européens gâtés, on a oublié le sens du combat. On se lamente « j'ai tout perdu », alors qu'il faut se dire « j'ai tout perdu et je vais tout recommencer. » Charles était de ce bois-là. Il était un survivant.
J'ai survécu à l'accident de voiture de 1965 et je me le suis reproché pendant un certain temps. Tout le monde était mort dans la voiture sauf moi et je me suis senti coupable. Il y avait le frère d'Enrico Macias et ma fiancée que j'aimais par-dessus tout. Car quand on est jeune, on aime comme on n'aimera plus jamais par la suite. C'est propre à la jeunesse. J'avais 22 ans et j'étais brisé dans tous les sens du terme. Le professeur Morere m'a prévenu : « Vous ne pourrez plus exercer votre métier comme avant. » Je lui ai répondu : « Non seulement je recommencerai, mais j'aurai mon nom inscrit en rouge à l'Olympia. »
Aujourd'hui, je vais très bien. Je suis avec une femme que j'aime à la folie. Je suis attaché à chacun de ses gestes car une femme, c'est une série de gestes. Ils se promènent dans mon univers quotidien. L'amour, c'est tout : l'amour d'une femme, la fidélité d'un ami, l'affection du public. Dans une vie, il n'y a rien d'autre à se mettre sur le cœur. »
20:24 Publié dans 2026, La presse des années 2020 | Lien permanent | Commentaires (0)
13.03.2024
2026-03-13: Album Ciramarios
Ciramarios est un auteur-composieur-interprête et directeur artistique. Il a collaboré artistiquement avec de nombreux artistes de la chanson française.
Le titre "Mort à la guerre", dont les paroles sont de serge Lama et la musique de Ciramarios, a été écrit bien avant le début de la guerre au Moyen-orient et résonne avec l’actualité.
Le clip peut être vu dans son intégralité ICI
La tribune Ardèche du 12 mars 2026
09:29 Publié dans 2026, Les compositeurs et musiciens | Lien permanent | Commentaires (0)
20.02.2024
20 février 2026: France Dimanche
10:46 Publié dans 2026, La presse des années 2020 | Lien permanent | Commentaires (0)
14.02.2024
14 Février 2026: Film sur Serge Lama
Un film sur la vie de Serge Lama est sorti le 11 Février 2026. Une soirée spéciale a eu lieu le 14 Février 2026 en présence du réalisateur David Serero, et de quelques personnalités comme Michel Drucker, Gérard Davoust, Fabien Lecoeuvre.
Bande annonce du film
Le réalisateur David Serero appelle Serge Lama à la fin de la projection du film
Michel Drucker et Fabien lecoeuvre étaient présents lors de la projection du film
18:57 Publié dans 2026, film sur Serge Lama | Lien permanent | Commentaires (0)
13.02.2024
13 Février 2026: Victoire de la musique
14:55 Publié dans 2026, Serge Lama à la télévision | Lien permanent | Commentaires (0)
13 février 2026 : RTL matin
10:37 Publié dans 2026, Serge Lama à la radio | Lien permanent | Commentaires (0)
11.02.2024
11 Février 2026 : Critiques dans la presse - Serge Lama:Le Film documentaire
Quelques critiques de la presse au sujet du film Serge Lama de David serero
Sud- Ouest du 15 février 2026
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Première du 11 février 2026
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Critique du film SERGE LAMA, LE FILM
Quand on est né, comme le rédacteur de ces lignes, au début des années 70, son enfance a forcément été bercée par les tubes de Serge Lama, qu’on pouvait croiser dans les émissions de Maritie et Gilbert Carpentier ou ensuite chez Michel Drucker dans ses émissions Stars et Champs Élysées. Si certains choix sont ici questionnables (les captations noir et blanc de Serge Lama lui-même, alors que les autres sont en couleurs…) voire discutables (les pseudo reconstitutions de l’accident avec vues en drones et mains de médecins sur membre ensanglanté…), comme si la parole sincère du chanteur ne suffisait pas à rendre l’horreur de la situation, le documentaire a le mérite de ne pas se cantonner aux rencontres artistiques du chanteur.
Faisant ainsi une bonne part à l’intime, même s’il ne s’étale pas sur la rencontre avec sa femme (dont on appréciera la jolie rencontre), "Serge Lama, le film documentaire" fait intervenir des témoins qu’on ignorait pour certains, comme Patrick Sébastien, qui fit sa première partie, et venant lui aussi du cabaret, ou Lara Fabian, qui lui doit beaucoup. Leur choix laisse tout de même par moment dubitatif (Nikos Aliagas et sa réfléxion incongrue sur… « et s’il était une photo ? », Vincent Niclo…), car il n’est pas toujours explicité. Mais si l’on passe sur le trop signifiant (l’image d’un homme en fauteuil roulant, de dos face à la mer, qui se lève et écarte les bras, comme le chanteur sur scène, les trop nombreux mercis à la fin, qui ne laissent pas le « mot de la fin » au chanteur…), le documentaire a le mérite de retracer la riche carrière d’un rescapé, en replaçant à la fois ses compagnons ou pairs de l’époque (Bécaud, Barbara, Dalida…), ses tubes légendaires, lyriques ou joyeux (« Femmes, Femmes, Femmes », « Les p’tites femmes de Pigalle »…) tout comme ses influences (Brel, Brassens, Bécaud, Aznavour).
Abus de ciné du 11 février 2026
Et dans l'émission Télé Matin - France 2 du 9 février 2026
12:34 Publié dans 2026, La presse des années 2020 | Lien permanent | Commentaires (0)
10.02.2024
10 février 2026 : Décibels - ICI
10:02 Publié dans 2026, Serge Lama à la radio | Lien permanent | Commentaires (0)





















