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21.10.2009

21 octobre 1997 : Le Progrès - Lyon

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Portrait de Serge Lama dans le journal Le Progrès avant le concert au centre culturel Aragon de Oyonnax le soir même

 

Ce soir, Serge Lama Chante à Oyonnax

Portrait d'un artiste qui, au centre culturel Aragon, présentera son nouveau tour de chant à guichet fermé.

Serge Lama est né le 11 février 1943 à Bordeaux. Élevé dans les coulisses du music-hall, il doit à son père, chanteur d'opérette, son goût précoce pour le spectacle et son envie d'écrire (il commence à neuf ans) des poèmes puis des chansons.

Doué pour les matières littéraires et artistiques, mais présentant peu de charmes aux études, il entre dans la vie active à 18 ans. Sans cesser d'écrire, il exerce alors plusieurs métiers avant d'être appelés sous les drapeaux, service militaire oblige, en 1963. Rendu à la vie civile en décembre, il fréquente un temps le "petit conservatoire" de Mireille où il rencontre Jacky Bayard, pianiste qui va mettre en musique une vingtaine de ses textes.

Le 11 février 1964, jour de sa majorité, il fait ses débuts en public. Remarqué par Renée Lebas, il ne tarde pas à enregistrer un premier album. En octobre de cette même année, il participe au "Relais de la chanson" qu'il gagne. Sa chance ne s'arrête pas là puisque Bobino l'attend, au côté de Barbara, en première partie de Georges Brassens. Serge Lama partit en tournée à travers la France. Fauché en pleine ascension, il est victime d'un terrible accident près d'Aix-en-Provence, le 12 août 1965. La gravité de son état l'oblige à quitter la scène musicale durant près de deux ans.

Au cours de sa convalescence, Serge rencontre Yves Gilbert, pianiste et compositeur, avec qui il se lie d'amitié. De leur longue collaboration naîtront des succès tels que "D'aventures en aventures" ou "Charivari". Poussé par sa volonté de revenir sur scène, il enregistre en juin 1967 "Les ballons rouges" allongé sur un brancard. Le 23 octobre, il fait sa rentrée à l'Olympia dans le spectacle de Nana Mouskouri. Dès 1968, sa carrière repart réellement. Outre deux tournées auprès d'Enrico Macias, son album "D'aventures en aventures" est couronné Grand Prix International de l'Académie Charles Gros. Artiste reconnu, il passe en vedette à Bobino en 1970.

Bien que malheureuse, sa participation au concours Eurovision marque le début de dix années fécondes et brillantes. A cette occasion, il rencontre Alice Dona qui va composer pour lui des titres phares : "Je suis malade", "Chez moi"...

Sur tous les fronts, Serge Lama connaît un succès incontestable avec ses albums "Superman" et "Chez moi" et se fait le champion de concerts mémorables. Le 12 février 1973, l'Olympia refuse des centaines de personnes venues l'entendre. En 1975, il est le premier à tenter le palais des Congrès. 70 000 spectateurs viennent l'acclamer pendant 20 jours. Chacune de ses apparitions confirme alors sa popularité. En 1978, 8 millions de Français avaient vu Lama en concert, 7 millions d'albums avaient été vendus ! Cette série de tours de chant s'achève en beauté, en 1981, au palais des Congrès.

Le règne de Napoléon

Serge Lama se prend d'affection pour Napoléon. Ecrite et composée en deux mois, sa fresque musicale fait l'objet d'un album et d'une adaptation théâtrale qui sera jouée entre 1984 et 1988 devant plus d'un million de spectateurs en France, en Belgique, en Suisse et au Canada.

En 1989, l'album "A la vie, à l'amour" retraçant ses 25 ans de métier sort. Serge Lama dévoile ensuite un autre de ses talents : la comédie. Il a de nouveau rendez-vous avec le succès en interprétant successivement deux pièces de théâtre : "La facture" de Françoise Dorin et "Tôa" de Sacha Guitry. On a pu le voir aussi à la télévision dans "Garde à vue", une série policière en 26 épisodes diffusée sur France 3.

De 1994 à 1996, avec l'album "Lama", l'artiste fait un brillant retour à la chanson après sept ans d'absence (son dernier album original "Je t'aime" remontant à 1987). Attendu et enthousiaste, il s'est donné les moyens du succès en tenant compte de son entourage : Alice Dona et Yves Gilbert, ses complices de toujours, pour la mise en musique de ses nouveaux textes, Bernard Saint-Paul pour la production de l'album. La tournée a commencé à Paris au palais des Congrès - 3 semaines au mois de janvier 1995 - s'achève fin mars 96 à l'Olympia. Enregistré à l'Olympia, produit par Bernard Saint-Paul, "Lama l'ami" sort à la rentrée 96. Cet album regroupe 27 chansons. Les nombreux fans de Serge Lama peuvent retrouver les "classiques" de l'artiste dans leur nouvelle version ainsi que quatre nouvelles chansons inédites. Ce sera l'essence même du spectacle que le chanteur présentera ce soir au grand théâtre du centre culturel Aragon.

 

Critique du concert au centre culturel d’Aragon à Oyonnax du 21 octobre

 

L'ami Lama

Mardi soir, l'homme des " Petites femmes de Pigalle ", de " Je suis malade ", le comédien-chanteur de " Napoléon ", a chanté " Lama, l'ami "dans un Centre culturel Aragon ravi« Peut-être savez-vous quand je suis venu la dernière fois à Oyonnax ? », demande l'artiste à la salle. " Woua ! ", lâche un spectateur. Cette réponse, aussi vague qu'évocatrice, explique pourquoi les Oyonnaxiens étaient si nombreux, mardi soir, au Centre culturel Aragon.

En premier lieu, Serge Lama ne visite pas le haut-Bugey fréquemment. Il avait certes présenté "Napoléon" à Bourg-en-Bresse, la comédie musicale qu'il avait écrite sur la vie du petit Corse et qu'il interprétait avec Christine Delaroche. Mais, pour écouter "Je suis malade" ou "Petites femmes de Pigalle" en chair et en os, il fallait être patient. Bref, un Lama à Oyonnax, cela ne se manque pas !

Ensuite, le chanteur populaire rajeunit. Non qu'il ne vieillisse pas (quoi que ?) mais il est pour le public une eau de jouvence rafraîchissante. Lama qui a poussé sa ritournelle chez les Carpentier, chez Guy Lux et, plus récemment, chez Drucker à l'époque de "Champs-Elysées", nous ramène quelques années en arrière. Des lustres, voire des décennies plus tôt. Et, cela fait du bien.

Du coup, c'est l'ami Lama que les spectateurs ont applaudi avec générosité.

"Je t'aime à la folie"

Ce fut d'abord avec sa voix de baryton et quelques accords de piano qu'ils eurent à faire. Pour ne pas perturber. L'artiste, dans le noir, entama "Les ballons rouges". Tiens, une référence à l'enfance. Puis, un projecteur l'éclaira, près du piano.

De chanson en chanson, il parcourut la scène avec méthode, communiant avec les personnes, n'hésitant pas à prendre la main d'une jeune fille, à inviter les femmes à l'hôtel Mercure d'Annemasse qu'il devait rejoindre après le concert, à récompenser un haut-Bugiste d'un " je t'aime à la folie, la vie iii... " Vaillant. " Ben voilà, si vous pouviez arriver à faire ça tous ensemble... hein ? Parce que là ce soir je vous sens un peu... Vous n'osez pas. Faut pas être timide (...) ", encouragea l'artiste. Charmé, le public respecte, respectant les commandements d'un mouchoir blanc.

Macho ou très complexe ("Je suis lâche"), Serge Lama décortiqua les relations hommes-femmes avec des mots simples, parfois sensuels ou cruels et de belles mélodies, malheureusement quelquefois trop chargées parce que sorties d'une boîte à rythme. Les histoires nous menèrent de la rencontre jusqu'à la séparation. Trompé hier ("J'suis cocu et content"), il l'est encore aujourd'hui ("Je te partage").

Par contre, il fut des textes qui donnèrent la chair de poule. Lorsqu'il évoquera les drogués qui finiront dans la neige blanche, un jour, entourés de corbeaux sans ailes, la fiancée qui n'éprouve plus rien pour l'homme qu'elle doit épouser ou « l'Esclave », Serge Lama taille les phrases comme de grands auteurs. Idem pour l'Algérie. Bien sûr, il parle de la guerre d'autrefois. Pourtant, on ne peut effacer les massacres actuels de nos têtes.

Serge Lama est là immuable, sans surprise le talent au rendez-vous. S'il en fait parfois trop (les yeux levés comme s'il parle, dans un rayon de lumière, à Dieu), il ne trompe pas un public fidèle ou simplement curieux. Pour preuve, un "voilà ce que c'est d'être star" sans micro et sans musique.

Floride

 

20.10.2009

20 Octobre 1999:Midi Libre et l'Hérault du jour.

Serge Lama en plein tournage du court métrage "La courte échelle" qui sera diffusé à la télévision le 18 Septembre 2001

Cf note ici:

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midi libre

 

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L’Hérault du jour

 

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19.10.2009

19 Octobre 1990: Ciné revue

Interview de Françoise Dorin , auteur de la pièce La Facture jouée par Serge Lama

 

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19 octobre 1995 : La Presse

Serge Lama se produit à la salle Wilfried Pelletier de Montréal du 19 au 21 octobre 1995

 

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14.10.2009

14 et 15 octobre 1995 : Montreux

Serge Lama se produit à l'Auditorium Stravinski de Montreux en suisse pour deux soirs

 

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Le Liberté du 13 octobre 1995

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La Liberté du 17 octobre 1995

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Le matin du 9 octobre 1995

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La Presse du 16 octobre 1995

 

13.10.2009

13 octobre 1992 –Toa au Pin Galant à Mérignac

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Sud-Ouest du 13 février 1992

 

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Sud-Ouest du 5 octobre 1992

 

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Sud-Ouest du 15 octobre 1992

 

12.10.2009

12 octobre 1995 : 24 H (Suisse)

Interview de Serge Lama pendant sa tournée

 

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11.10.2009

11 octobre 1991 : La facture à Alençon

La deuxième troupe de la pièce La Facture donne une représentation le 11 octobre 1991 au théâtre L'Etoile à Alençon

 

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Ouest France du 14 octobre 1991

 

06.10.2009

8 octobre 1999 : Parc des expositions de Bourges

Concert au Parc des expositions de Bourges le 8 octobre 1999

 

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Article du 6 Octobre 1999

Authentique et héroïque

Serge Lama raconte à sa manière la vraie vie des gens tout simples. Mais il porte haut leur ordinaire grâce à cette voix inouïe qui transforme une bataille de polochons en épopée napoléonienne

Pour ceux qui raffolent des anniversaires, Serge Lama, né Chauvier, attrapera 57 ans le 11 février prochain. Mais il en aurait 87 ou 27 que personne ne s'en étonnerait outre mesure. Serge Lama a toujours été hors d'âge. Débarqué à la hussarde dans le paysage culturel français il y a une grosse trentaine d'années, la tranche d'emblème avec les standards de l'époque. Avec ses allures de Depardieu rustique, ses manières cavalières et son rire chevalin, impossible de le ranger parmi les sémillants romantiques qui affolent les foules adolescentes. Il ignore le rock, les musiques de jeunes lui sont étrangères et la chanson à textes ne l'engage peut-être pas. Lui, se rêve meneur de music-hall et bateleur d'estrades. Gouailleur à la Montand, grand écorché à la Brel, ou, pourquoi pas, empereur d'opérette à la Bonaparte, son presque sosie.

Ses univers sont pourtant radicalement éloignés de tous ceux-là. Serge Lama ne possède ni l'élégance canaille du premier, ni la démesure géniale du second, pas plus que l'instinct conquérant du troisième. Le chanteur malade, complètement malade, est un figuratif qui peint au ras des pâquerettes les huis clos étouffants d'îles "sans rives ni bateaux" ou les ambiances faussement joviales des bordels de Pigalle. Les femmes, femmes, femmes l'obsèdent au plus au haut point. Mais au lieu de transcender leur idéal, il leur dédie quelques bonnes paillardes et remplace ses amours dans un cadre quotidien. Celui des ménages qui ne déménagent plus légèrement, des kilos sur le bide et des bigoudis sur la tête.

Pas obligatoirement brillant, ni très poétique. Authentique, assurément. Serge Lama raconte à sa manière la vraie vie des gens tout simples, la nôtre. Mais il porte haut leur ordinaire grâce à cet organe inouï, cette voix du tonnerre de Dieu qui transforme une bataille de polochons en épopée napoléonienne. Serge Lama, chanteur plus que populaire : héroïque.

MARC DAZY

 

Article du 11 octobre 1999

Un Parc heureux

Entre nouveautés et succès incontournables, Serge Lama a comblé son public sous la voûte du Parc des expositions

Que peut risquer un Serge Lama dans un déplacement en province comme ce vendredi soir sous la voûte d'une halle du Parc des expositions de Bourg. Rien. Il est chez lui. Il joue tranquille, sans pression, à la maison. Devant son public, il n'a rien à prouver. Il prend dans son sillage des cheveux blancs ajoutés au poids des années. "Je prends sans doute un risque en souhaitant une bonne soirée aux demoiselles". 

Un public qui très vite pardonnait à son idole le sacro-saint quart d'heure bressan. "Mais ils terminent tous à l'heure» alors que cette voix profonde embarquait tout son monde au cœur d'un tour de chant aux saveurs d'un vin nouveau mais se cultivant comme une religion sur le terroir fertile des femmes qu'il adore dans l'arrière-cour d'une guinguette, sur le trottoir, dans la rue, sans oublier les souvenirs d'un ébat furtif de jeunesse que chacun garde dans un jardin secret et que l'on sublime le temps d'une chanson. "Ne t'en fais pas c'est toujours comme ça la première fois". 

Serge Lama sait recevoir. De sa cave rangée de multiples succès jalonnant sa riche carrière, il ressort à la dégustation ses premiers crus que trente ans de fermentation n'ont pu altérer la saveur : "Chez moi", "L'Algérie", "Femme, femme", "Je suis malade", "Les petites femmes de Pigalle". C'est du Lama. Pur, simple, sincère. Des tranches de vie peuvent-être vécues, présentées avec cette voix que l'on dit napoléonienne. Certes, le bougre a quelque ressemblance physique, mais qui parmi le millier de spectateurs présent a eu le privilège d'apprécier les trémolos de l'empereur sur un CD ? 

Dans les traversées du Parc, les inconditionnels ont vibré au temps présent. Bien sages toutefois. Comme s'ils ne voulaient pas perdre une gorgée d'un tour de chant chaudement mené, accompagné sobrement mais efficacement avec les percus de Nicolas, l'accordéon de Sergio et Yann à la gratte. A l'image du titre des innombrables succès de l'artiste, il est "Heureux". Tout simplement à l'écoute d'une compilation que Jeanine, Paulette ou René ne veut pas manquer ce vendredi soir. Ils ne pourraient pas être déçus. Le Lama n'est pas un ingrat. Même sur ses terres, face à un public conquis d'avance, à tout pardonner, le Serge donne le meilleur avant que chacun ne retrouve la chaleur d'une cheminée avec peut-être des idées canailles de faire la fête dans une rue de Pigalle.

Mario MOLARD

 

6 octobre 1998 : Le Figaro

Le journal Le Figaro annonce les concerts de Serge Lama sur la scène de l'Olympia avec l'Orchestre Symphonique d'Ile de France

 

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Serge Lama, capitaine d'un vaisseau symphonique

Serge Lama a fait ses comptes et sait déjà que la série de représentations qu'il donne à l'Olympia à partir du 20 octobre ne lui permettra pas, même s'il affiche complète, de faire fortune. Il interprètera en effet ses plus grands succès, accompagné par un orchestre symphonique de 45 musiciens, ce qui, financièrement, représente un investissement important. 

En première partie, il se convient avec sa formation habituelle, aux dimensions beaucoup plus modestes. « Je récidiverai avec une tournée au mois de mars, ajoute-t-il. Il faut savoir aller jusqu'au bout de ses désirs ! » Il a déjà été testé avec succès cette forme de spectacle au Théâtre du Capitole, à Québec. Il a commencé par donner trois représentations en octobre dernier, puis cinq autres, en janvier, entre Québec et Montréal. Pour cause d'emploi du temps chargé, il s’est contenté à chaque fois d'un aller-retour d'une semaine. « Quand on m'a proposé cette idée, j'ai d'abord hésité, dit-il. En travaillant dans de telles conditions, on perd sa liberté d'interprétation, et on se retrouve dans la peau du capitaine d'un vaisseau qui a prévu chaque détail de la traversée ». 

Un sujet qu'il connaît bien, puisque, avant la sortie du film, il avait songé à écrire une comédie musicale sur le Titanic. « J'avais prévu une histoire d'amour, avec le Destin matérialisé par un personnage. C'était ambitieux, mais pas hollywoodien ! Je travaille maintenant sur d'autres idées, qui, j'espère, demeureront originales jusqu'à leur création ! »