Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17.06.2011

17 Juin 2013: La presse


Concert de Montréal le 16 Juin 2013

Serge Lama : voyage en groupe dans le temps


 

704469-serge-lama.jpg

(Montréal) Après Charlebois la veille et les Stones la semaine dernière - les dimanches se suivent, mais ne se ressemblent pas - c'était au tour de Serge Lama de célébrer ses 50 ans de carrière, hier à la salle Wilfrid-Pelletier.
«J'en ai 70 (ans) au compteur», a-t-il chanté d'entrée après une intro musicale menée par les fidèles Sergio Tomassi, accordéoniste et précieux arrangeur, et Philippe Hervouët, guitariste, ainsi qu'un batteur-percussionniste recrue auxquels allaient se joindre plus tard un quatuor à cordes et une pianiste. Intro pendant laquelle on a vu défiler dans un tableau format géant posé sur la scène des photos de ces 70 années, du petit Serge Chauvier à Serge Lama le chanteur de variétés qui persiste et signe au grand bonheur de son fidèle public.
Cette tournée anniversaire qui pourrait être sa dernière - mais ne pariez pas là-dessus - s'intitule Mes plus belles chansons et Lama en a quelques-unes en effet, des classiques, des touchantes ainsi que des coquines comme ce Mémorandum pour un pucelage chanté tôt dans la soirée.
Des classiques, disions-nous, mais auxquels Lama et Tomassi ont insufflé une nouvelle jeunesse en les redessinant, comme cette Femme, femme, femme à l'intro de cordes à saveur classique qui virait presque tzigane et que Lama s'est amusé à truffer de références à Montréal et à la pluie. Des classiques, mais aussi la récente Des éclairs et des revolvers, dont le ton dramatique a été installé dès le départ par le chanteur-acteur et les cordes et a provoqué la première grosse claque de la soirée.
Un spectacle de Lama c'est évidemment un voyage dans le temps, mais jamais autant qu'au milieu du programme quand il enchaîne Seul tout seul à la manière du grand aîné Brel, puis un hommage senti à Barbara, la dame «christique, gothique, mythique» qui a imposé Lama-le-débutant à L'Écluse, et enfin Le chanteur, illustration parfaite de la chanson française d'une autre époque.
Le chanteur était sur scène depuis déjà une heure et demie quand il s'est lancé dans le sprint final de ses immortelles en commençant par D'aventures en aventures puis le fantaisiste a pris la relève le temps des P'tites femmes de Pigalle avec son coup de chapeau à Maurice Chevalier, «la plus grande star de la chanson française... qui chantait en anglais.»
Au moment d'écrire ces lignes, le public, bien sage malgré son évidente connivence, acclamait L'Algérie et allait accompagner Lama jusqu'à son ultime coup d'éclat: Je suis malade.

Alain de Repentigny


Les commentaires sont fermés.