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17.04.2011

17 Avril 2013: Sud Ouest

Interview de Serge Lama avant le concert du 20 Avril à Merignac

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L’année Lama

Serge Lama sera demain soir au Pin Galant à Mérignac en attendant une date pas comme les autres au Grand-Théâtre de Bordeaux en janvier 2014.

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   Serge Lama : « Je suis avant tout un tragique ». (photo Luc Valigny)



C’est un Serge Lama heureux qui répond au téléphone entre deux dates d’une longue tournée. La sortie d’un double album de reprises de ses chansons et un triomphe à l’Olympia pour ses 70 ans font de 2013 une année faste, pour ne pas dire un millésime inoubliable pour l’infatigable chanteur populaire qui fête ses 50 ans de carrière. D’autant que 2014 reprendra par un grand moment avec un passage au Grand-Théâtre de Bordeaux le 7 janvier...

« Sud Ouest » : Quel genre de concert allez-vous donner jeudi à Mérignac ?
Serge Lama : Je ne veux pas vous raconter le spectacle mais c’est la première fois que j’en donne un très grand, avec 10 musiciens sur scène et une équipe de 23 personnes en tout. Au fond, j’ai souvent fonctionné sur les routes avec des tours de chants et j’ai calculé que dans ma carrière je n’ai fait que quatre grands shows. Celui-ci est le plus grand, avec à l’intérieur un tour de chant.

Allez-vous interpréter des choses moins connues de votre répertoire comme « La Fille dans l’église » par exemple ?
Elle fait partie des chansons que je relance. Que je lance en fait, car elle est peu connue même si le public me l’a toujours réclamée à la fin des spectacles. Je ne l’avais jamais chantée sur scène. Je l’aimais pourtant mais je pensais qu’elle ne convenait pas, je ne sais pas pourquoi… Dans mon dernier disque j’ai fait quelque chose qui ne se fait pas, j’ai retouché quelques chansons dont « Des éclairs et des revolvers » et « La Fille dans l’église » justement !

Est-ce particulier pour vous de venir chanter dans la région ?
Bordeaux, c’est la ville de mon enfance, j’y suis resté pendant 7 ans et même après, car je revenais à Eysines et Bruges les étés pour les vacances. À l’époque c’était encore la campagne avec des maraîchers. J’ai des souvenirs ici jusqu’à l’âge de 12 ans…

Vous avez loué le Grand-Théâtre pour un concert en janvier prochain. Pourquoi ?
C’est une date particulière, bien sûr, rattachée à mon père, toute une histoire… Il était premier prix du conservatoire de Bordeaux, donc il était lié à l’Opéra par contrat en tant que tel. Or mon père, qui n’avait pas beaucoup de chance, n’y a jamais chanté. C’est une sorte de revanche pour moi, une grande chose assurément… Papa va être présent toute la soirée.

De plus un château de Pessac-Léognan a donné votre nom à une cuvée…
Je bois du bordeaux depuis que j’ai arrêté de boire (rires)… Quand on arrête de boire pas mal, on boit bien. Cette histoire de cuvée, c’est parce que j’ai des copains, comme Laurent Gerra par exemple, qui ont une cuvée à leur nom… Alors je me suis dit qu’en tant que Bordelais c’était un peu la honte de ne pas en avoir. Le Château Haut-Nouchet et les gens qui le font m’ont plu. Curieusement j’ai toujours été attiré par le pessac-léognan et j’ai aimé leur manière d’envisager leur travail, comme des artisans, à l’ancienne.

Diriez-vous que vous êtes un chanteur à l’ancienne ?
Je suis issu du music-hall de papa. C’était une époque où l’on entendait toutes les générations à la radio. Rossi, Trenet, Chevalier. C’était un brassage. Mon style, au fond, c’est ça. Un grand capharnaüm de ce que j’ai reçu à cette époque. « Femmes, femmes, femmes » et « Les P’tites femmes de Pigalle » sont des émanations des chansons de Chevalier ou des revues que j’allais voir avec mon père. Mais elles sont minoritaires dans ma discographie… Car je suis avant tout un tragique.
Samedi 20 avril à 20 h 30 au Pin Galant à Mérignac. Complet. 05 56 97 82 82

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