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07.02.2009

7 février 2009 : Cyberpresse.ca

 Presse canadienne, sortie de l'album feuille à feuille

 

Article de Marie-Christine BLAIS

 

 

En novembre, Serge Lama a lancé en France un nouvel album, L'âge d'horizons, qui sera offert ici à compter du 17 février. Un disque aux textes magnifiques, où Lama et ses 65 ans assumés s'enivrent de femmes, de poésie, de volupté... et de mort.

«Je suis malade de l'écriture, j'écris tout le temps», explique d'emblée Serge Lama au bout du fil quand on lui demande combien d'heures il peut bien écrire par jour pour ainsi ciseler d'aussi beaux textes. Que ce soit pour parler d'une passion toute physique (Une histoire de rien), de crime passionnel (Accident d'amour), de jouets sexuels (Objets hétéroclites), d'amour à trois (Que viva Vivaldi), de Socrate et de son amour pour les petits garçons (Socrate), du conflit israélo-palestinien (Les filles d'Abraham), des hommes et des femmes (très joyeuse et intitulée... Les hommes et les femmes!) - qui est d'ailleurs le premier extrait et vidéo du disque (sur YouTube) -, tous les sujets se prêtent à son talent d'auteur de chansons «à texte populaire», ce qui n'est pas une mince affaire.

Il est aussi beaucoup question de la mort et de la déchéance dans les 16 chansons de L'âge d'horizons. C'est le cas de D'où qu'on parte, qui ouvre l'album avec panache et fatalisme: «Avance/vieux foetus/Du berceau à la gloire/de la gloire à l'humus» ! Tout est dit en quelques mots: «C'est d'ailleurs à partir de cette phrase que la chanson s'est construite, mais j'avoue que, dans cette chanson en particulier, on peut s'arrêter à toutes les deux phrases et y trouver quelque chose», explique Lama, sans fausse modestie - car il a raison.

Ça ne fait pas de l'album un disque lourd pour autant, puisque certains morceaux ont des allures de comptines (Verbaudrimlaine) ou des arrangements très tendres (La lampe à pétrole, dédiée à Brassens et à sa grand-mère), sans oublier les chansons plus légères, rigolotes, qui seront évidemment celles qui tourneront davantage à la radio.

Mais, comme sur la plupart des albums de Lama, ce sont les chansons avec un propos moins guilleret qui frappent fort. Le cas de Grosso modo est à cet égard révélateur («Dieu est mort, Sartre aussi d'ailleurs/Heidegger et nihiNietzche/Cette philisophaille kitsch/Qui a plus de tête que de coeur»). «C'est très à la mode de parler d'écologie - et avec raison, c'est une grande préoccupation. Mais je trouve qu'il y a une «déculturisation» extrême, et pas juste dans les forêts. C'est aussi vrai dans les cerveaux. On est en train de perdre la culture du passé, les métiers, l'histoire, la culture... Les enfants français ne savent plus qui est Louis XIV ou ce qu'est l'Antiquité - ils ne savent d'ailleurs pas si Louis XIV, c'était avant ou après l'Antiquité. J'ai donc essayé de faire une chanson qui part de l'écologie «naturelle», si je puis dire, pour parler ensuite d'une écologie plus intellectuelle.»

Toujours prêt à écrire, il a notamment signé un morceau (J'en veux) du récent album de Bruno Pelletier sur une musique de Daniel Lavoie: «C'est Daniel qui m'a demandé s'il pouvait la lui proposer et moi, j'ai tellement de chansons, c'est pas un problème, ça me fait toujours plaisir qu'une de mes chansons vive en dehors des cartons et des oubliettes!»

Lama devrait venir au Québec dans un an. Si son instinct le lui conseille: «On fait beaucoup un métier d'instinct. Je pense que les artistes qui font une grande carrière sont plus instinctifs qu'intelligents. C'est l'intelligence qui est plutôt un handicap, c'est elle qui fait hésiter, alors que l'instinct prend des décisions, décisions que l'intelligence rejette. Alors, il faut toujours se battre entre les deux. Car plus on vieillit, plus on est intelligent: l'intelligence, c'est comme l'huile, elle remonte toujours au-dessus de l'eau», conclut-il en riant.

Commentaires

Tant de questions à poser à Serge .
A quelle heure arrive le bateau?
A quelle heure arrive le Bon Dieu, mais Monsieur, le ciel est bien trop bleu.
et pourquoi "la lampe à pétrole" dédiée à Brassens. à la grand-mère cela bas de soie
mais pourquoi Brassens?
Et pourquoi les femmes ne peuvent elles pas le trouver beau?
Et cette simple phrase lui a tellement pourri la vie qu'il l'a changée
J'espère que ça va mieux.(quelle aventure!!!!!!!)
Cela révèle l'honnête et scrupuleux homme.
Un seul reproche "et puis on s'aperçoit", chanson pouvant faire des dégâts à certains auditeurs et que Serge considère comme la plus achevée
J'ai rencontré Monsieur Lama lors d'un salon du son, et je le percevais comme beaucoup de gens et comme il en souffrait comme le musicien de Superman, des ballons rouges etc..........
Moi qu'un Brassens perdu fait pleurer je suis passé à côté d'un auteur monument et je n'ai pas pris le temps de savourer sa présence.
Et je suis parti et dès qu'on parte................
A Brassens, on demandait et après vous, il a répondu, je ne sais pas, peut-être Cabrel et il avait raison.
Mais comme la plupart, vous cachiez trop votre jeu et il a dû s'y faire prendre aussi.
Super "la marche nuptiale" accompagnée par le merveilleux et bienveillant guitariste Georges.
J'ai dû changer les paroles de l'enfant au piano, car cela n'arrive pas qu'aux autres
Les yeux levés au ciel
Il regarde par terre
L'enfant sur son piano
Joue du violon.
J'ai du pasticher beaucoup de vos chansons lorsque je dirigeais une entreprise de papiers peints lors des repas corporatifs.
Le vinyl
C'est vrai que j'en vends pas trop
le vinyl
J'en vends pas des kilos...........


Moyennant quoi , puisque l'on se ressemble , tous mes meilleurs voeux de fêtes de fin d'année pour Serge et Michèle au Lama.
ah mais et puis on s'aperçoit...
Je viens de recevoir mon cadeau de Noël, car si je n'avais qu'une note à retenir de votre répertoire c'est voici des fruits des feuilles et des branches" et moi déjà si FOU" mon fils me dit que c'est un FA.

Merci d'être.
Philippe FRANKENBERG

Écrit par : frankenberg | 24.12.2012

Les commentaires sont fermés.