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15.03.2009

15 Mars 2005:La voix du Nord

En concert au Théâtre Sébastopol de Lille le 13 mars 2005

 

La voix du nord.jpg

 

Serge Lama : des mots et un accordéon

 

Il est à la télé comme à la scène : truculent, bourré de répartie et toujours prêt à lancer un calembour ou un jeu de mots. Serge Lama, en concert dimanche au théâtre Sébastopol, a ravi ses fans, de tous âges. Comme Mathieu, 24 ans, venu là en suivant les conseils de Julie, sa copine. « Je ne connaissais pas ses chansons, dit-il à la fin du concert, mais j'ai beaucoup apprécié. » Les chansons de Serge Lama racontent des moments de vie et d'amour, plus ou moins lestes, plus ou moins tristes.

En grand habitué des scènes, « des salles polyvalentes qui ne sont ni polies, ni valentes, des salles des fêtes et des salles vaincues », il parcourt son répertoire avec une aisance magistrale, dialoguant avec le public et enchaînant sur une mélodie, interrompant un distique « au grand dam des ouvreuses qui ne peuvent pas vendre leurs esquimaux et sont obligées d'écouter mes exquis mots ». Au diable les crèmes glacées : le public applaudit dès les trois premières notes, entame les refrains et intervient à l'occasion. « Serge, on t'aime », lance une jeune femme. Et Lama de répondre : « Vous avez senti votre solitude, dans cette salle ?». Personne n'a renchéri sur la jeune femme, mais tous pensaient comme elle.

Avec son accordéoniste Sergio Tomassi, le chanteur s'amuse. En près de deux heures de concert, il a pioché dans quarante années de carrière, réservant pour la fin ses plus grands succès (L’aventure, c'est l'aventure, Je suis malade, Femmes, femmes, femmes ...) , annoncent une demi-heure avant le terme la fin du spectacle. Il sait y faire pour doper la salle, prête à lui sauter dessus aux premiers frémissements du rideau final. Il réapparaît quand même, seul, drapé dans le velours rouge qui masque la scène, pour chanter, a capella, Marie la Polonaise. C'est sûr, Serge Lama porte ses textes en comédien et chante en baryton.

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