21.12.2023
21 décembre 2025 : Le Télégramme
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19.12.2023
19 décembre 2025 : Le Figaro
« Baudelaire et Rimbaud, je les aime depuis toujours »: Serge Lama parle de son album Poètes
Par Bertrand Guyard
RENCONTRE - Le chanteur et parolier D’aventures en aventures a été influencé par la beauté de l’écriture des plus grands virtuoses des mots de la langue française qu’il a rassemblés dans un florilège unique.
«Voici des fleurs, des fruits, des feuilles et des branches/ Et puis voici mon cœur qui ne bat que pour vous...» En l’an 2000, déjà, Serge Lama avait posé sa voix et une musique sur les vers sublimes du Green de Charles Verlaine. Aujourd’hui, il vient de finir un rêve qu’il poursuit depuis son adolescence: rassembler les mots des plus grands enchanteurs de la langue française dans un seul florilège, intitulé tout simplement Poètes.
Les thèmes de rêveries et d’abandon - qu’il aura choisis avec soin pendant plus d’un an - reprennent les idées qui ont inspiré, parfois inconsciemment, ses chansons: l’éternel azur de Mallarmé, les merveilleux nuages de Baudelaire, Le Bateau Ivre de Rimbaud, Au lointain temporel de Paul Valéry, Dites-le-lui pour moi de Ronsard, Words, Words, Words de Shakespeare (la seule belle entorse au génie de la langue de Molière), Ce que vivent les roses de François de Malherbe, Au même endroit du rêve de Victor Hugo, D’or et de feu toujours d’Hugo, et On ne badine pas avec l’amour inspiré, bien sûr, par Musset.
Serge Lama qui a chanté et aimé, en pensant à Édith Piaf, «... Les ports de l’Atlantique et cette odeur de fin d’amour que dissipe le petit jour...» savait que comme pour ses chansons, la musique devait, en filigrane, accompagner les phrases, les mots, les vers qu’il avait élus. Un jeune musicien, Augustin Charnet, a servi de chef d’orchestre et de compositeur à cette symphonie. Avant de nous accorder, chez lui en compagnie de son épouse Luana, une interview, Serge Lama a insisté pour que nous n’oubliions pas de rendre hommage à «son travail d’écrin poétique indispensable». C’est fait!
LE FIGARO. - Vous semblez tenir beaucoup à l’album Poètes . Pourquoi ?
SERGE LAMA. - Parce que j’y pense depuis l’enfance! À onze, j’étais fou de Baudelaire, de Mallarmé, du Bateau Ivre de Rimbaud. Je les aime depuis toujours. Avant de devenir chanteur, j’ai été un parolier. Et tous ceux qui sont présents dans ces petites récitations m’ont nourri. Le succès m’a empêché, finalement, de me consacrer à un disque de poésie. Car il faut du temps pour les redécouvrir, pour ressentir, leur beauté et leur rythme.
La poésie pure est-elle différente de la chanson, de vos chansons ?
Oui un peu. Lamartine, Ronsard avant lui, Hugo, Nerval, Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, et même Aragon qui écrit au XXe siècle, n’attendaient rien de la musique parce qu’il n’écrivait pas pour être chanté. La mélodie est inhérente à leur versification, aux choix des noms, des adjectifs. Ils m’ont fait aimer la poésie mais quand j’ai dû prendre des modèles, j’ai suivi plutôt mes aînés, Brassens et puis Brel. La chanson est portée par la musique. J’ai l’habitude de dire: c’est comme un bateau. La voile et le vent, c’est la musique. Les paroles c’est le bateau. Le barreur, c’est le chanteur. C’est celui qui essaie de conjuguer tous ces éléments. C’est un art pas toujours facile.
Vous n’avez pas été tenté, à l’instar de Serge Gainsbourg pour Baudelaire, de chanter les poèmes de votre anthologie...
C’est un disque très musical, vous savez. Si Augustin Charnet n’avait composé sa musique planante, avec des vers qui arrivent comme ça, qui partent de partout comme des bateaux, comme des vaisseaux chargés épices, l’album aurait ressemblé à un ensemble disparate. Son travail le fait vivre. C’est la grande réussite de ce disque qui est fait pour les gens qui aiment la poésie. Je l’ai dit, comme les diseurs d’autrefois, par plaisir, pour donner un bel arbre à la poésie. C’est, en fin de compte, un objet d’art non identifié. En tout cas, je l’espère.
Dans les vers que vous récitez, on perçoit une forme de désespérance. Disent-ils un peu de vous ?
Quand Flaubert écrit, « La chair est triste, hélas! et j’ai lu tous les livres. Fuir! là-bas fuir!.. » ça me bouleverse et ça m’a bouleversé quand j’avais dix ans et que je me sentais seul parce que ma mère empêchait mon père de chanter. Ces vers sont terribles et on a envie de dire à Flaubert : “ Qu’est-ce que tu vas écrire après ?”. C’est extraordinaire (rire tonitruant).
La musique dans vos chansons cachait-elle un peu vos traumatismes ?
Dans Je suis malade pas trop! (rerire tonitruant). Mais c’est vrai que l’entrain du refrain des P’tites femmes de Pigalle, signé Jacques Datin, fait oublier que «Toutes les nuits j’effeuille les fleurs du mal», puis «la boue, l’opprobre et le scandale». C’est exactement pour ne pas tricher avec les mots que j’ai voulu être apparemment minimaliste pour donner un effet maximaliste.
Et si on vous demandait de composer le florilège des florilèges, quels vers choisiriez-vous?
“Un seul être vous manque et tout est dépeuplé!” de Lamartine. Pour continuer, parce que je suis né à Bordeaux: “Je suis le Ténébreux,- le Veuf,- l’Inconsolé, le prince d’Aquitaine à la tour abolie...” Tous les vers du Bateau Ivre de Rimbaud. Et enfin Words, Words, Words de Shakespeare, pour le plaisir de devenir Laurence Olivier, rien qu’une minute!
*Serge Lama, Poètes, Warner, Parlophone
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17.12.2023
17 décembre 2025 : Ouest France
09:31 Publié dans 2025, La presse des années 2020 | Lien permanent | Commentaires (0)
14.12.2023
14 décembre 2025:La tribune Dimanche
Ses coups de cœur
Il prend toujours le même plaisir de relire Madame Bovary de Flaubert, de revoir Les Vestiges du jour avec Anthony Hopkins et de s’évader en écoutant Chopin. Coté séries, il ne décroche pas de The Beast in Me sur Netflix.
Son actu
L’album Poètes, un opus récitatif posé sur une trame musicale.
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11.12.2023
11 Décembre 2025: Je suis musique
16:27 Publié dans 2025, La presse des années 2020 | Lien permanent | Commentaires (0)
09.12.2023
9 Décembre 2025:Gala
La grande messe de Noël est passée. À l’heure où les foyers viennent de célébrer Noël, on continue notre tour d’horizon des souvenirs des stars. Pour rappel, pour cette fin d’année, Gala.fr a demandé à plusieurs personnalités de parler de Noël. Un souvenir, un cadeau, une demande... Oublions le temps d’une interview cette année qui fût riche en émotions. Serge Lama, le chanteur qui a récemment dévoilé son projet Poètes, a accepté de se prêter à l’interview de Noël.
Si vous deviez écrire au Père Noël…
“Cher Père Noël …”, je te demande pour cette fin d’année de l’amour.
Quel est votre plus beau souvenir de Noël ?
Mon plus beau souvenir de Noël, c’est un souvenir d’enfance. J’étais petit et c’était à Bordeaux. Je n’avais pas beaucoup de jouets, mais j’ai eu une année un camion et un train. Il n’était pas électrique, car mes parents n’avaient pas les moyens. On le remontait avec une petite clé. Et ça a été un souvenir pour moi un grand souvenir car il y avait mes cousines aussi.
La chanson de Noël qui a vos faveurs ?
Je ne l’écoute pas chaque année, mais il s’agit de la chanson White Christmas de Bing Crosby. (Il se met à chanter.) En anglais, c’est formidable ! Sinatra l’a faite aussi, tous les deux, c’étaient mes chanteurs de l’époque.
Votre film de Noël par excellence ?
Il s’agit justement d’un film dans lequel Bing Crosby chante cette chanson-là ! (Rires) C’est le Noël Blanc, sorti en 1954.
Vous préférez emballer ou déballer les cadeaux ?
Emballer ou déballer ? Déballer ! Ce n’est pas moi qui fais les ficelles. (Rires)
Quel plat de Noël vous met du baume au cœur ?
Non... Il y a les plats traditionnels de fêtes, la dinde, les marrons, c’est sympa. Ça le fait. Mais je préfère les plats de tous les jours.
Cette année, de quoi votre liste de Noël était-elle composée ?
Je vais sûrement demander un ou deux livres que j’ai repérés. Et puis, à part ça, je vais demander à Noël le bonheur d’être avec ma famille, mon fils, ma belle-fille et ma petite-fille, Romy, qui a sept ans. C’est l’occasion de faire son bonheur et de se réunir également parce que Frédéric est actuellement dans les îles pour des recherches. Noël va donc être très important cette année !
Et la liste de votre petite-fille ?
Ce n’est pas moi qui m’occupe de ça, c’est ma femme Luana. Je ne sais pas pour l’instant ce qu’elle a demandé. (Il demande à sa conjointe.) Elle-même ne le sait pas encore...
2025 touche à sa fin, et se congratuler fait parfois du bien. Cette année, de quoi avez-vous été le plus fier ?
Je suis fier de la soirée qui a été organisée en mon honneur et qui a été par la suite diffusée le vendredi 21 novembre sur France 3. Une grande partie des artistes sont venus m’embrasser, me dire leur affection et qu’ils m’aimaient. Alors, me sentir aimé par des personnes que j’aime également, c’est le plus beau cadeau de Noël, avant Noël, que j’ai eu. L’enregistrement de cette émission a été un moment tellement extraordinaire que c’est le plus beau moment de mon année.
Après Noël, c’est le passage à la nouvelle année. Comment appréhendez-vous 2026, quelles sont vos envies pour 2026 ?
Normalement, le 11 février je fête mon anniversaire, mes 83 ans. Puis, je vais me consacrer à mon épouse qui écrit des chansons pour enfants et fait aussi la musique. Je voudrais qu’elle sorte un disque. Elle s’est consacrée à moi et à mon projet, Poètes, donc je vais me consacrer à elle maintenant. J’espère que si cela n’arrive pas en 2026, que ce sera en 2027.
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02.12.2023
2 décembre 2025: Le Pèlerin
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26.11.2023
26 Novembre 2025: Match en ligne
Retour du service militaire : l'avertissement de Michel Sardou et Serge Lama à Emmanuel Macron
LE MATCH DES TUBES (SPÉCIAL ACTU) - Dans les années 1970, deux artistes populaires racontaient leur service militaire compliqué. Deux tubes qui résonnent avant les annonces du chef de l'État.
Ce devrait être la grande annonce : le retour d'un service militaire, cette fois volontaire. Emmanuel Macron doit prendre la parole ce jeudi pour évoquer le pacte armée-nation. Fan de chanson française, le président de la République pourrait réécouter deux tubes qui évoquent ce moment si particulier dans la vie d'un homme : le service militaire. Pour le grand retour de ce match des tubes, spécial actu, nous opposons Michel Sardou et Serge Lama qui n'ont jamais été au pas des régiments.
En 1971, Michel Sardou est le barde populaire par excellence. Il a enfin trouvé sa voie avec des chansons à boire qui font fureur : « Les bals populaires » et « J'habite en France ». L'artiste se souvient de son service militaire de façon drôle et provocatrice. Il raconte l'arrivée d'un chanteur qui va tout faire pour échapper à son statut de jeune recrue. Difficile d'être « artiste de variété » dans une caserne. Après un premier couplet campant la situation, le refrain envoie la sauce : « Le rire du sergent, la folle du régiment, la préférée du capitaine des dragons. Le rire du sergent, un matin de printemps, m'a fait comprendre comment gagner du galon : sans balayer la cour, en chantant simplement quelques chansons d'amour. » Sur une musique guillerette de Jacques Revaux, Michel Sardou féminise un homme et se paie un militaire. Dans ses prestations télévisées, il en rajoute : il casse son poignet ostensiblement pour renforcer son effet et, maniéré à souhait, recoiffe ses longs cheveux bouclés tout en se déhanchant comme s'il était sur un podium. Le tout avec un immense sourire.
À sa sortie, la chanson ne fait pas de vagues et se place directement à la première place des ventes. La polémique viendra plus tard. On accuse Sardou, qui « ne peut pas piffrer l'armée », d'homophobie. Le chanteur retourne la critique. « L'armée c'est le miroir des hommes ; au moment de déclarer ma profession, j'annonçai "artiste" et, comme partout, lorsqu'on est artiste et un artiste inconnu on fait forcément un métier de pédé. Le type qui prononça cette phrase n'eut pas le temps de la finir. La fatigue du voyage et la peur avaient décuplé mes forces. Je lui pétai la rotule et lui ouvris l'arcade. Ils se mirent à quatre pour me maîtriser. Quand je me bats, je suis solide comme une enclume. Le connard était sous-officier : au trou, racontait-il dans son autobiographie "Et qu'on n'en parle plus". Vous savez maintenant que "Le rire du sergent" n'était ni une attaque ni une revanche. Le pédé, c'était moi ! »
Service en Algérie
En 1978, Serge Lama choisit lui de raconter l'éloignement que crée le service militaire. Tout commence par les adieux à sa fiancée : « On s'était dit, avant de partir au service militaire. On s'était dit des mots brûlants comme nos cœurs. On était fous, on se croyait sincères sur le quai de la gare, tu avais le visage en pleurs », fanfaronne Lama. Mais les tentations sont grandes au service militaire et « les filles de garnison » qui « ont le feu au jupon ». Les deux fiancés s'éloignent. Serge Lama a fait son service en Algérie, à Blida. « Au fil du temps, tu avais dû oublier mon visage, j'étais parti là-bas, tu sais, en Algérie. Et mes photos, c'était que des images. Sur le quai de la gare à mon retour, on s'est rien dit. » Et d'inviter les futurs bizuths de ne pas « se fiancer avant de partir au service militaire ».
Avec une durée de 18 mois, le service national est un briseur de couples que Lama raconte dans une chanson drôle, mais tragique, et d'une efficacité redoutable sur le plan musical. On s'amuse, on chantonne et on est obsédé par ce rythme signé Alice Dona.
Alors quelle version choisir ? Les clichés de Sardou ou les tentations de Lama ? Bien que très agréable à écouter, la chanson du grand Serge ne peut résister à la charge de l'effronté Michel. Ironique, drôle et parfaitement interprétée, Sardou livre un tube intemporel. Habitué à fredonner « Vladimir Illitch », Emmanuel Macron pourrait choisir « Le rire du sergent » avant son discours à Varces devant la 27e brigade d'infanterie de montagne. En (avant) marche !
17:33 Publié dans 2025, La presse des années 2020 | Lien permanent | Commentaires (0)
23.11.2023
23 Novembre 2025: Masterclass Paris Match épisode 8
Longue interview de Serge Lama par Florent Barraco pour Paris Match . Diffusée en ligne sous forme d'une Masterclass en 8 épisodes.
Episode 8
LA BETE DE SCENE
16:21 Publié dans 2025, La presse des années 2020 | Lien permanent | Commentaires (0)
22.11.2023
22 Novembre 2025: Masterclass Paris Match episode 7
16:07 Publié dans 2025, La presse des années 2020 | Lien permanent | Commentaires (0)























