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20.10.2009

20 Octobre 1999: Le midi libre

Serge Lama tournait un film  avec Claude Brasseur : La courte échelle.


SERGE LAMA FAIT LA COURTE ECHELLE A ALEXANDRE BRASSEUR


Le tournage a débuté hier matin à la Pointe courte et se poursuit jusqu'à la fin de la semaine.


Une voiture s'arrête devant une petite maison, traverse Pierre d'Honorine, à la Pointe courte. Un policier en uniforme en sort, suivi d'un jeune homme vêtu en jean des pieds à la tête. L'homme de loi frappe à la porte. C'est Serge Lama qui ouvre…
Une écharpe bleue autour du cou et chaussé de baskets, le chanteur est l'un des personnages de la fiction actuellement tournée à Sète. Le court métrage gagnant du concours "Histoire à tourner", "la courte échelle", est en pleine réalisation. L'équipe, constituée d'une petite trentaine de personnes, s'active autour des acteurs. Le jeune réalisateur, Thierry Poirier, épaulé par l'assistant en réalisation Stéphane Blondel, mène l'aventure cinématographique tambour battant.
La présence sur les lieux d'un homme aussi connu que Serge Lama ne passe pas inaperçu. Entre chaque prise, les habitants du quartier se glissent jusqu'à lui pour lui demander de signer des autographes. Certains arrivent même un disque à la main. Le chanteur-acteur se plie bien volontiers à cette petite séance improvisée. "J'aime bien Sète. Je suis souvent venu pour chanter et donner des concerts ici. D'ailleurs, je reviens à la fin du mois dans le cadre du Festival de la voix".

Comme lui, Alexandre Brasseur, le fils de Claude, est venu jouer la comédie gratuitement. Pas de cachet, mais du plaisir : "J'ai trouvé l'équipe très sympathique et le scénario très intéressant, reprend Serge Lama. Vous savez, je ne suis pas un acteur-né. Mais j'ai déjà joué de petits rôles. Le metteur en scène a fait appel à moi parce qu'il m'avait vu jouer dans un téléfilm policier. Mon personnage est quelqu'un d'humain. Sa nature se rapproche de la mienne, c'est pour cette raison que c'est plus facile pour moi. Dans cette histoire je suis une sorte de tuteur qui aide à l'insertion d'un jeune délinquant. Je l'accueille chez moi, je le loge et je le surveille sans en avoir l'air".
"La courte échelle" raconte, en effet, l'histoire d'un jeune délinquant qui choisit un travail d'intérêt général pendant plusieurs mois plutôt que la prison. Il doit s'appliquer à restaurer le phare de l'île singulière. Cette expérience va lui permettre de se calmer, de réapprendre à vivre avec les autres. Ce récit, avec lequel l'auteur, Gédéon Picot, a fait l'unanimité du jury est une belle leçon d'espoir. Solidarité, confiance et avenir tissent le fil de cette intrigue filmée.
Une entraide que le jeune metteur en scène de 28 ans a également découvert avec ravissement sur le terrain : "tout se passe relativement bien, mais nous avons quand même eu quelques problèmes… Par exemple, ce matin nous n'avions plus de voiture. Un pêcheur a bien voulu nous prêter la sienne pendant qu'il était sur l'eau ! Et puis, le propriétaire de la maison que nous utilisons est actuellement en vacances. Eh bien, il a laissé les clés au bar pour que nous puissions disposer de son logement ! C'est formidable".

Le tournage de ce court métrage est une première pour ce jeune bordelais et le fait de tourner avec un acteur de théâtre confirmé comme Alexandre Brasseur et avec Serge Lama ne l'impressionne pas plus que ça. "Ce qui est sûr, c'est que c'est très motivant, ajoute-t-il aussitôt. Cela oblige à bien travailler, à tout vérifier. Leur présence tire notre équipe vers le haut. Cela entraîne forcément une pression supplémentaire".Sur le terrain, les scènes se succèdent. Les prises de vues et de sons sont faites et refaites. Le fameux "Silence, on tourne" est lancé à la cantonade pour qu'il soit respecté. Mais parfois les aboiements d'un chien ou le bruit d'une voiture qui démarre se glissent de façon impromptue au milieu de la bande-son. Les riverains s'agglutinent autour de la caméra et allongent le cou par leur fenêtre pour capter des bribes de dialogue…
Serge Lama fait les cent pas en attendant son tour : "le cinéma c'est toujours un peu long. Il faut savoir attendre. Le plus dur pour moi c'est de me lever le matin. Mais je m'amuse… Ce n'est pas pour rien qu'on parle de joue. C'est vraiment ludique et très agréable".

Anne Loyer

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