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13.06.2009

13 juin 1991 : Paris Match

COUVERTURE DU PARIS MATCH DU 13 JUIN 1991

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Les futurs Serge et Michèle LAMA, habillés par Christian Dior, posent en avant-première pour Paris Match dans leurs tenues de mariés. Ils convoleront à la mairie du VII arrondissement le lundi 17 juin.

 

serge lama

 

Un interview de Virginie MERLIN publié dans Paris Match le 13 juin 1991 Paris Match : Après vingt ans de fiançailles, vous épousez Michèle. Vous en avez mis du temps à vous décider!

Serge Lama : II  y  a  eu  plusieurs  phases.  Le  moment de la rencontre, du coup de foudre. Nous nous sommes connus en 1969, mais j'ai quitté ma première femme deux ans plus tard. Par ce mariage, je fête en quelque sorte nos noces de cristal, puisque, officieusement, c'est en 1971 que j'ai commencé à vivre ce qui n'était pas tout à fait une vie de couple ordinaire, Michèle habitant chez elle et moi chez moi.

L'idée d'officialiser est venue avec l'arrivée de notre fils Frédéric. C'est moi qui ai pris la décision d'avoir un enfant, beaucoup plus que Michèle, qui avait déjà un fils, Nicolas, de son premier mariage. Quand je dis que j'ai pris la décision, c'est une image. Frédéric s'est présenté et j'ai dit oui immédiatement. Michèle était beaucoup plus réservée. Elle connaissait déjà les responsabilités et les obligations qui s'attachent à la venue d'un enfant.
Nous avons donc vécu dix années pendant lesquelles je l'appelais "la femme cachée de la une". Je refusais les interviews avec elle, je la cachais aux photographes. Quand notre fils est arrivé, tout a changé.
Dans la foulée, j'ai divorcé d'avec ma femme, dont j'étais séparé depuis 1971. A ce moment-là, le mariage était déjà inconsciemment programmé. Le célébrer cette année est, pour moi, une façon de faire une grande fête pour les vingt ans de notre amour, de consolider notre rencontre par un anneau d'or et, surtout, de mettre Michèle à l'abri de problèmes majeurs s'il m'arrivait quelque chose, ce que je ne souhaite pas, bien entendu ! Il est vrai aussi que, avec le temps qui passe, les couples qui ont vingt ans de vie commune et d'amour vivent une espèce de recommencement, comme une nouvelle passion. C'est le cas pour Michèle et moi.
Je ne dis pas qu'au lendemain du mariage nous partagerons le même appartement, car ce genre d'expérience serait sans doute très mauvaise, encore que nous ne puissions guère être plus proches que nous ne le sommes aujourd'hui. Si nous devions, Michèle et moi, changer dès le lendemain notre façon de vivre, cela pourrait être dangereux, voire catastrophique.
Simplement, Michèle saura qu'elle est Mme Lama, et moi, que je ne suis plus célibataire.

PM : Est-ce votre fils Frédéric qui vous a pousse à prendre cette décision ?

SL : D'une certaine manière, oui. Je suis sûr que le fait d'avoir un enfant a été prédominant dans ma décision. Il m'avait plusieurs fois demandé pourquoi sa mère et moi n'étions pas mariés, alors que les parents de ses copains l'étaient. Pourquoi pas ? A partir du moment où Michèle et moi nous entendons bien, c'est un choix. Tout comme nous avions choisi de vivre d'une certaine manière pendant des années.
Aujourd'hui, Frédéric est content. Même s'il ne le dit pas parce qu'il est très secret, je sens qu'il pense : "Papa et maman s'appelleront désormais Lama tous les deux. C'est bien, j'aurai des parents normaux." Il est temps, je crois, d'adopter une forme de vie plus familiale. Lorsque j'avais 25 ans, je n'étais pas fait pour cette vie-là.
Aujourd'hui, ma carrière est bien installée et j'ai réglé tous mes comptes avec la gloire. Je mène une vie professionnelle conforme à mes désirs.
J'ai vraiment envie, dans les quinze ans qui viennent, de faire ce que je veux. L'heure est venue de construire ma vie sur des bases plus solides parce que j'ai la possibilité de le faire.
Je ne repartirai plus jamais douze mois de suite sur les routes pour des galas. Je veux m'organiser comme Aznavour. Il m'a longuement expliqué son système. Si je refais du music-hall, mes tournées ne dureront pas plus de trois mois. Trois mois, ce n'est pas la fin du monde!

 

 

serge lama

 

PM : Et que vous a dit votre notaire?

SL : Que j'avais raison de me marier! Et il  m'a  énuméré  tous  les  risques  encourus par une femme, quand elle ne l'est pas.
Arrivé à 48 ans, l'âge de raison, ce serait une forme d'égoïsme de ma part de ne pas épouser Michèle. Quant à elle, elle est très inquiète. La cérémonie l'effraie un peu.
C'est une femme très secrète, et tout cela lui fait peur. Elle aurait préféré un mariage en famille et avec quelques amis intimes. Moi, je considère que c'est l'occasion de faire une grande fête — nous serons plus de 400 personnes — et je pense que, le 17, elle sera contente.
Nos témoins : pour moi, Charles Aznavour et Nana Mouskouri ; pour Michèle, son fils aîné et Jean-Claude Brialy.
Mon grand regret est de ne pas pouvoir me marier à l'église. J'aurais tant voulu entendre l'Ave Maria chanté par la voix fantastique de Nana Mouskouri ! J'aime les églises, l'atmosphère qui y règne... Cela m'aurait plus d'épouser Michèle religieusement, mais je me suis marié la première fois à l'église et il est inimaginable qu'on accorde à Serge Lama la dérogation que n'a pas obtenue la princesse Caroline de Monaco !

PM : Quelles sont, pour vous, les valeurs que recouvre le mariage?

SL : Avant tout des valeurs morales, familiales, de stabilité. Je dirai que le mariage, c'est la facture de l'amour, mais dans le bon sens du terme. D'ailleurs, les jeunes y reviennent.

 

 

serge lama

 

PM : Vous êtes très amoureux?

SL : Avec Michèle, c'est plus que de l'amour. Tous mes copains m'envient parce qu'elle me laisse ma liberté et mon indépendance. C'est primordial pour le verseau que je suis. Elle est du même signe, elle peut le comprendre. Comme je suis orphelin, elle est à la fois ma femme, ma mère, ma sœur et aussi ma meilleure amie. L'essentiel de ce que j'ai à échanger avec quelqu'un, c'est avec elle que je l'échange.

PM : Elle vous apporte donc tout ce à quoi vous aspirez?

SL : Elle est mon havre, mon port d'attache. C'est toujours près d'elle que je reviens. Elle est la femme de ma vie et le mariage sera comme une sorte d'ancrage. De par mon métier et ma nature, je repartirai encore au large, mais Michèle a l'habitude. Elle sait que j'aime traîner la nuit dans Paris et ailleurs, car c'est là que je trouve mon inspiration. Aujourd'hui, je suis bien dans ma peau et dans ma tête.

PM : Qu'attendez-vous de ce mariage ?

SL : Que Michèle soit heureuse. Et puis, cela fera plaisir à sa famille, et surtout à ses parents, qui seront heureux de voir leur fille mariée vraiment.

PM : Ferez-vous un bon mari ?

SL : Je le pense. Pour utiliser le langage du théâtre, je dirai que j'ai maintenant l'âge du rôle. Jusqu'à présent, j'avais celui de l'amant. Et puis, je crois être facile à vivre.

PM : Pour vous, qui avez été si longtemps Napoléon, Michèle est-elle plus proche de Joséphine de Beauharnais ou de Marie-Louise d'Autriche?

SL : Elle est à la fois Marie-Louise d'Autriche, parce qu'elle est la mère de mon fils, Joséphine de Beauharnois, qu'au lieu de répudier j'épouse parce qu'elle est ma passion et la femme de ma. vie, et Marie Walewsko, car elle est en même temps ma maîtresse.

 

 

 

 


 

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Commentaires

Un très joli cadeau pour mon anniversaire. Je me souviens très bien d'avoir lu ce magazine il y a 15 ans.

Écrit par : Teresa | 19.06.2006

Ce n'est pas possible que Serge LAMA ait déclaré un jour à un journaliste quel qu'il soit qu'il était un homme facile à vivre...
je ne peux pas croire un truc pareil !!

Écrit par : isabelle | 14.06.2007

Il doit être facile à vivre tout seul !

Écrit par : henrierre | 14.06.2007

Merci Henrierre de nous rappeler que dans 4 jours Serge et Michèle Lama célèbreront leurs noces de rose c'est-à-dire leur 17ème anniversaire de mariage.

Écrit par : Teresa | 13.06.2008

Les commentaires sont fermés.