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23.09.2009

23 Septembre 2004: Concert au Gesù de Montreal

Compte rendus après le premier concert donné au Gesù à Montréal (en concert jusqu'au 3 octobre 2004 )

 

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Serge Lama, s'abstenir de bonheur

Il présente aux Montréalais un concert intime sur la scène du Gesù, jusqu'au 3 octobre

Serge Lama a beau chanter ses succès année après année, il y met toujours autant de cœur et offre du coup un spectacle qui nous laisse un réel sentiment de bonheur.

Il s'agissait hier soir de la grande première du tour de chant intimiste de l'une des grandes figures de la chanson française. Serge Lama, qui a partagé la scène du Gesù en compagnie de son extraordinaire accordéoniste, Sergio Tomassi, a présenté aux Montréalais jusqu'au 3 octobre ce même concert qu'il a  promené un peu partout sur les routes de France l'an dernier.

Sa voix chaude, sa gestuelle sur scène, sa stature imposante, sa merveilleuse complicité avec le public, tout conquis d'avance, font de ce concert intime un grand spectacle, malgré son minimalisme.

Il est vrai que Serge Lama ne triche pas. Il vit ses chansons passionnément, les interprétant avec une énergie à revendre, contagieuse. Le public embarque dans ses monologues tous plus drôles les uns que les autres - le chanteur s'est même permis un petit jeu de mots sur le mauvais score des libéraux aux dernières élections partielles - ou frissonne aux durs mots de la chanson L’Algérie, par exemple.

Serge Lama roule sa bosse depuis maintenant plus de 40 ans. Il n'a rien de plus à prouver à personne, alors il se laisse aller et se fait plaisir.

Yeux dans les yeux

Tous ses succès y sont passés : Mon ami, mon maître, Chez moi, nouvellement arrangé, Superman, Les petites femmes de Pigalle, en passant par D'aventure en aventure et Je t'aime à la folie, deux chansons durant conçues par les spectateurs se sont vraiment amusés à reprendre le refrain et où Serge Lama a bien ri de leurs impairs.

Il ne fait plus aucun doute que le concept des petites salles comme le Gesù, Hector-Charland à L'Assomption ou Le Théâtre du Vieux-Terrebonne est bien à son répertoire. "Un concert yeux dans les yeux", comme l'écrivait un autre quotidien, un concert qui porte avec force ses mots et qui a été conçu avec le cœur, comme a tenu à le préciser le chanteur.

Sorin, Corinne

 

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Lama: impeccable et touchant

 Philippe Rezzonico


L’image au rappel était rarissime, voire émouvante: Serge Lama, drapé tel un conquérant dans le rideau de scène du Gesù, qui interprète Star devant la foule debout, à portée de main.

Des images de ce calibre, nous en avions quelques-unes en tête mercredi soir, à la sortie de la première du concert intimiste du chanteur français.

Celle où Lama, debout derrière l’accordéoniste Sergio Tomassi, pointe le faisceau de lumière blafard projeté vers eux durant L’Enfant au piano faisait vibrer tout autant.

Lama est plus qu’un habitué de nos scènes, c’est un assidu. Cette série de spectacles au Gesù représente une troisième escale en autant d’années chez nous, et une quatrième en cinq ans.

Peu importe la fréquence, la prestation de «duettistes, intimiste, minimaliste et confidentielle», selon le principal intéressé, a plus que jamais touché la cible.

Depuis l’an 2000, Lama n’a cessé de réduire son instrumentation et le nombre de ses musiciens. Cette fois, seul Tomassi l’accompagne, ce qui n’empêche pas qu’on a l’impression que tout un orchestre le suit.

L’accordéon électrique de Tomassi, il faut noter, est relié à deux ordinateurs et à de nombreuses pédales – comme les guitares – qui lui permettent de créer des sons de piano, de basse, de violon ou de flûte, selon les besoins des chansons.

Copieux et diversifié
Des chansons, Lama en a offert 26 en près de deux heures : des joyeuses (C’est toujours comme ça la première fois), des coquines (La Salle de bain), des touchantes (Devenir vieux), des bouleversantes (L’Algérie) et des immortelles (Je suis malade).

La formidable enveloppe visuelle de Patrick Loregeoux et la sonorisation parfaite de Charles Roche ont permis à Lama de transformer ses interprétations en autant de personnages.

Promiscuité oblige, il a plus que jamais discuté et rigolé avec le public. Parfois avec lui, tantôt à ses dépens, selon la capacité des quelque 400 personnes à reprendre avec facilité (Je t’aime à la folie) ou avec moins d’aisance (D’aventure en aventure) les paroles de ses monuments.

Lama s’offre aussi des show stoppers, comme disent les Américains, ce moment où il interrompt une chanson pour converser ou livrer des anecdotes. Le procédé, qui peut être agaçant quand on en abuse, passe la rampe avec beaucoup plus de fluidité dans une salle où les spectateurs peuvent saisir toutes les nuances du propos. Et cela comprend les mimiques du chanteur, qui aurait pu faire un fichu de bon acteur de théâtre dans une autre vie.

La vie, justement, Lama ne cesse de la célébrer durant ce spectacle qui ne soulève en définitive qu’une seule interrogation : que diable va-t-il faire la prochaine fois?

Un tour de chant a capella?

 

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