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10.03.2013

10 Mars 2015: Sud Ouest

Compte rendu du concert donné à Arcachon le 6 Mars 2015 et publié dans le journal Sud Ouest

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Arcachon : un Serge Lama épatant

 

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L’Olympia d'Arcachon était complet, jusqu’aux strapontins du balcon, vendredi soir, pour le concert de Serge Lama. Le chanteur séduit toujours même avec un mal de gorge


À 72 ans, plus de cinquante ans de chansons, et autant de « tubes » même s'il déteste le mot, le chanteur séduit toujours autant.

Certes, une vilaine laryngite le trahissait parfois. Il s'en est excusé dès le début : « Je me soigne le mieux possible. Je n'ai pas voulu annuler, j'ai préféré chanter, je ne sais pas si j'ai eu raison ». Les applaudissements nourris, les cris d'amour lancés du balcon, les chansons reprises en chœur, spontanément ou à sa demande, sont la meilleure des réponses.
Serge Lama, même avec sa voix « Malade », reste émouvant (« Les Ballons rouges », « L'Enfant d'un autre »), truculent (« Les P'tites femmes de Pigalle »), militant avant l'heure (« L'Algérie »), toujours épatant (« Mon ami, mon maître »).

« Le Chanteur… celui qui boîte » repose parfois sa voix et récite parfois ses chansons, joliment « colorisées » par Sergio Tomassi, à l'accordéon. On mesure alors toute la poésie ou la profondeur des textes

Il prend aussi le temps de plaisanter : « Je suis Bordelais, je passais mes vacances ici. On peut pas appeler ça la mer à Arcachon, c'est le Bassin, l'eau n'est pas là tout le temps, ça va ça vient, il faut arriver au bon moment ». Des « Ouh ouh » sympathiques lui répondent. Et il enchaîne avec « le temps de la rengaine ».

Il flatte même le public de l'Olympia lorsque le parterre puis le balcon, chacun son tour, reprendre « D'aventure en aventure » : « C'était en rythme, ce n'est pas tous les soirs… et puis ça m'aide à chanter ».

« Je t'aime à la folie… »
Merveilleusement accompagné par son « bouquet de splendeurs », comme il nomme, Elise au violoncelle, Akémi, Léa et Camille aux violons, Ysabelle au piano, Serge Lama fait aussi applaudir Laurent Chapot dont « l'opéra de lumière » embellit la scène et le concert.

La salle chante plus doucement « Je t'aime à la folie… la vie » : « On a besoin de le dire tout le temps à la vie qu'on l'aime à la folie », répète le chanteur. Même si c'est au chanteur que le public semble s'adresser. Un public qui aurait bien continué à entonner cinquante ans de chansons qu'il connaît par cœur. Mais la voix est fatiguée. Surtout pour chanter « Une île ».

Serge Lama accepte un rappel. Il offre « Le Chanteur » a capella. Bluffant. Et seul l'accordéon l'accompagne pour « Je suis malade » qu'il finit sans micro. Comme un ultime clin d'œil. Mine de rien, la voix revient, envoûtante et puissante. Le public applaudit encore et encore. Et s'en va à regret avec les notes et le souvenir d'un merveilleux concert.

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