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20.11.2009

20 Novembre 2001: La dépèche du midi

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Serge Lama : « C'est à Toulouse que je suis devenu un chanteur populaire

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Photo D.R.

 

Hier symphonique, il chante aujourd'hui ses chansons « Feuille à feuille », du tout acoustique

Ce nouvel album « Feuille à feuille », très acoustique, réalisé en « formule minimaliste », que vous venez aujourd'hui nous présenter est une vraie surprise pour ceux qui vous ont toujours suivi.

Je suis revenu à la chanson début 95. J'avais arrêté huit ans avant pour faire de la comédie (1). Ensuite il y a eu cette tournée avec le Philharmonique d'Ile-de-France. Et puis j'ai voulu remettre la cinquantaine de chansons de mon répertoire connues du public dans une forme plus actuelle. Sans piano. On est parti pendant un an, trois musiciens et moi - percus, guitare, accordéon. Et ça a fonctionné formidablement bien. Personne n'est venu me reprocher d'avoir modifié ainsi toutes ces chansons qui avaient été parfois des jalons dans la vie des gens. Alors je me suis dit que j'étais peut-être sur le bon chemin qui concilie le passé, le présent et l'avenir. J'ai donc conçu ce nouveau disque dans cet esprit-là. Je crois qu'on s'est bien amusé et qu'on a bien travaillé. Avec Nicolas Montazaud aux percus et à la réalisation, Yann Benoist à la guitare et Sergio Tomassi à l'accordéon, plus un ou deux arrangeurs pour les chansons un peu « lourdes ».

C'est un vrai nouveau tournant dans votre carrière ?

On a la chance de faire un métier où on renaît et où on débute tout le temps. Avec l'orchestre symphonique, j'étais vraiment au service de l'orchestre. Et là, c'est quelque chose de très nouveau pour moi. Et je m'amuse d'autant plus. C'est beaucoup plus rythmique. Il y a des chansons que je chante aujourd'hui de façon très cool et décontractée alors qu'hier je les chantais en force.

Une vraie nouvelle vie !

Oui! Il va y avoir un nouveau tour de chant de deux heures à deux heures dix. Et ça me surprend moi-même. Je vais partir avec quatre musiciens cette fois-ci au lieu de trois, avec un violoncelle, une contrebasse et comme Montazaud joue aussi du saxophone, je crois qu'il va y avoir droit! On va bien s'amuser!

Vous faites l'Olympia du 26 au 31 mars. Je suppose qu'une tournée est également prévue.

Quelques dates avant l'Olympia et une grande tournée par la suite. Avec un break quand même car il va y avoir les élections, alors vaut mieux s'arrêter de chanter. Ensuite il y aura le football, et je ne rate pas la Coupe du Monde! Je reprendrai une grande tournée en septembre, octobre, novembre et décembre et sans doute à nouveau l'Olympia ou une autre salle parisienne où j'enregistrerai un live.

Vous êtes aussi venu à Toulouse pour chanter avec Francis Cabrel pour les sinistrés...

On est toujours heureux de se retrouver entre nous comme ça de temps en temps, j'adore ça. C'est vraiment très agréable, d'autant plus que c'est toujours pour une bonne cause. Il faut dire aussi que même si je suis bordelais, j'adore Toulouse. Ici, j'ai des souvenirs formidables. La Halle aux Grains avant qu'elle ne soit refaite, avec des gens partout même derrière, au- dessus de vous! Un soir, nous avions même fait deux concerts successifs, l'un à 21 heures et l'autre à minuit! C'est vraiment ici que j'ai connu ma première grosse impression de chanteur. Ce mur d'applaudissements devant vous!... Là, pour la première fois de ma vie, j'ai senti que j'étais passé de l'autre côté de la barrière et que je devenais un chanteur populaire.

Rencontre-dédicace avec Serge Lama ce mardi 20 novembre, à 17 h 30 à la Fnac (CD « Feuille à feuill », Warner Music.

Bernard LESCURE

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« La Facture » de Françoise Dorin, « Tôa » de Sacha Guitry, le commissaire Paparel dans la série télévisée « En garde à vue »

 

19.11.2009

19 Novembre 2001:Télé Star

 Interview parue dans télé Star lors de la sortie de l'album feuille à feuille

 

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Portrait de Serge Lama par François Morel

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Lors du vivement dimanche du 18 novembre, François Morel dressait ce portrait de Serge Lama

C’était le temps, le temps béni de la rengaine, c’était le temps où les chanteurs avaient de la voix. Un jour le petit Chauvier au théâtre des Capucines écouta son papa pour la dernière fois. «C’est bien joli de vouloir faire l’artiste, avait dit maman, mais c’est pas ça qui fait bouillir la marmite. » Papa Chauvier continuait à chanter du Mariano mais au volant de sa voiture de représentant de commerce avec la bière Eclat peinte sur la carrosserie.

C’était le temps, le temps groggy dans la verveine. Alors le petit Chauvier en larmes s’est dit, moi, plus tard, je ferai chanteur pour faire chier maman.

C’était le temps, le temps béni de la rengaine.
Le petit Chauvier avait pas trop d’amis. II était pas trop liant, l’était du genre solitaire. Au temps des ballons rouges, il était plus vieux que les jeunes de son age. Lui, ses copains ils étaient dans les livres. Un jour, à la piscine, pour une fille au teint de rose, il voulut réciter un poème. La fille a dit « ouais c’est sympa ton truc, je te remercie bien mais je
préfère autant aller piquer une tête » et puis elle partit au bras du maître nageur moins littéraire mais plus musclé.

C’était le temps, le temps enfoui dans Paul Verlaine. Alors le petit Chauvier en larmes s’est dit, moi, plus tard, je ferai chanteur pour faire chier les sportifs.

C’était le temps, le temps moisi de la gégène. Le petit Chauvier, à dix-huit ans, Se retrouve dans le Sahara. Four faire son service militaire, se retrouver en AIgérie qui reste un beau pays. Rendu alors à la vie civile, le petit Chauvier s’est peut-être dit moi, plus lard, je ferai chanteur pour faire chier les fusils.

C’était le temps, le temps béni de la rengaine… C’était le temps honni de la vingtaine. Un jour sur la route, sa fiancée disparut dans un fait divers. Une vie détruite, une vie à recommencer. Le petit Chauvier dans son lit d’hôpital se battait pour résister, pour vivre quand même. Malgré l’amour disparu, malgré le bonheur enfui.

C’était le temps, le temps pourri de la déveine. Alors le petit Chauvier en larmes s’est dit, moi, plus tard, je ferai chanteur pour faire chier la mort.

C’était le temps, le temps béni des rengaines devenues disques d’or. Le temps des succès, le temps des Palais de Congrés. Le petit Chauvier devenu grand Lama ne s’est pas résolu à devenir l’artiste de référence, le chanteur de révérence, continue à lancer ses coups de gueule, à l’ouvrir, parfois à tort et à travers, parfois pour dire des conneries. Les autres savent gérer la renomée. Pour élargir leur public, l’homme de droite Sardou fail copain-copain avec l’homme de gauche Guy Bedos mais, dans le fond, ils habitent les mêmes quartiers. Le petit Chauvier, toujours un peu mal dégrossi, continue à se battre avec les fantômes angoissés de son enfance. Faut bien apprendre à vivre avec. Le petit Chauvier en larmes a même réussi à passer pour un chanteur comique.

Parce qu’il est devenu chanteur. Pour venger son père, pour venger la mort, pour venger Verlaine, a même fini par se réconcilier avec la vie, avec la vie, avec les sportifs, avec les femmes, avec sa mère.

Aujourd’hui que c’est le temps adouci de 1a cinquantaine, le petit Chauvier qui chantait si fort fredonne d’une voix plus apaisée 1a chanson de toute une vie.

Cétait le temps, le temps béni de la rengaine…

François Morel

 

18.11.2009

18 novembre 2001 : Vivement dimanche

 

Le 18 novembre 2001, Serge Lama était l'invité de Michel Drucker dans l'émission "Vivement Dimanche" sur France 2.

 

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      télé poche
 
 

serge lama

 

serge lama

Photos La Fronde N°67

 
 
 
 
Serge Lama chante "Les poètes"
 
 

 

 

 

17.11.2009

17 Novembre 2001: Concert de solidarité AZF

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L'usine AZF de Toulouse avait explosé le 21 Septembre 2001 entrainant la mort de 31 personnes , faisant 2500 blessés et de gros dégâts dans la ville.

Afin de venir en aide aux sinistrés, Francis Cabrel était à l'origine de deux concerts donnés sous chapiteau au Stadium le samedi 17 Novembre 2001 à 15h30 et 20h30.

Pour ces concerts qui tournaient autour des chansons de Cabrel , ce dernier avait fait appel à de nombreux artistes, Goldman, Michael Jones, Bruel, Zazie, , Emile et Image, Lavoine, Catherie Lara, Paul Personne, Liane Foly, Patricia Kaas, Bernado Sandoval, David Hallyday, Serge Lama.

Voici quelques titres interprétés:Les chemins de Traverse, Petite Marie, L'encre de tes yeux,Mademoiselle chante le blues, Toulouse, Sarbacane, Le pouvoir des fleurs, La dame de haute Savoie, Je te donne.....

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12.11.2009

12 Novembre 2001 : Le magazine de Christian Ledan – France bleu

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Le 12 novembre 2001, Serge lama répond aux questions de Christian Ledan à l'occasion de la sortie de l'album Feuille à feuille.

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EXTRAIT

 

09.11.2009

9 novembre 2001 : Le fou du roi – France Inter

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Serge Lama participe à l'émission le Fou du roi du 9 novembre 2001.

 

EXTRAIT 

 

Novembre 2001 : le Progrés

Article publié en novembre 2001 dans le journal LE PROGRES

 

serge lama

 
 

 

08.11.2009

8 Novembre 2001:Le parisien

Un autre Serge Lama

Son album « De feuille à feuille », sorti cette semaine, est bel et bien un « nouveau » Lama. Le chanteur à la voix puissante et aux orchestrations nourries revient avec quatorze chansons tout en douceur et en retenue. Il s'explique.

 

A 58 ANS, Serge Lama n'a rien perdu de sa personnalité exubérante. S'il parle toujours aussi fort, de sa voix de stentor, sa façon de chanter, en revanche, a changé. A écouter « De feuille à feuille », son nouvel album sorti cette semaine, on peut découvrir un Lama tout en douceur, un auteur-interprète soucieux de finesse. Entretien avec un grand de la chanson française.

Pourquoi cette façon plus douce de chanter, soudain ?

Serge Lama. En fait, je chante avec plus de retenue depuis quelques années déjà, surtout depuis que j'ai fait de la comédie au théâtre et à la télévision. Lorsqu'on est au service d'un texte et face à d'autres comédiens, il faut se plier aux desiderata du metteur en scène. Je suis alors devenu davantage acteur de mes chansons et je me suis aperçu que certains de mes anciens textes ne demandaient pas d'être porté par cette violence que j'ai en moi. Avec le temps qui passe, on s'aperçoit qu'il n'y a plus de raisons d'asséner les coups que l'on assénait quand on avait 20 ou 30 ans.

Pourquoi tant d'accordéon dans les arrangements ?

Lors de ma dernière tournée, j'ai décidé de remettre à niveau toutes mes chansons importantes. Après m'être produit avec un orchestre symphonique, j'ai eu l'idée de supprimer totalement le piano de mes orchestrations habituelles. Sans piano, je me suis aperçu que ma façon de chanter changeait et que l'accordéon donnait beaucoup de couleurs et davantage d'imaginaire à mes chansons.

On sent, chez vous, un désir d'être reconnu en tant qu'auteur des textes aussi...

Si j'essaie de mettre en avant l'auteur, c'est qu'il y a quelque chose de blessé en moi. Tout le monde sait que Nougaro est auteur, que Cabrel est auteur, et moi, on ne me reconnaît pas cette qualité. Je veux faire sortir cette facette de l'ombre. En même temps, j'ai toujours fait des chansons très écrites mais c'était occulté par ma façon de chanter. Même dans « les P'tites Femmes de Pigalle », les mots sont très choisis et toutes les phrases y ont un sens.

« Tout tourne autour des relations, souvent tragiques, entre les hommes et les femmes » Jamais de lassitude ?

J'ai tellement attendu. Moi, je voulais être chanteur depuis que je suis né. Donc, lorsque j'ai commencé, j'avais déjà vingt ans d'attente. Alors, je m'en suis mis jusque-là, comme un goinfre. Pendant vingt ans, j'ai chanté 250 jours par an. C'était comme une fuite en avant, une fringale énorme.

Votre inspiration, vous la définiriez comment ?

Comme celle d'un réalisto-poétique, un peu fantaisiste. En fait, je me sers d'histoires qu'on me raconte, mais aussi de mes aventures personnelles. Et, bien évidemment, tout tourne autour des relations, souvent tragiques, entre les hommes et les femmes.

Alors que l'on célèbre actuellement la mémoire de Brassens et de Montand, comment vous situez-vous dans la chanson française ?

C'est un peu prétentieux, mais je me situe dans une certaine chanson populaire de qualité. Pour qu'on le reconnaisse vraiment, je sais qu'il faudrait que je réarrange certaines de mes chansons qui peuvent paraître désuètes aujourd'hui, mais mon public ne l'accepterait pas. Après la quarantaine, on est la jeunesse de son public. Ceux qui ont écouté « Je suis malade » à 30 ans ne veulent pas que l'on y touche. Les gens vous figent rapidement, vous savez.

06.11.2009

6 novembre 2001 : La tête dans les étoiles

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Serge Lama est l’invité de Laurent Boyer le 6 novembre 2001 dans l’émission La tête dans les étoiles.

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