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26.01.2009

26 Janvier 2010: La voix du Nord

Article paru dans la voix du Nord après les concert du 24 et 25 janvier 2010 donnés à la salle culturel Danièle Balavoine

 

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Un inoxydable Serge Lama a rempli deux fois la salle Balavoine

 

 Prévu d'abord pour un seul concert, Serge Lama a rempli deux fois de suite la salle Balavoine, à Arques. Pour un répertoire mêlant tendresse, humour et réflexion.

 

PAR JEAN-MARC SZUBA

 

Serge Lama affiche 67 printemps, mais il n'a pas d'âge. Comme son public qui a rempli, dimanche et hier, la salle Balavoine à Arques, pour écouter un des piliers de la chanson française. L'artiste, dans un premier temps, ne devait assurer qu'un gala. Mais devant le tsunami des réservations, une deuxième séance fut programmée.

Si certains chauffent tout de suite leur salle, Serge Lama commence a capella par l'histoire d'une star, un être bien plus fragile que ce statut laisse souvent croire. N'est-il pas un peu ce personnage ? Pas le temps de gamberger qu'il présente avec humour ses deux musiciens, également des complices, dont le guitariste « qui joue de la guitare ». Deux virtuoses. celui à l'accordéon arrive à produire toutes sortes de son. Le guitariste passe d'un instrument à un autre avec le même bonheur, quel que soit le nombre de cordes.

Un peu de commentaire sur la société avec une nouvelle chanson qui fustige « des personnages de la République, l'école qui enseigne l'ignorance, les bibliothèques qui se vident, ceux qui vont donner du boulot pour Nicolas Hulot ».

La salle reprend ensuite le refrain de Ne t'en fais pas. Depuis le début, ma voisine chante des passages en même temps. Elle connaît tout le répertoire de Serge Lama.

Retour à un ton intimiste avec « Tous ces procès que tu m'as intentés, alors qu'on s'est tant aimé ». Les paroles sont renforcées par ses gestes, ses regards sur le côté, vers cette femme absente.

Mais la bonne humeur reprend le dessus avec Les P'tites Femmes de Pigalle et un regard rigolard vers ses techniciens quand il parle des maquereaux.

Puis c'est une page douloureuse de l'histoire de la France qu'il évoque quand il chante « l'Algérie, une aventure dont on ne voulait pas ».A l'applaudimètre, c'est un sujet qui a aussi marqué une bonne partie de l'assistance.

Quand il se déplace sur la scène, Serge Lama a parfois la démarche hésitante mais la voix, elle, fonctionne à merveille, avec toujours son coffre de stentor, comme quand il interprète Chez moi, tu trouveras ce que tu as peur de quitter.

Puis la salle reprend le refrain de Je t'aime à la folie, la vie. Mais Serge Lama demande un plus en indiquant qu'il faut sourire en même temps.

L'artiste s'amuse des réunions Tupperware qui ont évolué vers la présentation d'autres objets, eux aussi en plastique. Notamment pour ceux qui rêvent de Matt Damon ou de Georges Clooney. « Serge Lama aussi ! », lance une spectatrice. « Je ne vous le conseille plus.

De toute façon, je n'assure plus le service après-vente. » Le concert se termine avec Je suis malade. Serge Lama ne se ménage pas. Il finit sans sonorisation, au prix d'un gros effort : il cherche appui sur un pied de micro. Le public est debout.

Pour son rappel, il revient vêtu d'une cape rouge, sans musiciens. Il finit comme il a commencé, a capella : « L'amour est toujours là-bas, là-bas », égrène-t-il avec de larges plages de blancs qui renforcent la magie des mots. •

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