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19.11.2009

Portrait de Serge Lama par François Morel

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Lors du vivement dimanche du 18 novembre, François Morel dressait ce portrait de Serge Lama

C’était le temps, le temps béni de la rengaine, c’était le temps où les chanteurs avaient de la voix. Un jour le petit Chauvier au théâtre des Capucines écouta son papa pour la dernière fois. «C’est bien joli de vouloir faire l’artiste, avait dit maman, mais c’est pas ça qui fait bouillir la marmite. » Papa Chauvier continuait à chanter du Mariano mais au volant de sa voiture de représentant de commerce avec la bière Eclat peinte sur la carrosserie.

C’était le temps, le temps groggy dans la verveine. Alors le petit Chauvier en larmes s’est dit, moi, plus tard, je ferai chanteur pour faire chier maman.

C’était le temps, le temps béni de la rengaine.
Le petit Chauvier avait pas trop d’amis. II était pas trop liant, l’était du genre solitaire. Au temps des ballons rouges, il était plus vieux que les jeunes de son age. Lui, ses copains ils étaient dans les livres. Un jour, à la piscine, pour une fille au teint de rose, il voulut réciter un poème. La fille a dit « ouais c’est sympa ton truc, je te remercie bien mais je
préfère autant aller piquer une tête » et puis elle partit au bras du maître nageur moins littéraire mais plus musclé.

C’était le temps, le temps enfoui dans Paul Verlaine. Alors le petit Chauvier en larmes s’est dit, moi, plus tard, je ferai chanteur pour faire chier les sportifs.

C’était le temps, le temps moisi de la gégène. Le petit Chauvier, à dix-huit ans, Se retrouve dans le Sahara. Four faire son service militaire, se retrouver en AIgérie qui reste un beau pays. Rendu alors à la vie civile, le petit Chauvier s’est peut-être dit moi, plus lard, je ferai chanteur pour faire chier les fusils.

C’était le temps, le temps béni de la rengaine… C’était le temps honni de la vingtaine. Un jour sur la route, sa fiancée disparut dans un fait divers. Une vie détruite, une vie à recommencer. Le petit Chauvier dans son lit d’hôpital se battait pour résister, pour vivre quand même. Malgré l’amour disparu, malgré le bonheur enfui.

C’était le temps, le temps pourri de la déveine. Alors le petit Chauvier en larmes s’est dit, moi, plus tard, je ferai chanteur pour faire chier la mort.

C’était le temps, le temps béni des rengaines devenues disques d’or. Le temps des succès, le temps des Palais de Congrés. Le petit Chauvier devenu grand Lama ne s’est pas résolu à devenir l’artiste de référence, le chanteur de révérence, continue à lancer ses coups de gueule, à l’ouvrir, parfois à tort et à travers, parfois pour dire des conneries. Les autres savent gérer la renomée. Pour élargir leur public, l’homme de droite Sardou fail copain-copain avec l’homme de gauche Guy Bedos mais, dans le fond, ils habitent les mêmes quartiers. Le petit Chauvier, toujours un peu mal dégrossi, continue à se battre avec les fantômes angoissés de son enfance. Faut bien apprendre à vivre avec. Le petit Chauvier en larmes a même réussi à passer pour un chanteur comique.

Parce qu’il est devenu chanteur. Pour venger son père, pour venger la mort, pour venger Verlaine, a même fini par se réconcilier avec la vie, avec la vie, avec les sportifs, avec les femmes, avec sa mère.

Aujourd’hui que c’est le temps adouci de 1a cinquantaine, le petit Chauvier qui chantait si fort fredonne d’une voix plus apaisée 1a chanson de toute une vie.

Cétait le temps, le temps béni de la rengaine…

François Morel

 

15.11.2009

15 Novembre 2006: La chanson française pour les nuls

Extrait du livre "La chanson française pour les nuls", de Bertrand Dicale Page consacrée à Serge Lama.

 

 

serge lama

 

 

LES REVANCHES DE SERGE LAMA

Quand Pierre Perret invente de jolies tournures pour raconter qu’il détrousse les filles, il est un autre chanteur qui y va carrément et ne s’embarrasse pas de métaphores. Et entre deux tournées chez les p’tites femmes de Pigalle, il lui arrive même de se prendre pour Napoléon, SERGE LAMA, n’est pas un tiède. En effet, grosse voix, grosses mains, gros rire, grands gestes quelque part entre le voyageur de commerce et un personnage des tableaux de Bruegel.

SERGE CHAUVIER est né à Bordeaux, le 11 février 1943, il est le fils d’un chanteur lyrique qui n’a jamais connu le succès. Quand il a sept ans, la famille déménage  à Paris et son père abandonne la carrière d’artiste pour une place de représentant en bières.

A 17 ans, il rencontre Marcel Gobineau, régisseur du théâtre des capucines. Celui-ci l’accueille quand il fugue, en rébellion contre ses parents. Marcel Gobineau devient le maître spirituel de Serge, lui donne le goût de l’histoire et de la chanson (ce sera à lui que sera dédié : Mon ami, mon maître). C’est sous son influence, qu’il prend la décision de devenir vedette de music-hall.

Il débute en 1964, le jour des ses 21 ans, à l’écluse le cabaret où trônait Barbara. Premier 45 tours quelques mois plus tard et très vite un nom dans le métier, mais en août 1965, il est victime d’un effroyable accident de voiture ; la pianiste Liliane Benelli et son régisseur Jean-Claude Macias (le frère d’Enrico) sont tués sur le coup et les médecins lui annoncent qu’il ne remarchera jamais. Mais, toujours soutenu par Marcel Gobineau, il s’arrache à son lit, s’acharne à sa rééducation, et remarche sans béquilles.

Deux ans après son accident, il revient à la scène en assurant la première partie de Nana Mouskouri à l’Olympia malgré les séquelles de ses blessures et une claudication qu’il dissimule quand s’allument les projecteurs.

Dès lors, sur scène, chaque soir, c’est « un sprint et un match de boxe », en même temps, dit il en ajoutant « Aucun chanteur de ma génération n’a autant chanté que moi ». Car c’est     un goinfre de scène et qui donne, deux cents ou trois cents concerts par an. La gloire survient, énorme, en 1973, avec « JE SUIS MALADE ». Dès lors, rien ne l’arrête, il mène ses concerts sa vie avec la même énergie débordante, envahissante, orgueilleuse.

SERGE LAMA ose quelque chose que personne n’ose avant lui : la fierté du perdant, le lyrisme du désastre moral, les envolées de l’homme ordinaire qui s’invente un destin de Don Juan. On le trouve d’un masochisme parfois complaisant (dans JE TE PARTAGE, par exemple : « je lécherai avec ma bouche les endroits que les autres touchent, et tant pis si ça fait scandale que je sois plusieurs dans ton ventre ». On trouve un peu vulgaires ses consolations (j’suis content, j’suis content, j’sui cocu, mais content, je m’en vais voir les p’tites femmes de Pigalle), on s’inquiète de son intérêt pour les très jeunes filles (viens laisse un peu tomber tes poupées –chez moi). Dans une chanson française qui n’aime le cochon que bien rose et poli, il fonce comme un mufle de sanglier. Les bien-pensants trouvent en lui un frère en fantasme.

La plupart du temps, sur des musiques d’Alice Dona ou d’Yves Gilbert, ils racontent vie et rêveries d’un homme obsédé par les femmes, mais aussi souvent vaincu que vainqueur (d’aventure en aventure 1968 – superman – chez moi 1974  - je t’aime à la folie 1975 – les p’tites femmes de Pigalle 1975 – Tarzan 1977 -  femme, femme, femme 1978) et il convoque aussi un des plus grands mythe français en incarnant Napoléon sur scène pendant trois ans, un million de spectateurs le verront se coiffer du célèbre bicorne.

 

01.11.2009

Novembre 2009: Quand je serai grand

Dans ce livre de Danielle Moreau et Stéphane Clerget "Quand je serai grand je serai célèbre " un chapitre est consacré à Serge Lama

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 Publié le 10 décembre 2009 dans France Soir

Danielle Moreau, chroniqueuse chez Sophie Davant sur France 2 et chez Stéphane Bern sur France Inter, l’avoue : à 46 ans, elle habite toujours chez sa mère.

 

Cette Tanguy au féminin est fascinée par le monde de l’enfance, c’est pourquoi elle vient d’écrire Quand je serai grand, je serai célèbre. Cette midinette cathodique a confessé une trentaine de personnalités, de Pierre Arditi à Bruno Solo en passant par Elie Semoun, qui se livrent avec une incroyable liberté. Ce que l’auteur nous propose, c’est de retomber en enfance.

On y croise Marianne James qui, gamine, était muette et anorexique (elle s’est bien rattrapée depuis), Michel Galabru pleurant toutes les nuits la mort de son grand frère, Evelyne Bouix qui était boulimique, Benoît Poelvoorde déjà maniaque de la propreté, Jean-Pierre Marielle qui se souvient de sa grand-mère bourguignonne, très autoritaire, qui mettait au garde-à-vous les Allemands venus réquisitionner sa propriété, Serge Lama traumatisé par sa mère le traînant par la main lorsqu’il a 5 ans dans l’hôtel où son père vivait avec sa maîtresse, ou bien encore Nikos qui se souvient de son père, tailleur, qui fabriquait les costumes à paillettes de Claude François…

 

Danielle Moreau, dans cet ouvrage, joue les Françoise Dolto et nous propose de feuilleter l’album de famille de ces gamins qui avaient tous un besoin démesuré d’être aimés, et, à ce titre-là, ils ont réussi leur vie.

 

 

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29.10.2009

Georges Brassens parle de Serge Lama

Georges Brassens nous a quitté le 29 octobre 1981. Voici ce qu'il écrivit sur Serge Lama :

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RechercheWeb

13.10.2009

13 Octobre 2004: Livre d'Alice Dona Cricri

En 2004 Alice Dona écrivait une livre sur sa sœur née différente puisque trisomique. Un livre très émouvant dans lequel Alice lui donnait la parole.

Au fil des pages quelques unes étaient consacrées à Serge lama.

 

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Pages extraites de l'ouvrage d'Alice dona 'cricri' paru aux éditions Anne Carrière en 2004

 

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06.10.2009

6 Octobre 2005: Carlier 10 ans de télé

On pouvait retrouver dans ce livre de chroniques de Guy Carlier un extrait de l'émission rien à cirer du 20 Octobre 1996

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04.10.2009

Michel Drucker présente Serge Lama

medium_drucker.jpgSerge Lama ne sera jamais démodé parce qu'il ne sera jamais à la mode.

Michel Drucker (dans les années 80)

01.10.2009

Octobre 2007:Livre de Sophie Darel

En octobre 2007 paraissait un livre de mémoires de Sophie Darel "Une blonde des années 70" dont quelques pages évoquaient des moments passés avec Serge Lama en tournée en 1980

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Jacques Chancel parle de Serge Lama

medium_jacques_Chancel.jpgLama, c'est un adolescent mûri qui ne se veut pas encore tout à fait adulte.

Jacques Chancel - Octobre 1978

30.07.2009

Joe Dassin parle de Serge Lama

Serge Lama et Joe Dassin

 

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Juillet 1973, en compagnie de mon ami Serge Lama, je suis nommé comme lui stagiaire professionnel de la Sacem (la Société des Auteurs Compositeurs et Éditeurs de Musique). Ce titre est attribué aux artistes qui ont réalisé les plus grands droits d'auteurs. Il représente pour moi des heures de labeur en tant que compositeur depuis 1965. 
La nouvelle s'intitule "La chanson des cigales". 23 ans plus tard, le créateur de "Je suis malade" me fera l'honneur d'inscrire à son répertoire : "La fleur aux dents".

Site Jo Dassin

 

La fleur aux dents par Lama (1996)