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14.08.2009

14 août 1975 : Journal Sud Ouest

serge lama

Article de Christian Bombédiac publié dans le journal Sud Ouest le 14 août 1975

 

POUR SERGE LAMA L'ETE 1975 C'EST CELUI DE LA CONSECRATION

 

«J'ai mis dix ans pour y arriver, dix ans de travail, sans pour autant manger de la vache enragée, ça non, j'ai toujours bien vécu, mais en travaillant d'arrache-pied. Depuis ma plus tendre enfance à Bordeaux, dans une petite rue donnant cours du Médoc, je rêvais de ce métier. Aujourd'hui encore, je ne pense pas pouvoir foire autre chose. Et puis je me trouve enfin dans le peloton de tête, cela me remplit de sérénité. »

Ainsi parle Serge Lama, devant un café noir, au bord de la piscine de l'hôtel du Palais, à Biarritz. Il affectionne particulièrement l'endroit et, lorsqu'il vient sur la Côte Basque, il n'imagine pas pouvoir s'installer ailleurs qu'ici. Non pas par goût du luxe, mais les murs du vieux palace représentent pour lui un témoignage de solidité et il se laisse aller volontiers à leur contemplation, tout comme il goûte à leur environnement sous la brise qui vient du large.

Cette tournée estivale assoit sa consécration. C'est sa propre opinion, il le sait et le dit, il vérifie chaque soir sa réussite devant ses fans dont le public est composé de deux femmes pour un homme, qui bissent "l'Algérie" et les "P'tites Femmes de Pigalle". Et puis, cette ascension, il la mesure à son cachet : Lama vaut 12 000 francs par gala, avec en prime un pourcentage quand la recette — c'est fréquent — dépasse 70 000 francs. (Bien sûr, il a cinq musiciens à payer.)

P.D.G. heureux le vedettariat lui permet enfin de choisir la géographie de sa tournée, des étapes de 200 à  300 kilomètres, pas plus. Crainte de la route, souvenir d'un pénible accident ?

«Non, ce n'est  pas un mouvais souvenir, sauf si je pense a la jeune femme que j'ai aimée et perdue à ce moment-là. Pour le reste, cela m'a permis, au contraire, de voir la vie sous un autre angle. J'étais nerveux, inquiet, je suis devenu posé, serein. Mais je n'en souhaite pas moins éviter les longs parcours. Or, ma position actuelle me permet d'obtenir satisfaction. »

 

Seul souci, la chanson

Serge Lama chante l'amour. Dons les dix prochaines années (il a 32 ans et estime que ce métier ne peut être fait que par des jeunes), son unique souci sera la chanson. Après on verra!...  Dons tout ce qu'il chantera d'ici là, les femmes tiendront encore plus de place...

« Mais je mène une vie saine, précise-t-il. Je ne cours pas les boîtes de nuit. J'aime discuter avec les copains après le spectacle, et surtout autour d'une bonne table. La honne chère, c'est ce qui me coûte le plus. Au fond, j'aime l'argent pour ce qu'il me procure, pour les libertés qu'il m'apporte... »

Avec sa consécration au firmament des étoiles de l'été (il se situe dans la lignée des Bécaud et Aznavour), il vient d'acheter un appartement à Paris et une maison qu'il aménage à  une centaine de kilomètres de la capitale. Pour se  retrouver lui-même, recharger ses accus, préparer de nouvelles chansons, comme celles qu'il a en réserve pour son prochain disque à la rentrée.

Mais, entre-temps, du 1er au 15 octobre, il ira en U.R.S.S. pour douze spectacles, quatre dans chacune des trois villes de Moscou, Kiev et Leningrad. Après quoi, il repartira pour une nouvelle tournée en France de quarante jours, avec un nouveau répertoire, déjà prêt, transportant sa carcasse "d'ours à peine bien léché",  comme  il  se dépeint lui-même.


 

RechercheWeb

08.08.2009

8 Aout 1978: Radio Andorre

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Serge et Alice invités au studio de Canet Plage

07.08.2009

7 Aout 1971: Télé 7 jours

Petit article dans télé 7 jours en Aout 1971

 

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03.08.2009

3 Aout 1978: Le Soir illustré

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01.08.2009

Aout 1979:Julie

Un article sur Lama dans cette revue de photoroman.

 

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Aout 1979: Roméo

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Aout 1971: Totem

Article trouvé dans un petit bouquin de BD TOTEM N°5

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1 Aout 1975: Hit

Serge Lama et son ami son maître Marcel Gobineau.

Article dans le magazine HIT.

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Aout 1974:Modes de Paris

Une double page sur Serge Lama dans Mode de Paris en Aout 1974

 

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Aout 1973:HIT

Joe Dassin et Serge Lama sont nommés stagiaires professionnels de la sacem

 

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30.07.2009

30 Juillet 1976:L'impartial

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Serge Lama, cuvée 1974

Article de 1974 - Auteur et journal non identifié.

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Il   a  trente  et  un   ans.  L'âge des premiers bilans. Côté passif : de rudes épreuves assumées avec une volonté de fer. Côté actif : un vieux rêve devenu réalité, « tête d'affiche » à l'Olympia. Et ce, deux années consécutives.

Pour ce combatif au regard très doux, février, le mois de sa naissance, est décidément un mois fétiche. Déjà, en février 1964, il passait de l'anonymat le plus complet au célèbre cabaret de «L'Ecluse». Et c'est encore en février l'année dernière qu'il était promu vedette de l'Olympia. Il récidive, vous vous en  doutez...  en février, avec un emploi du temps chargé, puisqu'il assumera, du 5 au 17, les matinées et les soirées de l'Olympia sans même souffler le lundi, jour cependant sacro-saint de relâche.

Des chansons plein la tète et la tète bien faite, Serge Lama n'est. Dieu merci, pas victime de ses succès. C'est ainsi qu'il continuait de se produire il y a peu de temps encore au « Don Camillo » un cabaret de la rive gauche, à la grande surprise du patron, persuadé de ne jamais le revoir après la consécration du grand music-hall : « Je suis un déterminé. Je fais un choix et je m'y tiens. Dans mon travail, comme en amitié. Mes copains sont restés les mêmes : ceux que j'avais avant de chanter, ceux que je me suis fait après ». Et l'amitié pour ce solitaire occupe une place fondamentale bien qu'il consacre les trois quarts de sa vie à son métier.

Actif, déterminé, Serge Lama pourrait donner des leçons de courage s'il n'avait cette modestie des  orgueilleux.  Quelques jours après son terrible accident en août 1965, le médecin lui dit: «Dans la meilleure hypothèse vous marcherez avec une canne, mais vous ne pourrez pas reprendre votre métier. » La réponse de Serge a claqué comme un fouet entre les murs blancs de sa chambre d'hôpital :  « Non  seulement je marcherai  - et sans canne – mais je reprendrai mon métier et je deviendrai une vedette ».

Quand on exerce un métier, quel qu'il soit, il vient toujours un moment où l'on s'interroge sur le bien-fondé de son choix, où l'on se pose des questions. Serge Lama le tourmenté, Serge Lama le tendre, n'y a pas échappé : « L'accident m'a fait éclater, m'a libéré. J'avais peut-être inconsciemment des doutes. Ils ont été  laminés. Plus rien ne pouvait m'arriver de pire. J'étais au bord de la mort. J'ai  compris  qu'il  me  fallait prendre mes distances, que je me ramasse en quelque sorte pour mieux sauter. Vous savez, tout se fait par hasard, mais il faut être prêt au moment  où il  frappe à la porte. Le hasard ne sourit ni aux gens qui dorment ni aux sourds. Il faut savoir passer les caps et se tenir en main. »

On peut lui faire confiance. Toutes ses idées fixes ont abouti : « A l'école, j'avais décidé d'être  toujours le premier en français. Cela m'était relativement facile puisque j'adorais ça. J'étais fasciné par les mots, les phrases. Alors je n'ai rien trouvé de mieux que de compliquer les choses pour ajouter à ma gloire, en commençant la rédaction de mes textes bien après le second de la classe... pour finir en même temps que lui, quand ce n'était pas quelques minutes avant! Il fallait voir la tète de mes petits camarades au  moment  du classement ».

Lucide sur lui-même, sur son métier, face aux événements qui nous concernent tous, il dit : «Je suis vigilant. J'ai simplement décidé d'épouser les événements».