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02.04.2009

2 avril 1979 : JT – Antenne 2 midi

 

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Serge Lama est présent sur le plateau du journal télévisé de 12 H du 2 avril 1979, le lendemain du décès de Bruno Coquatrix et alors qu'il termine ses derniers jours au Palais des Congrès.

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EXTRAIT AUDIO

01.04.2009

Texte manuscrit de Serge dans la fronde N° 21

Publié dans la fronde numero 21 du printemps 1979

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Avril 1979:Podium

Poster de Serge Lama dans le magazine Podium d'Avril 1979

 

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Un peu plus tard, un peu plus tôt
Par l'avion ou par le métro
Ou simplement en prenant tout son temps
Les gens comme nous ne savent pas
Ce qui fait avancer leurs pas
Mais, on s'en va, on s'en va
Pour Paris ou pour Tombouctou
Pour chez elle ou pour n'importe où
Quand on a le cœur à genoux
La destination, on s'en fout
On dit qu'on s'en fout, mais mon œil
Chaque remariage est un deuil
Les gens comme nous, ils sont tout seuls
Seul, tout seul
Pas plus que ceux
Qui sont cocus, mais qui se taisent
Pour ne pas couper en deux
La table, l'armoire, les deux chaises
Seul, tout seul
Pas plus que certains
Qui boivent pour oublier qu'ils boivent
Et qui, quand ils sont à jeun
Traitent les ivrognes d'épaves
Seul, tout seul
Pas plus que ceux
Qui ont bâti les cathédrales
Et qui, le ciel plein les yeux
Meurent d'une indigestion d'étoiles
Seul, tout seul
Pas plus que le fils de l'homme
Au pied du calvaire
Qui sait que sa mort ne peut
Que servir l'orgueil de son père
Seul, tout seul
Pas plus que ceux
Qui pédégient d'un air très grave
Puis qui vont dans d'autres lieux
Se faire fouetter comme des esclaves
Seul, tout seul
Pas plus que celles
Qui vont de névroses en névroses
Qui d'hôpital en bordel
Crèvent un soir d'une overdose
Seul, tout seul
Pas plus que moi
Qui vis ma vie sous les lanternes
Pour cacher qu'il y a en moi
Un cœur gris comme une caserne
Seul, tout seul
Tout le monde est seul
Tout seul, tout seul, tout seul

31.03.2009

31 mars 1979 : Télé 7 Jours

Serge Lama était à la une de Télé 7 jours du 31 mars au 6 Avril 1979

 

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serge lama

29.03.2009

29 Mars 1979 : Ciné revue

Serge à cette époque se produisait au Palais des congrès

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28.03.2009

28 Mars 1979:Récré A2

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Discobus était une rubrique de chansons animée par Ariane Gil

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Lama découpe en tant que parrain le gâteau de baptême de cette émission

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20.03.2009

20 mars 1979 : La France à la carte : Bordeaux – RFI

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Anne Toulouse interroge Serge Lama sur la région de son enfance.

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EXTRAIT

 

13.03.2009

13 Mars 1979:Modes de Paris

Article publié dans la revue "Modes de Paris" en 1979

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LIRE

 

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09.03.2009

9 mars 1979 : Paris Match

Article de Jean Cau paru dans PARIS MATCH le 9 mars 1979


 

serge lama

 

serge lama



Visage taillé à coups de serpe d'un Bonaparte paysan. Ressemblance entretenue? Oui ou non.

Aucune importance. Mèches raides. (oeil noir. Nez busqué et pointu. Voix macho aux reflets métalliques, comme dorée parfois et moirée d'une douceur à poigne. Traîne la patte et boitille à la suite d'un accident. D'où mélange Bonaparte + grognard + pirate arpentant le pont de son rafiot. D'où impression aigle blessé mais qui s'arrache et vole et plane. D'où séduction accrue.

Trente-six ans. Origine périgourdine, né à Bordeaux, élevé à Paris. Chanteur populaire. Rien que chanteur. Fou de chansons. Volonté de fer. Confiance -  en soi - de bronze. Aucune vanité. Orgueil du travailleur, Bête rugueuse de music-hall. Chante au Palais des Congrès, chaque soir. Et, chaque soir, 3 700 spectateurs. Marches louées. Et chaque soir, public vaincu, terrassé, emballé (comme un mec « emballe » une gonzesse), caressé, soulevé, maté, secoué, aimé, gagné. Et chaque soir, pendant trois mois qui verront défiler plus de 300 000 personnes de tous âges. sexe, poil, plume et condition. Et chaque soir, mon pote, plus de 200 000 F de recette. Et huit millions et demi de location dans les caisses avant la première. Et sept millions de disques vendus. Et plus de deux cents galas par an.

 

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Célibataire. Vit à l'hôtel. Fait quoi de son pognon ? Moitié au fisc ;  l'autre se dévalue. Pas ses oignons. Imprésario éberlué par cet animal. Me dit, dans la loge bourrée de peuple où l'animal dédicace à tour de patte : «Vous étiez dans la salle ? Vous avez vu ? Chaque jour c'est comme ça. C'est magnétique. Ça passe. C'est comme Hitler, Castro, Nasser ou Khomeiny. » Khomeiny? Pourquoi pas? L'imprésario: « Il fait plus à Paris que les Beatles à la grande époque, à Londres ». Il répète les chiffres. Incantation. En pleine forme, la bête dédicace.

Nom d'état civil, Serge Chauvier.

On va souper? D'accord. On franchit un barrage de fans. Une mémée, alerte comme tout : « Oh ! mon petit Serge ! Bravo, mon petit Serge ! J'ai quatre-vingt quatre ans. » Elle est soulevée, la mémée minuscule, et embrassée.

Dédicaces. On plonge dans la bagnole. Quelle soirée ! Oh ! c'est chaque soir comme ça. Il a l'habitude. « Je vis pour ça... ».

Nom de guerre : Serge

Serge prend son petit déjeuner au lit : jus de pamplemousse et café crème. Pour les trois mois de son tour de chant au Palais des Congrès il a loué une chambre au 7e étage de l'hôtel voisin, le Méridien. Il aime discuter avec le patron dans les petits bistrots du quartier. Lama. Quelle santé ! Une santé non pas « paysanne », citadine. Il adore la ville, le béton, les autos, le néon. Il me dira que là est la foule et qu'il adore la dévorer et être mangé par elle. Il a toujours vécu dans la ville, à Paris, dans des arènes de ciment et de lumières.

 

serge lama


Et ça lui est venu comment cette envie, ce besoin de chanter, de crier? Il raconte, en mangeant du sanglier aux pâtes fraîches, et en sifflant du rouge, que ça lui est venu, voyons voir ça, au berceau. « A dix ans, ensuite, je chantais devant mon armoire à glace des chansons que je composais. Tout un récital. Je faisais mes comptes de chansons. J'avais mes 45 et 33 tours imaginaires. Je saluais, je chantais, je m'applaudissais et même je me sifflais. Je me bruitais mon spectacle.» Hérédité ? Ça se peut. Le père, Georges Chauvier, poussait ça et là la chanson d'opérette. C'était pas la .gloire, la gloire. On vivait dans une chambre d'hôtel minable et la mère lavait chaussettes et chemises dans le lavabo. Un jour, elle en a eu sa claque et a dit au père que l'opérette c'était très bien à condition de ne pas en abuser. Et papa, désolé, a cessé de roucouler, sur les planches, et a choisi un vrai turbin. Représentant. Quelque chose dans ce genre. Serge avait douze ans. Sûr, sûr de l'orteil au cheveu en passant par la tête et le cœur qu'il réussirait là où le paternel n'avait que modérément réussi. « J'allais à  l'Olympia voir Bécaud, Brassens, Aznavour. Un jour, je serais à leur place. Aucun doute. Aucun. C'est pas le talent, même s'il vaut mieux en avoir qui est premier, c'est la volonté. J'en avais à revendre. Je ne supporte pas l'adversité. Elle m'excite.»

II me dit que lorsqu'il a eu son terrible accident d'auto, en 65, dans un virage près d'Aix-en-Provence... A ses côtés, morts sa fiancée et le frère d'Enrico Macias. Et lui, mort-vivant, cassé en cent morceaux. « Je  n'ai jamais douté. Je remontais le moral des toubibs. » Est-ce qu'il a gardé des séquelles et souffre encore ? « Je n'en sais rien. Je ne m'occupe pas. Les gens ont peur de la maladie, de la souffrance, de la vieillesse. Moi non. J'ai été vieux à vingt ans, pendant des mois et des mois, à causé de cet accident. Alors, j'ai ma vieillesse derrière moi. »

II dit qu'un tour de chant, pour lui, « c'est un combat », qu'il faut être toujours «derrière une chanson ». « Le public ne se trompe jamais. S'il sent que  tu n'es pas derrière ta chanson, il décroche. En revanche, si tu y vas comme Piaf, s'il sent qu'un bout de femme pas belle y croit, à.ses bateaux, à ses légionnaires et à ses filles de joie, alors il part à fond. » Et lui, est-ce qu'il y croit à la vie, à la mort, à l'amour, à la solitude, à l'amitié, à tout ce bazar qu'il chante ? « Absolument. Dur comme fer. J'écris mes textes, je les chante. J'y crois. » Et la chanson, c'est quoi, pour lui ? « Des émotions simples. Des  mots que tout le monde comprend. La technique change mais pour un chanteur populaire, tout est pareil. Les grandes émotions, vous savez, sont éternelles. Les hommes, les femmes, l'amour, la mort, le plaisir, etc. Ça se phrase, du côté des intellectuels mais, en réalité, ça ne bouge pas. L'âme humaine, c'est du costaud. Sinon, vous chantez une saison. Pour durer, dans le cœur populaire, faut pas bouger. Piaf, Chevalier, Brassens, les plus grands, pendant des dizaines d'années, c'est toujours la même chose.Ils ne bougent pas d'un pouce.

 

serge lama


Je lui dis que son imprésario l'a comparé à Khomeiny et il rit : « Vous voyez, hein ? A force de chanter pendant 78 ans la même chose, il a foutu un empire en l'air, le barbu. Sauf que ses chansons nous mettent dans la merde, non ? » Oui. Et  sauf que celles que l’ayatollah Lama, chaque soir, versent à ras bord l'amour, la vie, la mort, l'amour de la vie, la mort des amours et des « trucs qui ne bougent pas » au cœur du brave peuple. Vive Lama ! Lama au pouvoir ! Qu'est-ce que je dis ? Je suis fou ou quoi ? Pardon. Ma soirée Lama a dû me déranger. Excusez-moi.

05.03.2009

5 Mars 1979: ok magazine

11 Février 1979: Serge fêtait ses 36 ans et ses 15 ans de carrière au Palais des congrès

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