26.04.2019
26 Avril 2021:Interview Alice Dona
Alice Dona: «Je suis une antistar qui aime chanter pour le public»
La compositrice fétiche de Serge Lama (Je suis malade, La chanteuse a vingt ans...) vient de sortir une anthologie des chansons qu'elle a interprétées entre 1963 et 1987. Un petit bijou de force et sensibilité.
Alice Dona est peut-être la star la plus modeste de la chanson française. Et pourtant sa carrière de compositrice et d'interprète est l'une des plus riches du répertoire. La complice de Serge Lama, qui a mis en musique des petits chefs-d’œuvre comme Je suis malade et La chanteuse a vingt ans, vient de sortir une anthologie (un coffret de 6 CD chez Marianne Mélodie) de tous les titres qu'elle a interprétés entre 1963 et 1987.
Cette «antistar» (une de ses meilleures créations) surdouée a accepté par téléphone, covid oblige, de répondre aux questions du Figaro. Avec elle, la crème de la crème de la chanson est aussitôt convoquée: du Petit Conservatoire de Mireille, où elle a fait ses premiers pas, à Pierre Delanoë, Claude Lemesle en passant, bien sûr, par Serge Lama, « sans qui rien n'eût été possible».
LE FIGARO. - Vous êtes une chanteuse très aimée du public et pourtant vous ne semblez pas rechercher la lumière. Ressemblez-vous à l'Antistar de votre chanson ?
ALICE DONA. - J'allais vous l'ôter de la bouche. En partie, j'ai refusé la lumière en me cachant derrière les autres. Je me suis aussi peut-être caché derrière moi-même. Puis, après j'ai compris que je prenais un plaisir fou à composer et à me faire chanter par les autres. De ce point de vue, ma rencontre avec Serge Lama aura été une sorte de révélation. Il faisait vivre mes idées comme je les avais rêvées.
Dans l'anthologie qui vient de sortir, on voit qu'à vos débuts en 1963 vous aviez pourtant surtout envie d'interpréter vos textes et vos musiques...
Moi à l'aube des années soixante j'étais inspirée par Ray Charles, Claude Nougaro et Gilbert Bécaud et aussi par les courants musicaux de l'époque, le rock et le twist, entre autres. Comme j'étais pianiste et que j'ai tout de suite eu le goût de composer, j'ai fait des chansons dans l'air du temps, légères, comme Les garçons, Demain j'ai dix-sept ans, Folle de t'aimer... Tout ça, c'est l'insouciance. On se dit: “hop”, et on y va. Je n'étais pas un couteau mais plutôt une éponge à l'époque.
Vous avez composé La chanteuse a vingt ans de Serge Lama qui raconte l'histoire d'une artiste qui se transfigure sur scène. C'est un peu vous...
C'est d'autant plus moi qu'aujourd'hui j'ai soixante-quinze ans ! (rire). Mais là encore ce sont les mots de Serge qui exprime une sensibilité inouïe. C'est une joie de poser des notes sur des mots aussi justes que «Puis elle rentre en écartant les bras, comme si elle rentrait pour la première fois. Puis elle chante avec cette voix-là, comme disent les journaux qu'on ne remplace pas.»
À partir des années soixante-dix vous composez sur des paroles de Serge Lama, bien sûr, mais aussi sur celles de Claude Lemesle et de Pierre Delanoë. Vous écrivent-ils des chansons sur mesure ?
Ce n'est pas la peine de répéter que ces trois-là auront été trois grands hommes de la chanson française. Sans Serge Lama, c'est simple, rien n'eût été possible. Il est mon verseau-frère. Claude Lemesle, c'est en tant que petit nouveau du Petit Conservatoire de Mireille que nous nous sommes rencontrés sur le paquebot France pour une tournée. Sur ce bateau je me souviens, il y avait un petit salon avec un piano à queue. Je me suis assise pour jouer les deux chansons qu'il m'avait spontanément écrites. Notre amitié est née là sur ce gigantesque navire et elle est toujours aussi forte aujourd'hui. Quant à Pierre Delanoë, il était “ mon tonton ronchon”, et dans le même temps, notre prof ès mots à tous.
Et avec ses paroliers, vous avez fini par chanter des chansons comme La salope qui pourrait aujourd'hui être critiquée par les mouvements de la «cancel culture » ...
Claude Lemesle a voulu écrire une chanson féministe avant l'heure. Il le faisait avec sa sensibilité. Il ne s'agissait pas de dire du mal des femmes mais précisément de montrer du doigt ceux qui se permettent de les insulter. Et tout ça, il me semble était pensé avec beaucoup de sensibilité.
Comment concevez-vous vos chansons ?
Je couche les notes sur des cahiers. Je me suis bagarré avec Serge Lama au début qui écrivait sur des feuilles volantes. Je peux utiliser des partitions mais c'est plus rare. Je peux le faire mais je préfère écrire les notes à la main comme on écrirait une lettre. Il m'est même arrivé d'utiliser un dictaphone lorsqu'une idée me vient en voiture. Après avec mon piano, je mets tout cela en ordre.
L'épidémie de Covid vous interdit de vous produire sur scène. Quand pensez-vous refaire des tournées ?
De ne pas rencontrer son public, c'est vraiment triste. Vous me dites: “Quand ?”. Je ne sais pas. Tout ça me manque beaucoup. J'ai des titres comme Chanson hypocalorique que les gens connaissent, attendent. Une chaleur envahit alors la salle. Vous savez, deux choses comptent pour moi: composer des mélodies et rencontrer mon public sur scène. C'est ça le bonheur d'une chanteuse.
Afin de donner un aperçu du talent d'Alice Dona, Le Figaro a choisi de présenter, ci-après en vidéos, trois de ses chansons qui sont chères à son cœur et à celui du public.
20:14 Publié dans 2021, Ils parlent de Serge Lama, Les compositeurs et musiciens | Lien permanent | Commentaires (0)
05.11.2018
5 Novembre 2020:Biographie
Sortie ce jour d'une biographie sur Serge Lama par Lomig Guillo.
Cette biographie fait référence à ce musée en ligne
Lomig Guillo est journaliste pour la presse économique (Capital et Management), spécialisé dans les enquêtes au long cours et amoureux de la musique. Son style clair nous emporte dans les méandres de la vie de l'un des artistes les plus aimés et acclamés de sa génération. C'est son troisième livre publié aux Éditions Prisma.
10:00 Publié dans 2020, Documents sur Serge Lama, Ils parlent de Serge Lama | Lien permanent | Commentaires (0)
12.02.2018
12 février 2020 : Livre sur Claude Nicot, comédien
09:22 Publié dans 2020, Ils parlent de Serge Lama | Lien permanent | Commentaires (0)
28.11.2017
28 Novembe 2019: Sandrine Roy
Article que le journal de Haute Marne consacre à Sandrine Roy , parolière, auteure de nombreuses chansons et admiratrice de Serge Lama
Merci à Sandrine Roy, parolière de talent, de m'avoir cité dans ce bel article que lui consacre aujourd'hui le Journal de la Haute-Marne
Serge Lama
04:50 Publié dans 2019, Ils parlent de Serge Lama, SMS- Mots de Serge | Lien permanent | Commentaires (0)
18.04.2017
18 Avril 2019:Interview d'Yves Gilbert
Dans cette interview Yves Gilbert nous parle de ses débuts et de sa rencontre avec Serge Lama
09:37 Publié dans 2019, Ils parlent de Serge Lama, Les compositeurs et musiciens | Lien permanent | Commentaires (0)
14.02.2016
14 février 2018 : Passion classique Pierre Arditi – radio classique

Les invités d’Olivier Bellamy ont tous un point commun : la passion de la musique. Dans l'émission Passion classique, ils partagent les mélodies qui ont marqué leur existence, et dévoilent, à l’écoute des airs entendus, une part intime et souvent méconnue de leur personnalité.

Le 14 février 2018 Pierre Arditi est l’invité de Passion classique. Il propose comme madeleines musicales, la chanson Celui de Marie-Paule Belle et Une île de Serge Lama à la suite de sa présence au concert de l’Olympia du 11 février 2018.

EXTRAIT
09:10 Publié dans 2018, Ils parlent de Serge Lama, Serge Lama à la radio | Lien permanent | Commentaires (0)
27.06.2015
Yves Charnet
L'écrivain Yves Charnet , grand passionné de chanson française parle de Serge lama .
La générosité Lama
«Je ne connais Serge Lama que depuis un an mais il a déjà manifesté beaucoup de générosité à mon égard. Lors de son dernier concert toulousain (le 4 novembre 2014 au casino), il m'a chanté, dans sa loge, une version a cappella, magnifique, de Je voudrais tant que tu sois là. Il est très touché d'avoir rencontré un écrivain qui lui plaît, lui qui a la religion du livre. Quant à moi, je retrouve un répertoire et un interprète, lyrique, habité, qui m'ont tant marqué dans ma jeunesse. Je me sens proche de lui dans la peinture des rapports amoureux et de l'amitié. Pouvoir le côtoyer fait partie de ce hasard objectif (comme disait Breton), de cette écoute poétique des signes de la vie que raconte aussi le livre. Avec Lama, je vis actuellement un de ces miracles.»
La dépèche 16 janvier 2015
Serge Lama : «Je voudrais tant que tu sois là» (1977)
«Je raconte la scène dans le livre. Lors de son dernier concert à Toulouse, au casino Barrière, en novembre 2014, Serge Lama m'a dédié cette chanson, qu'il a livrée à voix nue, dans l'obscurité. J'étais dans la salle, aux côtés de celle que j'appelle Romy dans le livre. Cette offrande, c'était comme un cadeau de fiançailles pour nous, couple empêché où l'un attend toujours l'autre. Lama me ramène aux années 70, à mes 15 ans quand déjà il me touchait énormément. Je cite également Le 15 juillet à 5 heures, chanson sublime sur deux êtres rassemblés au cœur de l'été, dans un moment de bonheur suspendu. Et puis aussi Je suis malade, grande chanson de l'abandon et du manque avec la dimension maladive, très juste, de toute passion.»
La dépèche 27 juin 2017
22:03 Publié dans 2017, Ils parlent de Serge Lama | Lien permanent | Commentaires (0)
23.10.2014
23 Octobre 2016:"Même le dimanche"
11:05 Publié dans 2016, Ils parlent de Serge Lama | Lien permanent | Commentaires (0)
24.06.2014
24 Juin 2016: Le Divan Nana Mouskouri
Dans l'émission de Marc Olivier Fogiel LE DIVAN , Nana Mouskouri évoque sa relation d'amitié avec Serge Lama.
Télé 7 jours
et Serge dit d'elle :
09:20 Publié dans 2016, Ils parlent de Serge Lama | Lien permanent | Commentaires (0)
30.04.2014
30 Avril 2016: Radio Protestante
07:00 Publié dans 2016, Ils parlent de Serge Lama | Lien permanent | Commentaires (0)













