Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20.10.2009

20 octobre 2005 : Le Monde

Article paru dans le  Monde , Serge Lama est au théatre Marigny avec son spectacle accordéonissi-mots

 

 

Serge Lama fait sonner sa voix et un accordéon high-tech

 

 

 

 

 

medium_photo_lemonde.jpgDe concerts,Serge Lama est insatiable. Plus de trois ans après la parution de Feuille à Feuille , album dont le classicisme "classieux" lui a permis de se réconcilier avec la critique, le chanteur occupe pendant deux mois le Théâtre Marigny avec un nouveau spectacle, "Accordéonissi-mots", déjà présenté près de deux cents fois en région. A l'âge de 63 ans, le grandiloquent Lama retrouve la salle où il avait incarné Bonaparte au début des années 1980. Mais ces derniers temps, cet homme d'excès a choisi la voie de l'épure. Après la grandeur symphonique (avec l'Orchestre national d'Ile-de-France) et l'austérité chambriste (avec un quatuor), le voici en duo, accompagné par son fidèle accordéoniste Sergio Tomassi, qui fit ses classes auprès de Barbara. L'affiche est prometteuse : Lama va-t-il transformer le Marigny en guinguette des bords de Marne ? N'a-t-il pas évoqué récemment l'esprit du Front populaire dans une récente (et magnifique) chanson, Les Jardins ouvriers ? "Les illusions, ils les dansaient sous les lampions/Sur les pavés, dans la mitraille/Des trilles des accordéons." Sa voix lui permet d'oser un tel pari : timbre, souffle et une projection qui l'autorise à chanter a capella, en éloignant le micro. Mais l'espoir d'un spectacle annoncé comme "intimiste" s'envole rapidement. L'accordéon est bardé de technologie. Du "piano du pauvre" sortent des ersatz de piano et de violoncelle, de hautbois et de flûte. Avec le renfort d'une boîte à rythme, Tomassi remplace un orchestre à lui tout seul.

RYTHMIQUE TRIP-HOP Plus fâcheux, cet accordéon high-tech produit de vilaines cordes synthétiques et des accompagnements qui évoqueront tour à tour les musiques de films érotiques ou les thés dansants pour maisons de retraite, les bandes préenregistrées qu'utilisent les musiciens du métro ou les orchestres de village sur la route du vin alsacienne. Des paillardises comme Le gibier manque et les femmes sont rares ou Les P'tites Femmes de Pigalle se prêtent au kitsch, mais nullement des chansons plus graves comme Les Glycines, la brelienne D'aventure en aventure ou Voici des fleurs (sur un poème de Verlaine), une habanera qui s'abîme sur une rythmique trip-hop. Cela n'empêche pas Lama de s'enivrer de ses "exquis mots" et de cabotiner, sans doute par peur du vide. Son public, conquis d'avance, apprécie sa générosité et le métier de ce survivant du music-hall à l'ancienne. Les textes sont surlignés par la gestuelle, des coups de sang et de gros sanglots. Lama sera toujours ainsi, tout d'une pièce, en équilibre entre le rire (parfois gras) et le mélo.


RechercheWeb

Commentaires

bon l'article n'est pas genial mai au moin les photos ne date pas de bercy comme chez certain !

Écrit par : isa 21i | 22.10.2005

Pas très élogieux cet article en effet mais au moins la photo a été prise lors du concert...

Écrit par : Teresa | 20.10.2007

Les commentaires sont fermés.